Nicolas Hulot super-héros ! II

yabhulot

7 octobre 2009, Nicolas Hulot et Yann Arthus-Bertrand sont reçus pour un déjeuner par Nicolas Sarkozy. On les retrouve sur le parvis de l’Elysée. Nicolas Hulot : « Si des Yann Arthus-Bertrand et des Hulot y pouvait y en avoir un millier! ». Yann Arthus-Bertrand : « Y’en a pas assez ! ». (propos prononcés sans rire)

Ou les carences de Mr. Hulot

« S’il continue comme cela, où va le conduire la radicalité de sa pensée ? Dire qu’il y a urgence, cela ne veut pas dire imposer. Le danger d’un certain argumentaire de la radicalité écologique, comme de la radicalité sociale, c’est de mettre entre parenthèses la démocratie » s’inquiète Daniel Cohn Bendit.

Oui, le 7 octobre, on a eu peur. Avec le « Syndrome du Titanic », nous avons tous tremblé.

Les media et les politiques se sont posé des questions.

Mais, ministres ou députés, signataires du « Pacte écologique », chefs d’entreprise, rassurez-vous !

Même vous, sponsors de Nicolas Hulot – oui, même vous, Tf1, Edf, l’Oréal, Boygues telecom ou Orange – rassurez-vous!

Car vous n’êtes pas mis en cause. Dans le « Syndrome du Titanic », pas de déchets nucléaires. Pas de temps de cerveau humain à vendre.

L’on y dit du mal du capitalisme -une fois !-, oui mais du capitalisme « sauvage« .

Rassurez-vous donc, Nicolas Hulot n’a pas changé.

Le Pacte contre Hulot : deuxième émission sur France Inter à Là-bas si j’y suis de Daniel Mermet (écoutez en cliquant sur ce texte).

Avec Sophie Divry, Vincent Cheynet, Bruno Clémentin et Thomas Waring de La Décroissance

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22 commentaires sur “Nicolas Hulot super-héros ! II

  1. Philippe Schwoerer

    Pour inverser la tendance en matière de gaspillage, de surconsommation, de destruction de la planète… il faut miser sur les générations futures et en particulier sur les enfants qui sont actuellement à l’école.

    Or, qui a ses entrées aujourd’hui dans les écoles, en livres, films ou même comme intervenants : Nicolas Hulot, Nicolas Vannier et YAB.

    En cassant ce qu’ils font, ceux qui les critiquent ruinent leurs actions qui essayent de rassembler le plus grand nombre.

    Le pragmatisme amène à travailler avec tous. Qui peut imaginer que YAB ou NH soient satisafaits de la lenteur avec laquelle les choses avancent. Mais elles avancent parce qu’ils ont aussi compris que rien ne se fera en tirant à boulets rouges sur ceux qui ont les moyens politiques ou financiers de faire quelque chose.

    Se montrer radical ou se positionner contre eux ne fait qu’empêcher d’aller dans le bon sens.

    Quel est l’intérêt de ceux qui le font ? Besoin de reconnaissance ou de se mettre au devant de la scène ? Intérêts financiers ?

    Ce n’est pourtant pas difficile de voir ce qui évolue grâce à eux, à moindre de ne s’informer que partiellement. Jamais les foules ne bougeront sur un discours radical.

    Ne tirez pas sur l’ambulance !!!

    Quand je pense que certains condamnent YAB et NH parce qu’ils les trouvent trop radicaux, trop écolos, trop idéalistes, trop dérangeants dans leur quotidien… Ceux qui se veulent écolos et qui critiquent ouvertement YAB et NH apportent une aide inespérée à tous ceux qui ont intérêt à ce que rien ne change.

  2. Yôm

    Le problème c’est qu’ils sont déjà quelques milliers les « hélicologistes ».
    La race des ploutocrates semeurs de morale ne rechigne jamais à donner la leçon depuis le ciel au petit peuple.
    Affligeante l’autosatisfaction des ces deux trou du c’ égocentrés…

    Ils pensent nous donner la misère du monde à contempler, leur « insurrection » à saluer, leur « engagement » à suivre, leurs paroles à boire et leurs icônes à vénérer.
    Mais ici bas le constat est fait depuis longtemps. Se débarrasser de sa voiture sans toucher 30000€ par mois ni vendre son âme aux plus gros pollueurs de la planète relève d’un autre engagement.

    Vos élucubrations égocentriques et vos sermons puants, vous pouvez vous les enfoncer dans le cul les deux nico et le yab.

    Lorsque les actes seront à la hauteur de nos « pensées radicales », c’est de cette arrogante « élite » dont on se débarrassera.

  3. Gilles ChomelLécoLomobiLe

    Sur mon site LecoLomobiLe.fr, j’ai mis le logo décroissance: je pense que Sophie Divry, Vincent Cheynet, Bruno Clémentin et Thomas Waring on stratégiquement tort de se réclamer de ce vocable « décroissance ».

    En effet, le terme « décroissance » n’a rien de subversif: comparons l’appareil productif à une chaine haute fidélité: que disent les décroissants, qu’il faut baisser le volume de la chaine hifi ! Le terme « décroissance » n’implique absolument pas une remise en cause de la structure économique: c’est parce que le mot décroissance n’implique rien de subversif que je suis heureux de l’arborer sur mon site web !

    Des penseurs, des philosophes, des économistes qui mettent en cause l’appareil productif il n’y en a pratiquement pas! ils se comptent sur les doigts d’une mains: les 4 auteurs de cet articles et Daniel Mermet 8-). Si ils voulaient être logiques avec eux-mêmes, ils feraient mieux de se réclamer d’une remise en cause qualitative du système plutôt que de ce terme décroissance qui n’implique qu’une révision quantitative de la production.

    Je ne partage absolument les visions politiques fumeuses de ce groupe de pensées: Il faut écouter attentivement l’émission de FranceInter pour entrevoir leur argumentation indéfendable: en gros, et si j’ai bien compris: plus on est gros plus on est méchant !

    Eh bien non! pour moi, la concentration de la production: ça n’est pas le grand méchant loup 8-).

    Si je critique PSA ou Renault, ça n’est pas parce que ces entreprises sont grosses mais parce qu’elles produisent le bien de consommation le plus pervers de la société de consommation: l’automobile particulière!

    Je suis pour la décroissance de la consommation mais pas pour le refus des gains de productivité offerts par la concentration des moyens de production. Je ne refuse pas les progrès de la productivité ni de la science.

    Par contre, j’ai 2 exécrations: l’automobile particulière et la « valeur travail »: c’est le problème de la gauche d’être historiquement empêtrée de cette valeur travail. J’ai fait un troisième article « aux chiottes l’idéologie du travail » dont au moins un des 3 a été publié ici: voici l’URL du dernier publié sur lepost.fr:

    http://tinyurl.com/yzb3p6o

  4. Pim

    Je trouve cette critique un peu gratuite. Pour la premiere fois dans un tel documentaire grand public, on a osé critiquer ouvertement le capitalisme : il faut voir ca comme un grand pas en avant.
    C’est un peu comme la lutte anti tabac il y a 20-30 ans : tout le monde trouvait que fumer c’est cool et peu de gens osaient le critiquer. Il y avait les anti tabacs (les durs) qui critiquaient surement les YAB et NH du tabac à cette époque. Et une grosse majorité qui s’en foutait.
    Aujourd’hui, ca a un peu changé, et il a fallu 25 ans!

    Critiquer ses personnes, encore une fois n’est pas une solution. P.Schwoerer l’explique très bien. Ces gens ont bien plus de pouvoir que tout le monde ici, laissons les faire réfléchir et réagir les gens, laissons les vulgariser, meme imparfaitement.
    Leur but est à peu pres le meme je pense

  5. Booz

    Il est profondément incohérent de simultanément :
    – demander des gens qu’ils changent leurs convictions puis leurs comportements
    – fustiger ceux qui le font effectivement.

  6. CarFree

    Personnellement, je ne pense pas comme le sentiment général s’exprimant ici, mis à par yom… YAB et NH, c’est-à-dire Nicolas Betrand pour être plus précis est à mon sens le prototype avéré du foutage de gueule: il reprend un certain nombre d’arguments des objecteurs de croissance, mais sur le fond, il ne cherche pas à remettre en question le système, et je dirais même mieux, il le soutient implicitement. Bref, il est en plein dans ses contradictions avec d’un côté un constat assez lucide sur la destruction de la planète et de l’autre une absence complète de remise en question des fondamentaux du système économique qui a rendu possible cette destruction… Il fallait voir YAB la dernière fois à la télé, c’était assez pitoyable: en gros son discours reste dans les plus affligeantes banalités: « il faut vraiment qu’on change »…. OUI, mais comment? Car Nicolas Bertand n’a pas grand chose à dire sur le nucléaire, sur les bagnoles, sur la société de consommation, sur le productivisme, sur l’accaparement toujours plus grand des richesses par une minorité, sur la publicité et le marketing, le taux de croissance, etc.
    Quant à Gilles Chomel, malgré toute l’estime que je te porte, je pense que tu n’as rien compris aux tenants et aux aboutissants des idées portées par la Décroissance… C’est toute la différence entre le développement durable (repeindre en vert la réalité) et la décroissance (changer de système pour changer réellement la réalité). Nicolas Bertrand est fondamentalement dans le camp du développement durable, sauf que ce camp tend aujourd’hui à être occupé par de plus en plus de gros pollueurs cyniques (greenwashing), ceux-là même qui sponsorisent Nicolas Bertrand. Aussi, il se sent un peu obligé d’aller un pas en avant en allant piquer quelques idées de la décroissance. Sauf que sa lecture de la décroissance est plus que sélective, il retient seulement ce qui ne mange pas de pain en évitant soigneusement d’heurter trop fort ses sponsors ou le grand public… Le problème, c’est que tout cela devient à mon avis au bout du compte une soupe informe qui dévalorise, pour ne pas dire discrédite les idées reposant sur la nécessité de réellement changer de système pour changer les choses.

  7. Le dje roch

    Décidément sur ce forum, toute discussion à propos de N Hulot et YA Bertrand créera toujours des discordes, alors pourquoi insister ? À mon avis, peu importe de savoir si des écologistes médiatiques servent ou desservent l’écologie. Mais comme Philippe Schwoerer, je me demande bien ce que des personnes proches du mouvement décroissant ont à gagner à s’en prendre radicalement à des portes paroles médiatiques (même sponsorisés) qui dénoncent avec une liberté de parole les impasses du capitalisme. Qu’avez-vous à gagner, franchement ?

  8. CarFree

    c’est bien là qu’on est pas d’accord! ils ne dénoncent pas les « impasses du capitalisme », ils les soutiennent implicitement et ils n’ont pas de « liberté de parole » car leur parole est, qu’ils le veuillent ou non, assujettie aux gros pollueurs qui les sponsorisent…

  9. Le dje roch

    Cette liberté de ton pour dénoncer les impasses de la société marchande est pourtant clairement visible dans le film « le syndrome du titanique » si vous l’avez vu, celle-ci ne semble vraiment pas être dictée par les fameux sponsors, ni soutenir implicitement le capitalisme tout puisant. Mais vous n’avez pas répondu à ma question : qu’avez vous à gagner à vous en prendre aux portes paroles médiatiques de écologie au lieu de vous servir de la prise de conscience qu’ils ont déjà réussit à mobiliser ?

  10. martoni

    Moi ce qui me gène le plus dans cet article c’est qu’il est un peu … hors sujet !

    C’est dommage, parce que le film de Hulot critique justement le tout voiture, l’auteur aurait pus en parler, si il est allé le voir. L’image du parking érigé dans un opéra est percutante.

    Si vous voulez faire des critiques écologiques il y a plein d’autre tribune pour ça, ce site se concentre sur le tout voiture.

    Mais peut-être que je n’ai pas compris le sens de carfree, peut-être que le fait de se déplacer à vélo me force obligatoirement à adhérer au pack pensée unique des écolo-religieux …

  11. Gilles ChomelLécoLomobiLe

    @Carfree: il y a un problème de vocabulaire avec ce mot « décroissance ». Décroissance, ça ne veut absolument pas dire « remise en cause du capitalisme »! ça veut dire décroître! C’est la raison pour laquelle il y a une sorte d’imposture à vouloir associer au terme décroissance l’expression remise-en-cause-du-capitalisme.

    Personnellement, je suis pour la décroissance et je ne suis pas pour la remise en cause de l’économie de marché.

    Carfree, on n’arrivera pas avec cet échange à ce convaincre l’un-l’autre et cela ne nous empêchera pas de continuer à dénoncer les multinationales automobiles 😎

  12. CarFree

    « le capitalisme est un régime d’accumulation qui fonctionne un peu à l’image d’une bicyclette (je m’excuse pour les objecteurs de croissance à vélo), c’est-à-dire que s’il cesse d’avancer, le système tombe.
    Le système capitaliste est parmi tous les systèmes économiques celui qui a le plus besoin pour fonctionner de produire et de consommer toujours plus, alors que les humains ont besoin pour vivre de savoir se limiter. »
    Source: http://www.decroissance.org/?chemin=textes/demorand

    « Que l’on s’entende bien : nous sommes tout autant anti-libéraux et même anti-capitalistes que les antilibéraux d’ATTAC (contrairement par exemple à Michel Onfray qui rêve de capitalisme-libertaire) mais nous ne sommes pas seulement que cela puisque nous refusons, avec la même fougue, le productivisme qu’il soit de droite, de gauche ou même d’extrême gauche. »
    Source: http://www.decroissance.org/?chemin=textes/josebove

  13. CarFree

    « Je propose d’élever Nicolas Hulot au rang de père de la Nation, et même, profitant des bonnes relations qu’entretient le président de la République avec le pape, de le canoniser. Il serait en effet prudent de le mettre à l’abri de la justice, qui risque de lui demander un jour des comptes : car c’est bien l’argent des grands spéculateurs les plus pollueurs qu’il blanchit, ou verdit, dans sa fondation ! »
    Jean Lassalle, député Modem des Pyrénées-Atlantiques, à l’Assemblée nationale le 9 octobre 2008.

  14. Philippe Schwoerer

    L’avis d’un seul député n’engage que lui. On a bien eu un ministre PS de l’éducation qui continue à nier l’impact de l’homme sur le dérèglement climatique.

    Quelles réponses a obtenu ce député ?

  15. Gilles ChomelLécoLomobile

    @ Carfree:Tu as vu le reportage sur CarGlass sur France 3 hier?

    Je voudrais faire un billet sur la souffrance au travail, l’automobile comme « outil » du travailleur. La valeur travail, avec la montée du chômage devient un enjeu politique qui monte depuis que NS a désamorcé le terrain écologique avec sa taxe carbone.

    S Royal fait un débat demain sur ce thème avec son université populaire à Paris, Mairie du 4ème. voir son site désir d’avenir

    L’automobile représente 12% du budget d’un ménage (à moins que ce soit le poste transport). Il serait intéressant de savoir quelle part de l’emploi représente l’automobile en France (en prenant tout en compte, y-compris les sous-traitants et les péagistes).

    Connais-tu ce chiffre?

    Je me sens capable de faire une synthèse entre les thèses des décroissants, l’automobile vecteur du travailleur, la souffrance au travail et la sortie de crise… 😎 La chance sourit aux audacieux…

  16. CarFree

    oui j’ai vu le documentaire, réellement affligeant! le patron de cette boite de pare-brises était affligeant! en gros, leur stratégie consiste à accaparer le maximum de profits (au détriment des salariés) et de mettre l’ensemble des salariés en position de compétition extrême…

    Pour l’emploi automobile, il y a deux grands types de chiffres : ceux présentés par le lobby automobile (CCFA) et repris tels quel par les médias et les politiques: environ 10% de la population active, soit 2,5 millions de salariés… En fait dans le détail, le lobby automobile ajoute aux 298.000 personnes qui œuvrent effectivement soit dans les groupes automobiles, soit chez les sous-traitants, tout ce qui s’approche, de près ou de loin, d’une voiture. Soit : les vendeurs, les assureurs et experts, les transporteurs routiers de marchandises, les fabricants de matières premières, mais aussi les policiers qui posent des PV sur les pare-brises, les moniteurs d’auto-école, les vendeurs de carburants, les médecins et les infirmières qui soignent les blessés de la route, et même les ouvriers qui posent le bitume!
    C’est ce chiffre qui a été repris lors des débats sur la relance de l’automobile et la nécessité de filer un max de fric aux constructeurs automobile… Sauf que c’est complétement bidon, car quand bien même on ne produirait plus une seule voiture en France, il faudrait quand même des garagistes, des flics pour les PV, des médecins et des infirmières, etc.
    donc, le chiffre réel, c’est l’ensemble des salariés des constructeurs et de l’ensemble des sous-traitants de la filière automobile, soit environ 300.000 salariés, et donc un peu plus de 1% de la population active…
    Plus d’infos ici:
    http://carfree.fr/index.php/2009/01/26/industrie-automobile-comment-on-gonfle-les-chiffres%E2%80%A6-et-les-subventions/

  17. Tom34

    Si vous savez faire mieux pour l’environnement que Nicolas Hulot et Yann Arthus-Bertrand, allez-y !

    A+
    TOM.

  18. URB

    @TOM34

    Hola tu en demande beaucoup.
    Critiquer et copier des articles sur les sites c’est déjà dur, alors ce que tu demande…

    🙂

  19. Gilles ChomelLécoLomobiLe

    Sur son site defipourlaterre.org, il recommande de laisser sa voiture au garage pour les petits parcours et de conduire plus souplement et moins vite.

    A une certaine époque, son sponsor TF1 diffusait ces recommandations au moment de la météo: a tel point que j’ai entendu Évelyne Dhéliat recommander de laisser sa voiture au garage pour le bien de la planète: c’était incroyablement subversif: j’imagine la tête des concessionnaires quand ils entendaient cela, en même temps que des millions de téléspectateurs avides de connaître les prévisions météo de la semaine. Ne regardant pas souvent TF1, je ne sais pas si ils ont maintenu ces campagnes, mais rien que pour ça, je n’aime pas qu’on dénigre NH non-plus que les qualificatifs d’éco-tartuffe ou d’hélicologiste.

    Je ne trouve rien de plus débile que de reprocher à YAB ou à NH de se mouvoir en hélicoptère, en jet privé ou en sous-marin pour alerter les mentalités. Daniel Mermet s’est laissé aller à ces bassesses durant son émission: c’était acceptable uniquement parce que, dans sa bouche, c’était un jeu politique sympa: mais ça n’est pas sérieux.

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