Le code de la rue : une urgence en France

Des associations de cyclistes et de piétons ont lancé hier un appel pour une mise en œuvre « effective et urgente » d’un « code de la rue » qui permettrait de développer les modes de déplacement « doux » en ville. Elles s’inquiètent d’un « désengagement » de l’Etat sur la question, et sur celle de la communication des décisions. Le Premier ministre leur a promis une réponse d’importance.

5 associations, Rue de l’Avenir, la Ligue contre la violence routière, la FUBicy, le Club des Villes cyclables, les Droits du piéton, ont signé ce jour une déclaration commune intitulée « Le code de la rue : une urgence en France » et précisent avoir demandé à être reçues par le ministre du Développement durable, Jean-Louis Borloo.

Ensemble, les associations demandent notamment :

(1) Un nouveau décret.

Le décret du 30 Juillet 2008 a déjà introduit le principe de prudence, la zone de rencontre, l’aire piétonne et la zone 30, dans le sens d’une amélioration de la situation des usagers vulnérables en ville. Ce décret a également apporté un encouragement fort à l’usage du vélo avec la généralisation des double-sens cyclables dans les zones 30 et de rencontre. Ces acquis sont importants. Ils marquent une volonté de rupture avec l’approche qui avait pour principale référence l’écoulement du flux automobile et renouent avec une ville pensée en termes de convivialité et de qualité de vie.

Mais il faut aller plus loin. Un nouveau décret doit entériner les évolutions réglementaires validées depuis plus d’un an par les acteurs de la démarche nationale : définition du trottoir, priorité des piétons traversant une chaussée, visibilité des piétons dans les carrefours, priorité et visibilité des cyclistes aux carrefours à feux, requalification des infractions au stationnement…

(2) Une campagne nationale de communication auprès du grand public pour faire connaitre ces mesures, dans le cadre d’un partenariat Etat/collectivités territoriales.

Le service de presse de François Fillon a annoncé qu’il s’exprimerait dans les jours qui viennent.

Code de la Rue – déclaration du 31 mars 2010

Source: http://isabelleetlevelo.20minutes-blogs.fr/
Crédit image: http://crep.strasbourg.free.fr/spip.php?article127

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4 commentaires sur “Le code de la rue : une urgence en France

  1. LGV

    C’est incroyable de penser que le code de la route et celui de la route ne font qu’un ! Il est grand temps d’expliquer aux automobilistes qu’en ville il y a des piétons et des cyclistes à respecter…

  2. Vélops

    Sans attendre les avancées du Code de la rue, chacun, à pied ou à vélo, peut pousser les motorisés à respecter le Code existant avec un comportement ferme, voire autoritaire, lorsqu’il est prioritaire :
    1. À la traversée d’un passage piéton sans feu, regarder avec insistance le premier conducteur arrivant de la droite afin de le faire ralentir. Taper sur le toit de la voiture en cas de non-respect de la priorité : aucun risque de dégradation mais bruit effrayant. Une fois « régulièrement engagé », les véhicules des autres voies sont obligés de s’arrêter.
    2. En zone apaisée (zone 30 ou de rencontre), traverser où bon vous semble, les passages piétons n’ont pas lieu d’être.
    3. À vélo, se placer au milieu de sa voie en circulation normale et ne serrer à droite que lors de dépassements consentis, après s’être assuré que le motorisé suiveur a suffisamment ralenti.
    4. À vélo sur chaussée limitée à 30 km/h ou moins, interdire tout dépassement et ne pas hésiter à rouler de front si vous êtes à plusieurs.
    5. En cas d’infraction d’un motorisé, ne pas hésiter à lui signifier son infraction, verbalement s’il est présent, par de légers désagréments s’il est absent (retournement d’essuie-glace, rabattement de rétroviseur, message écrit ou laissé sur le pare-brise, voire pire si récidive pour les stationnements gênants ou dangereux, à défaut de verbalisation par la police).
    6. Toujours laisser la priorité absolue aux véhicules d’intervention urgente.

    On voit trop souvent des piétons ou des cyclistes laisser le champ libre aux motorisés non prioritaires et culpabiliser de leur lenteur, en n’osant pas interrompre ou ralentir le trafic sur des routes fréquentées quand la loi le leur permet. Faire respecter la loi et faire valoir sa place dans la circulation permettra de l’apaiser progressivement.

  3. URB

    @LGV
    Tu as relu ce que tu as marqué ?

    Après juste pour dire, il faut que le Code la Rue soit un complément/composant du Code de la Route, pas quelque chose qui soit à part.

    Quand on voit déjà que les piétons/cyclistes sont censé connaitre les bases du Code de la Route et que ce n’est pas (trop) souvent le cas, pourquoi ça ne serait pas de même pour le Code de la Rue avec les automobilistes.

  4. Pim

    URB : une réponse simple à ta question. Avec une voiture d’1.5 tonne on fait beaucoup plus de mal qu’à pieds ou qu’à vélo (15 kg!). Il semble donc logique que les automobilistes soient irréprochables quant à leur comportement! C’est hélas loin d’être le cas aujourd’hui.

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