Pétition contre l’abandon du fret ferroviaire

365 personnalités lancent un appel à pétition citoyenne pour le respect des engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Cette pétition est un outil formidable de mobilisation pour pousser le débat vers des milliers de signatures afin d’exiger que le plan Fret SNCF soit revu d’urgence.

Le nouveau plan Fret de la SNCF intitulé « Schéma directeur pour un nouveau transport écologique » n’a d’écologique que le titre. En effet l’entreprise publique se fixe un objectif de réduction des trafics, abandonne la desserte de plusieurs territoires, se sépare de moyens humains et matériels (locomotives, wagons, installations…) Ce n’est pas un objectif de croissance de la part modale ferroviaire qui est mis en œuvre, contrairement aux engagements du grenelle, mais de pertes de parts de marché. Et cela va s’accentuer avec l’abandon programmé de 60 % de l’activité wagons isolés par la SNCF. Cette stratégie qui découle de la mise en application de la feuille de route gouvernementale est absurde. Elle est un contresens absolu à ce qu’il convient de mettre en œuvre pour relever le défi de la lutte contre le changement climatique et pour un réel aménagement du territoire.

L’objectif de réduire les émissions de Gaz à Effet de Serre de 20%, d’ici 2020, dans le secteur des transports n’est pas renégociable.

Signez la pétition « Le plan fret SNCF doit être revu d’urgence ! »
http://toolbox.elunet.org/petition_fret/

Steve

A propos de Steve

Rédacteur du site Carfree France, spécialiste du pic pétrolier et des questions d'étalement urbain et de consommation d'espace.

7 commentaires sur “Pétition contre l’abandon du fret ferroviaire

  1. Rémy

    voila du concret.
    il y a bien longtemps que la Sernam se meure, et que le plus gros transporteur routier de France est la…SNCF !
    Calberson, Géodis, etc, etc c’est la SNCF
    quand je travaillais dans le secteur expédition en 1992/1995, les colis
    express par la sernam étaient déjà de 100% par la route ( livraison j+1 ),
    et les colis dits  » lents  » ( livraison j+3, j+4 ), étaient à 50% par la route.
    je m’en vais signer !

  2. Gildas

    La question c’est plutôt qui va faire du fret en France ? La SERNAM est mal partie mais la DB et les autres compagnies européennes se tiennent en embuscade!

  3. Rémy

    oui, c’est vrai, mais toutes ces compagnies européennes sont tellement impliquées aussi dans le transport routier et aérien, que j’ y crois pas trop…
    il y avait un superbe outil en France, dommage…
    au nom de l’Europe, on casse ce qui marche, pour ouvrir les marchés…
    c’est difficile de ne pas avoir un avis pessimiste !!

  4. Gildas

    Il serait intéressant d’avoir l’avis d’un lecteur Suisse avisé sur la question, il parait qu’en Suisse, le ferroutage marche bien.

  5. Gari

    @Rémy:

    « au nom de l’Europe, on casse ce qui marche, pour ouvrir les marchés… »

    Joliment dit !

  6. remy

    merci GARI !
    Pour GILDAS : en effet en Suisse ça fonctionne…
    mais je ne suis pas pour le ferroutage en France.
    1 ) c’est la Sernam qui, depuis 30 ans, met les trains sur des camions.
    donc, avant de mettre des camions sur des trains, laissons les marchandises sur les trains !!
    2 ) nous n’avons ni le matériel, ni les infrastructures nécéssaires pour développer rapidement le ferroutage, ça serait trop compliqué.

    après avoir discuté avec des chefs d’entreprise de transports, il s’avère que pour eux, le principal est de transporter.
    et si demain ils gagnent plus d’argent avec les voies d’eau, et bien ils abandonneront les camions pour des péniches, ou des cargos pour le cabotage ( descente de l’Europe Nord/Sud par la mer ).

    il s’agit réellement d’une volonté politique, de rendre financièrement attractif le train, péniche, bateau, et financièrement dissuasif le camion.
    Tant qu’il n’y a pas cette volonté…….
    et puis pour finir, il faut aussi se poser la question de ce ballet incessant de marchandises parcourant l’Europe en tous sens, pour souvent rien, juste gratter 1 centime d’euro l’épluchage de la pomme de terre ici, alors qu’elle est récoltée là , mise en barquettes ailleurs, pour être vendue encore ailleurs !
    une harmonisation des ( bas ) salaires et des taxes en Europe me semble inéluctable !

  7. Tassin

    @ REMY :

    « et puis pour finir, il faut aussi se poser la question de ce ballet incessant de marchandises parcourant l’Europe en tous sens, pour souvent rien, juste gratter 1 centime d’euro l’épluchage de la pomme de terre ici, alors qu’elle est récoltée là , mise en barquettes ailleurs, pour être vendue encore ailleurs ! »

    Et on en revient toujours au protectionnisme comme base indispensable à tout projet un tant soit peu social ou écologique. 🙂
    Mais beaucoup à Gauche rechignent à admettre cette évidence.

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