Le vélo sur ordonnance

« Une heure de vélo, trois fois par semaine. Durée du traitement: 1 mois. A renouveler ». Voici les ordonnances atypiques que pourront bientôt rédiger les médecins strasbourgeois. Une proposition du maire de Strasbourg, Roland Ries, d’offrir un abonnement au vélo en libre-service de la ville sur prescription médicale pourrait révolutionner l’exercice de la médecine.

L’idée est de faire prescrire par une cinquantaine de médecins de la Communauté Urbaine de Strasbourg (CUS) une activité physique, comme le vélo, à cent patients présentant des pathologies comme le diabète, l’hypertension artérielle, l’obésité ou souffrant de problèmes cardio-vasculaires.

Et si les patients n’ont pas de vélo? Pas d’excuse! Les patients pourront emprunter gratuitement, pendant la période prescrite, les vélos municipaux, les Vel’hop (vélos en libre service). Le gestionnaire du Vel’hop prendra en charge l’abonnement mensuel, qui s’élève à 15 euros, des personnes qui lui présenteront une ordonnance.

« Il y a un médicament qui ne coûte pas cher, c’est l’activité physique, qui intervient en complément ou en remplacement d’un traitement thérapeutique », a dit à l’AFP M. Ries, rappelant que la proposition datait de début 2011.

Le Vélo remboursé par la Sécu ?

Un projet qui enthousiasme le Dr Alexandre Feltz, à la fois médecin généraliste et conseiller municipal en charge de la santé: « l’activité physique est un médicament fantastique qui devrait être remboursé. » a-t-il déclaré. Et son souhait pourrait être entendu: l’Agence Régionale de la Santé (ARS), l’Assurance Maladie et la municipalité envisagent une prise en charge par la sécurité sociale du vélo et des dépenses d’activités physiques. Avec un argument en béton: ces dépenses pourraient en éviter d’autres, bien plus onéreuses…

Source: AFP

Professeur Pignon

A propos de Professeur Pignon

Docteur en cyclopédie, spécialiste des maladies automobiles

4 commentaires sur “Le vélo sur ordonnance

  1. Virtuous cycle

    Bonjour,
    Cette annonce a été faite dimanche… il s’agira d’un des traitements les plus efficaces mais il n’est pas certains que tous les patients accepteront de rouler avec un poisson dans le dos… 😉

  2. JiBOM

    Avec un argument en béton: ces dépenses pourraient en éviter d’autres, bien plus onéreuses…

    C’est encore mieux que ça : la plupart du temps, la pratique d’un exercice physique ne coute rien puisqu’il ne s’agit que de mettre son corps en mouvement le plus souvent possible. A part manger suffisamment et sainement (le meilleur carburant pour un corps vivant), l’outil principal reste la volonté de se bouger. Le plus facile est sans doute l’opportunisme (profiter de chaque déplacement pour marcher ou pédaler). C’est malheureusement trop dur pour certains et pourtant il n’est même pas question de sport !

    Pour le coup, je plains ceux qui n’ont pas intégré la proximité dans leur définition de la qualité de vie. Ils dépendent de la vitesse car leurs déplacements nécessitent de parcourir de longues distances. Comment, dans ce cas, marcher, courir ou pédaler autrement que les week-end et de façon irrégulière ?

  3. roger

    ce qui est absurde dans cette mesure c’est que les gens non malades continueront de payer pour avoir leur abonnement et donc ne pas être malade. Cette mesure est réactive et non préventive. Rien de très neuf au niveau des mentalités.

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