Le mystère parisien du stationnement disparu

Même si le nom de Bertrand Delanoë est irrémédiablement lié à celui de l’affairiste Bolloré et ses « Autobide« , voici une info qui va nous le rendre d’un coup plus sympathique. Entre 2001 et 2011, le maire de Paris aurait supprimé exactement 85.675 places de stationnement automobile dans Paris.

Et ce n’est pas rien. Le Figaro nous apprend ainsi que dans Paris intra-muros, « depuis 2001, le nombre de places de stationnement pour voiture a été réduit d’un tiers, passant de 235.000 en 2001 à 149.385 en 2011« .

Waouh! Carfree Delanoë! L’homme qui supprime les places de stationnement à tour de bras… D’ailleurs, tant le Figaro que le lobby automobile considèrent Delanoë comme un « ayatollah antivoitures », c’est dire.

Bon, si on regarde dans le détail, l’histoire est peut-être un peu moins rose. En fait, on parle ici des places de stationnement publiques. En effet, il y aurait selon la mairie de Paris 785.000 places de stationnement intra-muros en tout. La diminution du nombre de places de 85.000 paraît tout de suite moins spectaculaire…

Ceci dit, 85.675 places de stationnement supprimées, cela représente en toute logique environ 85 hectares (pour une moyenne de 10 m² par place). C’est quand même une belle surface, environ 10% de la surface du Bois de Boulogne.

Mais la question est de savoir ce que l’on a fait de ces 85 hectares « pris sur la voiture ». Selon le Figaro qui cite le vélorutionnaire Delanoë, « l’espace dégagé a permis de créer 20.000 places de stationnement pour vélo auxquelles s’ajoutent 25.000 places de stationnement pour les deux-roues motorisés et 15.700 places mixtes vélos/deux-roues. »

C’est là que l’histoire se corse. Comment est-il possible de transformer 85.000 places de voitures à 10 m² chacune en seulement 60.000 places de stationnement deux-roues (motorisés ou non)? J’ai beau me creuser le ciboulot, les deux-roues au sens large prennent quand même beaucoup moins de place que les voitures. Sans aller jusqu’à garer 42 vélos sur une place de voiture, on peut sans doute au moins stationner sans problème une petite dizaine de vélos sur une place de stationnement automobile et 5 deux-roues motorisés.

Tout ceci représente donc environ 10.000 places d’équivalent-voiture à tout casser, mais comptons beaucoup plus large histoire d’avoir des places bien confortables pour les vélos et les deux-roues motorisés, soit environ 20.000 places d’équivalent-voiture, bien loin des 85.000 places prises de haute lutte au stationnement voiture…

Heureusement, Le Figaro semble nous donner la clé du mystère: l’espace dégagé a permis de créer aussi les stations Vélib’ et… Autolib’ ainsi qu’un triplement des aires réservées aux personnes à mobilité réduite.

Sauf que le mystère semble s’épaissir… Actuellement, il y aurait environ 500 stations Autolib dans Paris, d’une capacité moyenne « de 4 à 6 places », ce qui représente donc environ 2500 places de stationnement.

Concernant Vélib, il y aurait un peu plus de 1.200 stations dans Paris, avec une dizaine de vélos à chaque fois. Sachant que toutes les stations ne prennent pas forcément des places de stationnement voiture (quand elles sont situées sur le trottoir par exemple), on peut compter une moyenne de deux places de stationnement prises par chaque station, soit environ 2.500 places encore de stationnement voiture utilisées pour Vélib’.

Et pour ce qui concerne les « aires réservées aux personnes à mobilité réduite », il s’agit probablement du stationnement réservé aux handicapés, qui plafonne à un peu plus de 4.000 places en 2011. Donc, si on parle de triplement entre 2011 et 2011, cela ne concerne tout au plus que 2.500 places là encore.

Si on cumule le tout (autolib, vélib et stationnement PMR), cela représente donc environ 7.500 places « prises sur le stationnement automobile », ce qui est d’ailleurs discutable pour ce qui concerne autolib, car il s’agit encore de stationnement automobile…

Au total, c’est donc un peu moins de 30.000 places de stationnement voiture. Pourtant Delanoë le certifie, 85.000 places de stationnement voitures ont été enlevées! Où sont donc passées les 55.000 places de stationnement manquantes?

Je ne crois pas me rappeler avoir vu des jardins potagers partagés dans les rues de Paris en lieu et place des anciens stationnements de voitures… Si quelqu’un a la réponse à ce mystère, je propose que Bertrand Delanoë lui offre une des 55.000 places de stationnement disparues!

Marcel Robert

A propos de Marcel Robert

Fondateur du site Carfree France et auteur des livres "Vélogistique", "Pour en finir avec la société de l’automobile" et "Îles sans voitures".

18 commentaires sur “Le mystère parisien du stationnement disparu

  1. Mathieu (@slasherfun)

    Cette légende urbaine du nombre de places de stationnement voiture « passant de 235.000 en 2001 à 149.385 en 2011 » vient a priori d’une déclaration de Pierre Chasseray, délégué général de l’association « 40 millions d’automobilistes », dans article intitulé « Interdiction des véhicules de plus de 17 ans à Paris : une mesure antisociale ? » paru fin 2012 sur Boursier.com, où il déclare très exctement « Depuis 2001, le nombre de places de stationnement pour voiture a ainsi été réduit d’un tiers, passant de 235.000 en 2001 à 149.385 en 2011 ! »

    Si on regarde les chiffres des « bilan des déplacements à Paris » 2001 et 2011 (disponibles sur paris.fr), on voit que l’affirmation est totalement fausse, et qu’un des deux chiffres est faux si on la rectifie partiellement. Page 30 du bilan 2011 : il y avait en 2011 149 385 places de stationnement sur voirie à Paris. Page 24 du bilan 2001 : il y avait en 2001… 146 800 places de stationnement sur voirie à Paris. Il s’agit donc du stationnement sur voirie, qui ne représente que 20% du total de places de stationnement pour voitures à Paris, et le chiffre de 2001 est comme on peut le voir totalement faux.

    Mais bon étant donné la totale « impartialité » de l’auteur de ces faux chiffres, ça ne m’étonne pas trop… Ce qui m’attriste (sans pour étonnant m’étonner non plus malheureusement), c’est surtout qu’ils sont repris par les politiques « pro-bagnole » et même par des journalistes sans la moindre vérification.

  2. CarFree

    A vrai dire, l’info (ou plutôt l’intox) de départ semble bien venir du site boursier. com:
    http://www.boursier.com/actualites/macroeconomie/interdiction-des-vehicules-de-plus-de-17-ans-a-paris-une-mesure-antisociale-506346.html
    Mais ce n’est pas présenté explicitement comme une citation de Chasseray, même si on comprend entre les lignes que cela relève de son discours…
    En fait, tout semble partir d’une séance du Conseil de Paris du 12 novembre dernier. Ce qui est bien, c’est qu’on peut accéder au compte-rendu ici:
    http://www.paris.fr/viewmultimediadocument?multimediadocument-id=122843
    Dans le CR (dont je conseille la lecture), des élus d’opposition parlent bien de 85 ou 90.000 places de stationnement supprimées, à plusieurs reprises, sans que Delanoë ou même Baupin contestent les chiffres.
    Je pense donc (hypothèse) que ces chiffres sont bien réels mais portent sur l’ensemble du stationnement parisien, constitué à une immense majorité de stationnement privé (les places dans les immeubles). Concernant le stationnement sur voirie, il est effectivement stable.
    Donc il est faux d’imputer à Delanoë une diminution du stationnement dont il n’est pas responsable…
    Après, si on veut aller plus loin, il faudrait chercher à savoir comme ces places ont pu disparaître en 10 ans…

  3. Frafffraff

    C’est décidé, je me désabonne des RSS de carfree.

    Cet article est aussi inintéressant et inutile qu’il est de mauvaise foi.

    Je vous rappelle que l’une des premières décisions de Delanoë a été de supprimer les axes rouges, il a réduit la place de l’automobile pour en faire au vélos. Sans lui, je serai probablement encore dans un métro ou un bus (ou un tramway maintenant qu’il y en a)

    Quelques exemples: la place de la république, les voies sur berges, le velib, le boulevard magenta, le canal de l’ourq … et ma rue !

    Ma rue était un raccourci entre deux boulevards, depuis qu’ils ont inversés le sens de circulation, et supprimés la quasi totalité des places de parking pour en faire une piste cyclable, c’est devenu un havre de paix.

    Il y a forcement quelques unes de ses idées pour lesquelles je suis en désaccord, comme sa volonté de construire des tours, mais dans l’ensemble, je revoterais pour lui.

    Je vais vous laisser cracher votre venin sur celui qui a décidé la construction de la piste cyclable sur laquelle je vais me promener de ce pas.

  4. Pédibusjacques dutheil

    Même avec 30.000 places de stationnement en moins que Paris envoie Delanoë à Bordeaux pour les prochaines élections municipales: on s’en contentera! Ici c’est l’un des plus beaux parkings historiques du pays, pas une rue qui ne soit impactée par le stationnement illicite automobile sur trottoir, quand ce n’est pas un côté entier qui voit le trottoir transformé en parking: en été, en pleine cagna c’est super de se farcir le trottoir ensoleillé, le seul de libre. En plus si on a un bagage ou un caddie à faire circuler…
    Le numéro du Figaro « hypertexté » par Marcel Robert m’a permis de faire une trouvaille: http://www.apur.org/sites/default/files/documents/espace_public_pratiques_usages.pdf
    C’est l’étude sur 3 quartiers témoins que l’agence parisienne d’urbanisme a lancé l’an passé, et c’est vraiment génial. « L’espace public parisien: nouvelles pratiques, nouveaux usages » nous promet une requalification de la voirie qui reste hélas du domaine du rêve en province, et on comprend l’émoi d’un automobiliste conservateur quand il découvre les intentions de l’étude…

    Autre intérêt:
    p.16 première photo en haut, une illustration de ce qui peut être reproché au concept de zone 30 : un panneau et une inscription au sol indiquant aux motorisés la valeur limite de leur vitesse, mais des trottoirs gardant leur étroitesse. L’élu pourrait facilement se prévaloir d’un fort kilométrage de voirie traitée de la sorte, en investissant au minimum, sans que les piétons ne voient leur environnement réellement amélioré…

  5. Marcel RobertMarcel Robert Auteur

    « article aussi inintéressant et inutile qu’il est de mauvaise foi »

    ouah, me voilà habillé pour l’hiver… bref, je ferais mieux de fermer ma gueule, non?

    maintenant, je vais quand même l’ouvrir, au moins pour cette fois, et essayer de comprendre. Tu nous dis que t’as voté delanoë et que tu comptes encore voter pour lui la prochaine fois… je serais tenté de dire que c’est ton problème, pas le mien. mais que dois-je en conclure? qu’il ne faut pas dire de mal de delanoë parce qu’il a amélioré ta rue et diverses autres choses à paris? désolé, mais ce n’est pas parce que l’opposition municipale à paris est nulle qu’il faut encenser pour autant delanoë. D’autant plus que je trouve ma critique bien gentillette sur le fond… par ailleurs, on ne s’est pas privé de dire parfois du bien de certaines actions de delanoë sur Carfree, comme pour la République par exemple.
    En outre, je ne pense pas que Carfree se résume à Socialo: dit autrement, je trouve les conceptions de delanoë en matière de mobilité un peu faiblardes… Un gars qui dit « vive la voiture électrique et Autolib’ ! », je ne trouve pas ça très « Carfree »… Après, je dis ça, mais je suis peut-être minoritaire à le penser; si c’est le cas, j’en tirerai les conséquences. Au passage, même Denis Baupin me déçoit; il semble loin le temps où il écrivait un livre au titre évocateur « tout voiture, no future! » Aujourd’hui, Baupin parle de « voitures propres », « voitures écologiques » et autres fadaises…
    Bref, à tous ceux qui veulent du delanoë dans leur ville, je dis « gardez-le, perso j’en veux pas ».

  6. Pédibusjacques dutheil

    Bon, bon OK Marcel!
    OK, Juppé ou Delanoë c’est pas un choix évident pour Bordeaux… je concède que pourriez finalement en faire des conserves.

    Pour en revenir à notre arithmétique, ici de places de stationnement sur voirie à Paris, neutralisées au cours de l’histoire récente des mandatures de l’actuel bourgmestre, mais aussi celles d’avant. Les données cessent de renseigner sur le stationnement gratuit avant 2003, année où il représentait 29% de l’offre (info pêchée sur http://www.paris.fr/pratique/deplacements-voirie/dossier/bilan-des-deplacements-a-paris/le-bilan-des-deplacements-a-paris-en-2005/rub_7096_dossier_103374_port_16333_sheet_18722).
    En reconstituant les chiffres avec une part constante du gratuit avant 2003 j’arrive au graphique suivant: http://www.fichier-pdf.fr/2013/04/17/graphique-evolution-stationnement-sur-voirie-a-paris/graphique-evolution-stationnement-sur-voirie-a-paris.pdf

    Avec un nombre de places supprimées de 4500, soit 21% de l’offre de 2001, sans trop se tromper. Bref en extrapolant dans l’autre sens, ça fait attendre pas mal de décennies avant de pouvoir semer ses radis devant chez soi pour les habitants de la ville lumière, assez même pour certains pour courir le risque de goûter le suc de la racine de pissenlit…

  7. Herbert

    Je n’irai pas me battre sur les chiffres, mais j’ai passé 10 ans dans le quartier Montsouris. Et j’ai vu les transformations : la plupart des places de parkings ont simplement été remplacées par des trottoirs plus larges, … beaucoup plus larges. On peut désormais se croiser sans se bousculer. C’est beaucoup plus agréable pour les pietons.

    Je me fous de savoir à qui je dois attribuer ce changement ou que c’est encore loin d’être suffisant par rapport à un idéal sans voiture. Il y a une vraie amélioration au quotidien, ce n’est pas juste un chiffre sur un bilan électoral (tel qu’un nombre de kilomètres de pistes cyclables bidons). Je vois enfin la place des voitures se réduire au profit du piéton.

    Bref, pas de jardins potagers, toujours du bitume, mais pas pour les voitures.

  8. jean claude

    j’ai bien peur que le danger dans Paris ce n’est meme plus la voiture c’est le deux roues motorisés ca pue ca fait, ca fait du bruit ca pourri la vie des villes et malheureusement ca prend moins de place que la voiture

  9. alpha

    J’habite à Paris depuis peu de temps, mais dans mon quartier on voit que dans certaines rues, des rangées entières de stationnement ont été supprimées pour laisser place à des trottoirs plus larges (trottoirs sur lesquels les automobilistes n’hésitent pas à se garer, d’ailleurs).

    Ceci dit, je vous rejoins notamment sur la question d’Autobide.
    Et puis, c’est bien beau de supprimer du stationnement, mais si c’est pour tolérer ensuite ceux qui restent en double-file, squattent les couloirs de bus, les passages piétons, les trottoirs et les pistes cyclables…

  10. AP

    Bonjour,
    je suis toujours scotchée de constater l’égoïsme de tous ceux qui se réjouissent d’avoir un trottoir plus large ou une piste cyclable « pour eux », alors que tant de leurs voisins (de pallier ou de région) patissent de ne plus pouvoir accéder au quartier ou de ne plus trouver de place de parking… Le partage de la ville il se vit sur tous les modes !

  11. alain

    AP:
    Je suis toujours scotché de constater l’égoisme des bagnolards qui persifflent de rage de voir un trottoir plus large pour les piétons et une piste cyclable pour les vélos alors que tant de piétons et de vélos patissent de ne pas pouvoir circuler sereinement à cause des voitures qui s’arrogent tout l’espace…. Le partage de la ville, il se vit sur tous les modes.

  12. Jean-Marc

    Tu fais comme tu veux, Fraff,
    mais Marcel Robert montre qu’un chiffre qu’il a trouvé et re-trouvé sur le net lui semblaient bizarre (j’ai aussi croisé ces chiffres à plusieurs endroits… et à chaque fois, il n était pas remis en question dans les commentaires).

    Il s avère, par le calcul de Marcel et par les commentaires, qu’on découvre que ces chiffres sont faux :
    Carfree a été l un des rare endroit où ces chiffres ont finis par être remis en cause.

    Je suis pour la défense du vélo, pour une ville vivable, apaisée, mais pour celà, il faut s appuyer sur des arguments et chiffres vrais.
    En s appuyant sur les chiffres de Pierre Chasseray, on verrait une faible montée du nombre de cyclistes, une faible diminution de pollution, une faible diminution du nombre de trajets en voitures, corrélés à une très très forte diminution du nombre de places de parkings auto.

    En d autres termes, celà rendrait la diminution de la part auto/l augmentation de la part vélo quasi impossible à reproduire ailleurs, par diminution des places de parkings.

    Retrouver la réalité permet juste de rappeler que, chaque petit changement, sur le moyen-long terme et sur le nombre d habitants, fini par avoir une petite influence.
    Ainsi, changer le sens de circulation de ta rue a été favorable aparement;
    mais la rendre piétonne aurait été encore plus favorable.

    (enfin, j’ai peut-etre mal compris : je ne sais pas si c est ta rue, ou un des 2 boulevards, qui a changé de sens de circulation)

    Sinon, une façon simple de supprimer des places de parkings, c est de rajouter une voie en TEC propre + vélo sur l ancien emplacement de ces places.
    Mais prendre une voie, anciennement destinée à tous les véhicules, pour la transformer en voie propre pour les TEC+vélo, est plus efficace, pour réduire le nombre de trajets en voitures

  13. AP

    je précise que je n’ai pas de voiture, et que je roule quotidiennement à vélo à Paris depuis 1998.
    c’est juste une question de sens du collectif…
    je suis bien sûr en faveur des modes doux et du partage de la ville. Mais pas quand ça occasionne des mutations aussi paradoxales que ce qui se passe actuellement.

  14. tichit

    @marcel
    dans votre calcul vous estimez que les 1200 stations velib ont remplacé environ 2500 places de stationnements, au piffomètre je dirais plutôt 8000 (De nombreuses stations sont doublées ou comptent plusieurs dizaines de bornes, donc 6 ou 7 places de voiture par station est peut être plus proche de le réalité).
    Ensuite vous n’avez pas pris en compte les nombreuses places de stationnement qui ont laissé place à des pistes cyclables ou des aires piétonnes (ou encore les couloirs bus/taxi/vélo que je trouve particulièrement mal conçus).
    Ceci dit, même si le chiffre évoqué par delanoe est possiblement vrai, ça reste une broutille et je ne vois pas vraiment de changement notoire dans la circulation, on est loin de la Hollande…

  15. apanivore

    @AP : un exemple de ce qu’est une « mutation paradoxale » peut-être ?

  16. MARSEILLAIS EN 4X4

    ‘tain, les 55 000 voitures pas garées à Paris sont descendues à Maaaaaaaarrrrrrrrrrrrrrrrseille où d’ailleurs les pistes cyclables sont interdites aux cyclistes de plus de huit ans….
    Bizarre car plus on produit de voitures (2 millions environ par an depuis 1990) moins il y en a en stationnement.
    A moins qu’elles soient descendues dans des parking privés et payants…

  17. Jean-Marc

    @ Marseillais,

    en france, on a essentiellement un marché de remplacement.
    Ainsi, si 2 millions de voitures neuves arrivent, il y en a un peu près autant de vieilles [ou pas (accident, vol,…)] qui « disparaissent ».

    Bien sûr, il y a de nouveaux acheteurs : ceux qui achètent leur première voiture.
    Mais, en parallèle, il y a des derniers acheteurs : ceux qui n achètent plus de voiture avec celle qui ont / ont eu avant
    (par mort, vieillesse, handicap ou par abandon volontaire de la voiture).

    (je n ai pas recherché les vrais chiffres du stock auto français :
    Comme, depuis de nombreux mois, les ventes de voitures en france sont en retrait, je suppose qu’il est en légère diminution, mais celà peut être faux).

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