On va finir par prendre goût à la pollution !

Transports gratuits, Paris vidée de la moitié de ses bagnoles, patrons sommés d’être souples quant au retard des employés : On va finir par prendre goût à la pollution !

Blague à part, si rendre les transports franciliens gratuits nous permet de respirer un peu mieux, c’est déjà une excellente raison d’étendre la mesure,au reste de l’année et au reste du territoire. Histoire de prévenir de très probables pics de pollution à venir.

La gratuité des transports, pour toutes et tous, tout au long de l’année n’aurait pas que des bénéfices environnementaux. On peut, grâce à la période d’essai que nous vivons ces derniers jours, faire le compte des avantages que l’on pourrait en tirer :

– Une économie mensuelle substantielle pour tous les usagers qui ne bénéficient pas déjà de la gratuité en tant que RSAste ou titulaires de l’ASS. 67€ (une carte mensuelle zones 1-2) ça peut par exemple permettre de bouffer un peu mieux : la gratuité des transports c’est bon pour la santé.

– Les couloirs souterrains et les bus débarrassés des bandes de vestons verts à cravates rayés et autres nuisibles affiliés qui génèrent un indéniable sentiment d’insécurité, spécialement chez ceux d’entre nous qui ne disposent pas des bons papiers d’identité.

– La disparition des portiques et autres dispositifs métalliques, entraves pénibles au bon goût et à la libre circulation des usagers.

– La fin de la pollution sonore que constitue les signaux sonores qui sanctionnent à longueur de journée la validité ou non des tickets et des pass navigo. N’avez-vous pas remarqué ces derniers jours comme le métro est plus doux privé des bips continuels ?

Pour toutes ces raisons et pour bien d’autres, nous exigeons que suite à la phase d’évaluation concluante, la décision du gouvernement de rendre les transports gratuits soit entérinée.

Collectif Luc Moullet pour la gratuité des transports publics.
http://collectiflucmoullet.wordpress.com/

Transports Gratuits

A propos de Transports Gratuits

Actualité de la gratuité des transports publics

32 commentaires sur “On va finir par prendre goût à la pollution !

  1. Romain

    Bonjour,
    Se déplacer à un coût que ce soit économique mais aussi environnemental (et même pour les transports en commun!). La gratuité des transports en commun accélère l’étalement urbain, entraîne un report de petits trajets effectués aujourd’hui à pied vers des transport déjà saturés et est difficile en ces temps de disette budgétaire. Oui à l’amélioration de la fiabilité des tc mais non à leur gratuité!

  2. CarfreeCarfree

    « La gratuité des transports en commun accélère l’étalement urbain »

    Tu peux donner des sources qui corroborent cette affirmation?

  3. Romain

    Bonjour,

    J’admets ne pas avoir de source précise sur ce point, même si il est repris notamment par la Fnaut (Position – Pour un développement durable du service de transport public, non à la gratuité totale – adoptée par l’UTP le 9 janvier 2014 – adoptée par la FNAUT le 10 janvier 2014) :
    <>

    En revanche, l’effet de la diminution du coût du transport sur l’étalement urbain a été plusieurs fois étudié (par exemple par Jean Cavailhès – La ville périurbaine – Revue économique – 2003/1 (Vol. 54) – Pages : 224 – Effets d’une baisse du coût de déplacement sur le périurbain) ou il écrit : <>).

    Je pense donc qu’il faut mieux augmenter le coût de la voiture individuelle que de diminuer le coût des tc.

    Cdt,

  4. Pédibuspedibus

    Hum…

    Sujet qui fâche ici..

    Donc on « n’étalera » pas sa science…

  5. Jean-Marc

    ou il écrit

    heu… copié/collé loupé :

    la citation est absente
    (ou alors, je ne comprend où elle est)

  6. CarfreeCarfree

    Donc à part la FNAUT, il n’y a aucune source sérieuse qui corrobore cette affirmation gratuite (c’est le cas de le dire). Le débat a déjà eu lieu sur Carfree, en particulier dans les très nombreux commentaires:
    http://carfree.fr/index.php/2013/11/28/la-gratuite-est-une-idee-dangereuse/
    Avec cette question de la gratuité des TCU responsable de l’étalement urbain, on est en fait dans du révisionnisme: la quasi-totalité des sources sérieuses parle de la responsabilité de l’automobile dans l’étalement urbain et la FNAUT (qui est contre la gratuité) sort un jour du chapeau le rôle des TCU dans l’étalement urbain et tout le monde s’en saisit pour dénoncer la gratuité des TCU.
    Deux remarques:
    – Que la FNAUT et ceux qui s’en réclament avancent ce pseudo-argument éculé et non démontré montre à quel point ils sont mal pour défendre leur point de vue (à savoir des transports en commun payants).
    – Le fait de chercher le moindre bout d’étude qui traine, y compris de pseudo-mémoires d’étudiant allant contre le vent dominant des centaines ou milliers d’études (sérieuses) qui démontrent que c’est l’automobile, et non pas les TCU gratuits qui sont responsables de l’étalement urbain porte un nom, c’est du négationnisme. Exactement comme en matière climatique, on a l’immense majorité des chercheurs qui confirment le changement climatique et le rôle de l’homme et on a quelques lobbies « climato-sceptiques » qui financent des études cherchant à prouver le contraire, un peu comme la FNAUT quoi…

  7. Romain

    Ah ben, si c’est la FNAUT qui le dit, il n’y a plus à débattre…

    Bien évidemment, se déplacer a un coût. Il est donc plus utile de donner des subventions à tout crin aux transports polluants (genre aéroports régionaux) et de proclamer que le transport en commun ne doit pas être gratuit.
    Il n’est pas utile de faire des transports en commun gratuits mais c’est tellement plus utile de faire des bornes de rechargement gratuites pour les voitures électriques comme on le voit un peu partout.

  8. Romain

    Bonjour,

    J’admets ne pas avoir de source précise sur ce point, même si il est repris notamment par la Fnaut (Position – Pour un développement durable du service de transport public, non à la gratuité totale – adoptée par l’UTP le 9 janvier 2014 – adoptée par la FNAUT le 10 janvier 2014) :
    « Par ailleurs, la gratuité totale instille l’idée que la mobilité n’a pas de coût. Elle peut favoriser l’étalement urbain et encourager les localisations résidentielles ou d’activités de plus en plus éloignées des villes-centres. »

    En revanche, l’effet de la diminution du coût du transport sur l’étalement urbain a été plusieurs fois étudié (par exemple par Jean Cavailhès – La ville périurbaine – Revue économique – 2003/1 (Vol. 54) – Pages : 224 – Effets d’une baisse du coût de déplacement sur le périurbain) ou il écrit : « Rappelons que, dans les modèles de ville ouverte, une baisse du coût de déplacement se traduit par une augmentation de la taille de la ville (déplacement de xu vers la droite) et des enchères foncières Ψ u (x),… »).

    Je pense donc qu’il faut mieux augmenter le coût de la voiture individuelle que de diminuer le coût des tc.

    Cdt,

  9. Alain

    Erreur:
    Le commentaire qui commence par:
    Ah ben, si c’est la FNAUT qui le dit, il n’y a plus à débattre…

    est de moi, ALAIN et non de ROMAIN comme il est identifié

  10. houlouk

    Bonjour,

    Alors y a un truc qui m’échappe, c’est cette histoire de stationnement résidentiel gratuit.

    Si c’est vraiment efficace pour lutter contre la pollution pourquoi ça n’est pas tout le temps comme ça ?

  11. herve

    @ Romain,
    <En revanche, l’effet de la diminution du coût du transport sur <l’étalement urbain a été plusieurs fois étudié (par exemple par Jean <Cavailhès – La ville périurbaine – Revue économique – 2003/1 (Vol. <54) – Pages : 224 – Effets d’une baisse du coût de déplacement sur le <périurbain) ou il écrit : ).

    il n’est nullement écrit que les TC ont un effet de diminution du cout du transport dans cet article !
    vu l’année et la courbe du prix du pétrole, il parle plutôt amha du bas prix de l’essence/gazole pour les voitures individuelles.

    De plus avant que l’on ait des lignes de TC avec amplitude et débit correct, il y a le temps !!!

    Par contre des parkings aux abords des villes puis du TC gratuit, ça c’est vite faisable et intéressant pour le fameux pouvoir d’achat, pour la pollution, le tout à pas trop cher !!!

  12. Pédibuspedibus

    Romain à tête reposée tu peux trouver au moins 2 sources qui parlent de l’étalement urbain possiblement alimenté par l’offre TC si on ne prend pas garde de coupler urbanisme et transports :
    Cynthia Gorrha-Gobin et une autre auteure, belge que je cherche…

  13. CarfreeCarfree

    Romain, tu le dis toi-même, la phase de la FNAUT est : »la gratuité (des TCU) peut favoriser l’étalement urbain ». J’adore, cela « peut » favoriser. Cela « peut » aussi ne pas le favoriser… Et même, la gratuité des TCU « peut » provoquer une augmentation des moustiques en été… ou pas.

    J’en reviens toujours aux fondamentaux, y compris pour Pédibus qui fait le naïf, quelle est la définition de l’étalement urbain?

  14. Romain

    Bonjour,

    Pour commencer, mon propos n’est pas que les TC sont responsables de l’étalement urbain. Je pense que c’est le transport peu cher et rapide, quel qu’il soit, qui favorise ce phénomène. Aujourd’hui c’est la voiture, mais il serait regrettable que demain cela soit les TC (dans le cas de la gratuité).

    Concernant la proposition « Par contre des parkings aux abords des villes puis du TC gratuit, ça c’est vite faisable et intéressant pour le fameux pouvoir d’achat, pour la pollution, le tout à pas trop cher !!! » A mon avis, cette proposition ne fait justement que encourager l’étalement urbain! Vous êtes toujours dans un modèle ou la voiture est indispensable (pour aller prendre les TC). Prenons l’exemple de Paris, les TC existant sont saturés aux heures de pointes. Quel est l’intérêt de les rendre gratuit? A mon avis, il faut plutôt travailler sur 2 points : le renforcement du réseau de TC (cela peut être des bus sur voie dédiées ce qui est également peu cher si l’on supprime de l’espace à la voiture) et l’utilité (ou non) de nos déplacements.

    Concernant le commentaire d’Alain. Je n’ai pas dit que je défendais les subventions attribuées aux aéroports, et même aux voitures (elles même subventionnées puisqu’elle ne paie pas leur vrai coût, spécialement en ville, cf page 28, http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/La_revue_cle5c3945_1_-2.pdf).

    Cdt,
    R

  15. Struddelstruddel

    Les transports en commun étant bien souvent liés à des lignes, on observe plutôt une concentration autour de ces lignes qu’un étalement urbain diffus .

    Or à partir du moment ou l’on commence à avoir une concentration, on peut relocaliser une économie et rendre le transport en commun utile.

    Autrefois les petites villes se constituaient autour des églises et chacun avait ses petits commerces et sa petite vie de village, aujourd’hui ces petites villes sont noyées dans des lotissement pavillonnaires à perte de vue justement étalés puisque sans besoin de concentration, la bagnole permettant de se débarrassé de tout besoin de proximité … de quoi que ce soit.

    La gare de train/TER/RER gratuite (puisqu’il s’agit de celles-là, les transports urbains à faible étalement établis en réseau comme les métro et les tram étant eux-mêmes limités du point de vue étalement) permettrait alors de recentrer les villes autour d’un point central : la gare.

    On est donc à l’opposé de l’étalement urbain et on permet de diminuer le nombre d’habitant des grosses agglomérations pour recréer diverses petites agglomérations à économie relocalisée et services relocalisés, sans pour autant abandonner le potentiel d’emploi et de services des grandes agglomérations.

  16. Pédibuspedibus

    Encore faut-il Struddel que chaque arrêt de TER te mène dans une agglomération digne de ce nom, avec une offre de logements et une mixité fonctionnelle suffisantes : dans le cas contraire le parking de la gare concentrera les véhicules de nouveaux périurbains qui iront s’égayer dans le fin fond de l’aire urbaine…

  17. Alain

    Roamin, je n’ai pas dit que tu soutenais les subventions aux aéroports.
    Je mettais en avant 2 choses:
    – Il ne faudrait pas de transport en commun gratuit.
    – Pourquoi faudrait-il des subventions aux avions? Pourquoi installe t-on des bornes de recharge gratuites pour les voitures électriques? Que dire du wifi gratuit?
    Pourquoi les transports en commun devraient ne pas être gratuit et pourquoi le wifi devrait l’être? Le wifi est-il plus important que le transport?

  18. kristenn

    les transports en commun doivent être gratuits
    quelque soit les inconvénients

  19. CarfreeCarfree

    Pas mal le wifi, Alain! Mais j’irais même plus loin: pourquoi les routes sont-elles gratuites? Cette gratuité des routes pousse à la consommation, à l’utilisation disproportionnée… et à l’étalement urbain. Cette gratuité des routes relève d’une idéologie bolchévique, à savoir la collectivisation! On entend beaucoup de gens s’offusquer de la gratuité des transports en commun, on les entend moins sur la gratuité des routes… Et ce n’est pas la peine de dire que les routes sont déjà payées par les gens avec les impôts, car c’est faux. Le transport routier ne paye pas pour l’ensemble des dommages environnementaux qu’il provoque. En outre, l’argument est valable également pour les transports en commun, déjà payés par les impôts.

    On voit bien que cette opposition à la gratuité des transports en commun relève de l’idéologie: quand on voit les arguments du type « le transport a un coût, il faut responsabiliser les gens, les gens vont prendre le bus pour un oui ou un non, etc. »… on est pliés de rire quand on sait que n’importe quel automobiliste utilise « pour un oui ou pour un non » les dizaines de milliers de km de routes gratuités de France.

  20. BromptonAddictBromptonAddict

    Pour protester contre la pollution motorisée de ces derniers jours en France, la FFMC aurait pu organiser une manifestation piétonne le 12 avril.
    Mais finalement, le mot d’ordre est : « 80km/h : non à l’inflation sécuritaire « .
    http://www.ffmc.asso.fr/spip.php?article2636

    PS: Cela me semble autant hors de propos que l’on ne voit pas souvent des motos respecter les 90km/h réglementaires des routes nationales et départementales.

  21. Jean-Marc

    « Je pense que c’est le transport peu cher et rapide, quel qu’il soit, qui favorise ce phénomène. Aujourd’hui c’est la voiture, mais il serait regrettable que demain cela soit les TC (dans le cas de la gratuité). »

    Romain,
    qu’on connaisse peu un sujet, au départ, c est normal.
    personne n est omniscient.

    par contre, quand d autres cherchent à t éclairer en te donnant les moyens de te documenter (Carfree, avec les liens donnés), c est embetant que tu ne lisent pas ce que tes interrogations ou contre-vérités ont apportés comme commentaires constructifs.

    Puisque tu ne sembles pas lire les liens, je vais t’en faire un résumé ici :

    les TEC urbains, créent des zones de forte densité autours des gares/arrêt, en reliant ces points de densité renforcée entre eux.
    Ce qui n est pas, et ne s appele pas, de l étalement urbain (le nom exact doit être dans le lien de carfree…. ou dans les liens, en bas du lien de carfree).

    (à l inverse, l auto détruit toutes les zones de forte densité : elle permet qu’on s installe n’importe où (zone d habitation, zone commerciale et zone industrielle tjrs plus lointaines), et, au fur et à mesure que de plus en plus de monde prend de plus en plus sa voiture (car la ville s est étalée, si bien que les distances se sont accrues, donc elle devient de plus en plus « nécessaire » pour aller faire ses courses, où pour amener ses enfants à la seule école restant sur les 4 « historiques » (concentration contre-nature des lieux, alongeant la zone de couverture, à l époque des réseaux, de la décentralisation et de la dématérialisation, qui rendent ces concentration non nécessaires*…)), il faut constamment augmenter le nombre de voies, et de parkings, ce qui nourrit l étalement, si bien qu’on se retrouve comme à houston, détroit ou L.A. http://www.manicore.com/documentation/sobriete_graph1.gif )

    De plus, les TEC..
    même les cheminots de la SNCF, qui ont le train gratuit, n habitent pas à cannes pour prendre leur service à dijon, nancy ou metz… (ou l inverse)
    Pour accepter de rester au-delà de 2×40 minutes dans les TEC urbain, en déplacements quotidien, il faudrait payer les gens pour qu’une telle distance-temps se généralise…

    (au passage, le Thalys n est pas un TEC urbain, et, Lille n est pas un village fictif remplis de rurbain, comme il y en a des milliers (millions?) autour des agglos françaises : c est un VRAI pôle, une vraie ville, ainsi, le thalys illustre malgré tout le lien entre 2 pôles de forte densité; et, son utilisation par des cadres sup parisiens vient de plusieurs facteurs : son confort, son prix, sa vitesse, la différence de prix des logements à paris et à lille, la difficulté de déplacements en IdF (plusieurs lignes de metro et RER saturées et TOUTES non ouvertes la nuit, bouchons en surface), la joie de vivre en IdF quand on n a pas les moyens de vivre décemment à paris, … )

    Le temps passé dans les TEC suffisent à ne pas vouloir le prendre pour rien.
    Mais si tu as la preuve de l inverse, si tu connais bcp de gens faisant un « tour gratuit » d’une ligne de bus, tram, ou RER, fait moi signe, çà m intéresse

    Par contre, certains font des tours de voitures par plaisir (et je ne parle pas que des runs) :
    une dispute à la maison ? hop, un saut en voiture, et une balade sur autoroute (ou ailleurs) pour « se détendre » (oui… je connais des gens qui ont une telle pratique… ils semble ne pas connaitre la marche, le jogging, le vélo…, la double, le bain, ou d autres pratiques…)
    C est encore plus vrai pour les tours en 2RM… qui peuvent même être des tours en rond, des tours sur place.. (surtout vrai pour les 50; les motos vont plutôt « ailleurs » avant de revenir)

    * une école à 1 classe par niveau, ou une petite clinique, peut être reliée à du personnel distant, pour divers conseils.
    de plus, certains personnels, sont très content de travailler 2 jours dans une structure, et 3 dans une autre :
    ce n est pas parce qu’une structure est trop petite pour accueilir 24/24 tous les corps de métiers, tous les spécialistes, qu’ils ne peuvent pas être présents 1 à 3 jours par semaine…
    (cas classique des profs de langues rares, travaillant sur 3, voire 4 ou 5 lyçées/collèges).
    Par contre, les études de sociologies montrent que, plus un établissement est concentré (école, collège, lyçée, prison,…)
    plus il acceuille de monde, plus les problèmes s’y multiplent et s y aggravent
    [ils s’y multiplient, et ne s additionnent pas : 3 écoles de 200 élèves fusionnent en 1 école de 600 élèves : il n y a pas une addition des pb des 3 écoles précédentes : il n’y a pas 3 fois plus de pbs dans la grande, que dans chacune des petites, mais un nombre supérieur à 3, avec aggravation des pires pbs (pourtant, nos élus sont pour ces regroupements… qui, quand on ne prend pas en compte les coûts cachés, comme les coûts sociaux, semblent faussement être financièrement interessant…)

    c est le pb du passage (dans l établissement) du village où tout le monde se connait, à la ville dépersonnalisée, avec phénomène de bande, et effet de groupe renforçant certains comportements interne à ce groupe.

    (il n y a plus un ou 2 mauvais éleves, que tous les instits connaissent et surveillent, et essayent d aider, mais « une nuée diffuse », que -vu le nombre total d éleves- la majorité des instit n’ont pas identifié (à part le chef, ou les chefs de chaque bande)]


    les bornes de recharge.. c est vraiment intéressant :

    comme les voitures élec font moins de pollution sur place (mais elles polluent dans les centrales..) que les voitures thermiques,
    les municipalités réfléchissent à leur offrir l élec gratuite…

    heu.. on croit réver…

    une voiture élec, c est 1.4 tonne sur la chaussée = c est de l usure de chaussée, de l occupation à sol en déplacement (40m² : 8m² du véhicule + la distance confisquée devant et derrière (et latéralement) le véhicule)) + de l occupation au sol en parking (10m²x3 à 10m²x5)
    ceci.. pour transporter 1.1 personne…

    chaque passager de tram, trolley, bus, ou autre TEC consomme moins d espace, et bcp bcp bcp moins d énergie pour se déplacer
    et on offrirait l élec gratuite à ces utilisateurs coûtant cher en chaussée, parkings, étalement urbain, consommation d’énergie et accidentologie ?
    on croit réver…

    c.f.
    http://carfree.fr/index.php/2009/03/13/couts-externes-des-transports/

    une voiture, à moteur à pédale (car le moteur élec n a pas un impact 0)
    aurait, comme les autres voitures, un coût de congestion de 6.58 et -si le pédaleur pédale assez vite pour avoir des accélérations égales à celles des autres voitures) un coût d accident de 3.17
    (le coût du bruit serait sans doute un peu inférieur à 0.08, et celui de la pollution, peut-etre du 1/3 d’un tram, soit 0.12, mais je vais les négliger.. alors qu’ils ne sont pas nuls..)

    soit, pour la meilleure des voitures, un coût mini de 9.75 par passager-km, pour une municipalité
    quand un usager du tram lui coûte
    0.18, et celui d’un bus 3.54…
    des TEC 3 à 50fois coûteux qu’un voiture théorique non polluante qui n existe pas…

    (et c est pire pour les voitures réelles, qu’elles soient élec, thermique ou à la graisse d oies)

  22. Jean-Marc

    Tiens, hier, à Paris, moins de 15j après le précédent, nouvel épisode de pollution atmo

    (et oui… on était juste passé en dessous après un W-E et une journée de circu alternée… donc forcément, le risque de rapidement repasser au-dessus était probable, comme je l avais dit le mardi ayant suivi la circu alternée du lundi..)

    Mais, à 3 jours d’un vote, et comme le seuil est frollé, mais pas dépassé,
    ils n ont pas osé re-imposer la circu alternée :

    si bien qu’à Paris, hier,
    – pas de circu alternée
    – pas de TEC gratuit

    MAIS une mesure essentielle, pour nos poumons :
    – parking auto gratuit…

    c est vraiment à pleurer…

    (précision :
    le seuil est frollé jeudi…
    donc, comme du lundi au vendredi, en cas de forte pollution, on garde une partie de la pollution de la veille… ne pas avoir demandé la circu alternée pour ce jeudi (et/ou vendredi), c est prendre le risque de dépasser le seuil ce vendredi…
    hors, le but, pour la santé publique n’est pas de dépasser ce seuil le moins souvent,
    mais bien de ne JAMAIS l atteindre… donc de prendre toutes les mesures possibles, avant de le dépasser… pour s en éloigner le plus possible..)

  23. goupilette

    Quand la vieille femme a choisi le sac en plastique pour ses produits d’épicerie, la caissière lui a reproché de ne pas se mettre au «vert».

    La caissière dit à la femme que la génération de la vieille femme ne comprenait tout simplement pas le mouvement environnementaliste, que seuls les jeunes allaient payer pour la vieille génération qui a gaspillé toutes les ressources!

    La vieille femme s’est excusée et a expliqué:«Je suis désolée, nous n’avions pas le mouvement vert dans mon temps».

    Alors qu’elle quittait le magasin, la mine déconfite, la caissière en rajouta: «Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources à notre dépens. C’est vrai, vous ne considériez absolument pasla protection de l’environnement dans votre temps!».

    La vieille dame admît qu’à l’époque, on retournait les bouteilles de lait, es bouteilles de soda et de bière au magasin. Le magasin les renvoyait à l’usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau;on utilisait les mêmes bouteilles à plusieurs reprises. À cette époque, les bouteilles étaient réellement recyclées mais on ne connaissait pas le mouvement vert.

    « En mon temps, on montait l’escalier. On n’avait pas d’escaliers roulants dans tous les magasins ou dans les bureaux. On marchait à l’épicerie aussi. On ne prenait pas un bolide à 300 chevaux-vapeur machine à chaque fois qu’il fallait se déplacer de deux coins de rue. Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement vert.

    A l’époque, on lavait les couches de bébé; on ne connaissait pas les couches jetables. On faisait sécher les vêtements dehors sur une corde à linge; pas dans un machine énergétique avalant 220 volts. On utilisait l’énergie éolienne et solaire pour vraiment sécher les vêtements.

    A l’époque, on recyclait systématiquement les vêtements qui passaient d’un frère ou d’une soeur à l’autre. C’est vrai ! on ne connaissait pas le mouvement vert.

    À l’époque, on n’avait qu’une TV ou une radio dans la maison; pas une télé dans chaque chambre. Et la télévision avait un petit écran de la taille d’une boîte de pizza, pas un écran de la taille de l’État du Montana.

    Dans la cuisine, on s’activait pour brasser les plats et pour préparer les repas; on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques spécialisés pour tout préparer sans efforts.

    Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste, on utilisait des rembourrages comme du papier journal ou de la ouate, pas des bulles en mousse de polystyrène ou en plastique.

    À l’époque, on utilisait du « jus-de-bras » pour tondre le gazon; on n’avait pas de tondeuses à essence auto-propulsées.

    À l’époque, on travaillait fort physiquement; on n’avait pas besoin d’aller dans un club de santé pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l’électricité. Mais, vous avez raison: on ne connaissait pas le mouvement vert.

    A l’époque, on buvait de l’eau à la fontaine quand on avait soif. On n’utilisait pas de tasses ou de bouteilles en plastique à chaque fois qu’on voulait prendre de l’eau.

    On remplissait les plumes-fontaine au lieu d’acheter un nouveau stylo. On remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir tout simplement à chaque rasage. Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement vert.

    A l’époque, les gens prenaient le tramway et les enfants prenaient leur vélo pour se rendre à l’école au lieu d’utiliser la voiture familiale et maman comme un service de taxi de 24 heures.

    On avait une prise de courant par pièce, pas une bande multi-prises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables aux jeunes d’aujourd’hui.»

    La vieille dame avait raison : à son époque, on ne connaissait pas le mouvement vert; mais on vivait chaque jour de la vie dans le respect de l’environnement.

    Auteur inconnu

  24. HoptownLama

    Récit très bien écrit… Bien qu’il puisse ne s’agir que de fiction, c’est bien la preuve que les modes de vie actuels sont fortement liés à une consommation de masse.
    Avant de chercher qui pollue le plus, à désigner un coupable autre que soi justifiant son gaspillage de ressources, il serait bon de regarder en soi et avoir le courage de se remettre en question.

    Démarche en voie de disparition, dans un monde où le passage à l’âge adulte (c’est-à-dire responsable) a tendance à être précoce dans les paroles mais tardif dans les faits…

    Encore bravo pour cette fable.

  25. Jean-Marc

    C est bien écrit
    (d ailleurs, Jean-Marc Jancovici a aussi écrit dessus, mais de façon inversée : en parlant d’une personne qui n est pas officiellement écologiste, mais dont les conseils pratiques sont ecologiste : http://www.manicore.com/documentation/ecologistes/coffe.html )

    Cependant,
    il ne faut pas confondre le greenwashing ou l excuse environnementale, avec l évolution du mode de vie de 50 dernières années :
    s’il est stupide d acheter un nouveau produit dont on n a pas vraiment besoin, simplement, parce qu’il est en matériau recyclé; par contre, si on doit acheter un produit (par ex, un T-shirt), autant en récup un d occase, soit par un don, soit par une fripperie, ou alors, en acheter un fait à base de matière bio ou recyclée.

    Le truc, Goupilette, alors qu’il ne fait que décrire la mise en place de monde industriel, du monde de la (sur)consommation, ton texte stygmatise le mouvement vert, qui n a pas réussit à empêcher celà (et, en celà, il se trompe de cible).
    Cependant, rien n empêche chacun de refuser (ou de limiter) ses achats de produits surgelés, ou, de façon générale, de produits préparés, et de ne pas aller au supermarché

    Rien (ce n est pas une découverte, sur ce site), n empêche chacun de ne pas acheter de voiture, et -achat lié- les centaines d’hectolitres de carburants qui serviront à faire en sorte qu’elle déplace sa carcasse de plus d’une tonne.

    Pour ma part, chez ma grand-mère, il y avait une source d eau, dans la maison : une pompe à main reliée à un puit
    (donc pas d eau courante, ni d eau chaude au robinet… on mettait l eau sur le fourneau, pour avoir de l eau chaude)
    et un fourneau dans la cuisine : les fourneaux des chambres n étaient souvent pas alimenté :
    bassinage, gros pyjama et édredron pour dormir.. dans une pièce, où (simple vitrage..) l’intérieur de la fenêtre était couvert de givre, en hiver
    (pourtant, les rares fois où j ai dormis chez elle en hiver.. c etait supportable, bien que « frais » : on trainait à discuter (malgré la présence de la TV, on la regardait peu) dans la cuisine, puis on partait se coucher).

    Après, les lames de rasoir, pour manche réutilisable, existent toujours (et même les rasoirs coupe-choux, à aiguiser sur du cuir, ou les tondeuses à main)
    De même que les langes lavables
    (ou le café en paquet de 250gr, et non en dosettes, un des succès les plus aberrant et polluant de la cuisine, de ces dernières années)

    De même, à part pour les monteurs /installateurs professionnels, y passant plus d’une heure par jour,
    quand on a juste 3-4 travaux à faire par mois,
    le tournevis existe tjrs : personne n est contraint à l achat d’une visseuse nucléaire (qui est déchargée, ou en panne, quand on en a besoin..)

    A l’époque de nos grands-parents,
    ils ne pouvaient acheter chez picard*, ni acheter des dosettes de café, si bien qu’ils etaient sobres sans même le savoir, sans se rendre compte qu’ils pouvaient acheter/polluer plus

    * d ailleurs, ils n avaient pas de congel, et, pour nos arrière grand-parents, pas de frigo non plus…

    (ainsi, ma grand-mère n a jamais acheté ni tél portable, ni ordi.. mais l’idée qu’elle en achete ne serait venu à personne : à part quelques rares bidouilleurs, seuls les PDG et autres cadres sup pouvaient -éventuellement- en avoir l usage.. )

    Nous, maintenant, nous avons le choix :
    On peut gaspiller, acheter du jettable et du suremballé, OU PAS.

    Faut-il faire +/- comme les amish, vivant comme au XIX, mais en décidant de vivre, par ex, comme en 1950 ou (au plus) 1970 ?
    On peut… mais on peut aussi vivre comme au XXI, sans tomber dans les excès de la surconsommation…

    (par ex, acheter un ordi d occase, et installer linux dessus (avec LibreOffice et de nombreux autres logiciels à jour dessus), afin de pouvoir avoir un ordi de 6-7 ans fonctionnant bien, plutôt que d acheter un nouvel ordi tous les 3-4 ans, avec des restrictions logicielles, faisant qu’il faudra changer d OS et donc d ordi (vu les pré-requis de chaque nouvel OS windows ou apple) pour faire tourner la suite Office nouvelle version (suite existant déjà avec windows 95, je crois) : réussir à nous vendre un ordi tous les 3 ans, pour avoir une nouvelle version d’un traitement de texte, d’un tableur et d’un navigateur… sont vraiment très forts.. (ou leurs acheteurs, sont vraiment… pas forts du tout (pour rester poli)]

    Tiens, XP n est plus supporté depuis qq mois : il n y aura plus aucune mise à jour gratuite (ni même payante) de sécurité dessus…ceux qui ont acheté des logiciels ne tournant que sur XP prennent donc des risques à vouloir continuer à utiliser leurs logiciels achetés légalement, et qui ont donc une durée de vie limitée, même s’ils continuent à faire très bien ce pour quoi ils ont été acheté… (cas classique des logiciels de matériel professionnel : une machine de 100K ou plus, commandée par un ordi, mais sous windows, ce qui fini par poser pb… et, malgré ce problème récurrent, tous les ans, de nouvelles machines à 100K et plus continuent d être achetées, avec un logiciel sous window, alors que, le plus souvent, une version unix ou linux de ce même logiciel de commande de la machine est disponible…)

  26. BromptonAddictBromptonAddict

    C’est un texte qu’on voit traîner sur facebook. Et dans l’original que j’ai la fin était plus vulgaire du style: « ne venez pas nous faire ch*** avec votre mouvement écologique »

  27. Struddelstruddel

    De JEAN-MARC

    Faut-il faire +/- comme les amish, vivant comme au XIX, mais en décidant de vivre, par ex, comme en 1950 ou (au plus) 1970 ?
    On peut… mais on peut aussi vivre comme au XXI, sans tomber dans les excès de la surconsommation…

    Tout à fait Jean-Marc, dans un tout autre style, on peut aussi se faire plaisir (réaction par rapport à ne personne qui m’expliquait que si on va dans mon sens, on ne consomme que de l’eau et on vit dans la forêt) tout en réfléchissant à la durabilité de ce qu’on achète et aux conséquences écologiques que l’achat peut avoir :

    étant un grand amateur de café (on pourrait débattre du fait de consommer du café en France alors que ce n’est produit que dans des pays du sud mais bon), je me suis mis à la recherche d’une machine à espresso : pure produit de consommation ?

    Oui et non ; plutôt que de céder à la mode Georges Clooney et ses machines à changer tous les 5 ans utilisant des capsules ultra polluantes, utilisant du café produit de façon intensive, et de m’enfermer dans le système marchand d’une marque unique propriétaire de son format unique (donc même si on va chez la concurrence pour le consommable, on verse une obole à Nestlé indirectement), je me suis dirigé vers une machine professionnelle italienne d’occasion (donc rien à produire) réputée pour sa grande fiabilité (certains modèles ont plus de 20 ans et fonctionnent encore parfaitement) et ne nécessitant que du café moulu que je peux choisir selon mes conditions (chez un torréfacteur local qui m’explique d’où viennent ses grains, qu’il a juste à placer dans ma boîte à grain, donc aucun emballage). Idem pour le moulin de comptoir qui va avec, racheté à un bar qui fermait ses portes pour une somme modique.

    On peut parfaitement se faire plaisir et vivre avec son temps (oui, on retrouve une machine espresso électrique dans la plupart des ménages français depuis quelques années, non, je n’utilise pas de dubelloire du XIXè siècle) sans se vautrer dans la sur-consommation imposée en choisissant ce que l’on consomme et surtout en réfléchissant à sa façon de consommer …

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