5 minutes ne vous sauveront pas la vie

Ceci est un message adressé à tous les automobilistes urbains qui veulent à tout prix gagner leurs précieuses cinq minutes chaque matin.

En ville, la grande majorité des usagers de la route, même si inattentifs, restent courtois hors heures de pointe. Il y a bien sûr des exceptions dans les centre-villes très denses ou à Paris, mais globalement, il est possible de circuler sans trop de danger en milieu de journée.

Trois exceptions notables cependant : le matin entre 7h et 10h, le soir entre 17h et 20h et la nuit entre 21h et 6h (ce dernier cas étant particulier et étant du a l’absence de danger ressenti par les usagers pensant être seuls sur la route à ce moment,  à l’alcool ou autres substances, et à l’euphorie de la vie nocturne).

La circulation est donc relativement tranquille entre 6h et 7h du matin, entre 10h et 17h en journée, et le soir entre 20h et 21h (constat personnel après 10 ans de circulation dans différentes agglomérations en centre et en couronne).

Le pire est situé le matin aux heures de pointe des pendulaires. Tout est bon pour gagner ses précieuses cinq minutes : griller les priorités, passer en force, dépasser dans des rues étroites quitte à monter sur le trottoir si ça ne passe pas, et quand vraiment on est bloqué, on klaxonne ou on hurle, en pensant peut-être que la personne bloquant le passage le fait exprès dans un moment égaré de méchanceté gratuite.

Le problème est que ces actions mettent en danger toutes les personnes impliquées dans ces situations en augmentant considérablement le risque de collision. Encore le matin de la rédaction de cet article, un automobiliste a tenté de me dépasser dans une rue très étroite dans laquelle je roulais pourtant à une trentaine de kilomètres à l’heure, manquant de m’éjecter sur le bas-côté de la route et m’obligeant à freiner en urgence et à m’arrêter sur le trottoir pour me mettre en sécurité …

Entre 10h et 17h, toutes les voitures que je suis ne dépassent pourtant jamais les 30 km/h, vitesse qu’on adapte de façon relativement naturelle dans ce genre de rue étroite bordée de pavillons desquels peuvent surgir des enfants à chaque instant.

Cette personne a tourné au même endroit que moi, et bien qu’étant obligé de reprendre mes esprits et de retourner sur la route pour reprendre mon chemin, je suis arrivé juste derrière lui au STOP qui suivait : le temps gagné a donc été nul, la mise en danger a été totalement inutile.

Quel est donc l’intérêt de ces mises en danger gratuites ? Les personnes au volant dans ces cas là sont absolument persuadées qu’il vaut mieux tenter quelque chose plutôt que de perdre du temps, car elles en sont certaines : si elles s’arrêtent au STOP ou au rond point le temps d’attendre que les autres usagers passent, ou si elles restent derrière un vélo (peu importe sa vitesse, être derrière un vélo fait perdre du temps, c’est mathématique), elles vont mettre plus de temps sur leur trajet et elles risquent d’arriver en retard.

En réalité, le temps gagné est bien souvent totalement nul puisque la circulation ramène bien souvent la réalité de la vitesse effective de l’automobile à sa juste valeur aux heures de pointes : un des véhicules les plus lents.

Quand bien même la manœuvre dangereuse aura-t-elle fait gagner les précieuses cinq minutes (ce qui est loin d’être systématiquement vérifiable), elle aura permis d’arriver … cinq minutes plus tôt dans les embouteillages suivant. Le temps gagné sur le trajet total reste nul.

Maintenant, imaginons qu’à force de manœuvres toutes plus périlleuses les unes que les autres, les cinq minutes aient réellement été gagnées : est-on réellement à cinq minutes lorsqu’on arrive sur son lieu de travail ? Si le retard est exceptionnel, nous en tiendra-t-on vraiment rigueur ? Si le retard est systématique, n’y a-t-il pas quelque chose à modifier au moment de partir plutôt que de mettre la vie de tous en danger à chaque trajet pendulaire ?

Sur le trajet qui mène à la crèche de mon fils, je rencontre un passage à niveau dont les barrières sont soit abaissées, soit relevées. Quand elles sont relevées, je gagne probablement cinq minutes puisque je n’ai pas à m’arrêter et que je peux passer normalement. Quand elles sont abaissées, je me retrouve à m’arrêter, puis à attendre que le train passe, puis à repartir. Pourtant, chaque jour, j’arrive à peu près à la même heure sur mon lieu de travail : ces quelques minutes « perdues » n’ont donc rien changé à mon temps total de trajet. Finalement, c’est comme attendre à un feu rouge, peu importe le nombre de feux rouges rencontrés sur un trajet, globalement, à condition de circulation égale, ce facteur n’intervient pas dans le temps total de trajet.

Parfois, il arrive que certains automobilistes entreprennent des manœuvres compliquées pour sortir de chez eux et semblent me regarder un peu gênés me voyant attendre que la manœuvre soit finie : qu’ils soient rassurés, j’arriverai à la même heure que d’habitude, il ne sert à rien de risquer l’accident en me faufilant au dernier moment pour passer coûte que coûte.

Le problème est que dans la bulle que représente l’habitacle automobile, on ne se rend pas compte du danger que l’on crée lorsqu’on cherche à gagner ces précieuses minutes. L’automobiliste qui m’a dépassé en m’éjectant pratiquement sur le trottoir devait être persuadé qu’il passerait sans encombre et n’a même pas du remarquer que j’ai été obligé de me mettre à l’abri pour éviter tout risque.

Le sentiment de sécurité que procure le confort de l’habitacle automobile est un réel problème dans ce genre de cas, et peu d’automobilistes n’ayant jamais pratiqué régulièrement le vélo urbain se rendent compte du sentiment de danger éprouvé lorsqu’on est frôlé par une voiture.

D’autant plus qu’outre l’habitacle protecteur, la distance séparant le conducteur du cycliste (levier de vitesse + siège passager + carrosserie) augmente le sentiment de passer « large », là où le cycliste sent la carrosserie passer proche de son corps directement.

On ne parle ici que de ressenti, mais le danger est bien réel : entre deux voitures, le sentiment de sécurité sera partagé, mais l’accident aura autant de chance d’avoir lieu malgré tout ; les carrosseries ne ressentent rien, mais si elles se frôlent de trop près, elles tapent.

Alors, pensez-y, acceptez de perdre ponctuellement quelques minutes, l’impact final sera souvent minime par rapport au risque encouru, et on n’est jamais totalement maître de son véhicule lorsqu’on est stressé par le temps.

Source: http://pasdevoiture.wordpress.com/

Struddel

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Une vie sans voiture est possible

23 commentaires sur “5 minutes ne vous sauveront pas la vie

  1. Pédibuspedibus

    Sujet crucial pour le développement durable et bien sûr la sécurité et la tranquillité des pratiquants des modes actifs en ville.

    Le sujet connexe, déjà abordé sur le site, est évidemment le concept de « slow citta », même si la taille maximale des villes éligibles est de 40.000 habitants il me semble.

    Si on retient idéologiquement le concept de Brundland de « ville compacte » alors bien sûr la vitesse et la notion de temps, qui caractérisent fortement l’automobile en particulier, sont disqualifiées.

    Evincer bien davantage encore ce mode dans le périmètre actuel des pôles urbains aiderait sûrement à remettre les pendules à l’heure…

  2. Vincent

    Idée à tester pour voir si les totomobilistes se comportent différemment : attacher sur le porte-bagage arrière une barre bois/métal ou une nouille de piscine de couleur bien visible, longue du mètre qu’impose le Code de la route pour dépasser un vélo en ville

    http://velobuc.free.fr/distancelaterale.html

    En plus, la loi n’indique pas l’origine : si c’est l’extrêmité du guidon, ça fait encore plus large 🙂

  3. Jean-Marc

    « En plus, la loi n’indique pas l’origine : si c’est l’extrêmité du guidon, ça fait encore plus large 🙂 »

    Sisi, c est la distance latérale de déplacement
    = c est 1.5 (ou 1M en agglo) à partir du point le plus proche de la personne la dépassant,

    (c.f. le texte de la loi, dans ton lien :
    IV- [..] Il ne doit pas en tout cas s’en approcher latéralement à moins de 1 mètre en agglomération et de 1,50 mètre hors agglomération)

    donc, si tu mets une nouille de piscine (flexible, souple),
    légalement, les voitures doivent doubler MINIMUM à 1.5m (1m en agglo) de l extrémité de la nouille.


    Tiens, à quand une évolution de cette loi, de 1.5m à (dérogation) 1m « en agglo »,
    à 1.5m, et (dérogation) et 1m « dans les zones à 50km/h et moins » ?

    1m en ville, mais dans une zone 70, c est vraiment pas beaucoup…

  4. Vincent

    Merci pour l’info.

    On ne va pas non plus exagérer : déjà, s’ils respectent le 1m à partir du guidon, ça sera déjà bien.

    Idée : placer une pièce en métal pour griffer la carosserie et ajouter le slogan « Qui s’y frotte s’y pique » 🙂

  5. Struddelstruddel

    Je ne sais pas ce qui m’irrite le plus entre le danger lié au frôlement ou le fait que les gens n’aient aucune conscience du danger que ça crée.

    Dernière « discussion » avec un automobiliste m’ayant taillé un short
    – je vous rappelle que c’est 1m en ville pour dépasser
    – roh ça va vous êtes pas mort.

    Non seulement il n’en a pas conscience, mais en plus, il s’en tape clairement.

  6. KOVANOV

    VINCENT=> Idée : placer une pièce en métal pour griffer la carosserie et ajouter le slogan « Qui s’y frotte s’y pique » 🙂

    mon beau père m’as également évoquer l’idée le week end dernier, avec ca il risque de faire plus attention, car l’ automobiliste est plus attaché a son tas de toles plutôt qu’a la vie des autres usager

  7. Vincent

    Tout à fait.

    D’ailleurs, un attachement pareil à une boîte en métal, ça relève de la psychiatrie.

  8. jerome

    bonjour,
    depuis peu je me suis mis à aller au bureau en vélo, plutôt que scooter. J’adore. Je ne viens pas faire de provoc, ceci dit, on peut retourner le problème dans l’autre sens assez facilement. 5 minutes de perdues, c’est pas la mort, mais pourquoi donc nous les cyclistes (ou une grande partie) ne nous arrêtons pas systématiquement au feux rouges? Pourquoi nous les cyclistes nous faufilons entre les voitures quand ils sont en queueleuleu à un feu/stop et qu’il n’y a pas de piste cyclabe digne de ce nom.
    Perso, l’idée d’un bras en métal qui oblige l’automobiliste à s’écarter, j’y ai pensé deux secondes… Ca me gênerait lorsque je voudrais me faufiler. tout ça pour dire que tout ceci n’est pas un problème de voitures contre vélos mais plutôt une question d’attitude.
    Depuis 1 mois que je vélotaf (comme on dit), je suis agréablement surpris par les voitures qui d’une manière générale me respectent sur la route. Je fais pareil, lorsque je suis dans une côte et que je n’avance pas, sur une route étroite, si je sens/vois qu’une voiture est derrière moi coincée, je prends la peine de m’arrêter sur un bateau et de le laisser passer… Bref, c’est pas tout noir ou tout blanc comme pourrait le laisser entendre ton billet.

  9. Jean-Marc

    « Pourquoi nous les cyclistes nous faufilons entre les voitures quand ils sont en queueleuleu à un feu/stop « 

    Je ne sais pas pour les autres,
    mais je vais te répondre pour moi :

    parfois, je me faufile entre les voitures, COMME LA LOI M’AUTORISE À LE FAIRE, afin de remonter une file de voiture,

    et ainsi, montrer aux automobilistes qui sont dedans, et donc les derniers arrivés dans la file, ceux qui ont souvent accélérés comme des malades pour me doubler vitevitevite 20m plus tôt, pour freiner qq mètres après m avoir dépassé,
    que leur comportement est complétement crétin :

    s’ils ne voient pas le doublé (moi) les re-doubler juste derrière,
    ils risquent d imaginer qu’arriver le premier à coller les 5 voitures attendant déjà à un feu est un bonne idée…

    et que faire, juste avant, une queue de poisson mettant une vie en danger est une attitude normale à avoir…

    Les RE-doubler, c est une façon d agir sur leur imaginaire, de marquer leur esprit :
    ils voient bien que j avance sans effort, sans être un grand sportif, et sans chercher à foncer

    (d ailleurs… à 30M d un feu avec des voitures à l arrêt, j’arrête de pédaler, et je suis en roule libre : les voitures que je remonte à un feu, c est en roue libre… elles me voient les dépasser alors que je ne fais aucune dépense énergétique, mais que je gère mon effort précédent)

    Ensuite,
    il y a une différence gigantesque, entre un cycliste qui -éventuellement- passe à la limite, à un endroit, et entre un automobiliste qui fait la même chose
    (en sachant, que je vois 99,99% des automobilistes faire VRAIMENT n’importe quoi en ville*, de façon totalement illégale.. mais jamais sanctionné..) :

    un cycliste se met, au maximum, en danger (et ses enfants, s’il a un ou des sièges enfant, ou une remorque enfants)

    un autmobiliste, se met lui, ses passagers, mais encore plus, toutes les personnes autour de son véhicule en danger :

    les conséquences d’un comportement inadapté ne sont pas du tout les même, s’ils sont fait par un cycliste ou un automobiliste…

    de même, un jongleur avec 3 balles en mousse seul sur une plage vide ou un jongleur avec des massues enflammées dans une station essence bondée, n entrainent pas les même conséquences quand ils font un mauvais lancé…

    * je vois 99,99% des automobuilistes faire n’importe quoi en ville

    quelques exemples, non exhaustifs :

    – combien respectent la distance de sécu entre véhicule ? (minimum 2 minutes, en cas de bonnes conditions… mais temps à augmenter si la visibilité, le temps, l état de la chaussée, la congestion, la présence de piétons, de cyclistes d animaux ou de tracteurs, une montée ou un virage sont présents…)

    – combien ralentissent à l approche de CHAQUE intersection, comme le stipule le code de la route ? mais, au lieu de celà, s’il y a un feu à cette intersection, ACCÉLÈRENT de façon irresponsable et illégale, s’ils arrivent à un feu vert, orange, voire rouge depuis moins de 2 secondes ?

    – combien, parce que le feu est vert, s engagent sur un carrefour dejà encombré par les véhicules les précédant ? (si on ne peut pas quitter le carrefour, si on risque de bloquer les voies, par ex, à une ambulance arrivant perpendicualirement toute sirène hurlante, il est INTERDIT de S ENGAGER dans le carrefour)

    – combien ne savent pas s arrêter à un feu, c est à dire AVANT la ligne au sol, mais la dépassent allégrement ? (au contraire, un cycliste à le DROIT de dépasser cette ligne, pour accéder au sas vélo)

    – combien roulent, de jour, avec les feux allumés (de plus en plus….) fatigant plus les autres usagers, et donc entrainant un risque d accidents déportés dans le temps plus grands ? (ces derniers, ces « allumés », sont malheureusement de plus en plus nombreux, ces 2 dernières années)

    et encore.. je n ai pas encore abordé ceux qui font n’importe quoi quand ils voient un cycliste :

    – ceux qui le doublent sans respecter la distance latérale de sécu

    – ceux qui le klaxonnent illégalement, car sans cause de danger important et immédiat (en dehors de eux, klaxonnant de façon injustifiée, pouvant entrainer un sursaut, voire une chute du cycliste ainsi surpris, il n y a pas de danger…)

    – ceux qui, quand ils se font doubler par un cycliste (roulant sur la voie de gauche, lors de ce dépassement, comme le spécifie la LOI), accélérent et le remontent, et le doublent par la droite ? risquant de lui rouler dessus ou de l accrocher pendant qu’il se rabat sur la voie de droite ?

    (il est INTERDIT d accélérer quand qq un te dépasse, même si c est un cycliste : on DOIT garder sa vitesse constante, mais on peut aussi, pour l aider, et lui permettre de se rabattre plus vite, diminuer sa vitesse… pour après le doubler par la gauche, une fois qu’il se sera rabattu)

    et tant et tant de comportements illégaux et dangereux mais cependant tolérés complaisement par la police, tous les jours…

  10. Jean-Marc

    oups,
    le mimimum légal est de 2 secondes en cas de bonnes conditions (toutes causes), et pas de 2 minutes

    (deja que beaucoup sont sous la demi-seconde, même si les conditions environnantes les obligent légalement à être au-delà de 2 secondes… alors je ne les imagine pas pouvoir être à 2 minutes…)

  11. Zeed

    L’autre jour je me suis pris la tete avec ma femme;elle regardait turbo.
    Pfffff je déteste cette émission,elle me fait littéralement GERBER,on dirait une émission de télé-réalité ratée pour des gens complètement ravagés par la démagogie bagnolistique,et tous aussi ratés…..

    Et l’autre dominique,là,tout heureux d’avoir le privilège d’essayer la nouvelle Pagani Huayra
    ( joujou de merde surpuissant à un million d’Euro )…

    Et les beaux yeux verts de ma dulcinée pétillent devant ce sale tas de ferraille putride et malfaisant…
    Alors moi je gueule: Eh ké! 1 000 000 € ce tas de merde ça sert à rien!
    Elle me répond:Bin quoi?Mets toi à la place de ceux qui sont riches et qui ont les moyens de se l’offrir!Tu ferais pareil,toi!
    Moi:Bin non ça sert à rien.Fo vraiment etre taré pour balancer un million € dans un tas de ferraille….

    Et meme sans parler de richesse,la dépendance voire l’attachement à la bagnole ( Vincent ) que ce soit une merde à 1M€ ou une simple 4L pose des problèmes de santé mentale…

    Et je citerai Jean Giono,qui disait que l’homme n’a pas avancé d’un pas vers le bonheur depuis qu’il a inventé la roue.

     » On est tous des moitiés.Tant qu’on inventera dans la mécanique et non dans l’amour,on n’aura pas le bonheur. « 

  12. Nikos

    Quand les automobilistes finiront ils par intégrer dans leur petite tête formatée que les vélos sont DES VEHICULES A PART ENTIERE !! ..

    Idée de Sticker : pressé d’arriver en retard ?

    un cycliste invétéré

  13. Struddelstruddel

    De JEROME

    5 minutes de perdues, c’est pas la mort, mais pourquoi donc nous les cyclistes (ou une grande partie) ne nous arrêtons pas systématiquement au feux rouges?

    (Je m’arrête à tous les feux rouges en ce qui me concerne, comme la loi l’indique.)

    Ce qui importe ce n’est pas de savoir qui est le méchant ou le gentil dans l’histoire, mais de savoir si on met la vie d’autrui en danger ou pas.

    Il me semble difficile de risquer la vie de quelqu’un en remontant une file de bagnoles qui attendent à un feu.

    Pour les feux grillés c’est plus discutables, mais je condamne de la même manière tout risque mettant la vie d’autrui en danger sur la voie publique.

    Maintenant, en proportion, j’ai bien plus été mis en danger par des automobiles que par d’autres types d’usagers, indépendamment du respect ou du non respect du code de la route.

  14. LomoberetLomoberet

    « mais pourquoi donc nous les cyclistes ne nous arrêtons pas systématiquement au feux rouges ? »

    Parce qu’IL N’Y A PAS de feux rouges !
    Il n’y a que des FEUX BLEUS !

    Les feux BLEU MANDARINE : tu passes en faisant gaffe que les abrutis motorisés circulant sur les voies perpendiculaires ou adjacentes ne soient pas par distraction ou par inadvertance en train de franchir le carrefour, sinon T’ES MORT ! et l’abruti motorisé prétendant de son feu était encore vert se fait rembourser la rayure que ton vélo a fait sur son pare-choc !
    Les feux BLEU CERISE : tu passes en faisant vachement gaffe qu’il n’y ait pas de salopards motorisés circulant sur les voies perpendiculaires ou adjacentes, sinon T’ES MORT ! et le salopard motorisé prétend qu’il roulait à une vitesse réduite et qu’il a regardé partout, et que tu ne portait pas de casque (piège à cons), et que en plus il y a une rayure sur sur son pare-choc !
    Les feux BLEU SAPIN : tu passes en faisant gaffe que les crétins motorisés circulant sur les voies perpendiculaires ou adjacentes n’aient pas la mauvaise idée de passer tout de même, sinon T’ES MORT ! et le crétin motorisé racontera qu’il ne voulait pas te tuer, mais qu’il était en retard, qu’il répondait au téléphone parce que on l’avait appelé, qu’il n’avait pas bien vu la couleur du feu, que tu ne portais pas de casque (piège à cons) et que la veille (ou la semaine avant) il avait vu 5 cyclistes qui ne roulaient pas en fille indienne dans les gravillons et les morceaux de verre brisés pour laisser la place aux crétins motorisés, et que « on n’allait quand même pas lui enlever un point de permis alors que son pare-choc était un peu abîmé !
    MORALITE :
    Il n’y a pas les cyclistes qui respectent le « code de la route »
    et les cyclistes qui s’en b…. foutent !
    Il y a les cyclistes VIVANTS et les cyclistes ASSASSINES !

  15. jerome

    merci pour vos retours, je suis bien d’accord avec vous dans le fond. Lorsque je remonte une file, ou lorsque je grille un feu (ça m’arrive…) à priori cela n’engage que ma sécurité et mon intégrité physique. Aucunement celle de l’automobiliste; griller le feu peut néanmoins mettre en danger un autre 2 roues, motorisé ou pas, ou un piéton. Pas plus tard que ce matin, je me suis fait frôubler (contraction de doubler/frôler) par un c..nard que je redepassais 10 mètres plus loin parce qu’il y avait un ralentissement de SA circulation; autant vous dire que lorsque Sa circulation a accélerée je me suis bien mis au milieu, l’empêchant ainsi tout dépassement. Ceci dit, 2 choses pour conclure, je ne suis pas très adepte de « la loi m’y autorise » ou « la loi ne l’autorise pas », je crois que sur nos vélos le bon sens est le plus important et globalement je suis plutôt agréablement surpris par l’attitude des automobilistes. Sur un trajet, j’ai l’impression d’avoir plus d’automobilistes qui font attention à moi que d’automobilistes qui me mettent en danger. Vous me direz, il suffit d’un seul pour que ce soit la cata! bonne route à tous en tout cas.

  16. Roger DélogoRoger Delogo

    Je suis assez fatigué des remarques sur « les cyclistes qui grillent les feux ». Généralement ça sous-entend « seuls eux le font ». Je roule tous les jours en vélo et je croise énormément de voitures qui grillent les feux. Tous les jours. J’ai du mal à comprendre cette façon de rejeter cette façon de faire uniquement sur les cyclistes, sachant que c’est une façon de conduire qu’on retrouve partout (voiture, vélo, 2RM, etc.).

  17. Jean-Marc

    « Sur un trajet, j’ai l’impression d’avoir plus d’automobilistes qui font attention à moi que d’automobilistes qui me mettent en danger. Vous me direz, il suffit d’un seul pour que ce soit la cata! « 

    Petit évaluation personnelle :

    Chaque jour, je côtoie AU MOINS 100 automobilistes dans ma voie ou la voie directement adjacente, et pouvant se rabattre sur ma voie
    pour 300 jours de sortie en vélo par an,
    et j espère bien rouler ainsi quotidiennement pendant 33,3 ans

    (33,3 : en comptant 30 depuis que je me suis mis au vélotaf quotidien, jusqu’à ma retraite… après ma retraite, sans doute que je sortirai un jour sur 2 ou 3, seulement, en vélo, voire moins, si bien que les 3.3 pourront servir plus une ou 2 décenies)

    100x300x33,3 = +/- 1 000 000 automobilistes (ou camions, ou camionnette)
    qui vont me croiser, pendant toute ma vie de cycliste

    (bon… en fait, celà va peut-être monter à 2 ou 3 millions, comme je n ai pas compter le nombre exact de voitures côtoyées quotidiennement…mais, si c est 2, 3 ou 4 millions, cela renforce le raisonnement, et ne le diminue pas)

    si UN SEUL (ou une seule) d entre eux, sur le million,
    s occupe plus :
    de son auto-radio,
    de son téléphone,
    de faire un gouzigouzi ou une rizette à l enfant dans le siège enfant sur la banquette arrière,
    ou de son passager sur le siège passager
    QUE de s occuper de la route, et des autres,
    je peux me retrouver mort ou gravement atteins.

    -> 1/1 000 000 d inattentif, et il y a risque de mort
    => je ne me contente pas d être content si 50,000001% des automobilistes font (légèrement) attention à moi :

    je TIENS à faire en sorte qu’à 99.999999%, ils n oublient surtout PLUS de regarder si un cycliste passe

    car je sais que, globalement, ce ne sont pas des assassins, des psychopathes,
    que les plus de 3 000 morts par an sur nos routes sont surtout du à de l inattention (contrairement aux 42 000 morts de la pollution : eux sont une conséquence normale et attendue, pas une conséquence « accidentelle et imprévisible » pour chacune de ces morts, même si elles sont statistiquement attendues, logiques et prévues, vu la façon dont les automobilistes conduisent…)

    Mais je ne me résigne pas à accepter de jouer à la roulette russe :
    Je tiens à mettre toutes les chances de mon coté, en leur montrant et leur rappelant constamment que d autres usagers sont présents sur la route.


    au passage, toute aide à la conduite,
    comme le « garage automatique », le limitateur de vitesse, la « descente contrôlée » ou autre,
    vous savez, ces gadgets qui fleurissent de plus en plus,
    est un DANGER :

    l automobiliste n a plus à s occuper de sa voiture -> son attention diminue, il devient un passager de la voiture qu’il conduit :

    sa vigilance chute, et il se permet de + en + de faire autre chose que de se consacrer à la conduite
    (exemple connut des routiers regardant des DVD…)

    Pourtant, l automobiliste, sorti de sa voiture, quand il coupe un tronc à la tronçonneuse, ou quand il se sert d’une perçeuse, il ne regarde pas un film et ne fait pas un gouzi gouzi en même temps qu’il tranche/perce ??? Si ???

    il le fait avant ou après… (pour l automobiliste responsable, celà correspond à attendre le feu ou le stop, OU à se garer pour téléphoner/lire ses SMS/faire rizette à bébé, et lui re-re-re-re-ramasser sa tétine qui a roulé sous le siège….)

    Hors ces 2 activités sont moins dangereuses, mettent dans des mains humaine, sous contrôle humain, une machine beaucoup moins puissante que ne l est une voiture…

  18. Laurent

    Faire des infractions au code de la route n’est pas payant en auto mais en vélo, c’est vraiment autre chose.

    Enfin, j’ajoute qu’il faut faire les infractions en toute connaissance de cause et prudemment quand on est en vélo : ce n’est pas de vulgaires points qu’on risque mais la santé voire la vie.

    Le code de la route a été inventé à cause de la voiture et pour la voiture. Que les automobilistes se débrouillent avec leurs lois à la c…

    Chacun sa croix, chacun son paradis !

  19. HoptownLama

    http://www.europe1.fr/France/Un-tiers-des-automobilistes-telephonent-au-volant-2105841/#

    « Les Français roulent trop vite en ville et téléphonent au volant, selon un baromètre TNS Sofres. »

    Pas que des « illuminés » du vélo qui le constatent. On fait quoi pour changer ? à part chacun changer ses habitudes ? (oulà un effort personnel à notre époque, mais vous n’y pensez pas ? vous devez être un extrémiste pour penser de telles ignominies ^^ !)

    Depuis dix ans, l’usage du téléphone « a révolutionné les habitudes de conduite des Français », avec deux fois plus de conducteurs qui reconnaissent téléphoner au volant. C’est l’un des enseignement du baromètre annuel Axa, à paraître mardi.

    LOL, « révolutionné » encore une superbe démo de novlangue. Merci Axa !

  20. Jean-Marc

    outch…

    « En ville (vitesse limitée à 50 km/h), « les mauvais comportements persistent » entre 2004 et 2014 avec un automobiliste sur deux qui reconnaît rouler « à plus de 65 km/h »
    et 3 sur 4 qui ne s’arrêtent pas systématiquement à un feu orange. »

    Si les 3/4 qui ne s arrêtent pas systématiquement à l orange ne me surprend pas du tout
    (en fait, j estime que c est les 4/5 des voitures qui ne le font pas, soit sans doute les 9/10 des automobilistes qui ne le font pas SYSTÉMATIQUEMENT; mais là, comme il s agit de fautes reconnues et avouées par le contrevenant, elles sont forcément sous-évaluée.)

    Par contre, comme je n ai pas de compteur,
    je n avais aucune idée de celà :

    1/2 des automobilistes qui avouent dépasser parfois, et en en ayant conscience, le 65 en zone 50….
    çà fait vraiment beaucoup, et pour un dépassement très loin d être négligeable, en ville…

    (malheureusement,
    la loi est très mal faite, pour faire comprendre ce que celà induit comme conséquences :
    l excès de grande vitesse est reconnue à +50 au-dessus de la vitesse légale, quelque soit cette limite.
    Hors, rouler à +50 sur une autoroute vide n a pas les même conséquences que rouler à +50 en ville, avec des carrefours partout, et des péitons ou cyclistes potentiellement partout

    au lieu d être à
    +50 sur autoroute
    +30 sur routes à 90
    +20 sur route à 70 et 80
    et
    +10 sur les routes à 50 et moins
    et ceci, juste sur route dégagée, et pouvoir être appliqué à TOUS en cas de vitesse excessive par rapport à la congestion
    (en cas de congestion, la limite officielle n a plus à intervenir : c est les personnes en face de soi, et à coté de soi, qui comptent…)

    si bien que rouler à 65km/h à 2 pas de piétons, qui peuvent être des enfants, des vieillards ou des aveugles, n est pas « si grave » que celà, dans l esprit de bcp :
    il reste de la marge, pour être en « excès de grande vitesse »…)

  21. Thierry

    Et quand je roule tout les jours dans Lyon, je vois la majeur partie de cyclistes faire absolument n’importe quoi, poussant parfois les automobilistes à adopter des comportements très imprévisibles, simplement pour éviter une collision avec un vélo.

    Je suis cycliste et je respecte le code de la route (ce qui inclut de s’arrêter aux stop, aux passages piétons, aux feux, etc.). Mais franchement, je passe pour un extra terrestre ! J’ai même reçu les félicitations d’un gendarme parce que je m’étais arrêté à un feu, déprimant.

    Alors je vous l’accorde très volontiers : il y a beaucoup de leçons de savoir vivre et de sécurité à donner aux automobilistes. Mais n’ignorez pas que chez les cyclistes c’est vraiment n’importe quoi…

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