La destruction du climat de la planète va – évidemment – avoir pour conséquence un génocide

PE-debout

J’étais sur le tarmac de l’aéroport Charles-de-Gaulle, et tout-à-coup, j’ai vu un Airbus A319 à 200 m de moi qui commençait à rouler vers la piste de décollage. J’ai marché vers l’avion, me suis positionné debout devant lui et l’ai bloqué. C’était il y a deux ans. J’ai alors réalisé cinq actions de ce type, et ai passé deux mois en prison.

Afin de ne pas détruire le climat de la planète, il ne faut pas dépasser 1,5 t de CO2 par personne et par an, toutes activités confondues. Un seul voyage en avion vous fait envoyer 2 t de CO2 dans la fine couche d’atmosphère de la terre en quelques heures seulement (1). Toute personne rationnelle comprend donc que pour ne pas détruire le climat, il faut – entre autres choses – interdire l’avion. A moins de penser que 2 + 2 = 3. En fait, sauf à faire dans la pyromanie, aucune autre activité dans votre vie n’est aussi efficace pour détruire le climat. Etant donné ces réalités, toute personne qui trouve une « raison » pour utiliser l’avion a trouvé une « raison » pour détruire le climat de la planète : on ne fait pas plus dingue.

L’ensemble des études scientifiques prouvent que d’ici 2030, dans à peine 15 ans, des parties entières de la planète seront en situation de sécheresse quasi-permanente (2). L’agriculture des pays des régions tropicales et subtropicales, entre autres, va être anéantie, et des dizaines de millions d’êtres humains vont être assassinés. Etant donné qu’il ne s’agira pas de fluctuations naturelles, mais de la conséquence prévisible, planifiée, de la pollution générée par des pays comme la France, ces millions de morts seront les victimes d’un génocide. Toutes les arguties juridiques et sémantiques jamais inventées n’y changeront rien. De manière plus générale, et étant donné nos connaissances actuelles, lorsque vous entendez l’expression orwellienne « croissance économique », pensez « génocide ».

Cela fait plus de 50 ans – une moitié de siècle ! – que les écologistes écologisent. Le résultat est grandiose : la planète est en phase de destruction accélérée. Combien de temps encore Greenpeace va-t-il nous gonfler en déversant un tas de charbon par terre ? Combien de temps encore Générations futures va-t-il nous gonfler en réalisant la 8 milliardième étude prouvant qu’il y a des pesticides dans nos corps ? Les écologistes français font penser à ces poulets dont on coupe la tête mais qui continuent de courir à toute berzingue avec un air très décidé. Les recettes qu’ils appliquent ont eu un demi-siècle pour prouver leur totale inefficacité, mais ils continuent comme si de rien n’était (3). Une évaluation honnête de ce bilan catastrophique permettrait peut-être d’envisager une approche plus combative, tout en continuant à respecter strictement le principe de non-violence.

Je passe en procès le 5 septembre pour une action que j’ai réalisée alors que j’avais déjà de la prison avec sursis sur la tête. Je ne suis accusé d’aucune violence, ni d’aucun vol. Il s’agit donc – presque par définition – d’un procès politique, en conséquence de quoi je n’aurai pas recours à un avocat, malgré le risque d’emprisonnement pour récidive. J’ai agi en ayant à l’esprit ce qu’ont dit les survivants des camps : toujours rester vigilant. Ils n’ont jamais dit que la seule forme que puisse prendre un génocide est celle mise en œuvre par les allemands au siècle dernier. Le système génocidaire actuel qui prépare la destruction du climat de la terre a besoin d’être protégé par des juges afin de continuer sa course folle. L’Histoire de France n’est pas très glorieuse, quand on parle de juges. Il n’en a pas manqué pour appliquer les lois selon lesquelles les esclaves étaient des objets. Il n’en a pas manqué pour appliquer les lois racistes de Vichy. Ceux qui me jugeront vendredi, qu’ils le veuillent ou non, devront décider si, en toute connaissance de cause, ils veulent défendre un système génocidaire.

On peut, on doit apprendre grâce à l’Histoire. Les gens qui interdisent par principe les comparaisons historiques interdisent la réflexion. L’une des raisons pour lesquelles j’ai réalisé ces actions, ce sont les conversations que j’ai eues avec la sœur de ma grand-mère, Alice Daum. Alors qu’elle avait 101 ans et toute sa tête, elle m’a raconté pourquoi elle s’est engagée dans la résistance, son arrestation par la Gestapo, et l’envoi de son mari en camp de concentration à Buchenwald. Lorsqu’un caporal autrichien cinglé publia « Mein Kampf », les Allemands ne pouvaient pas savoir qu’il y aurait Auschwitz 15 ans plus tard, même s’ils pouvaient comprendre que porter au pouvoir un malade mental n’est jamais une bonne idée. Aujourd’hui, notre génération peut savoir exactement ce qui se passera dans 15 ans étant donné qu’il s’agit de modifications physiques graduelles de la planète dont la science n’a aucun mal à prédire où cela nous mène (4). En ce sens, notre génération a encore moins d’excuses que la génération d’allemands des années 30. Personne en France ne pourra dire « Je ne savais pas ».

Mon patronyme n’est pas « Mandela ». Je manque de courage pour recommencer immédiatement ces actions, il m’est déjà arrivé, à bout de nerfs, de pleurer durant l’un de mes procès, j’ai peur de retourner en prison, où j’ai échappé à deux reprises par miracle à un tabassage en règle, et où j’ai dû cesser de manger pendant 10 jours pour obtenir un changement de cellule – le médecin de la prison de la Santé avait alors diagnostiqué un risque de coma hypoglycémique. Il se peut que vendredi, au moment de parler, je me révèle être un piètre avocat de la cause que je défends. Mais les évidences énoncées ici sont vraies en-dehors de ma personne. Comme l’a écrit Primo Levi, je ressens la honte que le crime de masse qui se prépare puisse être introduit irrévocablement dans le monde des choses qui existent (5).

Si quelqu’un pense qu’il est possible de détruire le climat de la terre sans provoquer un génocide, cette personne est cinglée.

Pierre-Emmanuel Neurohr
http://parti-de-la-resistance.fr/
Paris, le 2 septembre 2014.

Nota bene : le procès aura lieu vendredi 5 septembre, à 13 h – mais prévoir tout l’après-midi, d’autres affaires pouvant passer en jugement avant -, au Tribunal de Bobigny, 173 av. Paul Vaillant-Couturier, 14e chambre correctionnelle (métro Bobigny). L’audience est publique. Pour plus d’information : pierre@parti-de-la-resistance.fr ou 09 84 51 38 94.

(1) « Pour que les concentrations en gaz à effet de serre arrêtent d’augmenter dans l’atmosphère, une règle de 3 relativement grossière entre l’absorption de dioxyde de carbone par les océans et la végétation (environ 10 milliards de tonnes de CO2) et la population mondiale actuelle (6,8 milliards d’individus plus ou moins gourmands en énergie) suggère qu’il faudrait rejeter au plus 1,5 t de CO2 par personne et par an en moyenne. », Climat : le vrai et le faux, Valérie Masson-Delmotte (l’une des principales climatologues françaises), 2011, p. 69. Il existe différents modes de calcul, et 2 t de CO2 est un chiffre relativement bas, selon le trajet, la classe choisie, etc. En fait, selon le gouvernement français, un A/R 2e classe Paris-Montréal pollue notre fine couche d’atmosphère avec 2,5 t de CO2 par individu (tableur Ademe V6.1, septembre 2010). En prenant en compte le forçage radiatif dû au fait que le CO2 généré par les avions est déversé dans la stratosphère, et non au niveau de la troposphère, le ministère de l’Environnement britannique estime qu’il faut en fait multiplier par 1,9 les chiffres habituels, certains scientifiques avertissant qu’il faut en fait multiplier par plus de 4 fois ces chiffres…
(2) Pour une méta-analyse (analyse des analyses existantes) sur cette question, voir par exemple Drought under global warming: a review, Aiguo Dai, WIREs Climate Change, 2010. Des extraits avec commentaires sont disponibles ici : http://parti-de-la-resistance.fr/?p=369
(3) J’ai moi-même travaillé à Greenpeace, fondé le CNIID, travaillé à Bruxelles, etc., et je sais parfaitement que cela ne change rien. Ce n’est pas être pessimiste, que de dire cela, c’est être lucide et honnête. D’ailleurs, lorsqu’aucun adhérent ni aucun journaliste n’est présent, tous les écologistes travaillant dans toutes les associations reconnaissent cet état de fait, ou ils passeraient pour des benêts aveugles auprès de leurs collègues.
(4) Le mot « graduel » est peut-être mal choisi, étant donné la vitesse fulgurante de la destruction en cours. Des millions d’années d’évolution naturelle sont remis en cause par deux générations de drogués à la surconsommation, en l’espace de grosso modo 50 ans. Par graduel, je veux dire que le fait de remplir l’atmosphère de gaz à effet de serre ne peut avoir qu’une conséquence, totalement prévisible, surtout qu’il est clair que les rétroactions sont principalement « positives ». A savoir que l’effet initial de la pollution des pays riches est malheureusement amplifié par certains phénomènes naturels qui y répondent : albédo, vapeur d’eau, etc.
(5) Je n’ai que la version anglaise : « (…) the shame the Germans did not know, that the just man experiences at another man’s crime; the feeling of guilt that such a crime should exist, that it should have been introduced irrevocably into the world of things that exist, and that his will for good should have proved too weak or null, and should not have availed in defence. », The Truce, Primo Levi, 1963.

Pierre-Emmanuel Neurohr

A propos de Pierre-Emmanuel Neurohr

Ancien fondateur et directeur du CNIID (Centre national d’information indépendante sur les déchets) et président-fondateur du Parti de la Résistance.

14 commentaires sur “La destruction du climat de la planète va – évidemment – avoir pour conséquence un génocide

  1. Jean-Marc

    « Aujourd’hui, notre génération peut savoir exactement ce qui se passera dans 15 ans étant donné qu’il s’agit de modifications physiques graduelles de la planète dont la science n’a aucun mal à prédire où cela nous mène »

    Attention, la situation est pire que ce que tu laisses entendre :
    « graduelle « pourrait laisser croire qu’il s agit d »une progression linéaire.
    Mais, comme dans tout ce qui est vivant ou biologique ou complexe, celà ne se passe pas ainsi :

    il existe des systèmes de régulation, comme les puits de CO², par exemple, le méthane coinçé dans le permafrost sibérien, ou le gulf stream…

    Parlons aussi du CO² dissous dans l eau des océans, un puissant puit à CO² :
    pour l instant, pour nous, animal terrestre, « tout se passe bien » :
    les océans captent de plus en plus de CO², au fur et à mesure qu’on en rejette plus… mais 2 pbs : celà ne va pas durer indéfiniment… les océans vont en capturer de moins en moins, et celà a déjà des conséquences néfastes pour la vie marine :

    Dans l eau, le CO² dissous deviens du H²O+CO² = H2CO3, l acide carbonique.
    Cet acide acidifie de plus en plus les océans, rendant la vie marine incertaine, en particulier, les mollusques à squelettes calcaires, ont leur squelette dissous par l acide = ils ont actuellement de plus en plus de mal à vivre, à maintenir-fabriquer leur squelette, à grossir, mais, bientôt, ils risquent tout simplement de disparaitre
    (on est deja en train de vivre la 6eme extinction massive des espèces, et malgré nos 7 milliards, rien ne nous protége.. les cafards, scorpions, araignées et fourmis ont plus de chance de survivre aux pertubations qu’on crée, que nous).

    Le problème, c est qu’une fois qu’on a fouttu en l air un système de régulation… les conséquences qui en découlent sont catastrophiques…

    Le plus gros risque, pour nous, européens :
    casser le gulf stream :
    si la fonte de l artique se prolonge (et la calotte glaciaire recule chaque été au-delà et plus longtemps que l été précédent, au point que le passage de supertankers autour de l artique est envisagée sérieusement…),
    le gulf stream risque de disparaitre, pour être remplacé par d autres courants, d autres dérives, qui bouleverseront tout.

    New York, qui a un climat plus froid qu’Amsterdam, se trouve au niveau de Lisbonne :
    le gulf stream réchauffe l europe, et, en redescendant, refroidit l amérique du nord => il va falloir déménager à terre neuve ou au maroc, pour garder le même climat local…

    un peu de doc :
    les puits de CO² qui peuvent devenir des émetteurs de CO² si la situation continue à s aggraver :
    http://www.manicore.com/documentation/serre/puits.html
    effet falaise :
    http://www.manicore.com/documentation/falaise.html
    Shell… celui de Deep Water et de l incendie d’une raffinerie en Hollande, dont un groupe auquel on PEUT faire confiance… pour faire des catastrophes, et faire passer les actionnaires bien avant la sécurité de tous :
    http://www.lemonde.fr/planete/breve/2014/08/29/shell-demande-des-permis-de-forage-en-alaska_4479170_3244.html

    Circulation arctique (passage du Nord-Est et du Nord-Ouest) :
    http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2013/08/10/pour-la-premiere-fois-un-cargo-chinois-en-route-vers-l-europe-traverse-l-arctique_3459938_3216.html

    à quand la 1ere marée noire arctique ?
    la pollution de la surconsommation a entrainé un tel recul de la banquise arctique, que la circulation par les passages du N-E et N-W deviennent envisageables… ce qui, une fois en place, va permettre de mettre un sacré coup d accélérateur à la surconsommation :
    les bâteaux venus de chine pour l europe ne mettront plus 21 jours, mais 14…
    => délocalisations accélérées, surconsommation facilitée, pollution en forte hausse, et ultra-mondialisation sont à prévoir…

    Ainsi, on constate deja, depuis l an 2 000, une multiplication et une aggravation mondiale des épisodes extrêmes ponctuels
    (3 jours de pluies non stop ici, 3 semaines sans pluie là, de nombreuses tornades ici, 4-5 jours très chauds ou très froids un peu partout,… effet déréglement climatique, lié aussi à la déforestation, à la diminution de l effet régulateur des arbres, par évapotranspiration)

    Pensez à prendre une assurance renforcée contre la grêle, en particulier les flocons gigantesques, contre les innondations, et les tornades… (plusieurs ont eu lieu en france, l année dernière).

  2. Jean-Marc

    Oups, j’ ai lu un peu tard ta note « 4 » de bas de page :
    après y avoir répondu
    (commentaire en attente de validation)


    Autre chose :
    pour ton procès, je pense, que, plutôt que « génocide », qui s applique à une catégorie de personnes restreintes et choisies (les arméniens, les gitans, les homosexuels, les handicapés, les hutus, …)

    il est bien mieux de parler de la triste réalité :
    dans l anthropocène (l ère des humains, initié il y a 2 siècles avec la révolution industrielle, mais qui a réellement commencé il y a moins de 40 ans),
    on arrive à la 6eme extinction massive des espèces.

    c.f. https://fr.wikipedia.org/wiki/Extinction_massive#Épisodes_d'extinction_massive

    (les articles sur l' »extinction de l’Holocène » et sur l « anthropocène » sont aussi à lire)

    Une des 2 espèces (voire les 2) d’éléphant d afrique, le tigre, le lion, le gorille des montagnes, le bonobo et l ÊTRE HUMAIN risquent de ne pas y survivre…

    donc c est légèrement plus grave qu’un « simple » génocide, qui pourrait ne toucher qu’une population réduite, dont le bourrage de crânes, la manipulation,nous ferait apprécier la disparition

    (les hutus et les tutsies y allaient gaiement, c etait bien de massacrer l autre… )

  3. Ecu

    Bonjour,

    tout d’abord respect à toi pour ton combat. Tu as mis des actes au bout de tes idées, ce qui est bien, et finalement assez rare.

    Je voulais réagir par rapport à ton constat, illustré par cette phrase :

    « Une évaluation honnête de ce bilan catastrophique permettrait peut-être d’envisager une approche plus combative, tout en continuant à respecter strictement le principe de non-violence. »

    Je suis arrivé à peu près à la même conclusion que toi, à savoir que les différentes stratégies en faveur de l’environnement suivies depuis 50 ans n’ont jusqu’ici eu que peu de résultats concrets, du moins sur la masse des gens et sur les politiques de grande échelle.

    Par contre je suis en désaccord avec le point de vue majoritaire (du moins je pense) du mouvement décroissant (appelons ainsi tous ceux qui ont conscience des pénuries et autres drames environnementaux certains ou probables et qui ont compris que la technologie seule ne pourra pas nous en sortir), point de vue que – peut-être – tu portes aussi. Je veux parler de l’idée selon laquelle certaines valeurs comme la démocratie et la non violence seraient forcément bénéfiques à cette cause.

    Tout d’abord sur la démocratie. Je pense que s’il y a bien une cause qui s’oppose à toute mesure contraignante en faveur de l’environnement ou d’une gestion à long terme de ressources, c’est le système démocratique dans lequel nous vivons. En effet, ce système d’élection favorise par nature la démagogie de ses représentants. Ainsi, il est très rare d’élire une personne apte à prendre des décisions difficiles.

    Malgré tous leurs défauts, les rois étaient capables de réfléchir à l’avenir sur 100 ans ou plus (plantation de forêts pour les chantiers navals futurs de Colbert). Certaines cathédrales chrétiennes furent bâties sur des durées de plusieurs siècles.

    Bref, mécaniquement : démocratie ==> court terme.

    Il faut aussi pointer le grave défaut que n’importe qui, quel que soit son niveau d’ignorance ou de connaissance des sujets en jeu, possède une voix. Or s’il y a bien un sujet complexe, c’est celui de l’environnement. Tant que la voix de monsieur tout-le-monde pèsera autant sur ces sujets que celle du spécialiste, je ne vois pas comment une décision claire et forte pourra émerger.

    Concernant la violence, je ne la prône pas. Mais un passage d’un spectacle de Franck Lepage m’a fait réfléchir. En gros, il comparaît le capitalisme à un tigre et disait : « Qu’est-ce qui est le plus efficace dans la jungle face à un tigre, dire ‘gentil toutou’ ou lui faire face monté sur un éléphant et muni d’une grosse pétoire ? ». Il utilisait cette analogie pour expliquer que les progrès sociaux d’après guerre étaient surtout dus à un PC à 24%, dont beaucoup de membres étaient armés.

    Or actuellement quand on pense écolo, on a l’image d’un gars vaguement intello, bisounours, indiscipliné (partis écolos), mais surtout pas dangereux. L’inverse de l’image qu’on aurait par exemple des routiers. Les gens de cette profession sont capables de paralyser tout un pays pour obtenir des avancées de leurs droits face à un gouvernement.

    Bref, je viens d’écrire une tartine pour finalement arriver à un point de vue sans doute proche du tien finalement. Pour conclure, je crois que les avancées n’arriveront que quand un mouvement plus structuré et plus dur émergera. Ou alors, quand on commencera à être vraiment dans la m***, mais ce sera peut-être trop tard …

  4. Pédibuspedibus

    Quand les consommations d’énergie fossile flirtent – dépassent? – avec la dizaine de kilomètres cubes par an il n’y a pas trop à hésiter sur la nature de l’effet anthropique sur la planète : la perturbation sera forte du fait de la durée et de l’intensité du phénomène, mais aussi de la forte probabilité qu’on ne s’engage pas rapidement vers le changement des modes de vie…

    Reste à croiser les doigts sur la réversibilité du réchauffement climatique à l’époque moyen/long terme où devront « gérer » la situation les générations suivantes…

    Même s’il reste bien trop de pourfendeurs du catastrophisme – voir les écrits académiques de la géographe Yvette Veyret – il semble pourtant qu’on finisse par s’inquiéter de la situation dans nos sociétés, mais toutes choses égales par ailleurs relativement à ses routines…

    Naturellement toute mon admiration pour Pierre-Emmanuel Neurohr. Et une formidable découverte que le CNIID, à l’époque où il le dirigeait encore.

  5. Jean-Marc

    Ecu, j entend bien ce que tu dis,
    et d ailleurs, sur un autre sujet, dans une liste très longue (auquelle j aurai pû rajouter les faucheurs volontaires, la maison de Bure contre le site d enfouissement, et même certains syndicalistes ou membres de partis)

    http://carfree.fr/index.php/2014/09/02/lurgence-de-ralentir/#comment-31565

    Tu remarqueras que je n ai cité aucun politique, sauf Yves Cochet, qui n est ni président, ni même ministre.

    (un Gérard Filoche aurait aussi pû être cité, au niveau de la société, de l’économie, mais il n a pas eu de combats qui me soit remonté aux oreilles, au niveau environnemental)

    Ainsi, l action démocratique entraine effectivement un recentrage des voies, et un rétrécissement des choix (ainsi, Valls, avec 4% des voies du PS, qui avait 25% des voies, applique sa politique; et Hollande, avec 53% des voies, ne fait pas appliquer la politique promise…)

    MAIS en fait, je te répond pour un truc qui me chipotte :

    « Qu’est-ce qui est le plus efficace dans la jungle face à un tigre, dire ‘gentil toutou’ ou lui faire face monté sur un éléphant et muni d’une grosse pétoire ? »

    En fait, suffit d aller en Inde…
    et là, tous les vallageois te diront qu’il est bien plus efficace de prendre un baton, de taper sur un arbre, et de pousser des cris,
    que de brandir un fusil, dont l animal n a aucune idée de l effet qu’il peut faire…

    Autre possibilité, utilisé aussi en occident face aux loups :

    l animal acroché à qq distance du village, mis là, en sacrifice volontaire, pour protéger, pour quand un tigre s approche :
    on préfère perdre un chèvre qu’un enfant.

    Ceci est à coupler avec le fait d aller pisser à la sortie du village : l odeur de l urine humaine, surtout masculine, marque le territoire, et éloigne les fauves…

    Effectivement, le tigre n attaque un humain que s’il a très faim et rien d autre à portée, OU s’il a très peur et ne peut pas fuir OU s’il est blessé.

    Un tigre effrayé par des coups de batons sur un arbre, et repartant bredouille, ne reviendra que s’il ne voit aucune autre posibilité.

    Lui tirer dessus, si celà le blesse, risque de le rendre très dangereux, alors qu’il ne l était généralement pas, juste avant…

    Voilà,
    Je comprend que pour un citadin occidental, le fusil semble être la bonne solution, mais c est juste la plus mauvaise…

    et je ne parle même pas du risque très important, dans la panique, d avoir une victime colatérale non prévue…
    (une personne se prenant une balle)

  6. Ecu

    @ Jean-Marc

    Effectivement Yves Cochet est une personne que j’apprécie. Si je me souviens bien, c’est grâce à son livre « Pétrole Apocalypse » que j’ai pris conscience pour la première fois de la gravité du problème pétrolier. De plus je trouve que c’est un homme doté d’un grand charisme, c’est fort dommage qu’il n’ait pas été plus mis en avant (au contraire de moisis genre Duflot).

    Pour en revenir au tigre, ce que tu dis est peut-être vrai. Il s’agissait juste d’une image utilisée par Franck Lepage dans son spectacle pour illustrer son point de vue sur le rapport de forces entre le PC à 24% et armé face aux capitalistes, au sortir de la 2e guerre mondiale.

  7. psychelau

    Cher Emmannuel,
    Je ne partage pas votre point de vue, nous en avons déjà parlé. Prenant l’avion une fois par an pour aller au Royaume Uni, et compte tenu d’un mode de vie très simple par ailleurs (végétalien, pas de voiture, pas d’obkets neufs, etc etc), mon bilan carbone serait de 600Kg par an selon les estimations. Bref, dans les clous.
    Ceci dit il est certain que l’avion ne doit être utilisé que très ponctuellement. Selon moi c’est l’usage et non l’objet qu’il faut combattre, et d’ailleurs, avant les avions vous demandiez l’interdiction…. des voitures, avant de vous rendre quelques mois plus tard à Roissy… en taxi…
    Bref personne n’est parfait, soyons humbles, et même si je ne vous suit pas toujours vous avez mon admiration pour au moins une chose:
    C’est que vous vous battez pour de vrai, et pas derrière un clavier. Rien que pour cela je vous salue bien bas et vous souhaite bonne chance pour votre procès vendredi.
    Amicalement,

  8. Jean-Marc

    (poursuite du HS, désolé)

    « Pour en revenir au tigre, ce que tu dis est peut-être vrai. Il s’agissait juste d’une image utilisée par Franck Lepage »

    Oui, mais cette image participe à l imaginaire, à « la solution » à apporter au tigre, ou au jeune des banlieux qui fait du bruit sur sa mini-moto au bas de l immeuble :

    au lieu d aller lui parler, d échanger, d essayer de la comprendre, et de s adapter pour coexister, il semble tjrs plus facile et rapide à certains d appuyer sur un bouton ou une gachette…
    Or, la solution rapide et radicale de la gachette, ou du bouton (c.f. l autre sujet mis dans mon commentaire précédent, sur l importance de ralentir), est justement ce qui pose actuellement le plus de pbs dans nos sociétés occidentales…

    agir vite et mal, plutôt que ne pas agir…
    (avec Sarkozy comme champion de l action rapide néfaste, mais bien plus essentielle que de prendre le temps de la réflexion et de la concertation)


    Sinon, 2 autres choses, sur les animaux :

    les chiens-loups (et ours blancs) et les requins

    A- les loups devenus chiens

    Une autre méthode, plus sympathique pour les chèvres, que d attacher une chèvre à la sortie du village,
    est simplement de faire, à la sortie du village, un dépotoire pour les restes des repas, des épluchures, aux os, en passant par la peau et la graisse.

    Cette méthode était utilisée par nos ancêtre contre les loups.
    Les loups, sauvages, continuaient à chasser, mais, en cas de disette, venaient faire les charognards sur nos tas de détritus.
    (en particulier, sur certains os que nous laissions, car trop difficiles à ouvrir)

    Résultat : les loups qui osaient s approcher le plus tôt et le plus près des humains avaient plus à manger sur le tas d ordure.
    Ainsi, les loups les plus sociables, téméraires, et acceptant l homme sans l attaquer mangeaient plus et mieux.

    Après plusieurs années de sélection naturelle et de sélection sociale au cours de la vie, le chien domestiqué est apparut…
    Bon.. les attaques d’humains par des chiens montrent que ce n est pas une réussite totale…

    Mais, rien n empêche les indiens de partir du tigre pour ré-inventer le chat, d arriver à sélectionner, par le tas d ordure, et le coté charognard de tout prédateur ayant faim, des animaux acceptant la présence de l homme, et le considérant comme un pourvoyeur de nourriture S IL EST EN VIE.

    C est le même problème, actuellement, en arctique, avec l ours blanc, qui a de plus en plus de mal à se nourrir de phoques, avec la fonte des glaces…

    de + en + d ours blanc mourant de faim s approchent des villages islandais ou canadien, où ils sont abattus… alors que laisser un tas de déchets alimentaires, pour leur venir en aide, rendrait service aux 2 protagonistes…

    Mais bon.. appuyer sur la gachette est tellement plus simple…

    B- les requins :
    depuis « les dents de la mer »
    (film humoristique de série B bien connut, à regarder avant ou après Shaun of the dead ou brain dead)

    ils sont le sujet d’une peur irraisonnée,
    alors qu’ils n attaquent jamais l homme,

    MAIS, parfois, attaquent un surf ou une planche à voile, qu’ils prennent pour une tortue, une nourriture très appréciée…

    Pour 3 – 4 surfeurs morts par an, la Réunion s est mis sur le pied de guerre… bien sûr, les milliers d’autres morts de l île ne comptent pas :
    les surfeurs sont des touristes, et pas des habitants…

    Pourtant, une forme différente, des parties translucides ou des dessins SOUS le surf suffisent à empêcher cette confusion par les requins…
    Mais il est à craindre que des harpons ou des fusils soient utilisés, comme sur ton tigre, car c est une solution « plus naturelle » pour ceux à la pensée courte et radicale.

    Ce comparatif des morts, donnant les morts par les requins :
    http://thefuturebuzz.com/pics/viral-images-8/image-5.png

  9. Ecu

    @ Jean-Marc

    N’oublie pas que la comparaison avec le tigre (où d’ailleurs il n’était pas question de lui tirer dessus mais de l’impressionner, soit) avait pour but d’expliquer l’utilité des rapports de force quand il s’agit d’obtenir des choses du pouvoir. En l’occurrence, il s’agissait alors d’obtenir une meilleure répartition des gains de productivité de l’industrie.

    Dans ce contexte, je ne sais pas très bien comment tu pourrais appliquer la méthode de l’apprivoisement. Tu comptes apprivoiser tous les défenseurs du système actuel ? T’as pas l’impression que la méthode douce est justement celle qui a été appliquée depuis 50 ans, s’agissant de la gestion de l’environnement ? Avec quels résultats ?

    Alors effectivement il y a eu aussi des actions plus musclées type José Bové ou Greenpeace, qui n’ont pas non plus porté leurs fruits, du moins à grande échelle.

    Moi je crois que la seule chose qui pourrait fonctionner, c’est un mouvement de masse structuré, un peu à l’image du parti communiste de la première moitié du 20e siècle.

    Jean-Marc Jancovici croit aussi aux rapports de force, son optique est plutôt de pousser les grandes organisations professionnelles, comme le bâtiment, à faire du lobbying en faveur de mesures environnementales qui les avantageraient. Dans l’exemple du bâtiment, il est dans leur intérêt de pousser à une isolation massive de l’habitat.

    D’une manière ou d’une autre, seuls ces rapports de force permettront d’avancer.

  10. Jean-Marc

    Ecu, j ai deja répondu à une de tes questions :

    « où d’ailleurs il n’était pas question de lui tirer dessus mais de l’impressionner, »

    =>« tous les vallageois te diront qu’il est bien plus efficace de prendre un baton, de taper sur un arbre, et de pousser des cris,
    que de brandir un fusil, dont l animal n a aucune idée de l effet qu’il peut faire…
     »

    Le brandir ne sert à rien.
    Tirer pour faire du bruit… pas tellement plus :
    le bruit est tel un coups de tonnerre, dont l origine du bruit est dure à déterminer :
    l animal voit un humain avec une sorte de baton,
    puis, entend un son qui l enveloppe partout, sans lieu d origine, et donc il ne sait pas dans quelle direction fuir, pour s éloigner de ce bruit… par contre, il se retrouve apeuré, au aguets, près à bondir…
    (et, après, il peut ressentir une douleur, mais sans faire le lien avec l homme, car il n a pas vu l homme lui foncer dessus, ni le taper; par contre, il se retrouve alors blessé, ayant peur, car ne comprenant pas ce qui lui arrive = très dangereux, et très imprévisible = la PIRE des solutions…).

    – « méthode douce/rapport de force ? »
    là, ma réponse est plus dure à trouver…

    d ailleurs, mon avis n est pas tranché sur la question :
    les 2 sont ou seront à appliquer :

    en fait, vu notre nombre actuel, la PRINCIPALE chose à faire, est d’améliorer le rapport de force :

    faire en sorte qu’il y ait de plus en plus de cyclistes urbains.
    et ainsi, de jours en jours, les politiques (et urbanistes, et entreprises, et commercants, et …)

    pourront, de moins en moins, ignorer notre présence.

    et nous aurons de plus en plus de personnes comprenant nos revendications, et les revendiquant à nos cotés.

    Ainsi, AGIR au sein d’un atelier de L Heureux Cyclage, pour favoriser l’usage du vélo urbain par de nouveaux praticants,
    mais aussi participer aux discussions du PDIE de son entreprise, pour que le vélo n’y soit plus oublié,
    et demander à son employeur de bénéficier de la part URSSAF du vélo
    (c.f. l article sur carfree.fr sur l indemnité vélo de 0,25€ du km, ou ici : http://www.mdb-idf.org/spip/spip.php?article520 ).

    Aider ses collègues et amis voulant passer au vélo, pour un WE, une balade, les vacances, ou plus; à la fois par ses conseils, et par des dons/ventes à prix intéressants.

    Discuter, et être près à être ouvert à toutes demandes,

    et surtout, pratiquer, et pratiquer encore et encore le vélo en ville.

    selon un principe de base :

    « Donner l’exemple en proposant à l’autre de suivre cet exemple, c’est l’encourager » Albert Jacquard
    « L’exemple n’est pas le meilleur moyen de convaincre, c’est le seul. » Ghandi
    « L’exemple n’est pas une manière d’enseigner, c’est la seule » Einstein
    « L’exemple n’est pas le moyen le plus important pour influencer les gens,
    c est le seul »
    Albert Schweitzer

    Bon.. le pb..
    c est que c est long, très long…
    Je vois bien qu’on progresse d années en années… mais je vois bien qu’on reste toujours ultra minoritaires…

    L’effet boule de neige, l effet d entrainement est lent, très lent, car nous ne sommes qu’au commencement…
    mais un jour, nous aurons atteins une masse critique, où l effet d entrainement ira en s accélérant de façon exponentielle (pendant un temps, avant de ralentir),

    Cependant, il est vrai que les routiers, ou paysans, ont obtiennu bien plus que les 14 manif dont les 8 manifs monstres (chacune de plus de 2.5 millions) contre le recul de la retraite sous Sarkozy, représentant , en cumulé, 23 millions de manifestants !
    (Monsieur « quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit »)

    Les plus grosses manifs depuis mai 68…
    (plusieurs milliers de fois plus nombreux que « la famille pour tous » ou autre « bénets rougeots », mais ces petites poignets de manifestants ont eu droit à une couverture médiatique plus importante que les 23 millions de personnes dans la rue…)

    MAIS qui n ont RIEN permi d obtenir

    (sauf pour les routiers et les raffineries…
    c.f. http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_social_contre_la_réforme_des_retraites_en_France_de_2010)

    Simplement, tant qu’il n y a pas suffisement de cyclistes, pour qu’une prise de conscience d’une partie de la société se fasse, ce n est pas trop utile de vouloir faire une action d éclat :
    on passe pour un illuminé, et le juge, l opinion publique sont contre nous.

    (par contre, la loi, dont la loi Badinter est pour nous : ne pas hésiter à attaquer en justice l automobiliste qui force le passage est esquinte notre vélo, ou -pire- nous blesse)

    Mais, une fois nos idées mieux diffusées, alors, une action d’éclat (comme, par exemple, une vélorution sur une autoroute, entre 2 villes proches; ou rendre piétonne une rue, ou autres possibilités) pourra être entreprise.

    Cependant, CERTAINES actions d éclats peuvent deja être faite avec peu de monde, toutes illégales, mais pour lesquelles des poursuites seraient très mal venues :

    – peindre une bande cyclable où elle est nécessaire.

    – peindre une piste cyclable à 1m à gauche d’une piste existante, pour que la nouvelle ne longe plus la zone portières des voitures garées

    – enlever les panneaux de signalisation aberrants
    .
    .
    .

    Une chose essentielle à retenir :
    les élus politiques, qu’on ait voté pour eux OU NON, sont NOS représentants.
    Donc, qu’importe leur parti et leurs opinions, on a aussi le droit d aller les voir, pour leur soumettre encore et encore des projets et des demandes (comme un accès aux déchetteries, ou la formation à la mécanique vélo dans les collèges, ou la formation à la conduite vélo et la formation de vélobus dans les écoles primaires, ou…)

    Et oui… ils sont les représentants du peuple, de 100% de la population…

    (bon.. en général, ils s occupent surtout de leurs électeurs, c.f. Sarkozy, qui n agissait que pour les 15% les plus riches, mettant volontairement en faillite, par asphyxie, par son moratoire, les petits et moyens entrepreneurs -surtout des électeurs de droite!- des énergies renouvelables, afin de rendre service à ses amis très puissants, les bouygues, vinci, veolia et edf, qui n avaient pas pris le train du renouvelable dès le début, et qui avaient besoin qu’on élimine la concurrence déjà en place. Mais, légalement, ils ne peuvent ignorer sciement ses administrés, dont il a la charge de résoudre les problèmes)

    Une action d eclat, comme celles de Neurhor, pourrait être entreprise contre la voiture en ville…
    Malheureusement, je ne vois pas quelle action pourrait avoir -à coups sûr- le résultat escompté…

    Par ex. crever les pneus des autos ne sert qu’à faire monter la haine contre le vandalisme, et à se plaindre des jeunes, hooligans ou étrangers sans respect, et n incite en rien les personnes avec des pneus crevés à prendre le vélo ou les TEC.

    (cependant j ai bien une petite idée, peut-etre plus efficace que les pneus crevés, mais elle a 2 défauts :
    1- difficile et longue à mettre en oeuvre
    2- illégale, et risquant de finir au tribunal, avec résultat aléatoire du jugement… hors, je ne tiens pas à me retrouver condamné par un tribunal…)

  11. Jean-Marc

    Pour finir, sur le type d action,
    l avis de copenhagenize.com :

    les actions qui marchent : faire ou faire faire des infrastructures pour vélos
    (comme des arceaux vélos, des repose-pieds vélo aux feux afin de n avoir pas à poser le pied à terre,…) :
    http://www.copenhagenize.com/2011/08/case-for-bicycle-infrastructure.html

    une action qui le ne convaint pas : les vélorutions :
    http://www.copenhagenize.com/2007/11/critical-miss-or-critical-mass.html

    Pour ma part, j ai bien plus confiance dans les ateliers-vélo que dans les vélorutions,

    même si j y participes, pour m offrir une balade en ville avec d autres cyclistes :
    en fait, c est plus pour rencontrer d autres cyclistes, pour partager un moment convivial, que d en l espoir de convaincre un automobiliste de prendre un vélo, que je participe aux vélorutions.

    (quand on fait un apéro entre collègues, ou un foot entre voisins de camping, ce n est pas forcément dans l optique d’embaucher de nouveaux collègues ou d attirer de nouveaux voisins… )

    C est juste pour faire une fête entre cyclistes, en sachant que certains cyclistes y participant, ayant peur de faire du vélo en ville, au coté des voitures, ne vont oser en faire que pendant ces vélorutions.
    (petit détail : j y vais tjrs avec une petite trousse à outils… presque tjrs une selle ou un guidon à règler, une chaine à remettre/dériver, voire une chbre à air à réparer)

    Un moment d’échange, permettant de partager certaines idées, et d en entendre d autres.

    [avec, malheureusement, aussi le risque d entendre des idées à la con (comme le fait de rouler à droite de sa voie, en ligne bien droite, pour mieux laisser passer les autos…..), mais auxquelles, pas notre présence vigilante, on peut apporter un contre-avis]

  12. Pédibuspedibus

    Au sujet du jugement de Pierre-Emmanuel Neurohr, même si c’est déjà un délit que de gloser sur l’autorité de la chose jugée…

    La protection des individus exerçant le devoir d’alerte est bien étique devant les exigences de la « liberté » du commerce du transport aérien :

    quand à l’éthique parions que les transporteurs aériens en feront des montagnes de tartuferie dans leur charte de responsabilité sociétale…

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