Le Prix Rue de l’Avenir (Suisse) 2014 a été décerné à la Ville de Sion, en Valais

Il y a 12-15 ans, les Sédunois (habitants de la petite ville de Sion en Valais, 17000 habitants – 35000 dans l’agglo) désertaient leur ville pour aller à Sierre, Martigny – considérées comme plus attractives – ou dans des centres commerciaux extérieurs. Le grand succès de la requalification du centre-ville autour de la zone de rencontre a eu l’effet inverse, les visiteurs – et les habitants – sont revenus.

Délégations étrangères

Aujourd’hui des délégations suisses et étrangères – Ville de Genève, étudiants de l’EPFL, Vénétie ou St Étienne (Rhône-Alpes) – viennent voir le « miracle sédunois »: un centre ville revitalisé à la satisfaction des habitants, des commerçants et des visiteurs, dans le principe de la cohabitation des usagers, piétons prioritaires, cyclistes et automobilistes se partagent l’espace public.

Les délégations italiennes et françaises ont été impressionnées par le respect des piétons de la part des automobilistes et de la limitation de vitesse dans les zones de rencontre sédunoises.

Ce choix de requalifier son centre ville autour de la zone de rencontre et de la cohabitation des usagers n’a pas laissé Rue de l’Avenir insensible – elle a, en effet, organisé avec succès sa journée annuelle en 2009 à Sion.

Le gain en qualité de vie est indéniable. La diminution des 2/3 du transit, et des vitesses a contribué à pacifier le centre.

Poursuite de la démarche

La requalification de l’espace urbain ne s’est pas arrêtée au centre-ville, Rue de l’Avenir relève la transformation du parvis de la gare en zone de rencontre où l’écomobilité prime (piétons, cyclistes, vélos en libre circulation, autopartage, transports publics et taxis). La gare routière des cars postaux – la plus grande des Alpes – est devenue le lieu de rendez-vous des randonneurs.

Aujourd’hui, la transformation de la rue du Chanoine Bertchtold en zone de rencontre, devant une école, montre la volonté de la Ville de continuer le processus de requalification de l’espace urbain.

La mise en place de plans de déplacements scolaires avec l’un des membres partenaires de Rue de l’Avenir, l’ATE, dans le quartier de Champsec, à Bramois et Uvrier va dans la même direction.

Pour en savoir plus : page spéciale consacrée à Sion avec photos avant – après, documents, galeries de photos et liens

Source: http://www.rue-avenir.ch

Alain Rouiller

A propos de Alain Rouiller

Vice-président de Rue de l'Avenir Suisse

4 commentaires sur “Le Prix Rue de l’Avenir (Suisse) 2014 a été décerné à la Ville de Sion, en Valais

  1. Pédibuspedibus

    Les images de Google Street View disponibles sont datées de juin 2009 et ne laissent pas apparaître de requalification viaire : bizarre…

    Sinon complètement d’accord pour la « métamorphose » présentée par Rue de l’avenir. Mais toujours avec le bémol personnel sur l’insatisfaction que peut apporter le concept d’aménagement en espace partagé, en comparaison d’une piétonnisation en particulier…

    Voir la contribution personnelle ; http://carfree.fr/index.php/2013/04/09/regard-critique-sur-le-concept-despace-partage/

  2. Gros

    … surtout que pour aller de la gare au centre-ville, il faut passer… sous terre! Dans le genre partagé, hem hem!

    Il y a encore du boulot à Sion quand même! Le centre-ville est assez peu attractif. Encore que le comportement automobiliste des Suisses atténue largement le problème. La même urbanité en France serait bien plus désagréable!

    En tout cas, Sion on y va pour aller dans les montagnes, pas pour s’attarder en ville! Sauf pour visiter la vieille ville qui cartonne, à faire!

  3. Alain RouillerAlain Rouiller Auteur

    En réponse à Pédibus et Gros, les aménagements sont bien visible sur Google Street View, sauf pour la rue de Lausanne et le parvis de la gare qui ont été réalisés après 2009.
    Il ne faut pas confondre « espace partagé » ou « shared space » à la néerlandaises, sans limitation de vitesse. et les zones de rencontre avec priorité aux piétons et 20 km/h.
    Pourquoi ne voir que le verre a moitié vide. Les usagers eux plébiscitent le centre de Sion.

  4. Gros

    Le verre à moitié vide, le verre a moitié vide…
    Encore une fois, j’ai beaucoup apprécié la civilité automobile des Suisses, c’est un fait.
    Par ailleurs, j’ai admiré le parking à vélo devant la gare, assez malin (gain de place grâce au stockage en hauteur) par contre, quand j’ai vu le détour qu’il faut faire à pied (ou pire en poussette) en passant dans un souterrain pour se diriger droit vers le centre, j’ai tiqué.
    J’ai tendance à considérer que lorsque les piétons doivent passer au-dessus ou en-dessous des rues réservées aux voitures (donc faire l’effort pour faciliter le passage de ceux qui sont assis au chaud), on n’est pas face à un aménagement vraiment partagé.
    La partie de la ville en photo dans l’article m’a paru agréable, c’est un fait. Mais une odeur de gentrification gênante. C’est un point de vue français, sans analyse sociale, juste une impression alors j’ai peut-être tort. Faut dire que vu de l’étranger la Suisse est une forme de gentrification en elle-même!
    Voilà, le reste de la ville (sauf le centre historique magnifique encore une fois), m’a laissé bien peu séduit. C’est quand même très goudron. Mais j’imagine qu’il faut voir ça sous la neige!

    Bref, je ne critiquais pas la ville de Sion, qui pèche par les mêmes erreurs urbanistiques du XXème siècle que tout le reste de l’Europe, donc pas de quoi la stigmatiser, mais je voulais relativiser un peu.
    Bien sûr, je peux concevoir que le prix qui lui a été décerné concerne sa requalification dans des espaces précis, une évolution positive notable, et je conviens que c’est mérité (pas besoin de s’attarder sur la photo pour voir la différence!). Mais ça n’en fait pas une destination modèle dans son ensemble pour autant. Juste pour remettre les choses dans leur contexte.
    PS: ce n’est pas non plus un enfer urbain, hein! 🙂

    Gros

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