Les enfants ont besoin de plus d’espace pour jouer

Pour bien grandir, les enfants ont besoin d’espace. De l’espace pour jouer et explorer, pour se défouler et se reposer, pour passer leur temps libre avec d’autres enfants, sans être surveillés par les adultes.

Cet espace de liberté n’est pas qu’une idée louable, c’est un droit fondamental garanti par l’article 31 de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant (CDE). En effet, lorsqu’un enfant ne dispose pas d’espace pour jouer librement, cela a des conséquences graves sur son développement physique, psychique, social et cognitif.

Le problème: les espaces de liberté deviennent de plus en plus rares, car l’espace public est aujourd’hui fréquemment interdit aux enfants. Les aires de jeux et les cours de récréation sont fermées, les enfants n’ont pas le droit de jouer seuls dehors à cause des dangers éventuels et leurs besoins ne sont pas pris en considération dans les plans d’urbanisme communaux.

C’est pourquoi Pro Juventute lance en Suisse une campagne de mobilisation et de sensibilisation nationale pour attirer l’attention sur le fait que les enfants ont besoin d’espaces de liberté et ont le droit de façonner notre monde.

http://freiraum.projuventute.ch/

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2 commentaires sur “Les enfants ont besoin de plus d’espace pour jouer

  1. AlexGrigs

    En dehors des parcs le peu d’espace qui reste est souillé par les chiens. La première chose à apprendre à un enfant qui commence à marcher est : ne pas aller sur l’herbe car là sont les toilettes de chiens. Pour la même raison les jeux de balles pour les moins de 4 ans sont très peu possible car la balle va vite se saillir des éjections canines.

  2. Pédibusnaturenville

    La rue pour les enfants, comme la rue pour les passants, les seniors, les dépressifs, les obèses… bref la rue pour la population c’est sans doute là l’argument majeur à avancer contre l’automobile en ville.

    Déjà à la fin du XVIIIe siècle on avait bien fait les choses à Paris pour évincer les gosses dans la rue au prétexte que l’espace viaire c’était fait avant tout pour circuler :

    -ainsi d’une ordonnance de police parisienne en 1777 qui
    interdisait « à toutes personnes de jouer dans les rues et places publiques, au volant, aux quilles, au bâtonnet, d’élever cerfs volants, et de jouer à tous
    autres jeux dont les passants puissent être incommodés ou blessés, ou les
    lanternes publiques cassées* »;

    Puis en 1862 une liste nouvelle fut rajoutée
    au prétexte que ces activités étaient susceptibles de « gêner la
    circulation et d’occasionner des accidents sur la voie publique » : 

    Les jeux de palets, de tonneaux, de siam, de quilles, de volants, de toupies, sabots, bâtonnets, cerfs volants…**

    Et c’est un argument de santé publique qui devrait reléguer la trop classique pollution atmosphérique très loin dans la liste des griefs à présenter aux motorisés individuels et au système qui les englue, tellement l’impact de cette pratique de mobilité est néfaste pour les sociétés urbaines:

    – surmortalité massive et morbidité aggravée pour les seniors qui ne marchent plus dans la rue par découragement face aux obstacles divers dus à la bagnole, ce qui induit une perte de lien social et d’autonomie (Lucie Richard et al. 2013);

    – développement de l’enfant compromis et bien expliqué dans la contribution résumé de Carfree;

    – morbidité aggravée – psychologique et physique – pour la population dans son ensemble pour les mêmes raisons que les seniors avec la perception de la qualité de l’environnement qui décourage là encore;

    – et bien sûr pollution atmosphérique, bruit, accidentologie et tutti quanti…

     

     

     

    *in Sabine Barles, 2015, « La boue, la voiture et l’amuseur public. Les transformations de la voirie parisienne, fin XVIIIe –    fin XXe siècles » Ethnologie française 2015/3 (N° 153)  p. 431.

    **Sabine Barles, ibid.

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