Avant/après Covid-19

C’est sans doute l’architecte et illustrateur chilien Fabian Todorovic qui résume le mieux l’évolution actuelle de la mobilité dans le cadre de la crise sanitaire mondiale liée au Covid-19… 

En deux dessins, Fabian Todorovic montre tout le problème d’un système de transport reposant principalement sur l’automobile…

On en avait parlé ici-même dès avril 2020, à savoir l’arrogance de l’automobile qui, depuis des décennies, s’accapare la plus grande partie de l’espace public, entre autres avec le stationnement automobile. En particulier en milieu urbain dense, l’automobile nécessite l’affectation de près de 80% de l’espace public pour moins de 20% de part modale.

Cette logique hallucinante est déjà en temps normal complètement aberrante. Elle devient tout simplement intenable avec la crise sanitaire du Covid-19 se traduisant par une augmentation de la distanciation physique nécessaire. La désaffection des transports en commun liée au Covid se traduit par une hausse du trafic automobile qui s’entasse dans l’espace maximal déjà occupé en temps normal par les voitures, générant congestion de la circulation. L’augmentation de la marche et du vélo doit se contenter quant à elle de l’espace habituel contraint, (très) légèrement augmenté par les corona-pistes cyclables…

Il est temps de libérer l’espace automobile confisqué aux personnes à pied et à vélo.

Source: https://fabiantodorovic.com

3 commentaires sur “Avant/après Covid-19

  1. zaph

    oui, nous voulons des coronatrottoirs !

    Non seulement, il y a plus de piétons mais la réduction de la jauge des commerces fait que les clients attendent sur le trottoir, générant encore davantage de congestion.

    Supprimons les files de stationnement bagnoles

  2. Pédibuspedibus

    oui Zaph, encore une fois le vélo a éclipsé le piéton, à l’occasion des aménagements d’urbanisme tactique liés à la pandémie mondiale récente la plus célèbre (celle concernant l’inactivité physique et ses conséquences attendra…) :

    des coronapistes médiatisées à outrance mais pas de coronadéambulatoires…

    même la désormais écolo ville de Bordeaux n’a rien fait pour améliorer le quotidien des passants : ses boulevards sont régulièrement sous les projecteurs des enquêtes journalistiques, mais avec l’angle mort de la marche en ville…

    https://rue89bordeaux.com/2021/03/les-amenagements-bus-et-velos-taillent-la-route-sur-les-boulevards/

     

    la marche demeure souvent en tête des parts modales de déplacement dans le coeur des grandes agglos, mais rien ne change en matière de contrôle du stationnement automobile sur trottoir et aucune décision n’aboutit à élargir les cheminements piétons, particulièrement au détriment du stationnement bagnole :

    pas wébo-zoziosocio-génique apparemment…

    pourtant cette fameuse « distanciation physique » – portée désormais à deux mètres** -, si l’on veut continuer à vivre démasqué à l’air libre, aurait dû entraîner un renforcement de la distribution de prunes vitaminées à 135€ à « nos amis automobilistes », autocentrés et goulus de commodités en prenant le trottoir pour un parking, comme d’hab….

    et pourtant la pincée de communes passées ou restée(s?) écolos aurait pu se distinguer* par un peu de créativité tout en joignant le geste à l’idéologie :

    pourquoi donc ne pas avoir vidé de leur circulation et du stationnement les rues où se concentrent les restaurants en ville… ? on aurait pu avoir une sacrée transaction entre les restaurateurs et les équipes municipales, à condition bien sûr que les chefs acceptent de ne plus voir leur carrosse comme signe ostensible de réussite sociale, à mettre en monstration juste à côté de la boutique, quitte à sacrifier quatre iu cinq mètres de terrasse…

    dès lors il suffisait d’intaller une rangée de bancs le long de la bordure de trottoir sur la chaussée, de façon bilatérale, en garantissant un espace de servitude pour les services de secours :

    on pouvait même dans l’urgence mobiliser les services techniques municipaux, pour accrocher une espèce d’auvent entre les façades à l’aide d’une bâche translucide, transformant la rue en passage, à l’abri de la pluie ou de la chaleur suivant la saison…

    en dehors des périodes de couvre-feu (le restau le soir c’est foutu) ce genre d’expérience aurait sans doute permis à la profession à l’échelle nationale de mobiliser un solide argument, pour sortir du clikandecollecte (!) et autres « délivre-où ? », auprès de l’appareil décrétoire-éjaculatoire de sa majesté pharaonesque Kronkrounette Ier… :

    difficile d’imaginer meilleur moyen que deux longueurs de rue pour mettre de la distance entre les mangeoires :

    même qu’Olivier le Varan aurait pu mettre toutes les dents de son sourire de crocodile pour inciter nos amis bagnolards à faire des extras, pour soulager les gambettes des serveuses et serveurs, because le cul dans le siège de la bagnole c’est pas très mobiloactif…

     

    ce soir le boaaa en courbillon siouplaît…

     

    peut-être que certaines expériences ont pu être documentées là-dessus, mais rien à ma connaissance…

    **https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A14617#:~:text=Covid%2D19%20%3A%20la%20distanciation%20physique%20port%C3%A9e%20%C3%A0%202%20m%C3%A8tres,-Publi%C3%A9%20le%2028&text=Pour%20limiter%20la%20propagation%20des,absence%20de%20port%20du%20masque.

     

  3. Pédibuspedibus

    BOAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

    merdre…

    c’est comme  Kronkrounette… il est sorti précocement…

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