Vivre sans voiture pour vivre mieux

Voici une étude édifiante sur les ménages non motorisés qui montre que les sans voitures dorment plus longtemps, travaillent moins, ont plus de loisirs (et dépensent plus pour leurs loisirs) et mangent mieux que les ménages motorisés…  L’étude montre également clairement que les citadins sans voiture, même s’ils supportent un loyer plus conséquent que les motorisés périurbains, dépensent moins globalement que les ménages motorisés: la somme logement+transport est de 38% du budget chez les sans voiture, 46% chez les mono-motorisés et 48% chez les bi-motorisés. Lire la suite…

Transformez votre voiture en oeuvre d’art

À l’heure actuelle, les voitures ne sont pas durables. Elles sont chères, elles polluent, elles tuent des centaines de milliers de personnes dans le monde chaque année et provoquent le réchauffement de la planète! L’automobile et ses infrastructures sont également causes de guerres et responsables d’un mode de vie malsain. Les entreprises nous disent toujours de voter avec notre porte-monnaie alors au lieu de choisir entre un 4×4 rouge ou d’un bleu noir hybride, décrochez tout simplement de l’automobile! Lire la suite…

Les transports publics et la mobilité en Europe

Le 11 juin 2008 – À l’occasion du Salon Européen de la Mobilité, qui se tient à Paris du 10 au 12 juin 2008, TNS Sofres a réalisé une étude pour GIE Objectif Transport Public dans quatre pays européens (France, Royaume-Uni, Italie et Allemagne) sur la perception des transports publics urbains et la place accordée à l’environnement dans ce domaine au niveau national et européen. Les résultats montrent qu’au-delà des différences d’usage et de perception des transports publics, Français, Britanniques, Allemands et Italiens s’entendent sur la nécessité d’accorder une place importante à l’impact des transports sur l’environnement au cours de la Présidence française de l’Union Européenne qui démarre le 1er juillet prochain.

Une utilisation et une perception des transports publics urbains qui varient fortement d’un pays à l’autre

Dans les quatre pays sondés, l’utilisation des transports publics urbains est massive, mais elle diffère quelque peu d’un pays à l’autre : si 90% des Britanniques et des Allemands utilisent les transports publics urbains, ne serait-ce que de temps en temps, cette proportion descend à 81% chez les Français, à 77% chez les Italiens. Ce sont surtout les populations jeunes et urbaines qui utilisent ces transports, et ce quels que soient les pays.

Il apparaît également que les utilisateurs de transports publics urbains sont beaucoup plus positifs en Allemagne que dans les autres pays. Ainsi, l’utilisation des transports semble davantage associée à la nécessité pour les Italiens, les Français et les Britanniques (respectivement 58%, 43% et 37% y associent le fait de prendre les transports publics urbains) quand les Allemands se montrent plus partagés sur la question : pour 30% d’entre eux, prendre les transports publics urbains est un choix, pour 29% une nécessité. 19% y associent même le plaisir, alors que cette proportion est bien moins élevée dans les autres pays (3% en Italie, 6% en France et 8% au Royaume-Uni). Enfin, contrainte et routine semblent moins associées à l’utilisation des transports publics urbains. C’est en France que la contrainte se fait le plus sentir et au Royaume-Uni que la routine ressort le plus (12%).

La prise en compte de l’environnement dans les décisions publiques en matière de transports : le Royaume-Uni comme exemple, les Italiens mauvais élèves

Interrogés sur l’évolution de la prise en compte de l’environnement dans les décisions publiques de leur pays en matière de transport, les Européens émettent des avis très contrastés. Si près de deux tiers des Britanniques (66%) et des Français (64%) estiment que les décisions publiques prises en matière de transport ont davantage pris en compte l’environnement au cours des cinq dernières années, ceci est le cas de 41% des Allemands et de seulement un quart des Italiens.

Les jugements émis à l’encontre des décisions de son pays diffèrent peu selon le type d’agglomération auquel appartiennent les interviewés et semblent en revanche davantage liés à l’âge et au niveau socio-économique : les avis les plus favorables sont prononcés parmi les jeunes et les interviewés au niveau socioéconomique élevé, sauf en Italie où le jugement est non seulement plus négatif mais réparti de manière plus homogène dans la population.

Prochaine présidence de l’Union européenne : l’impact des transports sur l’environnement est-il une question prioritaire ?

A un niveau plus global, lorsqu’on leur demande quelle doit être selon eux la place accordée à la question de l’impact des transports sur l’environnement lors de la prochaine présidence de l’Union européenne, les Européens considèrent massivement que celle-ci doit être importante.

A noter toutefois que les opinions sont beaucoup plus tranchées au Royaume-Uni que dans les autres pays : c’est ici que la proportion d’interviewés qui considèrent prioritaire cette question est la plus forte (47%, pour 45% en France, 41% en Italie et 34% en Allemagne) mais c’est aussi ici que celle des interviewés qui considèrent qu’elle doit être secondaire est la plus forte (23% pour seulement 14% des Allemands, 10% des Français et 6% des Italiens). La réponse intermédiaire, à savoir importante mais pas prioritaire n’a que peu de succès au Royaume-Uni (26%) alors qu’elle avoisine les 50% dans les trois autres pays.

Enfin, au Royaume-Uni, ce sont les personnes âgées qui sont le plus nombreuses à considérer que la question de l’impact des transports sur l’environnement doit être secondaire dans le cadre de la prochaine présidence de l’Union européenne alors qu’en Allemagne, cette opinion est surtout partagée par les jeunes.

Au total, moins les décisions publiques d’un pays sont considérées comme ayant intégré la question de l’impact environnemental des transports au cours des cinq dernières années, plus ses résidents estiment qu’il est important que l’Union Européenne s’en charge.

Fiche technique :

Étude réalisée pour GIE Objectif Transport Public auprès d’échantillons nationaux de 1000 personnes représentatifs de l’ensemble de la population nationale âgée de 18 ans et plus et interviewés par téléphone : en France du 20 au 22 mai 2008, en Italie du 15 au 19 mai 2008, au Royaume-Uni du 16 au 18 mai 2008 et en Allemagne du 19 au 20 mai 2008.

Source : www.tns-sofres.com

Réduire la dépendance à l’automobile pour une autre vision de l’aménagement du territoire

Depuis 50 ans, à l’instar de beaucoup de sociétés occidentales de l’hémisphère Nord, le développement des collectivités du Québec s’est articulé autour de l’automobile en tant que mode dominant de déplacement des personnes. Aujourd’hui, nos collectivités ont radicalement changé de visage et sont plus étalées que jamais. Les lieux de travail, de résidence, de loisir et d’approvisionnement en biens et services y sont séparés et les déplacements sont plus nombreux, plus fréquents et plus longs en distance et en temps. L’automobile règne en reine absolue. Lire la suite…

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Trouver un logement sans voiture

Vous n’avez pas de voiture et vous cherchez un logement proche des transports en commun ou à proximité de votre travail? Le nouveau portail Immobilio propose aux internautes de trouver un bien immobilier sans se casser la tête. Une interface de recherche conviviale, des annonces indexées en temps réel, une géolocalisation grâce à des cartes très précises permettent de mieux identifier l’appartement ou la maison de vos rêves. Lire la suite…

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Un développement urbain pour réduire concrètement la dépendance à l’automobile

Par PASCAL LALIBERTÉ, M. Sc. Env,
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Paris sans voitures

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Prendre le pédibus pour aller à l’école

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Je suis l’automobile


Jean-Pierre ORFEUIL, Je suis l’automobile, Editions de l’Aube, 1994 (France)

« Je suis l’automobile, ce formidable outil sans lequel les villes, leur image et leur pollution, les vacances et la redécouverte de la nature, les rêves des petits garçons comme les symboles notabiliaires des directeurs de tout acabit ne seraient pas ce qu’ils sont. » En donnant la parole à un objet devenu si familier, Jean-Pierre Orfeuil nous oblige à nous poser la question qui constitue la clé de lecture de son livre : puisque la voiture est bien inanimée, qui donc lui donne ce pouvoir démesuré de transformer nos sociétés ? Lire la suite…

Une ville sans voiture, une utopie ?

Est-il possible de diminuer la circulation automobile dans les grandes villes ? Les équipes de Marie-Hélène Massot de l’INRETS à Paris (Île-de-France) et de Patrick Bonnel, enseignant-chercheur au Laboratoire d’économie des transports (LET) à Vaulx-en-Velin (Rhône-Alpes) ont réalisé une étude pour le compte du Predit(1) sur les modes de déplacements dans les agglomérations parisienne et lyonnaise. Lire la suite…