Trottoir interdit aux piétons


Trottoir interdit aux piétons, à Paris dans le XVIIème, pas loin de la porte de Champeret…
La voiture est reine, partout.

Photo envoyée par David, piéton égaré à Paris

Citation:
Piéton. Mouvante (et audible) partie de la chaussée pour une automobile.
Ambrose Bierce
Extrait de Le dictionnaire du Diable

La réussite des péages urbains

Depuis 2003, Londres a mis en place un système de péage urbain dans sa zone centrale. Singapour avait initié ce type de démarche dès 1975 et l’a renforcé en 1998. Aujourd’hui, se pose de plus en plus la question de mettre en place un péage urbain à Paris. C’est l’occasion de réaliser un bilan des péages urbains. Lire la suite…

L’agressivité des automobilistes

Les cyclistes dénoncent l’agressivité des automobilistes

«AUTOMOBILISTES, calmez-vous!» C’est le message que les Vélorutionnaires ont décidé de faire passer aujourd’hui, à l’occasion de leur manifestation mensuelle. Ce petit groupe de cyclistes qui battent le pavé chaque premier samedi du mois reproche aux conducteurs de voiture d’être de plus en plus agressifs à l’encontre des vélos. «Comme si les automobilistes lésés de passer leur vie à 16,4 km/h (NDLR : vitesse moyenne observée à Paris) ressentaient le besoin de déverser leur agressivité vers ceux qui ont fait le bon choix pour eux, pour la ville et pour la planète», souligne le comité Vélorution.

Les manifestants prendront le départ cet après-midi à 14 heures de la place du Châtelet. Ils rejoindront le quartier des Halles pour discuter avec les automobilistes et les passants.

M.-A.G.
Le Parisien, samedi 05 mars 2005

Se libérer de l’automobile

Plus qu’un objet, l’automobile est le symbole de la société de consommation. Réservée aux 20% les plus riches des habitants de la Terre; elle conduit inexorablement au suicide écologique par épuisement des ressources naturelles (nécessaires à sa production) ou par ses pollutions multiples qui, entre autres, engendrent la montée de l’effet de serre.

L’automobile provoque des guerres pour le pétrole dont la dernière en date est le conflit irakien. L’automobile a aussi pour conséquence une guerre sociale qui conduit à un mort toutes les heures rien qu’en France. L’automobile est un des fléaux écologique et social de notre temps. Nous lui préférerons: le refus de l’hypermobilité. La volonté d’habiter près de son lieu de travail. La marche à pied, la bicyclette, le train, les transports en commun.

Le mythe de « l’indispensable automobile »

Beaucoup de gens, parfois très critiques par rapport à l’automobile et à ses nuisances, pensent malgré tout qu’elle reste indispensable dans de nombreux cas, et en particulier pour faire ses courses au supermarché ou à l’épicerie du coin. L’argument semble imparable: « tu comprends, comment je fais pour ramener mes courses chez moi sans ma voiture? ». En gros (je traduis), le vélo c’est sympa, mais cela ne permet pas de faire les sacro-saintes courses du samedi à l’hyper, situé bien évidemment en périphérie.

Et pourtant, faire ses courses journalières ou hebdomadaires en vélo, c’est possible! Moyennant un peu de bricolage (première activité de loisir des Français!), il est tout à fait possible d’adapter son vélo pour pouvoir porter de lourdes charges.

velo_courses

Voici tout d’abord un exemple de vélo tout simple (70€) transformé en « vélo de facteur », et qui permet de porter des charges déjà relativement lourdes, permettant d’assurer un ravitaillement complet 2 ou 3 fois par semaine. (remarquez la double béquille à l’avant pour assurer la stabilité de l’engin en charge)

La méthode pour adapter le vélo se trouve sur le blog cyclurbain.

Si on a une grande famille et si on est vraiment bricoleur, voici carrément le cartbike, qui n’est rien d’autre qu’un croisement entre le vélo et le caddie! Cette idée me plait assez car il s’agit d’une récupération du caddie, le symbole de la société de consommation, au profit du vélo.

cartbike

Sur internet, il est possible de trouver les explications détaillées de montage d’un tel engin. (malheureusement en anglais, mais c’est quand même relativement simple)

Ces solutions pour faire ses courses sans voiture sont-elles complétement utopiques? A mon humble avis, non! Si la deuxième solution paraît quelque peu folklorique (j’aimerais bien voir la tête des automobilistes croisant un cartbike…), elle n’en est pas moins tout à fait réalisable. Quant à la première solution, elle me paraît tout à fait adaptée au mode de vie urbain.

Pourquoi des engins de ce type ne sont-ils pas en vente dans le commerce? Oups! c’est vrai, j’oubliais, prendre sa voiture pour aller faire les courses, c’est quand même BEAUCOUP moins fatiguant…!

Source: vélogistique, le livre !

Les coûts cachés de l’automobile

Pour les économistes, les coûts externes sont «les coûts, non pris en considération dans une opération de marché et qui devront tôt ou tard être engagés par suite des impacts des activités, produits et services de celle-ci sur l’environnement.» Par exemple, le prix du carburant n’intègre pas le surcoût engendré pour la Sécurité sociale des suites de la pollution de l’air des villes. Lire la suite…

Automobile et décroissance

Si l’on considère que notre bonheur, nos relations avec les autres, sont plus importants que l’accumulation de biens pour stimuler la croissance économique, alors la remise en cause de l’automobile devrait être un des premiers enjeux de la décroissance. L’automobile est en effet un outil majeur de la conception économique actuelle du monde. Lire la suite…

L’Homme qui tuait des voitures

par Eric le Braz.

On l’appelle l’écolotueur, le cyclokiller, le tueur de conducteurs… Mobile et furtif, sur sa monture à deux roues, il sème ses poursuivants et se fond dans la nuit de Paris. Pour quel motif le grand Nicolas s’en prend-il aux voitures ? Est-ce un vengeur ? Un justicier ? Un monstre ? Lire la suite…

À bas la voiture…vive le vélo !

À bas la voiture…vive le vélo !
Par Caroline Granier

La voiture n’est pas simplement un moyen de locomotion, comme certaines personnes particulièrement naïves pourraient le penser. L’invention de la voiture n’a pas non plus été un pas de géant sur le chemin du progrès, comme les publicitaires voudraient nous le faire croire.

Non, la voiture est un instrument de pouvoir et de destruction. Elle est l’ennemie des hommes : non seulement parce qu’elle les tue (piétons imprudents, passants distraits, victimes des meurtriers ordinaires, les chauffards), mais aussi parce qu’elle les déforme, les défigure, les nie : un homme au volant n’est plus un être humain.

Prenez un homme ordinaire, pacifique, réservé et habituellement calme. Mettez-lui entre les mains un volant et sous les pieds une pédale. Jetez-le dans un embouteillage, mettons par exemple le périphérique à six heures du soir. Regardez-le… Vous ne le reconnaissez plus ? Et pourtant c’est lui, cette brute inhumaine, le teint livide, interpellant les autres automobilistes à coup d’insultes obscènes et hargneuses… Il vous fait peur ? Ajoutez-lui un portable, vous multipliez par trois son pouvoir de tuer. C’est comme si vous donnez un revolver à quelqu’un… Rares sont ceux qui vont refuser de s’en servir.

Réjean Ducharme, un écrivain québécois, a particulièrement bien analysé ce processus qui transforme l’humain en automobiliste. D’ailleurs, il propose de ne plus dire automobiliste, mais automobile, tant il est vrai que tout conducteur fait corps avec son véhicule :

« Quand je dis automobiles, je veux dire automobilistes ; l’automobile et l’automobiliste font partie d’une seule et même chose : l’automobile. »

« On n’a pas une automobile ; on est une automobile. »

« On ne peut pas naître automobile : on devient automobile, tout à coup. »

(Extraits de : Le Nez qui voque, NRF, Gallimard, 1967)

Pour finir, voici un poème que compose le narrateur du roman de Ducharme :

Les automobiles

Sur le chemin des édicules,

Passent des hommes et des femmes

Greffés avec des véhicules

Qui éteignent le sang et l’âme.

Il passent en automobile,

Ces hommes fous, ces femmes folles.

Et ils se croient, hélas, habiles

De ne vivre que de pétrole.

Ils ne parlent pas, ils klaxonnent.

Et ils ne marchent pas : ils roulent.

Vu qu’à deux jambes, je fonctionne,

Ils rient ; ils me traitent de poule.

Ils sont jaunes, ou verts, ou noirs.

Entre eux, point de ségrégation :

Ils bougent entre les trottoirs

Côte à côte et à l’unisson.

Soyons vigilants !

Mais que faire, me demanderez-vous, si nous ne voulons pas devenir, à notre tour, des « automobiles » ?

La réponse est simple : soyons des cyclistes ! Le cycliste est le contraire de l’ « automobile » : même sur son vélo il conserve tout son libre-arbitre, il peut s’arrêter lorsqu’il le veut, se garer où bon lui semble… Il ne menace pas constamment la vie de ses voisins. Il est à l’écoute du dehors : au lieu de se blinder peureusement en s’entourant de tôle, il se plonge courageusement dans son environnement – qu’il évite par ailleurs de polluer. Il perd rarement le contrôle de soi, et se laisse guider par deux principes : la liberté et le respect d’autrui.

On voit donc que le choix d’un moyen de transport est avant tout un choix de vie : un état d’esprit.

Refuser la voiture, c’est refuser un mode de vie qui nous rend dangereux (pour nous-mêmes, pour les autres et pour l’environnement), c’est vouloir une vie autre que celles que nous proposent les publicitaires et que nous impose la société moderne.

Ce n’est pas seulement avec des mots qu’on change la société…

À tous ceux qui prônent l’individualisme, le communisme, l’écologisme… etc…

… je réponds : le cyclisme !

Caroline Granier

LA PERIFÉERIQUE

Le 15 novembre prochain, l’association « LA PERIFÉERIQUE » lance une grande campagne de mobilisation pour l’ouverture du périphérique aux piétons et aux sportifs. Lire la suite…