Le prix «TUVALU» du dérèglement climatique remis à Mercedes-Benz

Paris, le 25 mai 2004 : A partir des données disponibles sur le site de l’Ademe concernant les émissions de gaz à effet de serre de chaque véhicule vendu en France, Agir pour l’Environnement a nominé dix véhicules particulièrement polluants rejetant entre 355 et 400 g/km de CO2 dans l’atmosphère. Lire la suite…

Les voitures: le plus grave problème de la planète

Conférence d’Hubert Reeves sur le transport collectif
«Les voitures: le plus grave problème de la planète»
par Benoit Lemay

«L’accroissement du transport routier est un des plus graves problèmes de la planète.» C’est le message qu’est venu livrer l’astrophysicien passionné de l’environnement, Hubert Reeves, le samedi 1er mai dernier, lors d’une conférence organisée à Saint-Eustache par Transport collectif région Deux-Montagnes (TCRDM), un organisme voué à la promotion du transport en commun. Lire la suite…

Le poids du lobby automobile

Ils ont osé le faire: Dissimuler un document relatif à la santé publique

L’Humanité – 8 mai 2004

Parfois, cela va mieux en le disant. C’est le cas des chiffres alarmants concernant la pollution atmosphérique engendrée notamment par l’automobile. Elle serait responsable de 4 876 décès par an en France, selon un rapport de l’AFSSE (Agence française de sécurité sanitaire environnementale) dont a rendu compte jeudi l’hebdomadaire le Point. Lire la suite…

La fumée des autos tue aussi

Maintenant, on en est certain: la pollution par les gaz d’échappement automobile est un danger mortel (photo AFP)

La fumée des autos tue aussi

La pollution atmosphérique urbaine a tué entre 6.000 et 10.000 personnes en 2002. Les particules fines émises notamment par les voitures en porteraient la responsabilité… Lire la suite…

Vers la Pétro-Apocalypse

Dans quelques années, la production mondiale de pétrole conventionnel déclinera tandis que la demande mondiale ne cesse de croître. Le choc résultant de cette famine pétrolière structurelle est inévitable, tant sont importantes la dépendance de nos économies au pétrole bon marché et l’impossibilité concomitante de les en sevrer rapidement. Lire la suite…

Sécurité routière : un problème de santé publique

On rapporte que, lors de l’enquête sur le premier décès dû à un accident de la circulation, en 1896, le coroner aurait déclaré: « Cela ne doit plus jamais se reproduire ». Pourtant, plus d’un siècle plus tard, 1,2 million de personnes meurent chaque année sur les routes et l’on recense plus de 50 millions de blessés. Si l’on ne prend pas les mesures nécessaires, ces chiffres augmenteront encore. Lire la suite…

La crise de l’énergie

La crise de l’énergie

Extrait de l’ouvrage « Energie et équité », d’Ivan Illich (1973)

Aujourd’hui il est devenu inévitable de parler d’une crise de l’énergie qui nous menace. Cet euphémisme cache une contradiction et consacre une illusion. Il masque la contradiction inhérente au fait de vouloir atteindre à la fois un état social fondé sur l’équité et un niveau toujours plus élevé de croissance industrielle. Il consacre l’illusion que la machine peut absolument remplacer l’homme. Pour élucider cette contradiction et démasquer cette illusion, il faut reconsidérer la réalité que dissimulent les lamentations sur la crise : en fait, l’utilisation de hauts quanta d’énergie a des effets aussi destructeurs pour la structure sociale que pour le milieu physique. Un tel emploi de l’énergie viole la société et détruit la nature. Lire la suite…

L’industrie de la circulation

L’industrie de la circulation

Extrait de l’ouvrage « Energie et équité », d’Ivan Illich (1973)

La circulation totale est le résultat de deux différents modes d’utilisation de l’énergie. En elle se combinent la mobilité personnelle ou transit autogène et le transport mécanique des gens. Par transit je désigne tout mode de locomotion qui se fonde sur énergie métabolique de l’homme, et par transport, toute forme de déplacement qui recourt à d’autres sources d’énergie. Désormais ces sources d’ énergie seront surtout des moteurs, puisque les animaux, dans un monde surpeuplé et dans la mesure où ils ne sont pas, tels l’âne et le chameau, des mangeurs de chardons, disputent à l’homme avec acharnement leur nourriture. Enfin je borne mon examen aux déplacements des personnes à l’extérieur de leurs habitations. Lire la suite…

Le gel de l’imagination

Le gel de l’imagination

Extrait de l’ouvrage « Energie et équité », d’Ivan Illich (1973)

Passé un certain seuil de consommation d’énergie, l’industrie du transport dicte la configuration de l’espace social. La chaussée s’élargit, elle s’enfonce comme un coin dans le cœur de la ville et sépare les anciens voisins. La route fait reculer les champs hors de portée du paysan mexicain qui voudrait s’y rendre à pied. Au Brésil, l’ambulance fait reculer le cabinet du médecin au-delà de la courte distance sur laquelle on peut porter un enfant malade. A New York, le médecin ne fait plus de visite à domicile, car la voiture a fait de l’hôpital le seul lieu où il convienne d’être malade. Dès que les poids lourds atteignent un village élevé des Andes, une partie du marché local disparaît. Puis, lorsque l’école secondaire s’installe sur la place, en même temps que s’ouvre la route goudronnée, de plus en plus de jeunes gens partent à la ville, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus une seule famille qui n’espère rejoindre l’un des siens, établi là-bas, sur la côte, à des centaines de kilomètres. Lire la suite…

Le prix du temps

Le prix du temps
Si ces idiots prenaient le bus, je pourrais déjà être à la maison

Le prix du temps

Extrait de l’ouvrage « Energie et équité« , d’Ivan Illich (1973)

La vitesse incontrôlée est coûteuse et de moins en moins de gens peuvent se l’offrir. Tout surcroît de vitesse d’un véhicule augmente son coût de propulsion, le prix des voies de circulation nécessaires et, ce qui est plus grave, la largeur de l’espace que son mouvement dévore. Dès qu’un certain seuil de consommation d’énergie est dépassé par les voyageurs les plus rapides, il se crée à l’échelle du monde entier une structure de classe de capitalistes de la vitesse. La valeur d’échange du temps reprend la première place, comme le montre le langage : on parle du temps dépensé, économisé, investi, gaspillé, mis à profit. A chacun la société colle une étiquette de prix qui indique sa valeur horaire : plus on va vite, plus l’écart des prix se creuse. Entre l’égalité des chances et la vitesse, il y a corrélation inverse. Lire la suite…