Un avenir durable pour les transports

Ce livre poursuit un double objectif : offrir une contribution critique mais constructive aux débats entourant l’élaboration et la diffusion du nouveau Livre blanc de la Commission européenne sur l’avenir des transports intitulé « Feuille de route pour un espace unique européen des transports » et profiter de cette importante entreprise programmatique pour sortir la mobilité et les transports de leur confinement relatif à la sphère des spécialistes en transport, pour en faire un véritable enjeu politique transversal, au carrefour des défis sociaux, économiques et environnementaux de notre temps. Lire la suite…

Le bluff technologique

Pourquoi, alors que la technique présente tant d’effets négatifs, n’en prend-on pas conscience ? Le premier facteur qui joue dans le sens de l’oblitération est très simple : les résultats positifs d’une entreprise technique sont ressentis aussitôt (il y a davantage d’électricité, davantage de spectacles télévisés, etc.) alors que les effets négatifs se font toujours sentir à la longue. On sait maintenant que l’automobile est un jeu de massacre, cela ne peut enrayer la passion collective pour l’auto. Lire la suite…

Auto-destruction du milieu urbain

Guy Debord (1931-1994) est un écrivain, essayiste, cinéaste et révolutionnaire français, qui a conceptualisé ce qu’il a appelé le « spectacle » dans son œuvre majeure La Société du spectacle (1967). Il a été l’un des fondateurs de l’Internationale lettriste (1952-1957) puis de l’Internationale situationniste (1957-1972), dont il a dirigé la revue française. Voici quelques extraits de La Société du spectacle concernant plus spécifiquement l’automobile et l’urbanisme. Lire la suite…

Le négationnisme climatique

Chaque mois paraît dans le monde un ouvrage niant soit le réchauffement, soit ses causes humaines, soit sa gravité. On explique même que ce réchauffement serait une chance pour l’humanité en permettant d’accéder à des ressources jusque-là inexploitées (pétrole en Alaska, agriculture en Sibérie, nouvelles routes maritimes dans le Grand Nord, etc.). Chaque jour des dizaines d’articles expliquent aussi que la science aura de toute façon une réponse au problème du réchauffement planétaire. Il serait donc stupide de s’inquiéter, même si le réchauffement était avéré. Ces deux discours sont non seulement faux mais dangereux. Ils empêchent de prendre conscience des enjeux. Ils interdisent d’agir. Lire la suite…

Télé, bagnole et autres prothèses du sujet moderne

Deux grandes machineries modernes suppléent aujourd’hui notre pouvoir être défaillant : les télévisions (la télé, l’internet, le téléphone et la myriade de technopodes récents) et la « bagnole ». Ces deux technologies et les pratiques qui les accompagnent ont modifié l’existence contemporaine à une profondeur difficile à estimer : elles font l’objet d’un discours tour à tour dépréciatif, laudatif, manichéen ou dépourvu de charpente analytique. Lire la suite…

Ne soyons pas des écologistes benêts

Dans les années 60 et 70, les précurseurs de l’écologie étaient dénigrés, tournés en ridicule par les firmes et autorités politiques. Il ne fallait surtout pas les prendre au sérieux, ces lanceurs d’alerte trop subversifs (1). Mais progressivement, devant des périls environnementaux de plus en plus prégnants, les dirigeants ont arrêté de se voiler la face. Alors les pollueurs ont massivement investi dans l’écoblanchiment, les médias ont évoqué les menaces, et les gouvernements ont pris en main la question. L’écologie banalisée a été vidée de toute critique trop radicale. « Il ne s’agit plus de se désintéresser du discours écologiste, mais de l’intégrer, de le digérer, pour continuer à faire le même business, la bonne conscience en plus. » (2)  Lire la suite…

A nous la catastrophe !

La pénurie d’énergie ne fait que commencer. Ses conséquences sont souvent présentées de manière catastrophiste (Yves Cochet, Pétrole apocalypse, Richard Heinberg, Pétrole, la fête est finie, Jean-Marc Jancovici, Le plein s’il vous plaît, etc.). C’est-à-dire réaliste. Dario Fo, prix Nobel de littérature 1997, est assez documenté sur le sujet pour ne pas déborder d’optimisme. Mais dans son ouvrage L’Apocalypse différée, l’auteur italien imagine une prise de conscience soudaine et salvatrice. Lire la suite…

L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie

Sommes-nous en dictature ? Non. Sommes-nous en démocratie ? Non plus. Les puissances d’argent ont acquis une influence démesurée, les grands médias sont contrôlés par les intérêts capitalistes, les lobbies décident des lois en coulisses, les libertés sont jour après jour entamées. Dans tous les pays occidentaux, la démocratie est attaquée par une caste. Lire la suite…

L’autorefoulement et ses limites, ou la dénégation sans limite

L'autorefoulement et ses limites, ou la dénégation sans limite

Les éditions Descartes & Cie ne s’honorent pas en publiant L’autorefoulement et ses limites. Ce texte, aussi abject que court, ne laisse aucune place à l’esprit rationnel, rigoureux qui caractérisait René Descartes. Ici, Mathieu Flonneau se livre à une psychologisation de prisunic pour tenter de discréditer toute critique de l’automobile. Raté. En foulant au pied la droiture cartésienne, c’est lui-même que l’auteur discrédite. Lire la suite…

Moitié bagnole, et moitié homme…

Le tracteur est une des premières automobiles qui ait réalisé la synthèse de la fabrication et du transport. Celle-ci devrait se généraliser. Il fallait bien qu’un jour un grand esprit méconnu eût une de ces idées simples que peut seule inspirer la passion du pouvoir ou du gain : du temps se perdait pendant le transport. De là, la bétonneuse automobile qui fabrique du ciment durant le trajet entre la gravière et le chantier. Espérons que l’esprit de progrès ne s’en tiendra pas là, et que nous aurons bientôt le marteau-pilon, le laminoir, le haut-fourneau automobile, etc. Pourquoi pas, même, l’école automobile ? Lire la suite…

Désobéir par le rire

rire

Le mouvement vélorutionnaire en connaît un rayon sur la subversion drolatique. Sa créativité débordante s’exprime dans des masses critiques colorées, déguisées, rythmées, des scènes théâtrales dans les rues, sur des parkings, des réappropriations de l’espace public, des détournements de pubs, des parodies contre les industriels, les autorités, les fanatiques de la bagnole… Le livre Désobéir par le rire montre la puissance de cet art de militer. Lire la suite…