Il faut adapter l’automobile à la ville

Georges Pompidou, ancien président de la République Française, déclarait en 1971 qu’il faut adapter la ville à l’automobile. Cette phrase, devenue célèbre, n’était en fait que la conséquence idéologique d’un processus historique trouvant sa source au début du XXème siècle avec le développement de l’automobile. Lire la suite…

L’agressivité des automobilistes

Les cyclistes dénoncent l’agressivité des automobilistes

«AUTOMOBILISTES, calmez-vous!» C’est le message que les Vélorutionnaires ont décidé de faire passer aujourd’hui, à l’occasion de leur manifestation mensuelle. Ce petit groupe de cyclistes qui battent le pavé chaque premier samedi du mois reproche aux conducteurs de voiture d’être de plus en plus agressifs à l’encontre des vélos. «Comme si les automobilistes lésés de passer leur vie à 16,4 km/h (NDLR : vitesse moyenne observée à Paris) ressentaient le besoin de déverser leur agressivité vers ceux qui ont fait le bon choix pour eux, pour la ville et pour la planète», souligne le comité Vélorution.

Les manifestants prendront le départ cet après-midi à 14 heures de la place du Châtelet. Ils rejoindront le quartier des Halles pour discuter avec les automobilistes et les passants.

M.-A.G.
Le Parisien, samedi 05 mars 2005

Trafic automobile et interactions sociales

Ce graphique est tiré d’une étude sur trois quartiers résidentiels à San Francisco, réalisée en 1969 par Applyard et Lintell. Il montre le pouvoir de la mobilité motorisée, du trafic automobile, pour miner la vie de la communauté. Quand le trafic le long des voies résidentielles augmente, le nombre de personnes essayant de traverser les rues baisse, et le nombre de personnes qui connaissent leurs voisins de l’autre côté de la rue baisse aussi. Lire la suite…

Se libérer de l’automobile

Plus qu’un objet, l’automobile est le symbole de la société de consommation. Réservée aux 20% les plus riches des habitants de la Terre; elle conduit inexorablement au suicide écologique par épuisement des ressources naturelles (nécessaires à sa production) ou par ses pollutions multiples qui, entre autres, engendrent la montée de l’effet de serre.

L’automobile provoque des guerres pour le pétrole dont la dernière en date est le conflit irakien. L’automobile a aussi pour conséquence une guerre sociale qui conduit à un mort toutes les heures rien qu’en France. L’automobile est un des fléaux écologique et social de notre temps. Nous lui préférerons: le refus de l’hypermobilité. La volonté d’habiter près de son lieu de travail. La marche à pied, la bicyclette, le train, les transports en commun.

La fin du pétrole

Texte envoyé par Jean Thevenet
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Extrait imaginé d’une coupure de presse de juin 2010

La crise pétrolière se confirme avec le passage symbolique de la barre des 100 dollars le baril. Nous atteignons désormais des prix records pour le brut qui avertissent que le pétrole, trésor accumulé en un milliard d’années à été quasiment dillapidé 3 milions de fois plus rapidement qu’il fut crée! (3 siècles). Les protestations des automobilistes et des industriels ont bien été entendues par le gouvernement qui use de tous les arguments inimaginables pour adoucir cette annonce. Lire la suite…

Trafic

Trafic – Un film de Jacques Tati

« Je ne comprends pas pourquoi un homme change brusquement de mentalité lorsqu’il change de voiture et devient agressif, agressivité qui est souvent ridicule. Que l’achat d’une grosse voiture aille de pair avec le volume du portefeuille ou de l’anatomie, soit. Mais on peut défendre son ventre sans se croire obligé de défendre sa cylindrée. » (Jacques Tati) Lire la suite…

Le mythe de « l’indispensable automobile »

Beaucoup de gens, parfois très critiques par rapport à l’automobile et à ses nuisances, pensent malgré tout qu’elle reste indispensable dans de nombreux cas, et en particulier pour faire ses courses au supermarché ou à l’épicerie du coin. L’argument semble imparable: « tu comprends, comment je fais pour ramener mes courses chez moi sans ma voiture? ». En gros (je traduis), le vélo c’est sympa, mais cela ne permet pas de faire les sacro-saintes courses du samedi à l’hyper, situé bien évidemment en périphérie.

Et pourtant, faire ses courses journalières ou hebdomadaires en vélo, c’est possible! Moyennant un peu de bricolage (première activité de loisir des Français!), il est tout à fait possible d’adapter son vélo pour pouvoir porter de lourdes charges.

velo_courses

Voici tout d’abord un exemple de vélo tout simple (70€) transformé en « vélo de facteur », et qui permet de porter des charges déjà relativement lourdes, permettant d’assurer un ravitaillement complet 2 ou 3 fois par semaine. (remarquez la double béquille à l’avant pour assurer la stabilité de l’engin en charge)

La méthode pour adapter le vélo se trouve sur le blog cyclurbain.

Si on a une grande famille et si on est vraiment bricoleur, voici carrément le cartbike, qui n’est rien d’autre qu’un croisement entre le vélo et le caddie! Cette idée me plait assez car il s’agit d’une récupération du caddie, le symbole de la société de consommation, au profit du vélo.

cartbike

Sur internet, il est possible de trouver les explications détaillées de montage d’un tel engin. (malheureusement en anglais, mais c’est quand même relativement simple)

Ces solutions pour faire ses courses sans voiture sont-elles complétement utopiques? A mon humble avis, non! Si la deuxième solution paraît quelque peu folklorique (j’aimerais bien voir la tête des automobilistes croisant un cartbike…), elle n’en est pas moins tout à fait réalisable. Quant à la première solution, elle me paraît tout à fait adaptée au mode de vie urbain.

Pourquoi des engins de ce type ne sont-ils pas en vente dans le commerce? Oups! c’est vrai, j’oubliais, prendre sa voiture pour aller faire les courses, c’est quand même BEAUCOUP moins fatiguant…!

Source: vélogistique, le livre !

La climatisation automobile

La climatisation automobile

Selon de récentes études, le secteur des transports représente 26% des émissions de gaz carbonique et pourrait atteindre le triste record de 34% en 2010. Mais aujourd’hui, il se retrouve une nouvelle fois sur le banc des accusés en raison d’une autre source de pollution : la climatisation automobile. Lire la suite…

Les coûts cachés de l’automobile

Pour les économistes, les coûts externes sont «les coûts, non pris en considération dans une opération de marché et qui devront tôt ou tard être engagés par suite des impacts des activités, produits et services de celle-ci sur l’environnement.» Par exemple, le prix du carburant n’intègre pas le surcoût engendré pour la Sécurité sociale des suites de la pollution de l’air des villes. Lire la suite…

La pollution automobile

Pollution automobile

Tous les chiffres s’accordent: le transport automobile et routier occupe une place prépondérante dans les émissions de polluants urbains. Les constructeurs automobiles nous promettent la voiture propre pour bientôt… Lire la suite…

Nuisances de l’automobile

Le site LAVISSAN (voiture?) recense de manière dynamique l’ensemble des nuisances de l’automobile. Les internautes sont invités à compléter cette liste de nuisances apportées par l’usage inconsidéré de l’automobile particulière. Voici un extrait de cette liste: Lire la suite…

Quand la Chine polluera…

Comme l’avait prédit Alain Peyreffite, la Chine s’est éveillée… et pollue! D’une société de la bicyclette, elle passe au stade de société de l’automobile. Son décollage économique actuel se traduit par une “faim d’énergie” sans précédent, alimentant les tensions mondiales sur les cours des matières premières. Lire la suite…

La réduction de la dépendance automobile

La réduction de la dépendance automobile est un article de Frédéric Héran paru en 2001 dans le n°37 des Cahiers Lillois d’Economie et de Sociologie, pp. 61-86.

Résumé
La dépendance automobile trouve principalement sa source, non pas dans les aspirations à vivre au vert, dans la généralisation de la motorisation ou même dans l’étalement urbain, mais dans l’efficacité du système automobile par rapport aux autres systèmes de transport. Aussi, pour réduire cette dépendance convient-il de diminuer d’abord la vitesse automobile de porte-à-porte, tout en instaurant un système alternatif de transport écologique associant étroitement la marche , la bicyclette et les transports collectifs. Il en découle une décroissance du trafic automobile qui génère un urbanisme plus dense et mixte et non l’inverse.

La réduction de la dépendance automobile
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Automobile et décroissance

Si l’on considère que notre bonheur, nos relations avec les autres, sont plus importants que l’accumulation de biens pour stimuler la croissance économique, alors la remise en cause de l’automobile devrait être un des premiers enjeux de la décroissance. L’automobile est en effet un outil majeur de la conception économique actuelle du monde. Lire la suite…