Pétrole, l’élan vers le pire

La hausse des cours du baril de pétrole donne lieu, pour l’instant, à des prévisions mondiales précautionneuses de la part des grands trésoriers Jean-Claude Trichet et Alan Greenspan, et à de vaines polémiques françaises sur les actions immédiates du gouvernement en faveur de certains secteurs touchés par les prix croissants des carburants. Lire la suite…

La civilisation de l’automobile

« L’Américain moyen consacre plus de mille six cents heures par an à sa voiture. Il y est assis, qu’elle soit en marche ou à l’arrêt; il la gare ou cherche à le faire; il travaille pour payer le premier versement comptant ou les traites mensuelles, l’essence, les péages, l’assurance, les impôts et les contraventions. » Lire la suite…

L’aberration automobile

L’automobiliste, doublement maltraité, lui qui travaille pour aller travailler, est directement contrôlé par la police dans ses moindres agissements. La voirie est son immense camp de travail soumis à l’arbitraire vexatoire de corps spécialisés de répression. L’automobiliste, redouté comme meurtrier potentiel, illustre parfaitement le modèle humain d’une société décadente : soumis et agressif, démuni et avide de domination, minable et narcissique, il lui manque deux qualités dans l’usage de sa machine, l’urbanité et la maîtrise. Il n’existe en effet que comme le représentant de la chose qu’il fait circuler. Isolé dans sa machine, c’est seulement un rapport fonctionnel entre les choses qui revêt pour lui la forme fantastique d’un rapport entre les hommes. Pourtant il a confiance dans l’avenir et croit au progrès avec la même fermeté qu’il conduit, c’est-à-dire jusqu’à la catastrophe statistiquement inévitable.(…)

Mais comme dans toutes les religions, ce qui compte c’est le rite et non le résultat, sinon celle-ci se serait déjà effondrée devant cette simple constatation: la vitesse de déplacement moyenne du citadin motorisé est de l’ordre du double de celle d’un piéton, mais si l’on ajoute à ce temps de déplacement, le temps socialement nécessaire à produire ce qui le permet, on arrive à une vitesse globale moyenne de déplacement nettement inférieure à celle de l’homme du paléolithique. Un tel résultat objectivement dérisoire devrait légitimement troubler l’usager et le planificateur si une quelconque objectivité constituait un critère de jugement dans cette société. On sait qu’il n’en est rien. Et ce qui pourrait prêter seulement à sourire devient moins drôle quand on constate que pour en arriver là, il a fallu bouleverser de fond en comble le territoire urbain et rural.

Source:
(Extrait de l’article « Aberration ». Encyclopédie des nuisances, n° 7. Mai 1986)
http://antivoitures.free.fr/contre_la_bagnole.pdf (1,5 Mo)

Pas de sang pour l’essence

Automobilistes occidentaux
Il fait la guerre pour vous

Automobilistes, motards, routiers occidentaux, W. Bush engage l’armée américaine (45 % des investissements militaires au monde) pour que le pétrole arrive jusqu’à vos réservoirs. Vous pouvez lui dire merci. Sans lui, votre belle auto, votre belle moto, votre beau camion, risquerait d’être bientôt cloué au garage. Lire la suite…

L’automobile : dernier des dinosaures?

Alors que le changement climatique occasionne déjà des dégâts importants, le salon de l’automobile continue de promouvoir un mode de transport polluant et énergivore, en grande partie responsable du dérèglement climatique.

Pour dénoncer cette vision d’un autre temps, les Amis de la Terre Paris accueillent le « Dinosaure Carbone » et présentent l’exposition itinérante sur les effets des énergies fossiles, place de la Bastille le vendredi 8 octobre 2004 de 9h à19h. Lire la suite…

Le non-sens de l’automobile

Banlieusards, Parisiens, vous vous rendez au travail dans votre voiture particulière au lieu d’utiliser les transports en commun ou le vélo. Vous râlez contre les embouteillages que vous provoquez. Lire la suite…

Cortège sans moteur vers le Mondial de l’automobile

Samedi 2 octobre 14h Place du Châtelet
Action anti-bagnole (cyclique, rollers et piéton, ensemble contre la pollution !)
Manif à vélo samedi 2 octobre en direction du Mondial de l’automobile
Appel aux médias envahis par la publicité automobile Lire la suite…

Mondial de l’auto-destruction

Mondial de l’auto-destruction 2004, Paris Porte de Versailles 25 septembre – 10 octobre 2004

La pollution automobile tue. En France. 5000 personnes par an
La voiture est en grande partie responsable du dérèglement climatique

Barrage à la Formule 1 à Lyon

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Des militants font barrage à la Formule 1 à Lyon

Dimanche 5 septembre, la mairie Verts-Socialistes de Lyon et la société Renault organisaient une démo de Formule 1 dans les rues du centre de Lyon. Choqués, cinq militants écologistes lyonnais ont décidé de prendre les choses en mains et d’alerter la population sur les dangers de l’automobile.

Pour alerter la population sur les dangers de l’automobile, à 14h45, ils ont franchi les barrières de sécurité et couru sur la piste en direction du départ. Résultat: le programme officiel a été retardé d’une heure, et les organisateurs ont dû annuler la démonstration d’anciennes F1 et la rue de la Barre, partie intégrante du circuit a finalement été privée de spectacle.

Les militants, se réclamant du Regroupement Pour Une Ville Sans Voiture et de Casseurs de Pub (la version française indépendante de Adbusters), ont été violemment interpellés, menottés et placés en garde à vue; ils ont finalement été libérés en début de soirée.

L’organisation de cet événement de Formule 1 est la dernière démarche controversée de la majorité Verts-Socialistes de Lyon. Gilles Buna, le précédent maire Vert de Lyon 1, est maintenant député-maire à l’urbanisme pour toute la ville. Son projet de construction de 5.000 emplacements de parking au centre de la ville rencontre une opposition farouche de la part des résidents qui regrettent presque le temps où la ville était dirigée par la droite sous la conduite de Raymond Barre, qui avait réalisé le tramway, quelques pistes cyclables et refusé de construire plus de 1.000 emplacements de parking en centre ville.

Avec l’actuel exécutif municipal, les parkings-aspirateurs à voiture se multiplient: plus de 6 000 places de stationnement sont en construction ou en projet, alors que rien n’est fait pour l’écologie urbaine. Bizarrement, les Verts recouvrent maintenant de beaux néologismes leur oeuvre de régression: ils ne parlent pas de parkings mais de « parcs résidents » et de « coulées vertes ».

« Les solutions excessives [ne pas construire plus de parkings] sont tout sauf écologiques », dit Buna. « L’écologie, c’est le maintien de l’équilibre ».

Source: world-carfree-news

Toujours plus d’automobiles à Montréal

François Gosselin
mardi 7 septembre 2004
Sur le Web: Le Devoir (2004/09/07)

Toujours plus d’automobiles à Montréal

Chaque année, le mois de septembre est synonyme de rentrée scolaire, de retour au travail, mais, inévitablement, on retourne au travail assis dans une voiture. Et chaque année nous apporte au bas mot 50 000 automobilistes supplémentaires dans la grande région de Montréal. Le royaume de l’automobile se porte très bien. Et pourtant, les rues ne sont pas plus larges et les ponts ne sont pas plus nombreux.

Ce qui doit se produire se produit donc. On assiste à un psychodrame toujours plus important. Des heures d’attente partout, on blâme Transport Québec, la Ville de Montréal, les entrepreneurs, le camionnage, la pluie, le soleil n’importe qui sauf soi-même, assis seul dans une voiture de 1000 kilos. La tendance est claire, cette situation ne va pas s’améliorer. Les Québécois achètent plus de 400 000 voitures neuves par année. En banlieue on compte parfois plus de voitures que d’habitants. Pire encore, la croissance du parc automobile est 25 % plus rapide que la croissance démographique !

Il faut dire que la publicité, omniprésente, fait un très bon travail de persuasion. L’automobile c’est le bonheur, le confort, la performance. En plus de procurer une image de gagnants, on vous assure que vous serez seuls sur les routes… Et à la première sortie, c’est le bordel de la circulation, les factures…

Le corollaire de cette situation c’est le déclin, en proportion, des transports en commun (TC). La part des déplacements effectués en transport collectif décline depuis 15 ans. Grand merci aux gouvernements fédéral et provincial qui se sont retirés du financement des TC. Comme si l’efficacité des transports dans une ville n’avait pas d’incidence sur la performance économique. Dans ce cercle vicieux, moins d’usagers, c’est moins de revenus et ça conduit à une réduction de service qui ne donne pas envie de prendre les transports en commun.

L’autre corollaire, plus agressant, c’est l’atteinte directe à la qualité de vie des citadins. Un arôme sublime se dégage des rues où nous marchons. Les embouteillages serrés empêchent même les cyclistes de circuler. Des dizaines de milliers d’automobilistes impatients, qui n’habitent pas la ville, l’envahissent en sauvage dans le but de la traverser au plus vite pour atteindre ce fabuleux bungalow du boulevard des Hirondelles où le cadre de vie est si bien rangé, où il y a tant de place pour circuler.

Pas de trottoirs par contre. Dès le premier enfant, les citadins moins déterminés vont prendre le chemin de cette minable banlieue et revenir rajouter au problème le lundi suivant assis dans leur voiture. Mais qui mettra fin à cette folie furieuse ? On a beau se réjouir de la flambée du prix de l’essence, ça ne semble pas ralentir la passion pour l’automobile. Où est le maire de Montréal ? Demain matin ils seront encore 300 000 à déferler dans les anciens quartiers de Montréal. Et, encore une fois, le chroniqueur circulation sera hors de lui devant cette situation injuste pour le pauvre automobiliste-contribuable.

Source: Le Devoir (2004/09/07)

Automobilisme

L’automobilisme est un concept inventé par André Gorz en 1973, dans le cadre de son ouvrage « L’idéologie sociale de la bagnole »

L’automobilisme de masse matérialise le triomphe absolu de l’idéologie bourgeoise au niveau de la pratique quotidienne : il fonde et entretient en chacun la croyance illusoire que chaque individu peut prévaloir et s’avantager aux dépens de tous. L’égoïsme agressif et cruel du conducteur qui, à chaque minute, assassine symboliquement « les autres », qu’il ne perçoit plus que comme des gênes matérielles et des obstacles à sa propre vitesse, cet égoïsme agressif et compétitif est l’avènement, grâce à l’automobilisme quotidien, d’un comportement universellement bourgeois.

La pauvreté périurbaine

La pauvreté périurbaine : dépendance locale ou dépendance automobile ?

COUTARD O. /DUPUY G./FOL S.
Espaces et Sociétés – octobre 2001 – 108-109 – pp. 155-175

Les résultats d’une recherche qualitative sur les pratiques spatiales des ménages pauvres dans quatre espaces des régions urbaines de Paris et de Londres mettent en lumière deux modèles territoriaux de la pauvreté, un modèle français de dépendance locale s’opposant à un modèle anglais de dépendance automobile. Même si, pour les ménages concernés en France, cette situation n’est généralement pas vécue de manière stigmatisante comme une relégation et s’avère moins contraignante sur le plan financier, le modèle français de dépendance locale semble fragilisé par un ensemble de facteurs qui rendent au contraire vraisemblable la diffusion en France du modèle de dépendance automobile.

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