Agro-carburants : Et si l’Europe se trompait?

La Commission Européenne a sélectionné la semaine dernière 7 organismes de certification de biocarburants qui vont réaliser des audits auprès des entreprises productrices pendant 5 ans. Ces audits seront basés sur des critères de certification choisis par ces organismes, qui évalueront la « durabilité » de cette énergie.  La filière devra s’engager pour une réduction de gaz à effet de serre d’au moins 35%, ainsi qu’une réduction de la consommation d’eau des biocarburants, des produits chimiques,  des impacts négatifs sur la qualité des sols et elle ne doit pas avoir lieu sur des surfaces en forêts ou tourbières. Il est clair que cette démarche va dans le même sens que la Directive de l’UE adoptée en 2009, qui veut rendre les biocarburants obligatoires (oui, obligatoires !) à hauteur de près de 10% de la totalité des carburants utilisés dans le transport d’ici à 2020 (les autres énergies renouvelables ne représentant qu’une part minime). Par cette certification, l’UE se dote d’arguments de choc pour défendre l’industrie des biocarburants. Alors même que ce débat fait mouche, l’UE ne prend pas le temps de s’arrêter, de faire une pause, et de réfléchir si oui ou non, les biocarburants sont la solution à tous nos maux. Lire la suite…

La relocalisation heureuse

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Dans son livre posthume Ecologica (1), André Gorz écrivait que « la question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté ». Geneviève Azam, dans son livre publié récemment, « Le temps du monde fini »(2), (p 151-155) nous indique que « l’état d’urgence devient la règle » et que « l’idée de transition à mettre en œuvre dès aujourd’hui dessine une sortie possible du capitalisme de la catastrophe et ébauche les contours d’une bifurcation. » Cette transition passe par la relocalisation des activités à travers des choix démocratiques ; c’est la résistance à la globalisation et non la régulation ou la maîtrise de celle-ci.  Lire la suite…

Ces villes qui tentent de se libérer du pétrole

Portraits de la société de consommation automobile www.chrisjordan.com

Tout le monde n’attend pas que gouvernements et chefs d’État s’entendent sur un hypothétique accord pour sauver le climat. Loin de Cancún, où se tiendra le prochain sommet sur le réchauffement climatique, des réseaux associatifs et des municipalités se lancent dans d’ambitieux programmes pour libérer leurs villes de la dépendance pétrolière. Comment font ces « villes en transition » ? Exemple à Boulder, près de Denver, aux États-Unis. Lire la suite…

Privés de terre, privés d’avenir

Alors qu’en 2010 près d’un milliard de personnes souffrent de la faim dans le monde, des millions d’agricultrices et agriculteurs locaux sont menacés de perdre leur seul moyen de subsistance : leurs terres. Deux phénomènes mettent en péril l’avenir de ces paysans qui font vivre 45% de la population mondiale : l’accaparement des terres par des investisseurs et le changement climatique. L’agriculture familiale a pourtant un rôle clef à jouer face aux crises alimentaires, économiques et écologiques et doit être soutenue activement. A la veille de négociations importantes sur les traités d’investissement et le climat, aidez l’association Oxfam-France à faire entendre la voix de ces millions de paysannes et paysans du Sud et à faire pression sur la France pour qu’elle protège leurs droits au niveau international. Lire la suite…

« Detroit passe au vert »

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L’excellente chaîne de télévision Arte diffusait le mois dernier un reportage sur l’ex capitale américaine de l’automobile, Detroit, qui après l’effondrement des 3 géants de l’automobile américains, renaît de ses cendres en développant une agriculture urbaine et biologique. Il ne s’agit pas de multinationales agricoles à la Monsanto, qui brassent les dollars par millions de manière douteuse, mais bien de faire pousser soi-même ses légumes dans son jardin, et de vendre le surplus sur des marchés locaux. Un avant goût de vie post-pétrole. Tant de simplicité : ça laisse rêveur. Lire la suite…