L’Alsace loeb…otomisée


Cet arbre a fait les frais du Rallye de France. Il ne demandait rien à personne. On l’a quand même coupé pour bien voir les voitures descendre le col Amic. (Photo libre de droits)

Folle journée aujourd’hui sur les routes d’Alsace! Il ne fallait surtout pas ouvrir son journal ou FR3 si l’on voulait échapper à la Loebmania ambiante. Rester terré chez soi! Lire la suite…

Contre le despotisme de la vitesse

En 1991, l’ « Alliance pour l’opposition à toutes les nuisances » s’efforçait de fédérer les résistances menées aux quatre coins de la France contre les aménagements autoritaires (autoroutes, lignes TGV, grands barrages sur la Loire, carrières, décharges…). Cette agitation, « terrain d’un redéploiement de la critique sociale », a réinsufflé une critique radicale de l’aliénation engendrée par la toute-puissance de l’économie. Le « relevé provisoire de nos griefs contre le despotisme de la vitesse » constitue un uppercut direct, pour réveiller les consciences face à la « démence organisée ». Lire la suite…

Grand prix automobile ou gratuité des transports publics?

C’est quand même incroyable, le fumeux et fumant rallye de France automobile d’Alsace n’a pas encore commencé et il se prépare déjà le « Grand Prix automobile de Pau »… Quand ce n’est pas la Formule 1, c’est les 24 heures du Mans, puis le rallye de France automobile, puis tous les pseudo-Grand Prix qui se déroulent aux 4 coins de la France tout au long de l’année, grassement subventionnés par de l’argent public… Et si on faisait autre chose de l’argent des impôts que de financer des bagnoles qui tournent en rond, qui font du bruit, qui puent et qui polluent? Lire la suite…

Ils profitent du jardin au-dessus du périph – Vraiment ?

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Dans un article original du Parisien (28/08/2010) consultable ici, « C’est un petit jardin qui sentait bon le métropolitain … et le périphérique! »: Philippe BAVEREL, auteur de l’article, vante le jardin Serge Gainsbourg, à la porte des Lilas (XIXe), ce « nouveau lieu de promenade« . Il rappelle que « nous sommes ici au-dessus de la plus grande voie de communication autoroutière d’Europe » et rapporte les paroles des témoins : retraité, femme enceinte, … tous ravis d’être dans ce lieu bien vert… qui « fleure bon le périphérique« … Lire la suite…

La bagnole affame les peuples

C’était en 2008. Les « émeutes de la faim » éclataient dans le monde entier : Haïti, Bangladesh, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Sénégal, Somalie, Egypte… Mais aussi en Guyane, en Guadeloupe puis en Martinique en 2009. Car, contrairement à la présentation médiatique, ces émeutes abusivement qualifiées « de la faim » n’étaient pas menées par des peuples miséreux, affamés, lointains dans leur tiers monde. Il s’agissait de révoltes contre la hausse des prix, notamment alimentaires, de protestations contre la vie chère qui, présentées ainsi, auraient pu trouver un écho en Europe (1)…
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Parking Day France

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Désormais, le Parking Day a lieu aussi en France, un collectif ayant créé le site Parking Day France et surtout a traduit le manifeste et le mode d’emploi détaillé de cette opération prévue les 17 et 18 septembre 2010. L’objectif est d’occuper l’espace public habituellement confisqué par la bagnole pour faire autre chose que de stationner une boite en métal de plus d’une tonne qui reste 95% de son temps à l’arrêt posée comme un étron dans la ville. Lire la suite…

Masse critique parisienne le 22 septembre !

À la fin de la « Semaine de la mobilité et de la sécurité routière » (!), le jour de l’ex-journée-sans-ma-bagnole, rassemblement spontané contre l’immobilité écologique et pour le triomphe des cyclistes urbains. Rendez-vous à 18h30 très précises pour tourner place de l’Étoile, s’insérer dans le trafic et recycler de l’espace public au sol. Lire la suite…

Ce que le langage nous dévoile sur notre époque


L’air est devenu une matière première. La forêt est devenue un réservoir. Dans la mer, il y a des « stocks » de thons. À l’A.N.P.E. – devenue le « Pôle Emploi » (plus de deux millions d’euros pour changer le logo) – les « conseillers » « gèrent » aussi des « stocks » ainsi que des « lots » de « D.E. ». Chacun a un « portefeuille de D.E. » (prononcez dé-euh, qui signifie « demandeur » d’emploi). Les futurs professeurs qui passent le C.A.P.E.S. découvrent, dans le programme de pédagogie, que les élèves sont en fait des « apprenants ». Et le meilleur pour la fin, les gentils agriculteurs soucieux de leur gentil petit troupeau de moutons mignons font des « prélèvements » de loups. Donc les loups ne meurent ni ne sont tués. Ils sont prélevés. Prélevés sur un fonds disponible. C’est-à-dire, selon le Petit Robert de l’édition 1970 : « pris, ôtés, extraits, retenus, retranchés », mais pour être mis ailleurs. Où donc ? Dans le joli paradis des loups, dans lequel chacun aurait soixante-dix jolies moutonnes vierges et tendres ? Prélever signifie aussi « prendre (une part d’un total, d’une masse) avant un partage » Ce qui signifie que ladite part ne disparaît pas comme par magie. La part va d’un endroit à un autre. Elle ne passe pas de l’être au non-être, ni de la vie à la mort. Donc les loups ne sont pas tués, ils ne sont pas morts. Pourquoi en faire tout un fromage ? Écolos de merde, va… Lire la suite…

La ville-monstre

La ville-monstre. La ville-pieuvre. Tentaculaire dans ses artères. Elles deviennent monstrueuses avec l’âge. Et alors elles sont le Grand Londres, le Grand Paris, le Grand Moscou. Des blobs qui ne cessent d’englober. Bientôt la ville-monde ? Lire la suite…

Le ministère de l’impossible

Le ministère de la protection de la nature et de l’environnement est créé en 1971. Sous Pompidou. Mal barré : comment peut-il se faire une place dans une politique hyper productiviste ? Alors que le président de la République martèle qu’ « il faut adapter la ville à l’automobile », détruit des anciens quartiers pour dérouler des voies express, ferme des réseaux de chemin de fer, développe l’agriculture intensive à grands déversements d’engrais et de pesticides, Robert Poujade est réduit à l’impuissance. Ministre de 71 à 74, ce gaulliste droit analyse sans détour l’échec d’une politique écologique de façade. Lire la suite…