Piétonniser contre le changement climatique

A Lille, Caen ou au Mans la piétonisation d’espaces de la ville est débattue, souvent de façon passionnée et toujours avec des écolos dans le coup. Si ces derniers, élus ou citoyens veulent à ce point limiter la présence de la circulation motorisée sur la voirie, ce n’est pas seulement par désamour de l’automobile ou pour embêter les commerçants, suspectés d’être électeurs d’autres partis (ce qui n’est pas vrai d’ailleurs…). C’est surtout parce que la piétonisation est une action concrète, parmi beaucoup d’autres, contre le changement climatique ! Lire la suite…

L’impossible voiture propre

L’automobile en France, c’est comme la croissance : tout est bon pour éviter de la remettre en cause. Comme la croissance, industriels et médias dominants à leur service s’évertuent à la maquiller en « verte », « propre » ou « durable » pour mieux nous faire oublier une cruelle réalité : épiphénomène spatial et temporel, la civilisation de l’automobile est insoutenable. Nicholas Georgescu-Roegen affirmait : « Chaque fois que nous produisons une voiture, nous le faisons au prix d’une baisse du nombre de vies à venir ». Néanmoins, si la voiture propre n’existe pas, la voiture « moins sale » si. Elle est extrêmement simple à mettre à place tout de suite et à grande échelle. Il suffit de limiter la cylindrée des automobiles. Une mesure politique évidente que se refuse à mettre en place actuellement notre société. A la place, les journalistes des médias dominants s’émerveillent devant des 4×4 et des voitures de sport équipées de moteurs hybrides et donc renommées « voitures propres » [sic]. Néanmoins, limiter la cylindré des automobiles ne doit pas avoir pour effet pervers de rendre plus pérenne la civilisation de l’automobile. L’objectif doit bien être de s’affranchir de cet objet et du modèle de civilisation qui lui est lié. Jean-Marc Jancovici affirme avec raison face à la question « Qu’est-ce qu’une voiture propre ? » « C’est pas plus de 50 millions d’unités sur la planète ». Autant dire pour nous les ambulances et les camions de pompiers. Lire la suite…

Ma ville sans voitures

Imaginez une ville où il fait bon respirer, où l’on peut traverser une rue sans attendre et en toute sécurité, où l’on n’entend qu’un brouhaha de musique, de conversations et de rires d’enfants qui courent dans les rues et jouent au ballon, où l’on peut aller d’un point A à un point B rapidement, en empruntant les nombreux bus, trams ou métro qui la sillonnent…

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Automobile et capitalisme

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Environ 80% de l’énergie consommée par une auto se perd, principalement sous forme de chaleur et de gaz d’échappement. Des 20% encore disponible, 95 % sert à déplacer le véhicule (sic) lui-même et 5% à transporter le conducteur. 5% de 20 % c’est 1%. Lire la suite…

Autoroutes sans futurs

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Le Congress for the New Urbanism identifie aux Etats-Unis dix projets de reconversion d’autoroute urbaine. Il s’agit de prendre acte non seulement de la fin de vie de ces voies (elles ont souvent une cinquantaine d’années), souvent d’erreurs de conception urbaine de l’époque, mais aussi de perspectives de rénovation urbaine en phase avec l’air du temps.

D’ailleurs, le slogan du programme parle de lui-même:  « Des autoroutes aux boulevards »… Car en fait, il s’agit bien de ré-urbaniser des infrastructures purement routières qui défigurent les paysages urbains, imposent des détours importants aux piétons et aux cyclistes, provoquent pollution atmosphérique et bruit, etc.

L’initiative n’est pas isolée. Nous mentionnions ici même il y a quelques temps une initiative populaire qui à Séoul (Corée du Sud) réclamait la fin d’une autoroute urbaine, traversant le centre-ville. La destruction de l’autoroute urbain s’est faite au profit de la mise en place d’une rivière au cœur même de Séoul!

Cela renvoie aussi les Parisiens à la question récurrente des voies sur berges, elles aussi approchant la cinquantaine, elles aussi produits d’une époque dominée par la voiture et elles aussi remises en cause dans une ville qui se veut “vivante” (liveable city).

Il est plus que jamais urgent d’en finir avec ces autoroutes urbaines. A l’heure où certaines agglomérations françaises continuent de construire des rocades ou autres périphériques (Rouen, Tours, etc.), nous attendons avec impatience un grand programme national de reconversion des autoroutes urbaines, avec si possible la mise en place de rivières ou de parcs urbains en lieu et place de ces infrastructures sans futurs.

La cartographie du stress automobile

Le projet BioMapping a pour objectif de mesurer et cartographier l’intensité des émotions (excitation émotionnelle) des personnes à différents points des villes grâce à des capteurs biométriques. La carte ci-dessus montre ainsi l’intensité du stress près d’un carrefour à fort trafic automobile. La différence avec les autres points est catastrophique… Lire la suite…

Rouler nuit à votre santé et à celle de votre entourage

Si les nuisances de la voiture en termes de mobilité (congestion du réseau et plus encore des noyaux urbains) et d’environnement (émissions de CO2 contribuant aux changements climatiques) sont désormais largement connues, ses impacts négatifs sur la santé restent trop souvent ignorés. La Fédération Inter-Environnement Wallonie a donc réalisé une brochure pour informer le public des conséquences que l’abus du recours à l’automobile peut avoir sur la santé. Lire la suite…

Pour en finir avec les autoroutes urbaines

Les autoroutes urbaines, c’est beaucoup de bruit et de pollution. C’est une hantise pour les riverains (sans parler des autres, une autoroute ça pollue à 1,5 kms à la ronde selon une étude anglaise…), mais c’est aussi une gêne pour les vélos et les piétons qui doivent faire des détours importants afin de ne pas ralentir la circulation du dieu-bagnole. C’est enfin une hérésie en terme d’urbanisme, le degré zéro de l’urbanité, pas de petits commerces à visiter ou de squares où se poser. Le paysage urbain devient purement fonctionnel et nie ce qui constitue le fondement même de la ville (un regroupement d’habitants qui ont des choses à faire ensemble). Lire la suite…

L’impossible “voiture propre”

Il n’existe pas plus de « voiture propre » que de « guerre propre ». Du pillage des ressources naturelles à la production de milliards de tonnes de déchets, des millions de morts à l’édification d’un univers déshumanisé, le terme « voiture propre » est un non-sens. Lire la suite…