Une récession temporaire… ou la fin de la croissance ?

Tout le monde s’accorde sur ce fait : notre économie est mal en point. Les symptômes inévitables comprennent un déclin des dépenses et de la confiance des consommateurs, ainsi qu’un repli des échanges commerciaux mondiaux et du crédit disponible. Ajoutez à cela un effondrement des valeurs immobilières, un carnage dans les industries automobiles et le transport aérien, et vous obtenez effectivement un tableau très sombre. Lire la suite…

Réchauffement climatique: de pire en pire!

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« La rapidité et l’ampleur des changements climatiques semblent en voie de dépasser les prévisions les plus alarmantes du dernier rapport du GIEC », résumait le 24 septembre 2009 la déclaration publiée par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), à l’occasion de la publication ce jour de leur rapport « Climate Change Science Compendium 2009 », basé sur l’analyse de 400 publications scientifiques majeures depuis 3 ans.

Par exemple, la hausse du niveau des océans, qui devait se situer entre 18 et 59 cm d’ici 2100 (par rapport à 1990) d’après le rapport du GIEC 2007 (http://www.ipcc.ch/), qui explicitement n’intégrait pas la nouvelle dynamique de fonte des glaces, pourrait atteindre entre 0,8 et 2 mètres en 2100 et 4 à 20 mètres les siècles suivants.

Télécharger : Les éléments scientifiques du changement climatique – PNUE Rapport septembre 2009

Les enjeux climatiques et énergétiques: que faire face à la contrainte carbone ?

Et si la hausse du prix du pétrole était le début d’une salutaire crise de désintoxication ? Et s’il fallait encourager cette hausse, voire l’accentuer ? Si l’énergie ne vaut rien – car elle est incroyablement sous-évaluée – c’est que ni l’épuisement des ressources en pétrole, ni le coût du changement climatique, ne sont inclus dans son prix. Par un surprenant tour de passe-passe, il s’avère que le PIB peut croître tandis que nous allons droit dans le mur. Nous vivons donc dans l’illusion d’une source d’énergie inépuisable et bon marché, illusion qui nous masque les catastrophes climatiques, économiques et politiques à venir. Il est temps pour chacun de nous de se montrer réaliste. Une taxe progressive et volontaire sur le pétrole profiterait non seulement à la nature, mais nous protégerait nous-mêmes, à commencer par les plus modestes, face aux mutations économiques à venir.

Mardi 16 Juin 2009 à 11h
Observatoire Midi-Pyrénées, (Salle Coriolis )
14 avenue Edouard Belin 31400 Toulouse

Les enjeux climatiques et énergétiques: que faire face à la contrainte carbone ?

Jean-Marc Jancovici ( ingénieur conseil )

A l’occasion d’une « vente flash » du 4×4 de Peugeot, les associations ont organisé la première Grande braderie climatique

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Paris, le 26 mai : Les associations de protection de l’environnement ont organisé une vente parodique de CO2 pour dénoncer la vente bradée d’un millier de Peugeot 4007, le 4*4 de la marque PSA, un véhicule particulièrement consommateur et polluant[1]. Lire la suite…

Automobile : une crise structurelle

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Le secteur automobile subit la crise de plein fouet. Des difficultés conjoncturelles certes, mais pas seulement: l’industrie phare du XXe siècle souffre d’une surproduction au niveau mondial et d’une image ternie par ses coûts environnementaux. Les promesses technologiques annonçant pour demain une voiture verte ne sont pas à la hauteur de l’enjeu: la voiture la plus verte demeure celle dont on ne se sert pas. Lire la suite…

Le transport : première source d’émissions de gaz à effet de serre

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Les transports sont responsables d’un quart des émissions nationales de gaz à effet de serre en 2004. Les émissions dues aux transports ont augmenté de 23% entre 1990 et 2004. Cet accroissement s’explique par l’augmentation des trafics et le transfert vers les moyens de transport les plus consommateurs de carburant (avions, poids lourds, voitures particulières). Les premières estimations d’émissions pour 2005 montrent un léger repli des émissions de gaz à effet de serre des transports, confirmant une tendance à la stabilisation depuis 2001. Les transports rejettent surtout du dioxyde de carbone (CO2), mais les émissions des autres gaz à effet de serre ne sont pas négligeables (CH4, N2O, HFC). Lire la suite…

Le complot écologiste contre la voiture électrique

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«Depuis longtemps, je défends la voiture électrique et je déplore les retards que nous avons pris, dus largement à l’activisme des écologistes hostiles aux transports individuels. »
Claude Allègre. Le Point du 12 février 2009

Voici une Allègrinade de plus à mettre sur le compte de l’inénarrable mammouth de la géophysique, le haut phénix du changement climatique, qui va trouver une bonne place dans le bêtisier de l’automobile… Cet aveu d’incompétence et de malhonnêteté intellectuelle rappelle une phrase d’un lobbyiste pro-bagnoles dans le documentaire de Paul Moreira “Mourir pour la voiture“: « Ce que les gens comme greenpeace veulent faire, c’est prendre votre voiture et détruire votre vie ». Lire la suite…

Les voitures seront-elles nos statues de l’île de Pâques ?

La question : « Comment des sociétés ont-elles disparu dans le passé ? » peut aussi se formuler : « Au rythme actuel de la croissance démographique, et particulièrement de l’augmentation des besoins économiques, de santé et en énergie, les sociétés contemporaines pourront-elles survivre demain ? »

La réponse se formule à partir d’un tour du monde dans l’espace et dans le temps – depuis les sociétés disparues du passé (les îles de Pâques, de Pitcairn et d’Henderson ; les Indiens mimbres et anasazis du sud-ouest des États-Unis ; les sociétés moche et inca ; les colonies vikings du Groenland) aux sociétés fragilisées d’aujourd’hui (Rwanda, Haïti et Saint-Domingue, la Chine, le Montana et l’Australie) en passant par les sociétés qui surent, à un moment donné, enrayer leur effondrement (la Nouvelle-Guinée, Tipokia et le Japon de l’ère Tokugawa). Lire la suite…