Polémique sur la circulation à Paris

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La mairie victime de sa modération ?

Une étude rendue publique par les économistes Rémi Prudhomme et Pierre Kopp, provoque une polémique entre la mairie de Paris et des politiques UMP et le lobby automobile.

Cette étude dénonce la politique des transports de Delanoë. « Les embouteillages provoqués par cette politique auraient fait grimper la pollution et coûté un milliard d’euros ». Voir le Parisien du jeudi 15 décembre 2005.

La mairie crie à la manipulation et le lobby automobile crie victoire. Qui a raison ? Sans doute personne sauf les auteurs de l’étude. En effet, les chiffres qu’avancent les deux économistes sont probablement justes.

En réduisant la place de la voiture, par l’élargissement des trottoirs et la création de couloirs de bus élargis sans réduire le volume du trafic, la mairie de Paris a peut-être obtenu l’effet inverse recherché. Les rétrécissements de voies provoquent, bouchons et ralentissements de la circulation, une perte de temps donc une perte d’argent (1 milliard d’après l’étude) qui provoque une pollution supplémentaire (une voiture roulant à 15 km/h pollue plus qu’à 30 km/h), etc.

En fait, en ne faisant les choses qu’à moitié, la mairie de Paris a aggravé la situation.

Pour être efficace, il aurait fallu accompagner les aménagements par une réduction importante du trafic d’une manière contraignante et pas se contenter d’incitation car les accros de la voiture sont têtus.

Plusieurs solutions peuvent être envisagées qui ont fait leurs preuves dans d’autres villes européennes. Il y a la circulation alternée qui, si elle est respectée, réduira le trafic de moitié, l’interdiction à la circulation de transit dans les secteurs aménagés, la mise en place de péages à l’entrée de Paris qui pourraient financer en partie la gratuité des transports en commun intra-muros, etc.

En fait, comme d’habitude, nos hommes politiques en voulant satisfaire tout le monde, se plantent. Les automobilistes sont une minorité à Paris, 20% environ de la population. Ils polluent les 80% restant. Pourquoi les laisse t’on asphyxier une des plus belles villes du monde, multiplier les maladies respiratoires (asthme), les cardiaques, les cancers, bousiller les monuments historiques et les immeubles qu’il faut ravaler tous les 10 ans, rendre malade les arbres et multiplier les nuisances sonores et pour finir provoquer stress et accidents et enfin participer au réchauffement climatique.

Je pense que la mairie de Paris et la Région Ile de France ne doivent pas plier l’échine face à cette étude, mais bien au contraire profiter de celle-ci pour passer à la vitesse supérieure dans la réduction de la circulation automobile.

Pierre.
Un cycliste parisien très militant.

A fond dans le mur !

Par année, une auto brûle 1700 litres de carburant pour rien
Et c’est cela même qui est génial
!

par Richard Bergeron, Ph. D.*

La Seconde Guerre mondiale a brutalement accéléré le développement technologique et fait exploser la capacité de production. Ceci sans crise de surproduction ni chômage puisque, c’est le propre de la guerre, tout ce qui sort des usines est détruit au même rythme. Mais qu’arriverait-il quand la guerre prendrait fin ? Vivrait-on une nouvelle dépression pire que celle des années 1930 ? Il fallait à tout prix l’éviter. Roosevelt soumit le problème à un groupe d’éminents universitaires, eux-mêmes conseillés par Alfred P. Sloan de General Motors. La solution qu’ils proposèrent fut la consommation de masse, dont le principe est on ne peut plus simple : en contexte de guerre, les soldats détruisent en continu tout ce qui sort des usines; avec la consommation de masse, c’est à la population du pays que cette tâche revient. Lire la suite…

Réflexions sur l’automobile

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– Est-ce que l’automobile est liée au réchauffement climatique?
– Combien de morts sont causées par l’automobile?
– Quelle planète va-t-on laisser à nos enfants?
– Est-ce que j’ai fait la révision des 10.000 kilomètres?

Photos: Trafic, Jacques Tati, 1971

L’automobiliste mouton


La sortie de la bergerie le matin

L’automobiliste mouton

L’automobiliste-mouton, appelé aussi parfois “l’automouton”, est grégaire, ce qui est propre à “une espèce animale qui vit en groupe ou en communauté sans être social” (Petit Larousse). Tous les matins, il part à la recherche de sa pitance et retourne tous les soirs à la bergerie, ce qui provoque des embouteillages devant la bergerie. Il passe ainsi le plus clair de son temps à ruminer dans les embouteillages. Lire la suite…

Congestion: l’échec américain

Rapport 2005 sur la mobilité urbaine aux USA

Selon une étude récente de l’Institut des transports de l’université du Texas, sur l’efficacité du système de transport dans 85 zones urbaines étatsuniennes, le coût annuel en retards et carburant lié aux embouteillages routiers aux Etats-Unis est d’environ 63 milliards de dollars. Lire la suite…

L’agressivité des automobilistes

Les cyclistes dénoncent l’agressivité des automobilistes

«AUTOMOBILISTES, calmez-vous!» C’est le message que les Vélorutionnaires ont décidé de faire passer aujourd’hui, à l’occasion de leur manifestation mensuelle. Ce petit groupe de cyclistes qui battent le pavé chaque premier samedi du mois reproche aux conducteurs de voiture d’être de plus en plus agressifs à l’encontre des vélos. «Comme si les automobilistes lésés de passer leur vie à 16,4 km/h (NDLR : vitesse moyenne observée à Paris) ressentaient le besoin de déverser leur agressivité vers ceux qui ont fait le bon choix pour eux, pour la ville et pour la planète», souligne le comité Vélorution.

Les manifestants prendront le départ cet après-midi à 14 heures de la place du Châtelet. Ils rejoindront le quartier des Halles pour discuter avec les automobilistes et les passants.

M.-A.G.
Le Parisien, samedi 05 mars 2005

Trafic automobile et interactions sociales

Ce graphique est tiré d’une étude sur trois quartiers résidentiels à San Francisco, réalisée en 1969 par Applyard et Lintell. Il montre le pouvoir de la mobilité motorisée, du trafic automobile, pour miner la vie de la communauté. Quand le trafic le long des voies résidentielles augmente, le nombre de personnes essayant de traverser les rues baisse, et le nombre de personnes qui connaissent leurs voisins de l’autre côté de la rue baisse aussi. Lire la suite…

Les coûts cachés de l’automobile

Pour les économistes, les coûts externes sont «les coûts, non pris en considération dans une opération de marché et qui devront tôt ou tard être engagés par suite des impacts des activités, produits et services de celle-ci sur l’environnement.» Par exemple, le prix du carburant n’intègre pas le surcoût engendré pour la Sécurité sociale des suites de la pollution de l’air des villes. Lire la suite…

L’aberration automobile

L’automobiliste, doublement maltraité, lui qui travaille pour aller travailler, est directement contrôlé par la police dans ses moindres agissements. La voirie est son immense camp de travail soumis à l’arbitraire vexatoire de corps spécialisés de répression. L’automobiliste, redouté comme meurtrier potentiel, illustre parfaitement le modèle humain d’une société décadente : soumis et agressif, démuni et avide de domination, minable et narcissique, il lui manque deux qualités dans l’usage de sa machine, l’urbanité et la maîtrise. Il n’existe en effet que comme le représentant de la chose qu’il fait circuler. Isolé dans sa machine, c’est seulement un rapport fonctionnel entre les choses qui revêt pour lui la forme fantastique d’un rapport entre les hommes. Pourtant il a confiance dans l’avenir et croit au progrès avec la même fermeté qu’il conduit, c’est-à-dire jusqu’à la catastrophe statistiquement inévitable.(…)

Mais comme dans toutes les religions, ce qui compte c’est le rite et non le résultat, sinon celle-ci se serait déjà effondrée devant cette simple constatation: la vitesse de déplacement moyenne du citadin motorisé est de l’ordre du double de celle d’un piéton, mais si l’on ajoute à ce temps de déplacement, le temps socialement nécessaire à produire ce qui le permet, on arrive à une vitesse globale moyenne de déplacement nettement inférieure à celle de l’homme du paléolithique. Un tel résultat objectivement dérisoire devrait légitimement troubler l’usager et le planificateur si une quelconque objectivité constituait un critère de jugement dans cette société. On sait qu’il n’en est rien. Et ce qui pourrait prêter seulement à sourire devient moins drôle quand on constate que pour en arriver là, il a fallu bouleverser de fond en comble le territoire urbain et rural.

Source:
(Extrait de l’article « Aberration ». Encyclopédie des nuisances, n° 7. Mai 1986)
http://antivoitures.free.fr/contre_la_bagnole.pdf (1,5 Mo)

Le non-sens de l’automobile

Banlieusards, Parisiens, vous vous rendez au travail dans votre voiture particulière au lieu d’utiliser les transports en commun ou le vélo. Vous râlez contre les embouteillages que vous provoquez. Lire la suite…