Le ministère de l’impossible

Le ministère de la protection de la nature et de l’environnement est créé en 1971. Sous Pompidou. Mal barré : comment peut-il se faire une place dans une politique hyper productiviste ? Alors que le président de la République martèle qu’ « il faut adapter la ville à l’automobile », détruit des anciens quartiers pour dérouler des voies express, ferme des réseaux de chemin de fer, développe l’agriculture intensive à grands déversements d’engrais et de pesticides, Robert Poujade est réduit à l’impuissance. Ministre de 71 à 74, ce gaulliste droit analyse sans détour l’échec d’une politique écologique de façade. Lire la suite…

Des activistes bloquent l’approvisionnement en blé d’une usine d’agro-carburants

L’épuisement annoncé des réserves pétrolières et la catastrophe climatique déjà en cours nécessitent de laisser les ressources fossiles dans les sols. Les gouvernements et les lobbies industriels poursuivent pourtant leurs extractions. Pour se doter d’une belle image verte, et engranger au passage des bénéfices faramineux à l’aide du marché du carbone, ils développent rapidement en parallèle le secteur des agrocarburants. Lire la suite…

Plus d’autoroutes et de TGV égale plus d’inégalités

Il fut un temps où le progrès social rimait avec celui de la technologie malgré les coûts multiples qui pouvaient déjà en résulter. Les avantages tirés du progrès technique pouvaient justifier la dureté de la condition ouvrière comme celle des mineurs, ces soutiers de la première société industrielle. Les transports rapides, l’électricité, l’équipement des ménages profitaient à tous ou du moins, tous pouvaient espérer en profiter. C’est ainsi que Ford incita ses ouvriers à s’endetter pour acquérir une automobile. Cette situation dura en France jusqu’à la fin des « trente glorieuses ». Lire la suite…

Grenoble 2030: quelle ville voulons-nous?

Ville saturée, hyper-urbanisée (au détriment notamment des terres cultivables) et connaissant de nombreux pics de pollution tout au long de l’année, Grenoble et son agglomération sont aujourd’hui des modèles de ce qu’il ne faut pas faire en terme d’urbanisme. Or, à l’heure des bouleversements climatiques et de la crise écologique multiforme, il existe pourtant un risque non négligeable de voir par exemple de nouveaux projets routiers rendus compatibles avec le ScoT (Schéma de cohérence territoriale)  et de constater que l’obligation « d’intégrer l’empreinte écologique » peut faire l’objet d’interprétations pour le moins réductrices… Un film réalisé par les Amis de la Terre Isère rappelle que les occasions ne manquent pas pour les décideurs locaux de se passer de l’avis de la population dans la mise en œuvre de grands projets (Minatec). Lire la suite…

Résister pour sortir du développement

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L’avenir de notre planète ne peut faire l’économie d’une remise en question radicale, à la fois de nos pratiques et de notre imaginaire. Aujourd’hui, nous ne sommes qu’au début de ce dur labeur. De combats menés de l’échelle individuelle à celle globale des instances internationales pourrait alors naître l’espoir de voir l’humanité emprunter ce chemin parsemé d’embûches. Extrait de l’ouvrage de Simon Charbonneau « Résister pour sortir du développement – Le droit entre nature et liberté ». Lire la suite…

Inauguration d’un cimetière vélo à Lyon

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Le collectif Pour une ville sans voiture a inauguré le 24 avril 2010 un cimetière de vélos sur les grilles du chantier du parking rue des Tables Claudiennes (Lyon 1er). Cette action dénonce la politique pro-voitures du maire de Lyon, Gérard Collomb, qui construit des parkings de plus belle, tout en prétendant développer l’usage du vélo. Or, politique pro-bagnoles et politique pro-vélos ne sont pas compatibles, Collomb le sait bien et a choisi son camp !
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Importer la « Vélorution » d’Amsterdam à Metz !

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Mon silence de quelques jours s’explique par une petite escapade à Amsterdam.

[Mode justification ON]Je n’y suis pas allé en train, trop long et compliqué depuis Metz, et cher quand on est 4 Je n’y suis pas allé en avion, trop compliqué et encore plus cher, et d’abord ils étaient cloués au sol (un avant goût de l’après pétrole, très bon billet de la députée Martine Billard sur ce sujet  !). Amsterdam n’est qu’à 500 km de Metz, et j’ai donc fait le voyage en monospace à mazout. 1000 km, 58 litres de gasoil, soit 60 euros au tarif luxembourgeois. Cela doit représenter 150 kg de CO2, que je compenserai en plantant un baobab dans mon jardin en disant du mal des modes de transports polluants, dont une baisse infinitésimale de la fréquentation suffit à soulager l’atmosphère de quelques mégatonnes de CO2. Voilà, c’est dit ![Mode justification OFF] Lire la suite…

Objecteur de croissance

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L’habit ne fait pas le moine, bien sûr, mais une belle apparence inspire le respect. C’est pourquoi il est tout sauf anecdotique que l’idée de décroissance, si allègrement injuriée par les thuriféraires du dogme « croissanciste », ait été accueillie dans un lieu imprégné de pensée. Du 26 au 29 mars s’est tenue dans la belle université de Barcelone la deuxième conférence sur la décroissance économique. Lire la suite…

Prime à la casse de la planète

Vous avez patriotiquement changé de voiture l’année dernière, troqué votre bonne vieille bagnole qui roulait encore contre une bagnole neuve en échange de la prime à la casse du gouvernement, parfois doublée ou triplée par les constructeurs. Que va devenir votre voiture mise à la casse pour le bien de la planète? Lire la suite…

Hulot et Allègre, même combat!

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On a pu voir en fin d’année dernière deux chancres chantres du capitalisme vert s’étriper en place publique, Claude Allègre traitant dans la presse Nicolas Hulot « d’imbécile »(1) et Nicolas Hulot l’accusant en retour de « mentir sur le réchauffement climatique » (2). Cette querelle très médiatique pourrait laisser croire qu’un désaccord de fond existe entre les deux hommes concernant les grandes crises écologiques de notre planète. Il n’en est rien. Lire la suite…