Pour en finir avec Autolib’

Vous connaissez sans doute le Vélib’, le système de vélos en libre-service de Paris. Devant le succès de la démarche, la ville de Paris veut aller plus loin. Mais attention, plus loin ne veut pas dire créer encore plus de stations ou mettre encore plus de vélos à disposition, cela veut juste dire adapter le concept du Vélib’ pour les voitures. Cela s’appellerait Autolib’ et cela se présente déjà comme le plus grand foirage de la mandature Delanoë… Lire la suite…

Carfree France soutient le Contre-Grenelle 2

Non au capitalisme vert

Pour dire “Non au capitalisme vert” parce que la solution n’est pas la monnaie carbone ni les pseudo-remèdes technoscientistes comme les puits de carbone, la voiture électrique et le tout-nucléaire. Parce que la troisième voie écolo-libérale est tout aussi dangereuse que la troisième voie socialo-libérale et le sarkozysme réunis. Parce que nous ne pouvons accepter que ceux qui ont bousillé la planète en s’enrichissant fassent aujourd’hui des profits en adaptant la Terre et les humains aux besoins du productivisme. Nous serons aussi à Lyon le 2 mai pour construire ensemble des alternatives politiques et pour dire qu’il est possible de vivre beaucoup mieux avec beaucoup moins. Lire la suite »

Pétrole 1 – Air comprimé 0

Le constructeur indien Tata vient d’annoncer le lancement dans son pays de la déjà célèbre Nano pour l’équivalent de 1500 euros. C’est une catastrophe environnementale de première importance. Car cette bagnole va permettre aux représentants de la toute nouvelle classe moyenne indienne accéder à la pollution à la mode occidentale. Lire la suite…

Les voitures seront-elles nos statues de l’île de Pâques ?

La question : « Comment des sociétés ont-elles disparu dans le passé ? » peut aussi se formuler : « Au rythme actuel de la croissance démographique, et particulièrement de l’augmentation des besoins économiques, de santé et en énergie, les sociétés contemporaines pourront-elles survivre demain ? »

La réponse se formule à partir d’un tour du monde dans l’espace et dans le temps – depuis les sociétés disparues du passé (les îles de Pâques, de Pitcairn et d’Henderson ; les Indiens mimbres et anasazis du sud-ouest des États-Unis ; les sociétés moche et inca ; les colonies vikings du Groenland) aux sociétés fragilisées d’aujourd’hui (Rwanda, Haïti et Saint-Domingue, la Chine, le Montana et l’Australie) en passant par les sociétés qui surent, à un moment donné, enrayer leur effondrement (la Nouvelle-Guinée, Tipokia et le Japon de l’ère Tokugawa). Lire la suite…

Détestation de l’automobile et de l’automobiliste

« Pour que l’automobile soit toujours un plaisir. Quelle outrecuidance éhontée, satisfaite et pour tout dire fasciste. Rangez-vous dans le clan hédoniste, celui qui caresse les tas de ferraille comme d’une soie précieuse, qui écoute vrombir le moteur thermique comme d’une sonatine de Mozart, qui respire les métaux lourds du pot catalytique comme le parfum du mimosa. Lire la suite…

Festival de l’Auto-Mutilation

Du 11 au 15 mars, venez assister au  festival de films de l’Autre Salon, une semaine de films sur la thématique de la mobilité, à tendance critique et au ton ironique. Le tout au cinéma Spoutnik (Genève, Suisse). Et pour terminer le tout en beauté, une grande fête de clôture le samedi 14 mars dès 22h30, toujours au Spoutnik avec DJs, musique, bar, animations, expo, etc. Lire la suite…

Vélorution auto-critique

Alors que les automobiles squattent déjà les trois quarts de l’espace public, à Strasbourg, un quart d’entre elles se garent sur un trottoir, une piste cyclable, un passage piéton ou un bout de gazon ! Souvent dangereux, toujours gênant, le stationnement sauvage encourage l’usage de la voiture. Surtout, il grignote le peu d’espace qui reste aux habitants, dans une ville déjà invivable du fait des nuisances bagnolesques légales. Qu’en disent nos élus ? Ils s’auto-censurent, rendant vains leurs discours sur les transports alternatifs.

Alors, samedi 14 mars à 14 heures 30, Strasbourg (place de la gare), haro sur les autos garées crado !

Source: http://crep.strasbourg.free.fr/

Sarkozy a finalement menti sur l’automobile

Il fallait prendre le temps de l’écouter. Nicolas Sarkozy parlait d’automobile et de soutien à l’industrie, jeudi dernier. Beaucoup d’applaudissements devant un public trié sur le volet. « Moi, mon rôle, ce n’est pas de critiquer, (…) c’est de trouver des solutions. » Ainsi s’expliquait Nicolas Sarkozy lors d’une ‘allocution informelle » comme l’indique le site de l’Elysée. « J’ai été élu pour répondre aux interrogations. » Lire la suite…

Bruxelles 1958-2008, 50 ans de déprédation automobile

Pour beaucoup, l’Expo 58 c’est l’Atomium et un événement phare qui a marqué la ville de son sceau. Marquée, Bruxelles l’a été sans aucun doute ! L’Expo 58 a tellement façonné l’image de la ville qu’elle en porte toujours les stigmates. En effet, l’exposition universelle a constitué un catalyseur déterminant de la politique du tout à la voiture. Elle a été le fer de lance d’infrastructures routières qui ont stimulé pour les décennies à venir l’usage de l’automobile et la cause probable de l’attachement virulent du Belge à son moteur.

C’était l’époque où, au nom du progrès et de l’accessibilité de l’exposition internationale, le centre-ville sera défiguré par la construction du viaduc de Koekelberg et où les lignes de trams qui dessinaient la ville à l’époque seront enfouies pour faire place à la reine automobile. C’est aussi l’époque où l’Etat et la Ville se montrent très ouverts à la promotion privée et publique d’immeubles de bureaux (un coup d’œil sur le Plan Manhattan à l’origine de l’expulsion de 14.000 personnes suffit pour s’en convaincre) et privilégient les relations entre le centre urbain et la périphérie de la ville grâce à une politique de transport fort axée sur le développement de l’automobile. Les tunnels, viaducs et autoroutes de pénétration se multiplient. L’élévation du niveau de vie, axé sur le modèle culturel américain, combinée au développement de moyens de transport intensifie l’attractivité de l’habitat périphérique. La ville se désarticule, des autoroutes urbaines sont créées pour les déplacements vers cette périphérie en expansion. Les entreprises connaissent le même mouvement centrifuge vers les zonings périphériques. Les premiers hypermarchés apparaissent (GB, en 1961). Mais tout le monde ne quitte pas le navire : seuls les habitants qui ont un capital suffisant pour s’autodéterminer abandonnent la ville sacrifiée.

Lire la suite: http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1401

Le Gourou de la circulation routière

Si on vous demandait de nommer un célèbre ingénieur de la circulation routière dans un jeu-concours de bar horriblement foireux, il y a très peu de chances que vous hasardiez une bonne réponse. Si le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad a bien suivi une formation d’ingénieur de la circulation routière, il ne tire pas sa notoriété du réglage des feux de Téhéran. Bill Gates a commencé sa carrière en mettant au point un logiciel commandant un appareil de comptage de la circulation des voitures, mais c’était un expert en informatique plus intéressé par la technologie que par la circulation routière. Votre mémoire risque de flancher si vous lui demandez de rechercher les noms de William Phelps Eno, « père » putatif des moyens de régulation de la circulation, ou de Henry Barnes, ancien pape de la circulation de New York à qui on attribue l’invention de la « Danse de Barnes » dans laquelle tout un carrefour, un temps, s’adonne au passage pour piétons dans quatre sens. Lire la suite…

Contre l’automobilité

Malgré la promesse de liberté et d’autonomie qui a été affirmée pour caractériser l’automobile, l’automobile est également impliquée dans la destruction massive de l’environnement, l’automatisation industrielle des usines de production et dans une conception uniquement individualiste de l’autonomie. Cette contradiction au cœur de l’automobilité est la cible de ce livre, qui tente d’interroger ces «cages de fer» en mouvement qui parcourent le paysage moderne. Compte tenu de l’omniprésence de l’automobile, et des contradictions et impossibilités sur lesquelles elle repose, il est étrange que l’automobilité ait échappé pendant si longtemps à de sérieuses critiques théoriques. Lire la suite…

Automobile Politics

The International Political Economy Group du British International Studies Association remet tous les ans un prix pour le meilleur livre en économie politique internationale. En 2008, le prix a été gagné par Matthew Paterson, pour son ouvrage Automobile Politics (Cambridge UP). Choisi parmi une sélection d’ouvrages de qualité, Automobile Politics s’est distingué grâce à la discussion animée et accessible que fait Paterson d’une problématique centrale en économie politique, sans se détourner de la discussion de problématiques théoriques difficiles. Paterson développe une perspective critique sur le thème de la domination de l’automobile dans la société capitaliste moderne. Il cherche à comprendre non pas comment améliorer la façon dont les automobiles peuvent contribuer à notre bien-être, mais plutôt comment notre dépendance envers la culture automobile a été promu et construite. Son intervention, qui utilise le point de vue de plus en plus important de l’économie politique culturelle, est un exemple parfait du travail excellent produit par les économistes contemporains en politique internationale. Lire la suite…

Théorie de la classe de loisir

desir-capitalisme

Comment l’oligarchie exacerbe la crise écologique

Sans doute ne connaissez-vous pas Thorstein Veblen. C’est normal. Ce qui ne l’est pas, c’est que beaucoup d’économistes le méconnaissent également.

Raymond Aron, qui était un homme pondéré, comparait son œuvre à celles de Tocqueville et de Clausewitz. C’est que la réflexion de Veblen est une clé essentielle pour comprendre notre époque. Pourtant, la Théorie de la classe de loisir est devenue introuvable en français et Veblen reste absent des programmes universitaires de science économique. Lire la suite…