D’une expo à l’autre : « Car culture » à Karlsruhe

« Car Building » de Hans Hollein. Exposition Car Culture au ZKM (Centre d’art et de technologies média) de Karlsruhe jusqu’au 8 janvier 2012

Dans le Bade-Wurtemberg, en Allemagne, et juste un peu à côté, si l’on y associe Bâle, en Suisse, on se dispute les expositions sur l’automobile. Au point que certaines œuvres qui figurent dans le catalogue de l’une sont en fait exposées dans l’autre. La raison en est que la première automobile allemande naissait dans la région, il y a 125 ans. Un brevet  a été déposé par Carl Benz pour son tricycle à moteur, le 29 janvier 1886. D’où cet été de l’automobile dont le paradoxe est qu’il intervient juste après que les élections aient porté les Verts au pouvoir du Land. Ils ont pu arguer que les choses avaient été décidées avant leur arrivée. Ils semblent cependant moins portés sur la question du CO2 que sur celle du nucléaire un peu à l’inverse des écologistes français. Lire la suite…

Fétichisme automobile

Que se tiennent encore des grands messes pour célébrer le culte de l’automobile témoigne certes de la persistance de cette religion dans la culture mais masque mal en même temps qu’il en va de cette religion comme des autres, elles sont en déclin. C’est toute l’ambigüité de l’exposition Fetisch Auto. Ich fahre also bin ich (Auto fétiche /je conduis donc je suis) qui se tient actuellement au Musée Tinguely de Bâle. Lire la suite…

AutoCars 2

Eh oui… chauffons les moteurs, préparons-nous parce qu’arrive cette nouvelle production cinématographique. Des voitures qui brillent, qui foncent à toute vitesse sur des autoroutes complètement droites… ces voitures rugiront, déraperont sur les routes et feront des compétitions avec d’autres voitures brillantes, qui fonceront à toute vitesse… bref, encore une fois, et c’est la partie qui m’inquiète le plus, des millions d’enfants vont voir comment les voitures sont les acteurs principaux de la vie dans un monde complètement adapté à y rouler. Lire la suite…

La bagnole

L’un des textes les plus connus d’André Gorz est celui intitulé L’idéologie sociale de la bagnole. Paru d’abord dans la revue Le Sauvage de septembre/octobre 1973, il a été intégré dans l’ouvrage Ecologie et Politique paru aux Editions Galilée en 1975 puis dans l’ouvrage posthume Ecologica, des mêmes éditions, en 2008. Il y présente les bagnoles comme étant « des biens de luxe inventés pour le plaisir exclusif d’une minorité de très riches et que rien, dans leur conception et leur nature, ne destinait au peuple. » Et le luxe, ça ne se démocratise pas, car si tout le monde y accède, personne n’en tire d’avantages : « tout le monde roule, frustre, et dépossède les autres et est roulé, frustré et dépossédé par eux. » Lire la suite…

L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie

Sommes-nous en dictature ? Non. Sommes-nous en démocratie ? Non plus. Les puissances d’argent ont acquis une influence démesurée, les grands médias sont contrôlés par les intérêts capitalistes, les lobbies décident des lois en coulisses, les libertés sont jour après jour entamées. Dans tous les pays occidentaux, la démocratie est attaquée par une caste. Lire la suite…

Automobile, les cartes du désamour

Tiré d’un colloque, ce livre propose d’étudier les « généalogies de l’anti-automobilisme ». Il a reçu le soutien du comité des constructeurs français de l’automobile, de la fédération des industries des équipements pour véhicules, de l’union routière de France, de l’association mondiale de la route et de l’automobile club de France. Si encore l’industrie de la bagnole cherchait à mieux connaître l’opposition croissante dont elle fait l’objet pour se remettre en question… Mais non. « Automobile, les cartes du désamour » est un agglomérat de textes hétéroclites, à prétention scientifique, pitoyablement orientés dans la défense du lobby automobile. Lire la suite…

La relocalisation heureuse

delocalisations_massives

Dans son livre posthume Ecologica (1), André Gorz écrivait que « la question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté ». Geneviève Azam, dans son livre publié récemment, « Le temps du monde fini »(2), (p 151-155) nous indique que « l’état d’urgence devient la règle » et que « l’idée de transition à mettre en œuvre dès aujourd’hui dessine une sortie possible du capitalisme de la catastrophe et ébauche les contours d’une bifurcation. » Cette transition passe par la relocalisation des activités à travers des choix démocratiques ; c’est la résistance à la globalisation et non la régulation ou la maîtrise de celle-ci.  Lire la suite…