Ne soyons pas des écologistes benêts

Dans les années 60 et 70, les précurseurs de l’écologie étaient dénigrés, tournés en ridicule par les firmes et autorités politiques. Il ne fallait surtout pas les prendre au sérieux, ces lanceurs d’alerte trop subversifs (1). Mais progressivement, devant des périls environnementaux de plus en plus prégnants, les dirigeants ont arrêté de se voiler la face. Alors les pollueurs ont massivement investi dans l’écoblanchiment, les médias ont évoqué les menaces, et les gouvernements ont pris en main la question. L’écologie banalisée a été vidée de toute critique trop radicale. « Il ne s’agit plus de se désintéresser du discours écologiste, mais de l’intégrer, de le digérer, pour continuer à faire le même business, la bonne conscience en plus. » (2)  Lire la suite…

L’indécence® nucléaire des voitures électriques

La catastrophe nucléaire actuelle au Japon nous amène à questionner l’avenir d’une filière qui s’est développée en France sans aucun débat démocratique. C’est aussi l’occasion de poser la question de l’avenir compromis de la voiture électrique, qui dépend en grande partie du développement de l’énergie nucléaire et donc, du nombre de centrales nucléaires en France et dans  le monde. Lire la suite…

Un Contre-Grenelle le 2 avril : pour l’écologie, contre le capitalisme vert

Un troisième contre-Grenelle est organisé le 2 avril 2011 à Vaulx-en-Velin (69) sur le thème de « décroissance ou barbarie ». Le choix de la ville la plus pauvre du département est un enjeu politique : parler d’écologie et de décroissance aux plus pauvres car ce seront aussi les premières victimes de l’effondrement environnemental, mais aussi parce que c’est auprès des plus pauvres que peuvent émerger des formes de résistance, et mieux encore la construction d’un autre monde comme l’attestent ces lieux de vie que sont les communautés Emmaus en France, le mouvement du « buen vivir » en Equateur. Lire la suite…

1972 : un moment fondateur de l’écologie politique en France

En juin 1972 paraissait un numéro Hors Série du Nouvel Observateur intitulé « La dernière chance de la Terre ». Alain Hervé, directeur de la revue Le Sauvage nous rappelle cet événement historique : c’est lui qui a dirigé ce numéro spécial tiré à 200 000 exemplaire.

A la suite de ce succès Claude Perdriel lançait le mensuel Le Sauvage avec Alain Hervé comme rédacteur en chef. Le premier numéro paraissait sous le titre : « L’Utopie ou la mort ». Lire la suite…

Le Tramway, derrière son plébiscite publicitaire

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Quatrième partie

Dévastations délibérées « d’écosystèmes urbains », destruction nouvelle de la trame verte patrimoniale, espaces résiduels réservés aux marcheurs, réduction supplémentaire du domaine cyclable; à ce stade de l’analyse il devient difficile de considérer ces dégradations majeures du paysage urbain comme de simples dégâts collatéraux regrettables du tramway. Lire la suite…

Debout les bouses !

La modernité a accouché de bouses. Des larves, mollusques, embryons d’humains incapables de se mouvoir par eux-mêmes. Des infirmes qui ne peuvent se passer de poussettes motorisées pour se déplacer. Pour aller chercher le pain à 500 mètres de chez soi, il faut une tonne cinq de métal, des guerres du pétrole, des esclaves, des Etats techniciens et leurs rouleaux compresseurs qui déroulent des tapis d’asphalte devant le capot… Pitoyables nourrissons. Lire la suite…

Ces villes qui tentent de se libérer du pétrole

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Portraits de la société de consommation automobile www.chrisjordan.com

Tout le monde n’attend pas que gouvernements et chefs d’État s’entendent sur un hypothétique accord pour sauver le climat. Loin de Cancún, où se tiendra le prochain sommet sur le réchauffement climatique, des réseaux associatifs et des municipalités se lancent dans d’ambitieux programmes pour libérer leurs villes de la dépendance pétrolière. Comment font ces « villes en transition » ? Exemple à Boulder, près de Denver, aux États-Unis. Lire la suite…

Nathalie Kosciusko-Morizet, une cloche à l’écologie

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Bon d’accord, le titre de l’article est limite sexiste, mais vous comprendrez en lisant pourquoi Nathalie Kosciusko-Morizet mérite amplement le titre de « cloche »…  En outre, il représente bien ce que je pense de la droite écolo-libérale… Alors tant pis pour Nathalie Kosciusko-Morizet, NKM pour les médias, qui devient aujourd’hui même ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement. Lire la suite…

« Detroit passe au vert »

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L’excellente chaîne de télévision Arte diffusait le mois dernier un reportage sur l’ex capitale américaine de l’automobile, Detroit, qui après l’effondrement des 3 géants de l’automobile américains, renaît de ses cendres en développant une agriculture urbaine et biologique. Il ne s’agit pas de multinationales agricoles à la Monsanto, qui brassent les dollars par millions de manière douteuse, mais bien de faire pousser soi-même ses légumes dans son jardin, et de vendre le surplus sur des marchés locaux. Un avant goût de vie post-pétrole. Tant de simplicité : ça laisse rêveur. Lire la suite…

Le moteur à eau : un mythe à couler

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« Le moteur à eau existe et il ne demande qu’à être développé. Cette invention n’est pas mise en œuvre à cause des compagnies pétrolières qui rachètent tous les brevets pour continuer à engranger des milliards sur le pétrole et protéger leur business ». Voici résumé en quelques lignes le mythe du moteur à eau … Ce moteur permettrait de rouler en remplissant son réservoir avec de l’eau, gratuite et inépuisable. Le seul problème est que l’eau est une molécule stable et qu’elle ne contient aucune d’énergie. Bref, autant mettre des cailloux dans son réservoir, ça revient au même. Ce fantasme collectif, largement répandu, des médias jusqu’aux écologistes, fait cependant référence à deux types de moteurs qui ne sont pas si géniaux que la légende, dont voici le principe. Lire la suite…