Plus d’autoroutes et de TGV égale plus d’inégalités

Il fut un temps où le progrès social rimait avec celui de la technologie malgré les coûts multiples qui pouvaient déjà en résulter. Les avantages tirés du progrès technique pouvaient justifier la dureté de la condition ouvrière comme celle des mineurs, ces soutiers de la première société industrielle. Les transports rapides, l’électricité, l’équipement des ménages profitaient à tous ou du moins, tous pouvaient espérer en profiter. C’est ainsi que Ford incita ses ouvriers à s’endetter pour acquérir une automobile. Cette situation dura en France jusqu’à la fin des « trente glorieuses ». Lire la suite…

Hors de l’autoroute, point de salut…

La fédération France Nature Environnement et ses associations membres, FNE Midi-Pyrénées et l’UPNET, prennent connaissance de la décision du Ministre de l’écologie, Jean-Louis Borloo, de relier, par voie autoroutière, Castres et Toulouse via Verfeil. Cette décision est d’autant plus regrettable que ce projet n’a pas une opportunité démontrée. Explications. Lire la suite…

A 19 : un an après l’inauguration, on est loin du compte…

Le 16 juin 2009, au moment de l’inauguration de l’autoroute A 19, qui assure la liaison entre Artenay et Courtenay (Loiret), la fédération France Nature Environnement (FNE), Nature Centre et les associations locales, sortaient un communiqué pour dénoncer le non sens économique et écologique de cette infrastructure. Malheureusement, le bilan chiffré, après un an d’exploitation, confirme les affirmations des associations. Explications Lire la suite…

Résister pour sortir du développement

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L’avenir de notre planète ne peut faire l’économie d’une remise en question radicale, à la fois de nos pratiques et de notre imaginaire. Aujourd’hui, nous ne sommes qu’au début de ce dur labeur. De combats menés de l’échelle individuelle à celle globale des instances internationales pourrait alors naître l’espoir de voir l’humanité emprunter ce chemin parsemé d’embûches. Extrait de l’ouvrage de Simon Charbonneau « Résister pour sortir du développement – Le droit entre nature et liberté ». Lire la suite…

La dette thermodynamique

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Chaque fois que nous produisons une voiture, nous détruisons irrévocablement une quantité de basse entropie qui, autrement pourrait être utilisée pour fabriquer une charrue ou une bêche. Autrement dit, chaque fois que nous produisons une voiture, nous le faisons au prix d’une baisse du nombre de vies humaines à venir. Il se peut que le développement économique fondé sur l’abondance industrielle soit un bienfait pour nous et pour ceux qui pourront en bénéficier dans un proche avenir: il n’en est pas moins opposé à l’intérêt de l’espèce humaine dans son ensemble, si du moins son intérêt est de durer autant que le permet sa dot de basse entropie. Au travers de ce paradoxe du développement économique, nous pouvons saisir le prix dont l’homme doit payer le privilège unique que constitue sa capacité de dépasser ses limites biologiques dans sa lutte pour la vie.

Nicholas Georgescu-Roegen, mathématicien et économiste
La Décroissance. Entropie, écologie, économie (1979)

L’énergie, une obsession du productivisme capitaliste…

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Cette fois il ne s’agit pas de raffinage de denrées nourricières pour produire de l’éthanol mais de méthanisation de ces mêmes productions agricoles à partir de laquelle on va obtenir du gaz méthane. Si ce procédé peut être une bonne solution pour nos déchets périssables qui vont ainsi produire de l’énergie tout en ne posant plus de problème de stockage ou d’incinération, ainsi que la production d’éthanol dans le cas de surproduction agricole, cela reste un détournement inconcevable de l’agriculture lorsque l’on va cultiver volontairement pour nous alimenter en énergie, que ce soit pour les agro-carburants comme pour le méthane! Lire la suite…

Objecteur de croissance

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L’habit ne fait pas le moine, bien sûr, mais une belle apparence inspire le respect. C’est pourquoi il est tout sauf anecdotique que l’idée de décroissance, si allègrement injuriée par les thuriféraires du dogme « croissanciste », ait été accueillie dans un lieu imprégné de pensée. Du 26 au 29 mars s’est tenue dans la belle université de Barcelone la deuxième conférence sur la décroissance économique. Lire la suite…

Lepeltier aime les autoroutes

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Serge Lepeltier était ministre du développement du râble de mars 2004 à juin 2005, viré après le non au Traité constitutionnel européen. L’écologie, il l’a découverte au milieu des années 90, en plongeant aux Maldives (1). Mince, des coraux morts, il faut faire quelque chose pour sauver la planète ! Et puis c’est tendance : le défenseur des poissons exotiques agit « par opportunisme politique d’abord » (2). C’est dire ses profondes convictions. Lire la suite…

Le code de la rue : une urgence en France

Des associations de cyclistes et de piétons ont lancé hier un appel pour une mise en œuvre « effective et urgente » d’un « code de la rue » qui permettrait de développer les modes de déplacement « doux » en ville. Elles s’inquiètent d’un « désengagement » de l’Etat sur la question, et sur celle de la communication des décisions. Le Premier ministre leur a promis une réponse d’importance. Lire la suite…

Habiter autrement

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Cette exposition du Conseil d’Architecture d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE) du Doubs apporte un regard critique sur l’étalement urbain et l’urbanisme pavillonnaire. Elle vise à sensibiliser les habitants aux enjeux actuels liés à l’habitat individuel. Après un constat qui présente les conséquences de l’habitat pavillonnaire, tributaire de l’automobile, consommateur de territoire et d’énergie, standardisé, banalisant les paysages; le CAUE présente jusqu’au 27 mars 2010, à travers une douzaine de projets réalisés dans la région, en France et à l’étranger, des orientations pour un habitat économe en territoire, respectueux des paysages, créatif et innovant. Lire la suite…