Retraite à 50 ans pour les réacteurs nucléaires

Enfin une bonne nouvelle ! Dans le paysage énergétique français après Fukushima, c’est même une excellente nouvelle : la mise en retraite des réacteurs nucléaires est encore reculée de dix ans. Par des voix autorisées proches du pouvoir et des bruits de couloirs, l’État a fait entendre sa décision de prolonger de dix ans la durée de vie des centrales nucléaires françaises, pour qu’elles passent de 40 à 50 ans. Lire la suite…

Fureur nucléaire des « Shi no shônin »

« Marchands de Mort » « Shi no shônin ». Troisième partie.

En décembre 2012, les conservateurs revenaient au pouvoir au Japon. Les milieux d’affaires célébraient leur victoire, les indices boursiers s’envolaient au discours nationaliste musclé du nouveau chef de l’État et le cœur des milieux industriels s’enflammait de joie avec les promesses claires de relance du programme nucléaire. Lire la suite…

Secousses statistiques au sujet du risque nucléaire

Que diable allaient-ils faire dans cette galère.

Deux ex-d’EDF ou du nucléaire passés dans le camp adverse des anti-nucléaires se sont fait épingler pour une grossière erreur d’analyse statistique (1). Piégés par leur illustre passé de compétences scientifiques et techniques, ils ont cru bon de donner quelques précisions chiffrées sur les risques d’accident nucléaire en Europe et en France. Par un article paru dans un quotidien national (2), ils ont voulu être clairs sur la menace nucléaire et parlé de « certitude statistique » pour les risques d’accident nucléaire. Mais emportés par leur élan, ils ont avancé des chiffres incompatibles avec les notions élémentaires des calculs de probabilité. La faute immédiatement repérée par des spécialistes en la matière a été sanctionnée d’un zéro pointé en statistique… Lire la suite…

Rien pour remplacer le nucléaire, est-ce bien suffisant?

La notion d’énergie dans le meilleur des mondes, 3e partie. « La sortie du nucléaire c’est aujourd’hui ou jamais!« , tel est le message historique de Fukushima. Par cette si soudaine proximité à nouveau révélée de l’aujourd’hui et jamais, la catastrophe japonaise a renforcé l’urgence de la sortie de l’âge atomique. Telle est la sentence éthique irrévocable qui s’impose aujourd’hui à tout le monde. Lire la suite…

Contre-offensive Française et Lumière dans la Caverne

9e réflexion sur l’Après Fukushima, 2e partie


Les « epsilon » du « Meilleur des Mondes » nucléaire

Aujourd’hui les irradiés de l’Atomic Park ne sont plus des valeureux soldats innocents, œuvrant sans conscience au service de la Science. Ils constituent un lumpenproletariat anonyme et vagabond allant de centrale en centrale au gré des maintenances. Eux aussi en tant qu’irradiés de nécessité n’appartiennent pas à la génération Plutonium de l’Homme ou sujets alpha bêta du « Meilleur des Monde » (7). Ce sont les intermittents du nucléaire, autorisés à franchir les hautes barrières électrifiées et à pénétrer vers les cœurs des cathédrales atomiques. Ces « epsilon » du « Meilleur des Mondes » nucléaires forment en France une population de quelques dizaines de milliers d’individus « employés à la dose ». Ils doivent encaisser 80% de la charge radioactive pour préserver en bonne santé et pérenniser la génération Plutonium de l’Homme. Arrivés à la dose potentiellement cancérigène ils sont théoriquement radiés des listes. Mal payés et sans protection sociale, ces « nomades de l’atome » en provenance de toute l’ex-Europe de Est, assurent donc une noble action de type chamanique. Ils prennent sur eux toutes les « charges maléfiques» circulant dans les centrales et permettent aux sujets « Alpha » de parler en toute bonne conscience « d’énergie propre » à propos du nucléaire… Lire la suite…

Contre-offensive Française et Lumière dans la Caverne

9e réflexion sur l’Après Fukushima, 1e partie


Nouvelle configuration nucléaire de guerre

L’impératrice de la transparence atomique a été très honorablement remerciée de ses services par la présidence de la République. Ses compétences médiatiques unanimement remarquées lui ont valu d’être propulsée très haut vers un poste plus stratégique dans la défense de l’empire (1). La femme savante quitte le vacarme des ateliers et les graisses des mécanos industriels pour s’élever vers des sphères plus éthérées. Lire la suite…

Sûreté ou sortie du nucléaire, pour plus de sûreté

7e réflexion sur l’après Fukushima

L’accident de Fukushima a été l’événement nucléaire de trop, celui qui n’aurait jamais dû arriver. Mais en révélant à nouveau l’impossibilité d’assurer la sûreté de cette industrie il a précipité aussi des décisions politiques claires et précises de « sortie du nucléaire ». Ce qui la veille de l’accident relevait encore de l’utopie est soudain devenu choix réaliste ou stratégie pragmatique, y compris dans les grandes puissances industrielles. Par ces revirements historiques touchant les grands pays d’Europe occidentale, maîtres de leur politique énergétique, la citadelle mondiale du nucléaire se retrouve aujourd’hui définitivement isolée dans son exception culturelle. On pourrait nous objecter qu’il reste encore comme grande puissance nucléaire la Chine et la Russie, mais dans ces deux pays l’énergie atomique n’est ni indispensable ni le fer de lance de l’économie. La Russie est autonome et exportatrice d’hydrocarbures et la Chine est déjà le leader mondial dans le « renouvelable ». Lire la suite…

L’insécurité nucléaire et son mythe de sûreté

5e réflexion sur l’après Fukushima.

Lors de la catastrophe de Tchernobyl en 1986, les autorités nucléaires occidentales disposaient d’un argument massue en « béton armé » pour ne pas être ébranlées dans leurs certitudes de sûreté. Avec cette arme d’une redoutable efficacité ils pouvaient affirmer et même garantir sur un ton péremptoire qu’un accident de « type Tchernobyl » est « impossible », « inenvisageable » ou « impensable » dans un réacteur de « conception moderne » aux normes occidentales de « sûreté ». Nul doute que le réacteur de Tchernobyl accumulait tous les défauts possibles et imaginables: il était archaïque et, circonstances aggravantes, aux « normes soviétiques ». En effet, il ne disposait pas de l’épaisse et précieuse enceinte de confinement « en béton armé ». L’événement nucléaire de niveau 7 de Tchernobyl pouvait même être pris comme une confirmation objective indirecte de la sûreté supérieure des réacteurs occidentaux. Lire la suite…

Les mythes de l’Âge Atomique

Les mythes de l'Âge Atomique

Réflexion sur l’après Fukushima, 4e partie

L’argent est le nerf de la guerre, y compris religieuse. Les mythes de l’Âge Atomique ont peut-être germé spontanément dans la tête d’un illuminé, mais pour les propager efficacement il a fallu d’importants financements. Et les membres du clergé atomique n’ont pas fait vœux de pauvreté. Lire la suite…

Nuclear Emergency Exit for Business Reasons

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Réflexion sur l’après Fukushima 3ème partie

L’accident de Three Miles Island en Pennsylvanie en 1976 avait stoppé nette la prolifération des centrales nucléaires sur le vaste territoire des États-Unis. Le programme était pourtant parti sur des chapeaux de roue, 104 réacteurs en moins d’un quart de siècle… C’était la belle époque où le pétrole à gogo faisait couler à flot le béton et le bitume et menait dans l’euphorie générale l’économie sur un train d’enfer, jusqu’au premier « choc nucléaire »… Lire la suite…