La mort de l’automobile

La mort de l’automobile

Fernand Flausch, Techniques mixtes, hauteur totale : 550 cm, 1980.

L’histoire de cette sculpture est assez compliquée. Dans l’idée de Claude Strebelle, l’œuvre aurait dû se situer de l’autre côté, au bout d’une route sans issue. Cette situation aurait donné toute sa signification à ce monument, qui d’emblée suscita l’intérêt. Certains partisans de l’auto y sont allés de revendications rageuses: « l’auto, c’est la liberté ». Aucun accidenté n’a encore inscrit: « l’auto, c’est la mort ». L’œuvre d’art, c’est son lot, propose mais ne tranche pas. On peut souhaiter écologiquement la disparition du transport privé; on peut libéralement défendre le véhicule individuel (avec ou sans chauffeur).

Personnellement, j’aurais souhaité que l’œuvre, comme Flausch l’avait envisagé, soit édifiée en marbre blanc de Carrare. Telle qu’elle est, elle fait un peu « pop ». De mauvais esprits ont dit que Flausch n’avait rien inventé. C’est un fait qu’il y a d’autres variations sur ce thème (par exemple à Amarillo, Antfarm, Texas, 1974). Il y en a aussi beaucoup sur la mort du Christ (Donatello, Brunelleschi, Giotto, etc.).

Philippe Minguet

Source: Le Musée en plein air de Liège
http://www.ulg.ac.be/museepla/opera/flausch/automobile.html

Projets autoroutiers dans Paris

Les projets de voies express à travers Paris: les doubles traits bleu foncé indiquent les autoroutes à six ou huit voies (en tiret les parties en souterrains ou en tranchées), les lignes bleues les artères à circulation rapide sans croisements, les traits bleu clair les voies où les principaux carrefours seront équipés de passages souterrains. Les échangeurs et les tunnels sont signalés par des cercles bleus. Les cercles noirs marquent l’emplacement des parkings souterrains dont une partie est déjà réalisée. Lire la suite…

Propagande

Voici de la bonne vieille propagande comme je l’aime! En fait, cette affiche a une histoire. Au départ, il s’agissait d’une affiche de propagande américaine datant de la seconde guerre mondiale dont la légende originale était: « When you ride alone, you ride with Hitler » (Quand vous conduisez seul, vous conduisez avec Hitler). L’objectif était déjà à l’époque de pousser les gens au co-voiturage! Afin de soutenir l’effort de guerre contre les nazis, le gouvernement américain souhaitait utiliser « au mieux » le pétrole disponible… Le personnage dans la voiture était alors Hitler et non pas Ben Laden. Lire la suite…

Le complot anti-tramway exemplaire de General Motors

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Le premier à parler du rôle joué par General Motors (GM) dans la disparition du tramway fut E. Jay Quinby, un simple citoyen amoureux du rail. En 1946, il rédigea une étude montrant comment General Motors, associée à Firestone Tires, Phillips Petroleum, Standard Oil et Mack Truck, utilisait une société écran, National City Lines, pour atteindre ses fins. Il concluait par ces propos prémonitoires : « Vous allez réaliser trop tard combien un tramway électrique est infiniment plus confortable, fiable, sécuritaire et économe qu’un service d’autobus. Mais que pourrez-vous faire quand vous aurez permis que tous les rails aient été arrachés ? Qui pourra reconstruire ce qui aura été détruit ? » Lire la suite…

Il faut adapter l’automobile à la ville

Georges Pompidou, ancien président de la République Française, déclarait en 1971 qu’il faut adapter la ville à l’automobile. Cette phrase, devenue célèbre, n’était en fait que la conséquence idéologique d’un processus historique trouvant sa source au début du XXème siècle avec le développement de l’automobile. Lire la suite…

Le prix du temps

Le prix du temps
Si ces idiots prenaient le bus, je pourrais déjà être à la maison

Le prix du temps

Extrait de l’ouvrage « Energie et équité« , d’Ivan Illich (1973)

La vitesse incontrôlée est coûteuse et de moins en moins de gens peuvent se l’offrir. Tout surcroît de vitesse d’un véhicule augmente son coût de propulsion, le prix des voies de circulation nécessaires et, ce qui est plus grave, la largeur de l’espace que son mouvement dévore. Dès qu’un certain seuil de consommation d’énergie est dépassé par les voyageurs les plus rapides, il se crée à l’échelle du monde entier une structure de classe de capitalistes de la vitesse. La valeur d’échange du temps reprend la première place, comme le montre le langage : on parle du temps dépensé, économisé, investi, gaspillé, mis à profit. A chacun la société colle une étiquette de prix qui indique sa valeur horaire : plus on va vite, plus l’écart des prix se creuse. Entre l’égalité des chances et la vitesse, il y a corrélation inverse. Lire la suite…