Coûts externes des transports

Couts externes des transports par passager-kilomètre (Aire métropolitaine de Turin, 2004)
En centimes d’euros par passager-kilomètre


Les transports en général et le choix d’un mode de déplacement en particulier imposent un coût individuel aux usagers (coût du déplacement automobile, tarif des transports publics, etc.). Cependant, chaque mode de déplacement impose également à la société dans son ensemble un coût collectif, ce que l’on appelle un coût externe, non directement supporté par l’usager, mais payé par l’ensemble de la collectivité sous formes d’impôts. Lire la suite…

« Bilanci di giustizia » : et les transports ?

En parcourant le site msn.fr, je suis tombé récemment  sur une initiative menée en Italie et dite « Bilanci di Giustizia ». La démarche vient d’une fédération de familles italienne, beati costruttori di pace, comme « heureux constructeurs de paix » aux idées sans doute proches de celles de l’Église. Le but est d’effectuer le « déplacement » (spostamento) d’une habitude de consommation de départ vers une habitude de consommation plus vertueuse, que ce soit du point de vue de l’environnement, de la protection des populations des pays du Sud, des droits des travailleurs. Lire la suite…

La crise du secteur automobile se confirme en 2008

La demande mondiale d’automobiles devrait stagner en 2008, après plusieurs années de croissance. Les pays émergents, qui ont vu leur part dans les ventes automobiles mondiales passer de 25% à 42% entre 2000 et 2007, sont eux aussi confrontés à une décélération de la demande. Lire la suite…

Les premiers principes d’une loi sur le péage urbain en France

De nombreuses villes étrangères recourent au péage urbain pour favoriser l’organisation des déplacements dans leur centre-ville, pour réduire la pollution ou pour améliorer l’accessibilité et le cadre de vie urbain, etc. Une agglomération française ne peut le faire à moins qu’une loi ne l’y autorise. Lire la suite…

La fin de la bulle automobile

Selon Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’économie, « une bulle est un état du marché dans lequel la seule raison pour laquelle le prix est élevé aujourd’hui est que les investisseurs pensent que le prix de vente sera encore plus élevé demain, alors que les facteurs fondamentaux ne semblent pas justifier un tel prix. » Lire la suite…

La fin du mythe automobile

Le quotidien Libération consacrait hier sa première page aux difficultés auxquelles l’industrie automobile doit faire face actuellement. Le journal parle de la fin d’un mythe, celui de la société de l’automobile. La voiture, autrefois symbole du progrès social, doit à présent se réinventer… ou disparaître. La crise du pétrole et les changements climatiques forcent aujourd’hui les constructeurs automobiles à repenser leurs modèles. Pour le quotidien, ce changement d’ère n’est pas sans conséquences. En France, Renault a annoncé un plan de restructuration qui implique 5.000 suppressions d’emploi. Et selon le journal, ce n’est qu’un début. Lire la suite…

Europe : plainte contre la France pour non respect des obligations d’affichage du CO2 sur les publicités automobiles

Sept pays[1] dont la France sont la cible de plusieurs dépôts de plaintes d’associations de protection de l’environnement. Ces plaintes devraient être examinées par la Commission européenne pour non respect de certaines obligations concernant l’affichage des consommations de carburant et les émissions de CO2 sur les publicités automobiles imprimées (journaux, magazines, affiches publicitaires). Lire la suite…

Les transports publics et la mobilité en Europe

Le 11 juin 2008 – À l’occasion du Salon Européen de la Mobilité, qui se tient à Paris du 10 au 12 juin 2008, TNS Sofres a réalisé une étude pour GIE Objectif Transport Public dans quatre pays européens (France, Royaume-Uni, Italie et Allemagne) sur la perception des transports publics urbains et la place accordée à l’environnement dans ce domaine au niveau national et européen. Les résultats montrent qu’au-delà des différences d’usage et de perception des transports publics, Français, Britanniques, Allemands et Italiens s’entendent sur la nécessité d’accorder une place importante à l’impact des transports sur l’environnement au cours de la Présidence française de l’Union Européenne qui démarre le 1er juillet prochain.

Une utilisation et une perception des transports publics urbains qui varient fortement d’un pays à l’autre

Dans les quatre pays sondés, l’utilisation des transports publics urbains est massive, mais elle diffère quelque peu d’un pays à l’autre : si 90% des Britanniques et des Allemands utilisent les transports publics urbains, ne serait-ce que de temps en temps, cette proportion descend à 81% chez les Français, à 77% chez les Italiens. Ce sont surtout les populations jeunes et urbaines qui utilisent ces transports, et ce quels que soient les pays.

Il apparaît également que les utilisateurs de transports publics urbains sont beaucoup plus positifs en Allemagne que dans les autres pays. Ainsi, l’utilisation des transports semble davantage associée à la nécessité pour les Italiens, les Français et les Britanniques (respectivement 58%, 43% et 37% y associent le fait de prendre les transports publics urbains) quand les Allemands se montrent plus partagés sur la question : pour 30% d’entre eux, prendre les transports publics urbains est un choix, pour 29% une nécessité. 19% y associent même le plaisir, alors que cette proportion est bien moins élevée dans les autres pays (3% en Italie, 6% en France et 8% au Royaume-Uni). Enfin, contrainte et routine semblent moins associées à l’utilisation des transports publics urbains. C’est en France que la contrainte se fait le plus sentir et au Royaume-Uni que la routine ressort le plus (12%).

La prise en compte de l’environnement dans les décisions publiques en matière de transports : le Royaume-Uni comme exemple, les Italiens mauvais élèves

Interrogés sur l’évolution de la prise en compte de l’environnement dans les décisions publiques de leur pays en matière de transport, les Européens émettent des avis très contrastés. Si près de deux tiers des Britanniques (66%) et des Français (64%) estiment que les décisions publiques prises en matière de transport ont davantage pris en compte l’environnement au cours des cinq dernières années, ceci est le cas de 41% des Allemands et de seulement un quart des Italiens.

Les jugements émis à l’encontre des décisions de son pays diffèrent peu selon le type d’agglomération auquel appartiennent les interviewés et semblent en revanche davantage liés à l’âge et au niveau socio-économique : les avis les plus favorables sont prononcés parmi les jeunes et les interviewés au niveau socioéconomique élevé, sauf en Italie où le jugement est non seulement plus négatif mais réparti de manière plus homogène dans la population.

Prochaine présidence de l’Union européenne : l’impact des transports sur l’environnement est-il une question prioritaire ?

A un niveau plus global, lorsqu’on leur demande quelle doit être selon eux la place accordée à la question de l’impact des transports sur l’environnement lors de la prochaine présidence de l’Union européenne, les Européens considèrent massivement que celle-ci doit être importante.

A noter toutefois que les opinions sont beaucoup plus tranchées au Royaume-Uni que dans les autres pays : c’est ici que la proportion d’interviewés qui considèrent prioritaire cette question est la plus forte (47%, pour 45% en France, 41% en Italie et 34% en Allemagne) mais c’est aussi ici que celle des interviewés qui considèrent qu’elle doit être secondaire est la plus forte (23% pour seulement 14% des Allemands, 10% des Français et 6% des Italiens). La réponse intermédiaire, à savoir importante mais pas prioritaire n’a que peu de succès au Royaume-Uni (26%) alors qu’elle avoisine les 50% dans les trois autres pays.

Enfin, au Royaume-Uni, ce sont les personnes âgées qui sont le plus nombreuses à considérer que la question de l’impact des transports sur l’environnement doit être secondaire dans le cadre de la prochaine présidence de l’Union européenne alors qu’en Allemagne, cette opinion est surtout partagée par les jeunes.

Au total, moins les décisions publiques d’un pays sont considérées comme ayant intégré la question de l’impact environnemental des transports au cours des cinq dernières années, plus ses résidents estiment qu’il est important que l’Union Européenne s’en charge.

Fiche technique :

Étude réalisée pour GIE Objectif Transport Public auprès d’échantillons nationaux de 1000 personnes représentatifs de l’ensemble de la population nationale âgée de 18 ans et plus et interviewés par téléphone : en France du 20 au 22 mai 2008, en Italie du 15 au 19 mai 2008, au Royaume-Uni du 16 au 18 mai 2008 et en Allemagne du 19 au 20 mai 2008.

Source : www.tns-sofres.com

Proposition de recherche pour une ville sans voiture

Proposition de recherche pour une ville sans voiture est le nom d’un rapport commandé en 1991 par la Communauté économique européenne à TECNOSER, une maison de consultants de Rome (Italie). Sa diffusion fut limitée, presque confidentielle. Aucun livre ou document publié depuis ne fait référence à ce rapport. Or ses conclusions dépassent les plus belles espérances du mouvement d’opposition aux abus de l’automobile. Extraits. Lire la suite…

Masse critique interplanétaire à Rome

Ciemmona 2008 – La Masse Critique interplanétaire (ou intergalactique) aura lieu cette année à Rome (Italie) le Vendredi 30 mai 2008 à 18h00 (Place des Masse Critique ou Porte Saint-Paul, Piramide). La rencontre mondiale dure cependant jusqu’au dimanche avec des pique nique vélogérés, du camping sauvage à volonté et des bains de mer et de soleil… Lire la suite…

Cittàslow: les villes lentes contre la frénésie automobile

Dans un monde en constante accélération, quelques municipalités européennes ont créé un réseau, Slow Cities, visant à ralentir le rythme de la vie. Ce réseau réunit des villes et municipalités désireuses d’améliorer la qualité de vie de leurs citoyens, notamment en matière de nourriture et d’environnement.Né en Italie, Cittaslow (« Villes lentes » en italien), est issu d’un autre mouvement: Slow Food, en opposition au Fast Food nord-américain, synonyme de mal bouffe. L’objectif de cette organisation internationale est de protéger la gastronomie et le plaisir de la table. Lire la suite…