Psycho-géographie !

Depuis le flâneur des villes jusqu’à l’explorateur de salon, de la dérive au détournement, la psychogéographie nous procure de nouvelles manières d’appréhender notre environnement, des méthodes pour transformer les rues familières de notre expérience quotidienne en quelque chose de nouveau et d’inattendu. Lire la suite…

L’ABC du vélo

Pas de mauvaises blagues! Ce n’est pas le genre de la maison. Maxou vient de commettre l’irréparable. Il publie un livre! Ou plutôt un modeste fascicule de 50 pages sans fioritures ni images, (mais ça viendra), un modeste fascicule qui s’intitule « l’ABC du vélo ». Lire la suite…

Les voitures et le capitalisme sur la route du déclin économique, social et écologique

Voici un livre publié en avril 2011 et qui n’a pas fait beaucoup de bruit en France, et pour cause, il n’a pas été traduit en français! A vrai dire, je ne l’ai pas lu et si certains lecteurs anglophones ont pu le lire, nous sommes prêt à publier une critique complète de cet ouvrage intitulé « Stop Signs: Cars and Capitalism on the Road to Economic, Social and Ecological Decay » et que l’on pourrait traduire par « Panneaux d’arrêt: Les voitures et le capitalisme sur la route du déclin économique, social et écologique ». En attendant, voici la présentation de l’ouvrage par l’éditeur. Lire la suite…

De la voiture au vélo: En route vers le changement

Hervé Bellut, le créateur des bus cyclistes (convois de cyclistes guidés par un « leader », circulant sur un itinéraire comprenant des « stations » avec des horaires de passage), vient d’écrire un livre intitulé « De la voiture au vélo » aux éditions Dangles. Il s’agit d’un guide destiné à favoriser le passage de la voiture au vélo pour tous ceux qui hésitent encore! Lire la suite…

Un avenir durable pour les transports

Ce livre poursuit un double objectif : offrir une contribution critique mais constructive aux débats entourant l’élaboration et la diffusion du nouveau Livre blanc de la Commission européenne sur l’avenir des transports intitulé « Feuille de route pour un espace unique européen des transports » et profiter de cette importante entreprise programmatique pour sortir la mobilité et les transports de leur confinement relatif à la sphère des spécialistes en transport, pour en faire un véritable enjeu politique transversal, au carrefour des défis sociaux, économiques et environnementaux de notre temps. Lire la suite…

Le bluff technologique

Pourquoi, alors que la technique présente tant d’effets négatifs, n’en prend-on pas conscience ? Le premier facteur qui joue dans le sens de l’oblitération est très simple : les résultats positifs d’une entreprise technique sont ressentis aussitôt (il y a davantage d’électricité, davantage de spectacles télévisés, etc.) alors que les effets négatifs se font toujours sentir à la longue. On sait maintenant que l’automobile est un jeu de massacre, cela ne peut enrayer la passion collective pour l’auto. Lire la suite…

Le négationnisme climatique

Chaque mois paraît dans le monde un ouvrage niant soit le réchauffement, soit ses causes humaines, soit sa gravité. On explique même que ce réchauffement serait une chance pour l’humanité en permettant d’accéder à des ressources jusque-là inexploitées (pétrole en Alaska, agriculture en Sibérie, nouvelles routes maritimes dans le Grand Nord, etc.). Chaque jour des dizaines d’articles expliquent aussi que la science aura de toute façon une réponse au problème du réchauffement planétaire. Il serait donc stupide de s’inquiéter, même si le réchauffement était avéré. Ces deux discours sont non seulement faux mais dangereux. Ils empêchent de prendre conscience des enjeux. Ils interdisent d’agir. Lire la suite…

Télé, bagnole et autres prothèses du sujet moderne

Deux grandes machineries modernes suppléent aujourd’hui notre pouvoir être défaillant : les télévisions (la télé, l’internet, le téléphone et la myriade de technopodes récents) et la « bagnole ». Ces deux technologies et les pratiques qui les accompagnent ont modifié l’existence contemporaine à une profondeur difficile à estimer : elles font l’objet d’un discours tour à tour dépréciatif, laudatif, manichéen ou dépourvu de charpente analytique. Lire la suite…

Ne soyons pas des écologistes benêts

Dans les années 60 et 70, les précurseurs de l’écologie étaient dénigrés, tournés en ridicule par les firmes et autorités politiques. Il ne fallait surtout pas les prendre au sérieux, ces lanceurs d’alerte trop subversifs (1). Mais progressivement, devant des périls environnementaux de plus en plus prégnants, les dirigeants ont arrêté de se voiler la face. Alors les pollueurs ont massivement investi dans l’écoblanchiment, les médias ont évoqué les menaces, et les gouvernements ont pris en main la question. L’écologie banalisée a été vidée de toute critique trop radicale. « Il ne s’agit plus de se désintéresser du discours écologiste, mais de l’intégrer, de le digérer, pour continuer à faire le même business, la bonne conscience en plus. » (2)  Lire la suite…

Variations motorisées : des voitures, de la mécanique et des fluides


« Dis à ma copine qu’il faut que je l’oublie, que je préfère m’acheter un nouveau carburateur [1]. »
Queen, « I’m in love with my car »

« Des voitures, partout des voitures, et nulle part la moindre issue. » Ce pauvre crétin d’Herman, personnage principal de Car [2] – livre dément du non moins dément Harry Crews, auteur notamment du jouissif Body – rêve, et ce n’est pas folichon. Des bolides parcourent son corps et déroulent leurs courses le long de ses membres, klaxonnent au carrefour de ses poumons, s’introduisent dans chaque partie de son anatomie ; «  jusqu’au moment où, des pieds à la tête », il n’est plus « qu’un énorme embouteillage ». Le périph aux heures de pointe s’invitant dans ton organisme, vision d’horreur. Certes, lui ne va pas tarder à se réveiller, en sueur, cerveau troublé par l’invasion motorisée. Mais ce rêve-là n’est pas anodin pour Herman, cinglé puissance 100 (chevaux-moteur). Depuis sa plus tendre enfance, sa vie se déroule à l’ombre de la chose carrossée, baigne dans l’agressive odeur des pots d’échappement et dans le culte de la mécanique bien huilée. Un enfant des pistons et des carburateurs. Comme nous, en pire. Lire la suite…

Pendant que la planète flambe, 50 gestes simples pour continuer à nier l’évidence

Traduit de l’américain As the world burns, 50 simple things you can do to stay in denials, cet album met en scène deux jeunes filles, un bobo-ecolo, des animaux, des patrons de multinationale verreux, un président des Etats-Unis prêt à tout pour de l’or, des membres d’ONG, un psy et des extraterrestres venus dévorer la planète terre. Au premier abord, le style graphique peut paraître minimaliste. Mais passées les dix premières pages – sur un album qui en compte 222 – on prend rapidement goût aux velléités pamphlétaires du récit. Tout part d’une discussion entre deux amies, la première s’enthousiasmant des petits gestes du quotidien pour réduire les émissions de C02, la seconde étant davantage branchée par le démantèlement de l’économie industrielle. Lire la suite…