L’automobile au service de l’individualisme

L’automobile n’est pas, contrairement à ce que voudraient nous vendre les tenants d’un système, l’aboutissement d’une vie sociétale, mais, bien au contraire, un outil d’individualisation, de repli égocentré voulu par un système capitaliste pour se déresponsabiliser d’une société inhumaine et faire porter à l’individu le sort monté par eux qui l’attend. Lire la suite…

Piétons et cyclistes, des dangers publics

La France comptait 18.000 automobiles en 1900. Soixante ans plus tard… 14.350.000. Face à cet envahissement soudain et à l’explosion des accidents, il a fallu multiplier les règles, les lois, les sanctions et disposer de plus en plus de képis pour contrôler les veaux. Et pourtant, les automobilistes-moutons osent invoquer leur « liberté » dès qu’on s’attaque un tant soit peu à leur tréteau. Lire la suite…

Les victimes collatérales de l’automobile particulière

On a régulièrement des faits divers en France où des piétons et des cyclistes innocents sont massacrés par des voitures. Ajoutez à cette hécatombe quotidienne tous les animaux écrasés qui n’ont pas l’honneur de bénéficier d’un article de presse. Chaque fois qu’un humain ou un animal est fauché, on devrait en imputer la responsabilité à Monsieur Ghosn ou son homologue de la marque automobile concernée. Lire la suite…

Derrière le logo de BP (parce que la planète doit mourir)

Greenpeace a décidé de lancer un jeux-concours pour modifier le logo de British Petroleum British Pollueurs. Jusqu’au 28 juin 2010, graphistes, designers, professionnels et amateurs sont invités à faire appel à leur créativité pour revisiter le logo à la rosace, de façon à ce qu’il reflète mieux le vrai visage de la compagnie pétrolière. Le logo gagnant sera utilisé de façon « innovante et confrontative » par Greenpeace, au Royaume-Uni. À gagner aussi : un jour de formation sur un zodiac de Greenpeace, une journée de cours avec l’agence de design Airside, ou l’un des 50 lots surprises Greenpeace. Lire la suite…

Après la voiture

John Urry, sociologue à l’université de Lancaster (Grande-Bretagne), spécialiste de la mobilité, a coécrit « After the Car » (« Après la voiture ») avec son confrère Kingsley Dennis. En septembre 2009, il envisageait un futur post-automobile lors d’un entretien avec le journal Libération. Lire la suite…

Journée mondiale de l’environnement… sans voitures?

La Journée mondiale de l’environnement, organisée comme chaque année par l’Organisation des Nations-Unies (ONU), aura lieu le samedi 5 juin 2010. Le thème de l’édition 2010 est “Des millions d’espèces. Une planète. Un avenir commun. » Carfree France se joint à cet évènement pour organiser à cette occasion une journée « Routes sans voitures ». Lire la suite…

Du passé faisons table ra-a-a-a-aseuh !

La religion du progrès a encore de beaux jours devant elle, avant d’être reconnue comme une religion malade et néfaste pour l’humanité. Ainsi ses adeptes croient toujours que, malgré toutes les horreurs modernes dues à la technique, tout, absolument tout est préférable aux époques pré-industrielles. Lire la suite…

Provo

1965, Amsterdam. Un petit groupe sans leader et sans structure secoue le royaume. Composé de jeunes révoltés, il s’attaque aux têtes couronnées, interpelle les bourgeois vautrés dans leur vie confortable, agite la rue, tague, diffuse des tracts, des textes et des dessins rentre-dedans, des revues interdites, défie l’autorité, se bastonne avec les flics, affronte procès et prison, repeint des statues, manifeste contre la guerre du Vietnam, s’oppose au décervelage médiatique, à la pub, à la consoumission de masse, au travail, à la patrie, obtient un siège au conseil municipal de la capitale, revendique le droit au logement en ouvrant des squats… Lire la suite…

L’utopie ou la mort ?

L'utopie ou la mort ?

Formes et structures… Pour moi ce n’est pas seulement une question d’esthétique, c’est une question de culture, et même, osons le dire, de (ou d’absence de) spiritualité. Face à la crise sociale, énergétique et climatique, on peut, en restant sur le modèle actuel, essayer de réduire l’impact. C’est louable, mais est-ce à la hauteur de l’enjeu? Ou bien on peut imaginer des mutations. Des tours de plus d’un kilomètre de haut par exemple pour loger les populations urbaines… Moi je préfèrerais garder les pieds sur terre, au sens propre évidemment! Lire la suite…

Je suis fou, j’ai aimé un film « nul »

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Ben oui, d’ailleurs c’est Le Monde qui le dit, c’est quand même une preuve… Il aurait pu ajouter, ce monsieur au goût très sûr, que la qualité d’image est assez dégueulasse, que les cadrages sont très approximatifs, et que l’image bouge tellement qu’on croirait le film de vacances en Super 8 réalisé par papy Alzheimer après son septième pastaga. Pire, pas une cascade, pas une scène tournée d’hélicoptère, pas un effet spécial, pas un terroriste, pas un alien, pas une scène érotique ! Même pas de meurtre, de flic ou d’arme à feu. Et le pompon : même pas de version 3D ! Quant aux acteurs, alors là, laissez-moi rire. Ni Georges Clooney ni Angelina Jolie. Pas même Dany Boon ni Frank Dubosc. Forcément, il a pas aimé, Monsieur Le Monde. Remboursez ! Lire la suite…

La dette thermodynamique

Chaque fois que nous produisons une voiture, nous détruisons irrévocablement une quantité de basse entropie qui, autrement pourrait être utilisée pour fabriquer une charrue ou une bêche. Autrement dit, chaque fois que nous produisons une voiture, nous le faisons au prix d’une baisse du nombre de vies humaines à venir. Il se peut que le développement économique fondé sur l’abondance industrielle soit un bienfait pour nous et pour ceux qui pourront en bénéficier dans un proche avenir: il n’en est pas moins opposé à l’intérêt de l’espèce humaine dans son ensemble, si du moins son intérêt est de durer autant que le permet sa dot de basse entropie. Au travers de ce paradoxe du développement économique, nous pouvons saisir le prix dont l’homme doit payer le privilège unique que constitue sa capacité de dépasser ses limites biologiques dans sa lutte pour la vie.

Nicholas Georgescu-Roegen, mathématicien et économiste
La Décroissance. Entropie, écologie, économie (1979)