Réduire le nombre d’automobiles, c’est possible


Banksy – Car wreck (detail)

Durant les 10 années que dura la guerre du Viêt-Nam, au-delà de 50.000 jeunes états-uniens y laissèrent leur vie. Ce massacre suscita beaucoup de mécontentement chez nos voisins du sud et le mouvement pour la paix prit alors un essor considérable. Dans cette foulée, le fameux « flower power » inspira toute une génération. Lire la suite…

L’insécurité nucléaire et son mythe de sûreté

5e réflexion sur l’après Fukushima.

Lors de la catastrophe de Tchernobyl en 1986, les autorités nucléaires occidentales disposaient d’un argument massue en « béton armé » pour ne pas être ébranlées dans leurs certitudes de sûreté. Avec cette arme d’une redoutable efficacité ils pouvaient affirmer et même garantir sur un ton péremptoire qu’un accident de « type Tchernobyl » est « impossible », « inenvisageable » ou « impensable » dans un réacteur de « conception moderne » aux normes occidentales de « sûreté ». Nul doute que le réacteur de Tchernobyl accumulait tous les défauts possibles et imaginables: il était archaïque et, circonstances aggravantes, aux « normes soviétiques ». En effet, il ne disposait pas de l’épaisse et précieuse enceinte de confinement « en béton armé ». L’événement nucléaire de niveau 7 de Tchernobyl pouvait même être pris comme une confirmation objective indirecte de la sûreté supérieure des réacteurs occidentaux. Lire la suite…

Les mythes de l’Âge Atomique

Les mythes de l'Âge Atomique

Réflexion sur l’après Fukushima, 4e partie

L’argent est le nerf de la guerre, y compris religieuse. Les mythes de l’Âge Atomique ont peut-être germé spontanément dans la tête d’un illuminé, mais pour les propager efficacement il a fallu d’importants financements. Et les membres du clergé atomique n’ont pas fait vœux de pauvreté. Lire la suite…

Anarchologie

A travailler sur les besoins falsifiés de l’Homme, par la médiation, par la pseudo science, par le mythe du progrès, on finit par projeter sur un écran l’image d’une nature dénaturée, d’une nature qui n’a plus rien de naturel ! Qu’ils sont beaux et naturels, ces champs beaucerons surexploités jusqu’à la désertification d’un sol fertile, qu’elles sont belles, ces forêts monocultivées landaises où seule une essence forestière, celle essentielle au commerce, est tolérée, les autres étant systématiquement rejetées, coupées, arrachées, pour laisser place nette, qu’ils sont beaux, ces arbres, ces platanes alignés le long des routes ou circulent des millions de véhicules rejetant dans l’air leur dose de destruction climatique ! Lutter pour protéger cette « nature », c’est lutter pour protéger cette société de surconsommation, c’est une prise de conscience admise par le pouvoir parce qu’elle sert ses desseins. Lire la suite…

La bagnole

L’un des textes les plus connus d’André Gorz est celui intitulé L’idéologie sociale de la bagnole. Paru d’abord dans la revue Le Sauvage de septembre/octobre 1973, il a été intégré dans l’ouvrage Ecologie et Politique paru aux Editions Galilée en 1975 puis dans l’ouvrage posthume Ecologica, des mêmes éditions, en 2008. Il y présente les bagnoles comme étant « des biens de luxe inventés pour le plaisir exclusif d’une minorité de très riches et que rien, dans leur conception et leur nature, ne destinait au peuple. » Et le luxe, ça ne se démocratise pas, car si tout le monde y accède, personne n’en tire d’avantages : « tout le monde roule, frustre, et dépossède les autres et est roulé, frustré et dépossédé par eux. » Lire la suite…

L’autorefoulement et ses limites, ou la dénégation sans limite

L'autorefoulement et ses limites, ou la dénégation sans limite

Les éditions Descartes & Cie ne s’honorent pas en publiant L’autorefoulement et ses limites. Ce texte, aussi abject que court, ne laisse aucune place à l’esprit rationnel, rigoureux qui caractérisait René Descartes. Ici, Mathieu Flonneau se livre à une psychologisation de prisunic pour tenter de discréditer toute critique de l’automobile. Raté. En foulant au pied la droiture cartésienne, c’est lui-même que l’auteur discrédite. Lire la suite…

Le moteur à eau : un mythe à couler

« Le moteur à eau existe et il ne demande qu’à être développé. Cette invention n’est pas mise en œuvre à cause des compagnies pétrolières qui rachètent tous les brevets pour continuer à engranger des milliards sur le pétrole et protéger leur business ». Voici résumé en quelques lignes le mythe du moteur à eau … Ce moteur permettrait de rouler en remplissant son réservoir avec de l’eau, gratuite et inépuisable. Le seul problème est que l’eau est une molécule stable et qu’elle ne contient aucune d’énergie. Bref, autant mettre des cailloux dans son réservoir, ça revient au même. Ce fantasme collectif, largement répandu, des médias jusqu’aux écologistes, fait cependant référence à deux types de moteurs qui ne sont pas si géniaux que la légende, dont voici le principe. Lire la suite…