Les flux pétroliers

Au moment même où le blog Planète Bleue nous apprend qu’une étude récente prédit un baril de pétrole à 380 dollars en 2015, il semble intéressant d’observer quels sont les principaux flux pétroliers à l’échelle de la planète. Lire la suite…

Quelles alternatives au pétrole ?

Un affolement général gagne aujourd’hui la France car les prix du pétrole augmentent. En 1998, il y a seulement 6 ans, le baril[1] du brut était à 13 dollars…aujourd’hui il atteint les 55 dollars. Mais pourquoi une telle hausse ? Lire la suite…

L’automobiliste de l’année

La monarchie saoudienne, la famille Ben Laden, les militaires du Nigéria, les paramilitaires de Colombie et les mafias russes vous remercient pour votre soutien.

Pétrole et terrorisme

Quels sont les liens entre terrorisme international, monarchies pétrolières et réservoir de votre voiture? Comment croire que « faire le plein » pour des centaines de millions d’automobiles dans le monde est un geste anodin? Lire la suite…

Des réserves de pétrole en baisse

« Toute personne croyant qu’une croissance exponentielle peut durer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste. »

Kenneth Boulding

Les tendances actuelles des découvertes de pétrole

Des estimations préliminaires, on peut conclure que les découvertes mondiales totales de pétrole en 2004 ont été d’environ 7 Gb, dont peut-être 2 Gb en eau profonde. Moins que la moitié a été trouvée dans des champs avec des réserves du 100 Mb ou plus. En outre, le coût d’exploration a dépassé la valeur nette des découvertes en termes absolus. Ceci est cependant trompeur parce que le régime d’impôts fournit une énorme subvention à l’industrie internationale en permettant de déduire les frais d’exploitation du revenu imposable, qui est élevé grâce au prix élevé du pétrole. Dans beaucoup de pays, les compagnies pétrolières dépensent effectivement les dollars. Si elles ne peuvent pas trouver plus à de telles conditions attrayantes, cela suggère plutôt qu’il n’y a rien à trouver.

La tendance décroissante des découvertes, en dépit des prix élevés et d’une demande croissante, remet en question l’évaluation actuelle de l’ASPO que 145 Gb attendent d’être découverts, ce qui pourrait s’avérer optimiste. Elle suppose 54 Gb à découvrir au Moyen-Orient et 33 Gb en Eurasie (principalement l’ancienne Union Soviétique), où se trouve le potentiel principal. Cela laissent environ 60 Gb à trouver ailleurs, à savoir une quantité équivalente à une autre Mer du Nord, la plus grande nouvelle région pétrolifère découverte depuis la deuxième guerre mondiale. Les estimations actuelles suggèrent qu’environ 20 Gb restent à découvrir en eau profonde, offrant une production maximale d’environ 7.5 Mb/j autour de 2015. (pour info, la comsommation mondiale de pétrole en 2003 est de 80 Mb/j).

Bien qu’il y ait abondance d’eaux profondes, seulement quelques secteurs, principalement dans les arrangements de plaques tectoniques divergentes, présentent la combinaison nécessaire de conditions géologiques.

ExxonMobil a confirmé de manière éloquente la gravité de la situation sur sa diapositive « Relever le Défi », prouvant que la production des champs existants diminue de 4-6% par année, ce qui donne un manque croissant à combler par de nouvelles découvertes si la demande prévue doit être satisfaite jusqu’en 2020. ExxonMobil titre correctement sa présentation « Relever les défis énergétiques mondiaux les plus difficiles », ce qui est peut-être une manière détournée de nous avertir que la demande croissante est peu susceptible d’être satisfaite même au cours des quinze années à venir, horizon de temps de la prévision. En l’absence d’un protocole international pour freiner la demande sur une base équitable et sensée, tel que devant être discuté lors de la réunion de l’ASPO à Lisbonne, le marché stoppera la demande par l’instrument brutal d’une récession mondiale si ce n’est d’une dépression. Les économistes de la terre plate seront les seuls à applaudir.

(Présentation Exxon fournie par Lou Powers)

Article extrait de la newsletter de février 2005 de l’ASPO (ASSOCIATION POUR L’ETUDE DU PIC DE PETROLE ET DE GAZ)
Traduit par www.oleocene.org

Pour en savoir plus sur le Peak Oil ou Pic de Hubbert:
http://www.oleocene.org/articles.php
http://wolf.readinglitho.co.uk/francais/

Le moteur à eau n’existe pas !

Le prix du pétrole s’envole de nouveau et, à part quelques baisses ponctuelles, la tendance générale est à la hausse. La demande augmente, l’offre n’arrive plus à suivre. Que ce soit demain selon les estimations les plus pessimistes ou dans vingt ans selon les plus optimistes, le consensus actuel prévoit une explosion du court du baril à une échéance extrêmement courte sur l’échelle de l’humanité. Lire la suite…

Se libérer de l’automobile

Plus qu’un objet, l’automobile est le symbole de la société de consommation. Réservée aux 20% les plus riches des habitants de la Terre; elle conduit inexorablement au suicide écologique par épuisement des ressources naturelles (nécessaires à sa production) ou par ses pollutions multiples qui, entre autres, engendrent la montée de l’effet de serre.

L’automobile provoque des guerres pour le pétrole dont la dernière en date est le conflit irakien. L’automobile a aussi pour conséquence une guerre sociale qui conduit à un mort toutes les heures rien qu’en France. L’automobile est un des fléaux écologique et social de notre temps. Nous lui préférerons: le refus de l’hypermobilité. La volonté d’habiter près de son lieu de travail. La marche à pied, la bicyclette, le train, les transports en commun.

La fin du pétrole

Texte envoyé par Jean Thevenet
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Extrait imaginé d’une coupure de presse de juin 2010

La crise pétrolière se confirme avec le passage symbolique de la barre des 100 dollars le baril. Nous atteignons désormais des prix records pour le brut qui avertissent que le pétrole, trésor accumulé en un milliard d’années à été quasiment dillapidé 3 milions de fois plus rapidement qu’il fut crée! (3 siècles). Les protestations des automobilistes et des industriels ont bien été entendues par le gouvernement qui use de tous les arguments inimaginables pour adoucir cette annonce. Lire la suite…

À bas la voiture…vive le vélo !

À bas la voiture…vive le vélo !
Par Caroline Granier

La voiture n’est pas simplement un moyen de locomotion, comme certaines personnes particulièrement naïves pourraient le penser. L’invention de la voiture n’a pas non plus été un pas de géant sur le chemin du progrès, comme les publicitaires voudraient nous le faire croire.

Non, la voiture est un instrument de pouvoir et de destruction. Elle est l’ennemie des hommes : non seulement parce qu’elle les tue (piétons imprudents, passants distraits, victimes des meurtriers ordinaires, les chauffards), mais aussi parce qu’elle les déforme, les défigure, les nie : un homme au volant n’est plus un être humain.

Prenez un homme ordinaire, pacifique, réservé et habituellement calme. Mettez-lui entre les mains un volant et sous les pieds une pédale. Jetez-le dans un embouteillage, mettons par exemple le périphérique à six heures du soir. Regardez-le… Vous ne le reconnaissez plus ? Et pourtant c’est lui, cette brute inhumaine, le teint livide, interpellant les autres automobilistes à coup d’insultes obscènes et hargneuses… Il vous fait peur ? Ajoutez-lui un portable, vous multipliez par trois son pouvoir de tuer. C’est comme si vous donnez un revolver à quelqu’un… Rares sont ceux qui vont refuser de s’en servir.

Réjean Ducharme, un écrivain québécois, a particulièrement bien analysé ce processus qui transforme l’humain en automobiliste. D’ailleurs, il propose de ne plus dire automobiliste, mais automobile, tant il est vrai que tout conducteur fait corps avec son véhicule :

« Quand je dis automobiles, je veux dire automobilistes ; l’automobile et l’automobiliste font partie d’une seule et même chose : l’automobile. »

« On n’a pas une automobile ; on est une automobile. »

« On ne peut pas naître automobile : on devient automobile, tout à coup. »

(Extraits de : Le Nez qui voque, NRF, Gallimard, 1967)

Pour finir, voici un poème que compose le narrateur du roman de Ducharme :

Les automobiles

Sur le chemin des édicules,

Passent des hommes et des femmes

Greffés avec des véhicules

Qui éteignent le sang et l’âme.

Il passent en automobile,

Ces hommes fous, ces femmes folles.

Et ils se croient, hélas, habiles

De ne vivre que de pétrole.

Ils ne parlent pas, ils klaxonnent.

Et ils ne marchent pas : ils roulent.

Vu qu’à deux jambes, je fonctionne,

Ils rient ; ils me traitent de poule.

Ils sont jaunes, ou verts, ou noirs.

Entre eux, point de ségrégation :

Ils bougent entre les trottoirs

Côte à côte et à l’unisson.

Soyons vigilants !

Mais que faire, me demanderez-vous, si nous ne voulons pas devenir, à notre tour, des « automobiles » ?

La réponse est simple : soyons des cyclistes ! Le cycliste est le contraire de l’ « automobile » : même sur son vélo il conserve tout son libre-arbitre, il peut s’arrêter lorsqu’il le veut, se garer où bon lui semble… Il ne menace pas constamment la vie de ses voisins. Il est à l’écoute du dehors : au lieu de se blinder peureusement en s’entourant de tôle, il se plonge courageusement dans son environnement – qu’il évite par ailleurs de polluer. Il perd rarement le contrôle de soi, et se laisse guider par deux principes : la liberté et le respect d’autrui.

On voit donc que le choix d’un moyen de transport est avant tout un choix de vie : un état d’esprit.

Refuser la voiture, c’est refuser un mode de vie qui nous rend dangereux (pour nous-mêmes, pour les autres et pour l’environnement), c’est vouloir une vie autre que celles que nous proposent les publicitaires et que nous impose la société moderne.

Ce n’est pas seulement avec des mots qu’on change la société…

À tous ceux qui prônent l’individualisme, le communisme, l’écologisme… etc…

… je réponds : le cyclisme !

Caroline Granier

Pétrole, l’élan vers le pire

La hausse des cours du baril de pétrole donne lieu, pour l’instant, à des prévisions mondiales précautionneuses de la part des grands trésoriers Jean-Claude Trichet et Alan Greenspan, et à de vaines polémiques françaises sur les actions immédiates du gouvernement en faveur de certains secteurs touchés par les prix croissants des carburants. Lire la suite…

Pas de sang pour l’essence

Automobilistes occidentaux
Il fait la guerre pour vous

Automobilistes, motards, routiers occidentaux, W. Bush engage l’armée américaine (45 % des investissements militaires au monde) pour que le pétrole arrive jusqu’à vos réservoirs. Vous pouvez lui dire merci. Sans lui, votre belle auto, votre belle moto, votre beau camion, risquerait d’être bientôt cloué au garage. Lire la suite…

L’automobile : dernier des dinosaures?

Alors que le changement climatique occasionne déjà des dégâts importants, le salon de l’automobile continue de promouvoir un mode de transport polluant et énergivore, en grande partie responsable du dérèglement climatique.

Pour dénoncer cette vision d’un autre temps, les Amis de la Terre Paris accueillent le « Dinosaure Carbone » et présentent l’exposition itinérante sur les effets des énergies fossiles, place de la Bastille le vendredi 8 octobre 2004 de 9h à19h. Lire la suite…

La crise de l’énergie

La crise de l’énergie

Extrait de l’ouvrage « Energie et équité », d’Ivan Illich (1973)

Aujourd’hui il est devenu inévitable de parler d’une crise de l’énergie qui nous menace. Cet euphémisme cache une contradiction et consacre une illusion. Il masque la contradiction inhérente au fait de vouloir atteindre à la fois un état social fondé sur l’équité et un niveau toujours plus élevé de croissance industrielle. Il consacre l’illusion que la machine peut absolument remplacer l’homme. Pour élucider cette contradiction et démasquer cette illusion, il faut reconsidérer la réalité que dissimulent les lamentations sur la crise : en fait, l’utilisation de hauts quanta d’énergie a des effets aussi destructeurs pour la structure sociale que pour le milieu physique. Un tel emploi de l’énergie viole la société et détruit la nature. Lire la suite…