Une question de taille: le cas des transports

Dans un ouvrage récent intitulé « Une question de taille » (Stock, 2014), le philosophe et mathématicien Olivier Rey place la « question de la taille » au centre de sa critique de la modernité technicienne et libérale en exhumant la thèse de Leopold Kohr (1909-1994) : « partout où quelque chose ne va pas, quelque chose est trop gros ». Nous reproduisons ici l’intégralité du chapitre du livre consacré aux transports avec l’aimable autorisation de l’éditeur. Lire la suite…

La gratuité émancipe du marché et du « chacun pour soi »

Le philosophe et écrivain Jean-Louis Sagot-Duvauroux, auteur du livre « Pour la gratuité » en 1995 et co-auteur de « Voyageurs sans ticket, liberté, égalité, gratuité » avec Magali Giovannangeli, présidente de la communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Étoile, revient dans une interview réalisée récemment par Ixchel Delaporte sur la notion de gratuité des transports. Lire la suite…

Mise en abyme : la Géographie par et pour la voiture, de LandRover à Frankenstein en passant par l’exégèse

La publicité pour le 4X4 Freelander 2 retrace, sous vos yeux ébahis, l’histoire de la Création du Monde (ou presque) par l’automobile. Le Démiurge, le Grand Horloger, le Potier, notre Voiture Quotidienne (Pater Noster) modèle et remodèle notre espace (le décor est réalisé en pâte à modeler) ; voici la pub. Lire la suite…

Fétichisme automobile

Que se tiennent encore des grands messes pour célébrer le culte de l’automobile témoigne certes de la persistance de cette religion dans la culture mais masque mal en même temps qu’il en va de cette religion comme des autres, elles sont en déclin. C’est toute l’ambigüité de l’exposition Fetisch Auto. Ich fahre also bin ich (Auto fétiche /je conduis donc je suis) qui se tient actuellement au Musée Tinguely de Bâle. Lire la suite…

Auto-destruction du milieu urbain

Guy Debord (1931-1994) est un écrivain, essayiste, cinéaste et révolutionnaire français, qui a conceptualisé ce qu’il a appelé le « spectacle » dans son œuvre majeure La Société du spectacle (1967). Il a été l’un des fondateurs de l’Internationale lettriste (1952-1957) puis de l’Internationale situationniste (1957-1972), dont il a dirigé la revue française. Voici quelques extraits de La Société du spectacle concernant plus spécifiquement l’automobile et l’urbanisme. Lire la suite…

La planète malade

La « pollution » est aujourd’hui à la mode, exactement de la même manière que la révolution: elle s’empare de toute la vie de la société, et elle est représentée illusoirement dans le spectacle. Elle est bavardage assommant dans une pléthore d’écrits et de discours erronés et mystificateurs, et elle prend tout le monde à la gorge dans les faits. Elle s’expose partout en tant qu’idéologie, et elle gagne du terrain en tant que processus réel. Ces deux mouvements antagonistes, le stade suprême de la production marchande et le projet de sa négation totale, également riches de contradictions en eux-mêmes, grandissent ensemble. Ils sont les deux côtés par lesquels se manifeste un même moment historique longtemps attendu, et souvent prévu sous des figures partielles inadéquates: l’impossibilité de la continuation du fonctionnement du capitalisme. Lire la suite…

La seule issue est la violence

Gewalt – ja oder nein ? Eine notwendige Diskussion. Tel est le titre d’un petit volume du philosophe allemand Günther Anders qui a ouvert en 1987 une polémique philosophique et culturelle que n’attendaient plus des intellectuels européens résignés qui se souvenaient de 1968 comme on se souvient de quelque chose qui ne se reproduira pas, qui ne voulaient pas regarder en arrière vers la violence désespérée du groupe Baader-Meinhof et avaient fini par se lasser d’entreprendre toutes sortes d’actions pacifistes contre l’État atomique et la société anti-écologique de la consommation et du gaspillage. Pourquoi cette polémique a-t-elle surgi à ce moment-là ? Parce que, dans ce petit volume, Anders, le penseur pacifiste par excellence, le moraliste, avait écrit, à quatre-vingt-cinq ans, alors qu’il pouvait à peine encore bouger ses doigts à cause de la polyarthrite, que la seule issue était la violence. Lire la suite…

Théorie de la dérive

Entre les divers procédés situationnistes, la dérive se définit comme une technique du passage hâtif à travers des ambiances variées. Le concept de dérive est indissolublement lié à la reconnaissance d’effets de nature psychogéographique, et à l’affirmation d’un comportement ludique-constructif, ce qui l’oppose en tous points aux notions classiques de voyage et de promenade. Lire la suite…

Indicateurs environnementaux

Depuis la conférence de Rio de 1992, le Département des Affaires Économiques et Sociales des Nations Unies s’est engagé fermement dans le développement environnemental. Le “développement” est la propagation progressive, ultime et universelle de la culture technique de la modernité dans tous les recoins du globe et dans toutes les aspects de la vie moderne. Lire la suite…

Cochet, seul député lucide sur la bagnole

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Finalement, la déconfiture de France Inter a du bon : on va voir ailleurs, et on découvre parfois des choses intéressantes : la revue de presse de Cécile de Kervasdoué sur France Culture, les chroniques de Guy Carlier sur Europe 1 (même en courant le risque d’entendre glapir l’insupportable Fogiel, promu au rang de “journaliste interviewer” sur radio Sarko… Pire : j’avoue retrouver de plus en plus souvent Demorand avant 19h00 sur la même radio Sarko. Il faut avouer qu’il est autrement plus intéressant à écouter que le platissime et révérencieusissime (avec les puissants) Patrick Cohen qui l’a remplacé sur Inter. Quant à Audrey Montebourg Pulvar, certes autrement plus intéressante (sur tous les plans, d’aillleurs), sa vie privée jette évidemment une ombre sur chacune de ses paroles. Bref. Lire la suite…