Shappock plus durer !

Il était une fois la planète Shapplète. Une petite partie de la planète Shapplète était habitée par les… Shappocks. Etonnant, non ? Cela faisait très, très longtemps que les Shappocks vivaient sur Shapplète. Ça n’allait pas sans mal, mais ils vivaient. Mais un jour, un événement considérable allait changer le visage de la planète Shapplète. Un Shappock planta son bec, par un grand hasard, dans la Shapplète. Surprise: un liquide noir et visqueux surgit du sol! Les Shappocks l’appelèrent le shapprole, mais personne ne se souvient plus aujourd’hui exactement pourquoi. Lire la suite…

« Il n’y a pas trop d’humains, il y a trop d’automobilistes. » [Paul Ariès]

« Il n’y a pas trop d’humains, il y a trop d’automobilistes. » Paul Ariès. Le chantre de la décroissance répond ainsi à la question de la démographie mondiale. Une estimation donnait le nombre d’humains à 6.973.490.776 unités le 26 juin 2011 à 00h23, heure GMT+1 (Paris) [1]. Cette question de la démographie revient très régulièrement dans les débats sur l’avenir de l’humanité. Elle a le mérite d’être posée, mais la réponse la moins absurde est peut-être bien celle de Paul Ariès, en effet. Lire la suite…

La planète malade

La « pollution » est aujourd’hui à la mode, exactement de la même manière que la révolution: elle s’empare de toute la vie de la société, et elle est représentée illusoirement dans le spectacle. Elle est bavardage assommant dans une pléthore d’écrits et de discours erronés et mystificateurs, et elle prend tout le monde à la gorge dans les faits. Elle s’expose partout en tant qu’idéologie, et elle gagne du terrain en tant que processus réel. Ces deux mouvements antagonistes, le stade suprême de la production marchande et le projet de sa négation totale, également riches de contradictions en eux-mêmes, grandissent ensemble. Ils sont les deux côtés par lesquels se manifeste un même moment historique longtemps attendu, et souvent prévu sous des figures partielles inadéquates: l’impossibilité de la continuation du fonctionnement du capitalisme. Lire la suite…

La seule issue est la violence

Gewalt – ja oder nein ? Eine notwendige Diskussion. Tel est le titre d’un petit volume du philosophe allemand Günther Anders qui a ouvert en 1987 une polémique philosophique et culturelle que n’attendaient plus des intellectuels européens résignés qui se souvenaient de 1968 comme on se souvient de quelque chose qui ne se reproduira pas, qui ne voulaient pas regarder en arrière vers la violence désespérée du groupe Baader-Meinhof et avaient fini par se lasser d’entreprendre toutes sortes d’actions pacifistes contre l’État atomique et la société anti-écologique de la consommation et du gaspillage. Pourquoi cette polémique a-t-elle surgi à ce moment-là ? Parce que, dans ce petit volume, Anders, le penseur pacifiste par excellence, le moraliste, avait écrit, à quatre-vingt-cinq ans, alors qu’il pouvait à peine encore bouger ses doigts à cause de la polyarthrite, que la seule issue était la violence. Lire la suite…

Une contestation non-violente est-elle suffisante?

La trahison

Le niveau pré-révolutionnaire de notre lutte contre les préparatifs de l’anéantissement total, celui qui ne consistait qu’en actes factices, sentimentaux et symboliques, appartient désormais au passé. Aller au-delà de ce niveau de violence — ou plutôt de non-violence — est certes en contradiction avec tous les principes et tabous auxquels nous n’avons cessé ou, du moins, je n’ai cessé pour ma part de me tenir depuis la Première Guerre mondiale et que je considérais même à vrai dire comme inviolables ; cela me met d’ailleurs dans un état que je n’ai aucune envie de décrire. Lire la suite…

ZAPA: Zones d’Actions Prioritaires pour l’Argent

Va t-on un jour s’emplir les poumons du bon air des villes et s’émerveiller enfin de la seule présence des magnifiques cabriolets de nos charmantes femmes et maîtresses, des 4×4 virils de nos puissants cadres dirigeants et des voitures de sport de notre jeunesse dorée luttant contre la précarité ? C’est l’attrayante promesse faite par les nouvelles Zones d’Actions Prioritaires pour l’Air, les ZAPA. Lire la suite…

L’embouteillage mondial

«Le nombre de véhicules dans le monde, aujourd’hui de 800 millions, pourrait croître pour représenter entre deux et quatre milliards de voitures et camions en circulation d’ici le milieu de ce siècle. Où iront tous ces gens ? Où est-ce que toutes ces voitures vont aller ? (…) La réponse ne consistera pas à bâtir des routes, parce qu’il n’y aura pas assez de place. Comment va-t-on pouvoir permettre à la nourriture de circuler lorsque tout le trafic sera bloqué en permanence ? Comment les ambulances pourront-elles remplir leur mission?»
Bill Ford, Président de Ford et arrière petit-fils d’Henry Ford, Wall Street Journal’s ECO:Nomics conference le 03/03/2011

Les automobilistes aiment les dictateurs

Notre dépendance à la voiture nous amène à soutenir les pires dictateurs de la planète et les récentes révolutions dans le monde arabe révèlent cruellement au grand jour cette « politique du réservoir de voiture ». Le cas libyen est intéressant. En 2007, Nicolas Sarkozy recevait en grande pompe à l’Élysée « notre ami » Mouammar Kadhafi. En 2011, les photos de cette visite officielle ont été précipitamment enlevées du site internet de l’Élysée pour ne pas montrer trop ostensiblement cette connivence entre le gouvernement français et le régime libyen. Lire la suite…

Action anti-bagnoles ce samedi 5 février

Les actions de tractage pour l’interdiction de l’avion s’inspirent, entre autres, et sans prétendre avoir le millionième du courage de ces gens, d’un des très rares groupes anti-nazis qui remit en cause le Reich hitlérien… sans attendre le tournant de Stalingrad (1). Un minuscule groupe d’étudiants, et quelques professeurs, distribuèrent des tracts dans l’université de Munich, furent arrêtés, et plusieurs eurent la tête tranchée à la hache (2). Ce groupe résistant s’appelait Die weiße Rose (La Rose blanche), et fut créé, entre autres, par Hans et Sophie Scholl. Lire la suite…

Pendant que la planète flambe, 50 gestes simples pour continuer à nier l’évidence

Traduit de l’américain As the world burns, 50 simple things you can do to stay in denials, cet album met en scène deux jeunes filles, un bobo-ecolo, des animaux, des patrons de multinationale verreux, un président des Etats-Unis prêt à tout pour de l’or, des membres d’ONG, un psy et des extraterrestres venus dévorer la planète terre. Au premier abord, le style graphique peut paraître minimaliste. Mais passées les dix premières pages – sur un album qui en compte 222 – on prend rapidement goût aux velléités pamphlétaires du récit. Tout part d’une discussion entre deux amies, la première s’enthousiasmant des petits gestes du quotidien pour réduire les émissions de C02, la seconde étant davantage branchée par le démantèlement de l’économie industrielle. Lire la suite…