De la Révolution Verte aux Biocarburants, la vraie nature du Développement

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Désastre, dévastation, désolation, misère, catastrophes en série ; tel est, au terme du demi siècle passé, le bilan de la « Révolution Verte », du « développement » et de l’industrialisation agricole. Catastrophe écologique, catastrophe humanitaire, catastrophe sanitaire, le bilan est d’autant plus lourd qu’aucun des objectifs humains affichés n’a été atteint. L’industrialisation de l’agriculture a certainement satisfait des « objectifs économiques », mais c’est en laissant sur son chemin une humanité plus que jamais déshéritée. Lire la suite…

Automobile : une crise structurelle

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Le secteur automobile subit la crise de plein fouet. Des difficultés conjoncturelles certes, mais pas seulement: l’industrie phare du XXe siècle souffre d’une surproduction au niveau mondial et d’une image ternie par ses coûts environnementaux. Les promesses technologiques annonçant pour demain une voiture verte ne sont pas à la hauteur de l’enjeu: la voiture la plus verte demeure celle dont on ne se sert pas. Lire la suite…

La lente agonie de General Motors

Dans la crise actuelle du capitalisme, rien n’est plus symbolique que le naufrage des grandes firmes automobiles américaines. Elles ont tout inventé : le productivisme, la division du travail, la chaîne de montage, la consommation de masse… Alors que la faillite guette General Motors (GM), c’est toute l’histoire industrielle du XXe siècle qui défile… dans le rétroviseur. Et c’est l’hégémonie économique des États-Unis qui vacille. Impensable, il y a peu de temps encore ! Et pourtant c’est bien de « faillite » que s’entretiennent cette semaine à Detroit les dirigeants de GM, de Chrysler, les syndicalistes de la United Auto Workers, et les membres d’un groupe de travail constitué par Barack Obama. Lire la suite…

Valeurs automobiles

Voici une affiche à imprimer, diffuser, télécharger, etc. A partir d’images collectées sur Internet et en particulier sur le site Carfree France, cette composition artistique synthétise les différentes « valeurs automobiles »: liberté, sécurité, mobilité, indépendance, progrès, innovation,  rêver, prestige, indispensable, avenir, vache à lait, propre. Lire la suite…

Bruxelles 1958-2008, 50 ans de déprédation automobile

Pour beaucoup, l’Expo 58 c’est l’Atomium et un événement phare qui a marqué la ville de son sceau. Marquée, Bruxelles l’a été sans aucun doute ! L’Expo 58 a tellement façonné l’image de la ville qu’elle en porte toujours les stigmates. En effet, l’exposition universelle a constitué un catalyseur déterminant de la politique du tout à la voiture. Elle a été le fer de lance d’infrastructures routières qui ont stimulé pour les décennies à venir l’usage de l’automobile et la cause probable de l’attachement virulent du Belge à son moteur.

C’était l’époque où, au nom du progrès et de l’accessibilité de l’exposition internationale, le centre-ville sera défiguré par la construction du viaduc de Koekelberg et où les lignes de trams qui dessinaient la ville à l’époque seront enfouies pour faire place à la reine automobile. C’est aussi l’époque où l’Etat et la Ville se montrent très ouverts à la promotion privée et publique d’immeubles de bureaux (un coup d’œil sur le Plan Manhattan à l’origine de l’expulsion de 14.000 personnes suffit pour s’en convaincre) et privilégient les relations entre le centre urbain et la périphérie de la ville grâce à une politique de transport fort axée sur le développement de l’automobile. Les tunnels, viaducs et autoroutes de pénétration se multiplient. L’élévation du niveau de vie, axé sur le modèle culturel américain, combinée au développement de moyens de transport intensifie l’attractivité de l’habitat périphérique. La ville se désarticule, des autoroutes urbaines sont créées pour les déplacements vers cette périphérie en expansion. Les entreprises connaissent le même mouvement centrifuge vers les zonings périphériques. Les premiers hypermarchés apparaissent (GB, en 1961). Mais tout le monde ne quitte pas le navire : seuls les habitants qui ont un capital suffisant pour s’autodéterminer abandonnent la ville sacrifiée.

Lire la suite: http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1401

« Bilanci di giustizia » : et les transports ?

En parcourant le site msn.fr, je suis tombé récemment  sur une initiative menée en Italie et dite « Bilanci di Giustizia ». La démarche vient d’une fédération de familles italienne, beati costruttori di pace, comme « heureux constructeurs de paix » aux idées sans doute proches de celles de l’Église. Le but est d’effectuer le « déplacement » (spostamento) d’une habitude de consommation de départ vers une habitude de consommation plus vertueuse, que ce soit du point de vue de l’environnement, de la protection des populations des pays du Sud, des droits des travailleurs. Lire la suite…

Lithium et voiture électrique : une impasse ?

Même si le prix du gasoil est retombé à des niveaux considérés comme acceptables par une partie des automobilistes, l’affaire est entendue : dans quelques années, les voitures à pétrole vont peu à peu disparaître, rendues obsolète à la fois par le prix du carburant en voie de disparition et par la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique.Qu’à cela ne tienne, dit l’automobiliste, répétant en cela les propos rassurants des médias-qui-mentent : on roulera en voiture électrique, à hydrogène, à air comprimé, ou que sais-je encore ? Lire la suite…

Théorie de la classe de loisir

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Comment l’oligarchie exacerbe la crise écologique

Sans doute ne connaissez-vous pas Thorstein Veblen. C’est normal. Ce qui ne l’est pas, c’est que beaucoup d’économistes le méconnaissent également.

Raymond Aron, qui était un homme pondéré, comparait son œuvre à celles de Tocqueville et de Clausewitz. C’est que la réflexion de Veblen est une clé essentielle pour comprendre notre époque. Pourtant, la Théorie de la classe de loisir est devenue introuvable en français et Veblen reste absent des programmes universitaires de science économique. Lire la suite…