La « mobilité intelligente » à Nuremberg (Allemagne)

L’agenda 21 de la ville de Nuremberg, en Allemagne, fonctionne depuis une dizaine d’années, sans que la démarche ne se soit essoufflée. Une des raisons principales en est l’engagement constant de la Ville qui encourage les habitants à exprimer leurs propres idées et accompagne leurs initiatives autant que possible. Lire la suite…

Vers la sortie de route ? Les transports face aux défis de l’énergie et du climat

Ce nouveau numéro des Cahiers de Global Chance (n°26, janvier 2009) est doublement intéressant. Tout d’abord, son thème central, les transports face aux défis énergétiques et climatiques, constitue un des sujets de préoccupation majeure de Carfree France. Ensuite, il se trouve que Carfree France y a directement participé, en co-écrivant un article avec Global Chance, article intitulé « États-Unis : vers la fin d’un modèle basé sur l’étalement urbain ? » (version pdf ici). Lire la suite…

Et au milieu coule une autoroute

Au milieu d’une campagne calme et désertique s’étend à perte de vue une autoroute inactive, laissée à l’abandon depuis sa construction. Au bord du bitume, à quelques mètres seulement des barrières de sécurité, se trouve une maison isolée dans laquelle vit une famille. Les travaux vont reprendre et on annonce l’ouverture prochaine de l’autoroute à la circulation… L’arrivée des mastodontes de la voirie et l’annonce frénétique à la radio du premier automobiliste à parcourir ce nouveau tronçon d’autoroute depuis longtemps attendu viendra bousiller leurs certitudes — et charger la bande sonore de bruits mécaniques oppressants… Lire la suite…

Manifeste pour une décroissance conviviale

À vous qui vous préoccupez de l’avenir des prochaines générations. Nous vivons dans un monde en crise. « Lucides » ou « Solidaires », tous s’entendent là-dessus. Mais les solutions proposées, qu’elles soient néolibérales ou progressistes, restent dans le paradigme du développement et de la croissance économique, alors même qu’il s’agit là d’une cause majeure de bien des problèmes. Lire la suite…

Plaidoyer pour l’Autoroute

Si j’avais à soutenir la décision de construire une autoroute, voici ce que je dirais : un automobiliste seul dans sa voiture occupe tant de place au sol qu’il est devenu nécessaire de construire une nouvelle autoroute. Lire la suite…

Le Mythe du Progrès

Je me souviens facilement être assis à la table du dîner discutant du progrès avec mon père, appliquant sur lui toute l’expérience et la sagesse que j’avais rassemblé à l’âge de quinze ans. Bien sûr que nous vivons dans une ère de progrès, disais-je, regarde juste les voitures comme elles étaient moches et peu fiables et lentes autrefois, comme elles sont élégantes, efficaces et rapides maintenant. Lire la suite…

Quand la voiture devient automobile…

Quand la voiture devient automobile…

Cinquante ans déjà, le bilan est lourd, une catastrophe, devenue évidente pour tout le monde, à la fois humaine, sanitaire et écologique. Elle s’impose comme une fatalité, une véritable malédiction. Le film en accéléré de cette catastrophe se reproduit maintenant en Chine et dans toutes les mégalopoles du tiers monde.  Lire la suite…

L’intégrisme automobile

Putain ! Une voiture qui arrive à tombeau ouvert !! Rapide coup d’œil à gauche, dérapage contrôlé. Entre deux coups de guidon: «comment en sommes nous arrivés là ?» « Qui aurait imaginé, lorsqu’on relégua bicyclettes, bœufs et chevaux à l’étable que notre civilisation barbare s’en trouverait à ce point influencée. L’automobile, jour après jour, vous casse les oreilles, vous cerne, ronge vos pierres, réduit vos dimensions, rend malade votre végétation (et votre peau mesdames!), sans que vous puissiez vous en défendre. L’automobile vous amoindrit. Elle vous a affaiblis, vous n’êtes déjà plus que des survivants moribonds dont on poursuit forcément la perte! Lire la suite…

À bas la voiture…vive le vélo !

À bas la voiture…vive le vélo !
Par Caroline Granier

La voiture n’est pas simplement un moyen de locomotion, comme certaines personnes particulièrement naïves pourraient le penser. L’invention de la voiture n’a pas non plus été un pas de géant sur le chemin du progrès, comme les publicitaires voudraient nous le faire croire.

Non, la voiture est un instrument de pouvoir et de destruction. Elle est l’ennemie des hommes : non seulement parce qu’elle les tue (piétons imprudents, passants distraits, victimes des meurtriers ordinaires, les chauffards), mais aussi parce qu’elle les déforme, les défigure, les nie : un homme au volant n’est plus un être humain.

Prenez un homme ordinaire, pacifique, réservé et habituellement calme. Mettez-lui entre les mains un volant et sous les pieds une pédale. Jetez-le dans un embouteillage, mettons par exemple le périphérique à six heures du soir. Regardez-le… Vous ne le reconnaissez plus ? Et pourtant c’est lui, cette brute inhumaine, le teint livide, interpellant les autres automobilistes à coup d’insultes obscènes et hargneuses… Il vous fait peur ? Ajoutez-lui un portable, vous multipliez par trois son pouvoir de tuer. C’est comme si vous donnez un revolver à quelqu’un… Rares sont ceux qui vont refuser de s’en servir.

Réjean Ducharme, un écrivain québécois, a particulièrement bien analysé ce processus qui transforme l’humain en automobiliste. D’ailleurs, il propose de ne plus dire automobiliste, mais automobile, tant il est vrai que tout conducteur fait corps avec son véhicule :

« Quand je dis automobiles, je veux dire automobilistes ; l’automobile et l’automobiliste font partie d’une seule et même chose : l’automobile. »

« On n’a pas une automobile ; on est une automobile. »

« On ne peut pas naître automobile : on devient automobile, tout à coup. »

(Extraits de : Le Nez qui voque, NRF, Gallimard, 1967)

Pour finir, voici un poème que compose le narrateur du roman de Ducharme :

Les automobiles

Sur le chemin des édicules,

Passent des hommes et des femmes

Greffés avec des véhicules

Qui éteignent le sang et l’âme.

Il passent en automobile,

Ces hommes fous, ces femmes folles.

Et ils se croient, hélas, habiles

De ne vivre que de pétrole.

Ils ne parlent pas, ils klaxonnent.

Et ils ne marchent pas : ils roulent.

Vu qu’à deux jambes, je fonctionne,

Ils rient ; ils me traitent de poule.

Ils sont jaunes, ou verts, ou noirs.

Entre eux, point de ségrégation :

Ils bougent entre les trottoirs

Côte à côte et à l’unisson.

Soyons vigilants !

Mais que faire, me demanderez-vous, si nous ne voulons pas devenir, à notre tour, des « automobiles » ?

La réponse est simple : soyons des cyclistes ! Le cycliste est le contraire de l’ « automobile » : même sur son vélo il conserve tout son libre-arbitre, il peut s’arrêter lorsqu’il le veut, se garer où bon lui semble… Il ne menace pas constamment la vie de ses voisins. Il est à l’écoute du dehors : au lieu de se blinder peureusement en s’entourant de tôle, il se plonge courageusement dans son environnement – qu’il évite par ailleurs de polluer. Il perd rarement le contrôle de soi, et se laisse guider par deux principes : la liberté et le respect d’autrui.

On voit donc que le choix d’un moyen de transport est avant tout un choix de vie : un état d’esprit.

Refuser la voiture, c’est refuser un mode de vie qui nous rend dangereux (pour nous-mêmes, pour les autres et pour l’environnement), c’est vouloir une vie autre que celles que nous proposent les publicitaires et que nous impose la société moderne.

Ce n’est pas seulement avec des mots qu’on change la société…

À tous ceux qui prônent l’individualisme, le communisme, l’écologisme… etc…

… je réponds : le cyclisme !

Caroline Granier