Le 4×4 est plus con que la moyenne

Depuis le temps qu’on dit que le 4×4, c’est n’importe quoi, irresponsable, désastreux pour l’environnement et le climat. Depuis longtemps déjà nous demandons l’interdiction du 4×4 en ville, comme mesure préalable, avant d’envisager une taxation sévère de tous les véhicules émettant trop de CO2 en général, et donc des 4×4 en particulier. La lutte contre le réchauffement climatique est à ce prix-là. Lire la suite…

Mettez du sang dans votre moteur !

Campagnes d’intoxication

Au Salon de l’Agriculture 2007, une partie du hall 2 s’était transformée en salon de l’automobile! Ils étaient tous là, Peugeot, Ford, Renault, etc. Avec des grosses planètes qui pendaient du plafond et des petites fleurs peintes sur les portières des voitures. Emouvant: ils clament haut et fort qu’ils vont sauver la planète avec l’éthanol et les huiles de colza! Lire la suite…

Censuré: ça peut plus durer !

Carlos Ghosn dévoile ses ambitions pour Renault dans le cadre de sa conférence de presse du 9 février 2006. Parmi les mesures prévues, Renault va explorer de nouveaux segments: 4X4, SUV et cross-over… Lire la suite…

La voiture cède du terrain à Paris

Le Parisien , mercredi 07 décembre 2005

LA POLITIQUE de la municipalité porterait-elle déjà ses fruits ? Grâce à ses transports en commun, la capitale n’a jamais été le royaume de la « bagnole », mais la tendance semble s’accélérer ces dernières années. Un chiffre l’atteste : les immatriculations ont reculé de 8 % dans la capitale entre 2000 et 2004. Alors que, dans le même temps, le parc automobile augmentait de 3,5 % dans l’ensemble de la France. Lire la suite…

Cliothérapie – Pierre Lazuly

Cet article est une chronique de Pierre Lazuly, publiée avec l’autorisation de l’auteur.

Cliothérapie – Pierre Lazuly
18 octobre 1999

Le slogan s’étale, en pleine page, dans tous les magazines. On l’aperçoit aussi, en 4 mètres sur 3, placardé dans les villes: « On devrait tous s’offrir une Clio thérapie ». Ils sont gentils chez Renault, mais avant de se payer une aussi coûteuse thérapie, il faudrait encore être certain d’avoir contracté la bonne maladie.

Et quels sont, docteur, les symptômes de cette Clio-maladie? C’est difficile à dire; la publicité Renault ne les décrit pas. Ce qui laisserait à penser que ladite maladie serait plutôt du genre honteuse. D’habitude, on trouve toujours quelques indications sur les symptômes dans les publicités pour les cures ou les médicaments. Chez Renault, c’est le mutisme complet: pas un mot sur les symptômes, ni sur son mode de propagation. Quel peut bien être le mal dont souffrent ces millions de personnes à qui (je cite) « Clio fait un bien fou »? L’insomnie, le mal de tête, ou bien la constipation?

Faute de données scientifiques, j’en suis réduit à émettre mes propres hypothèses, à formuler mes propres propositions. En l’occurrence, que l’achat d’une voiture neuve, Clio ou non, ne peut servir qu’à une chose: à tenter d’oublier que l’on a une vie de con. Et encore, même pour ça, l’efficacité du médicament reste toujours à prouver.

Ça n’est pas pour me vanter, mais pour vérifier les dires de la publicité, j’ai personnellement testé cette thérapie (enfin, pour l’oubli de la vie de con, pas pour la constipation). Un vendredi soir, comme ça, après une journée de travail particulièrement sordide, je me suis dit que j’allais m’offrir une bonne Clio thérapie, pour oublier. 200 bornes de quatre voies pour le plaisir, dans une Clio verdâtre à vous faire pâlir d’envie, avec direction assistée et vitres électriques (même si celle du conducteur n’est plus électrique que dans ses bons moments – c’est peut-être pour ça qu’il faut en changer tous les deux ans).

Au départ, je dois avouer, j’étais plutôt content; ça roulait à peu près bien, et la cassette de Keith Jarreth arrivait tant bien que mal à couvrir les ronflements du moteur. C’est vingt kilomètres plus tard que l’efficacité de la thérapie a commencé à décliner. Dans un bouchon, que j’étais. Et un bon. Dix kilomètres « en accordéon », comme ils disaient à la radio. J’avais beau avoir une Clio, coincé au milieu de la voie express, j’avais toujours ma vie de con.

Oh et puis pas la peine d’avoir un carrosse, hein! Le gros rougeaud avec la BM, il avait pas l’air plus malin que l’heureux possesseur de la 104 couleur crème. La même vie de con, je vous dis, les même kilomètres en accordéon. Et puis quelques Parisiens qui trouvaient spirituel de doubler tous ces ploucs en empruntant joyeusement la voie d’arrêt d’urgence.

Mais moi, tout de même, j’étais plus con que la moyenne. Je ne pouvais même pas téléphoner! Je lisais la semaine dernière que 50 à 70% des coups de fil passés depuis un portable l’étaient depuis un véhicule, mais ça ne m’étonne pas. Mes compagnons d’infortune pouvaient raconter en temps réel leur immobilité à leur mère, leur frère et leur belle-soeur. Moi, j’étais tout seul avec mon malheur. On aura beau dire, pour supporter une existence misérable, il vaut mieux avoir tous les accessoires. Un forfait téléphonique à consommer et une radio débile à écouter.

Et moi, dans mon bouchon, je songeais aux puissantes réflexions contenues dans le manifeste « Relevé provisoire de nos griefs contre le despotisme de la vitesse« :

« La fonction créant le besoin et non l’inverse, ce que les moyens de transport permettaient est devenu obligatoire; si nos ancêtres ne pouvaient, faute de moyens, parcourir de grandes distances, nous, nous devons les parcourir.

Les transports ont permis d’aller plus loin et plus vite, d’accéder à davantage de lieux, qui ont dû être aménagés, principalement à cause de leur fréquentation, et se sont ainsi banalisés. Il a résulté de cet aménagement une spécialisation de l’espace et une redistribution des activités concentrées en différents points du territoire (technopoles, parcs de loisirs, sites prestigieux, centres industriels, commerciaux et administratifs, supermarchés, cités-dortoirs, banlieues, etc.), ce qui nécessite évidemment des transports plus rapides encore pour supprimer les nouvelles distances ainsi créées.

Si nous parcourons en un an plus de distance que nos ancêtres pendant toute une vie, ce n’est pas pour aller ailleurs, mais pour nous rendre toujours aux mêmes endroits ».

Pierre Lazuly
www.menteur.com

Barrage à la Formule 1 à Lyon

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Des militants font barrage à la Formule 1 à Lyon

Dimanche 5 septembre, la mairie Verts-Socialistes de Lyon et la société Renault organisaient une démo de Formule 1 dans les rues du centre de Lyon. Choqués, cinq militants écologistes lyonnais ont décidé de prendre les choses en mains et d’alerter la population sur les dangers de l’automobile.

Pour alerter la population sur les dangers de l’automobile, à 14h45, ils ont franchi les barrières de sécurité et couru sur la piste en direction du départ. Résultat: le programme officiel a été retardé d’une heure, et les organisateurs ont dû annuler la démonstration d’anciennes F1 et la rue de la Barre, partie intégrante du circuit a finalement été privée de spectacle.

Les militants, se réclamant du Regroupement Pour Une Ville Sans Voiture et de Casseurs de Pub (la version française indépendante de Adbusters), ont été violemment interpellés, menottés et placés en garde à vue; ils ont finalement été libérés en début de soirée.

L’organisation de cet événement de Formule 1 est la dernière démarche controversée de la majorité Verts-Socialistes de Lyon. Gilles Buna, le précédent maire Vert de Lyon 1, est maintenant député-maire à l’urbanisme pour toute la ville. Son projet de construction de 5.000 emplacements de parking au centre de la ville rencontre une opposition farouche de la part des résidents qui regrettent presque le temps où la ville était dirigée par la droite sous la conduite de Raymond Barre, qui avait réalisé le tramway, quelques pistes cyclables et refusé de construire plus de 1.000 emplacements de parking en centre ville.

Avec l’actuel exécutif municipal, les parkings-aspirateurs à voiture se multiplient: plus de 6 000 places de stationnement sont en construction ou en projet, alors que rien n’est fait pour l’écologie urbaine. Bizarrement, les Verts recouvrent maintenant de beaux néologismes leur oeuvre de régression: ils ne parlent pas de parkings mais de « parcs résidents » et de « coulées vertes ».

« Les solutions excessives [ne pas construire plus de parkings] sont tout sauf écologiques », dit Buna. « L’écologie, c’est le maintien de l’équilibre ».

Source: world-carfree-news