Être attaché à sa voiture : une expérience sociologique

Il y a quelques temps de ça, j’ai publié une thèse de sociologie sur l’attachement à l’automobile. Le site de carfree fait partie des sources que j’ai consulté à de nombreuses reprises et il m’a parfois été d’un riche apport. N’étant jusqu’ici pas contributeur du site, je pense que la moindre des choses que je puisse faire est de vous signaler ma contribution au sujet. L’optique n’est pas militante, mais académique (c’est une thèse). Cela dit, pour une thèse, dont la neutralité scientifique constitue un pré-requis minimal, elle reflète néanmoins un engagement. Le premier chapitre débute d’ailleurs par un coming-out sincère dans lequel j’avoue mon hostilité de principe à l’automobile. Lire la suite…

La course aux énergies, ce qu’on vous dit… et ce qu’on vous cache

Cet essai de Jean-Marc Sérékian prend comme fil conducteur l’énergie et sa gestion politique à travers l’histoire pour démontrer que la course à l’énergie que vivent les sociétés contemporaines est comparable à la course aux armements, et se trouve même dans sa continuité. Il analyse parallèlement le système capitaliste comme une vaste entreprise de destruction massive et plaide pour la décroissance énergétique. Lire la suite…

Une contestation non-violente est-elle suffisante?

La trahison

Le niveau pré-révolutionnaire de notre lutte contre les préparatifs de l’anéantissement total, celui qui ne consistait qu’en actes factices, sentimentaux et symboliques, appartient désormais au passé. Aller au-delà de ce niveau de violence — ou plutôt de non-violence — est certes en contradiction avec tous les principes et tabous auxquels nous n’avons cessé ou, du moins, je n’ai cessé pour ma part de me tenir depuis la Première Guerre mondiale et que je considérais même à vrai dire comme inviolables ; cela me met d’ailleurs dans un état que je n’ai aucune envie de décrire. Lire la suite…

Un Contre-Grenelle le 2 avril : pour l’écologie, contre le capitalisme vert

Un troisième contre-Grenelle est organisé le 2 avril 2011 à Vaulx-en-Velin (69) sur le thème de « décroissance ou barbarie ». Le choix de la ville la plus pauvre du département est un enjeu politique : parler d’écologie et de décroissance aux plus pauvres car ce seront aussi les premières victimes de l’effondrement environnemental, mais aussi parce que c’est auprès des plus pauvres que peuvent émerger des formes de résistance, et mieux encore la construction d’un autre monde comme l’attestent ces lieux de vie que sont les communautés Emmaus en France, le mouvement du « buen vivir » en Equateur. Lire la suite…

1972 : un moment fondateur de l’écologie politique en France

En juin 1972 paraissait un numéro Hors Série du Nouvel Observateur intitulé « La dernière chance de la Terre ». Alain Hervé, directeur de la revue Le Sauvage nous rappelle cet événement historique : c’est lui qui a dirigé ce numéro spécial tiré à 200 000 exemplaire.

A la suite de ce succès Claude Perdriel lançait le mensuel Le Sauvage avec Alain Hervé comme rédacteur en chef. Le premier numéro paraissait sous le titre : « L’Utopie ou la mort ». Lire la suite…

L’étalement urbain trouve ses « climato-sceptiques »… à la Banque Mondiale

L’étalement urbain trouve ses « climato-sceptiques »… à la Banque Mondiale
Los Angeles, symbole de la ville étalée américaine : ici sans voiture point de salut pour naviguer dans une ville sans densité s’étendant sur plus de 200 km

On connaissait les climato-sceptiques, ces scientifiques qui n’hésitent pas, pour un juteux projet de recherche chez Shell, Total… ou pour un peu de visibilité médiatique, à contester l’origine anthropique du réchauffement climatique. On connaissait moins les scientifiques qui réfutent les ravages environnementaux de l’étalement urbain. Ça a un peu changé ces dernières semaines. La Banque Mondiale en a en effet offert fin janvier une tribune inespérée au Lincoln Institute of Land Policy pour qui visiblement l’avenir est aux suburbs de « quatre-façades » à perte de vue… Lire la suite…

Indicateurs environnementaux

Depuis la conférence de Rio de 1992, le Département des Affaires Économiques et Sociales des Nations Unies s’est engagé fermement dans le développement environnemental. Le “développement” est la propagation progressive, ultime et universelle de la culture technique de la modernité dans tous les recoins du globe et dans toutes les aspects de la vie moderne. Lire la suite…

Sur un air de guitare…

Le retrait médiatisé du Médiator, médicament des laboratoires Servier, reconnu enfin pour sa dangerosité, déchaine toutes les passions, et entraine une volée d’interrogations assez surprenante chez ceux qui sont censés être garants de notre santé et de notre avenir. Mieux, leurs soi-disant interrogations montrent en fait que soit ceux-ci sont de sinistres idiots juste intellectuellement capables d’enfiler des perles, soit de fieffés menteurs… Lire la suite…

A la société de consommation, substituons la société de la scientificité

velos-pour-vendre-des-voitures

Grâce à la démocratisation des nouvelles technologies, le niveau de conscience de la population ne cesse de s’élever corrélativement à son espérance de vie. Les 2 phénomènes sont liés. Je pense aux apports successifs de la radio et de la télévision au 20ème siècle d’abord puis d’internet et des jeux vidéo ensuite au 21ème. Lire la suite…

L’Archipel Carcéral

panopticon

Les arbres ne sont d’aucune utilité pour le bon fonctionnement d’une prison, et il est très facile de généraliser cette évidence de « bon sens » à tout univers concentrationnaire. Alexandre Soljenitsyne, dans « Le Premier Cercle » rappelle que même la strate herbacée peut poser problème. Trop haute, un prisonnier peut avoir la mauvaise idée de s’y dissimuler, échapper à la surveillance des gardiens et tenter des choses répréhensibles. Obligeant l’administration du camp à rappeler son autorité, ce qu’elle veut par-dessus tout s’épargner, ce genre de tentation désespérée et parfois mortelle doit être prévenue. Le règlement exige une herbe toujours tondue rase pour éviter tout problème… Lire la suite…