Mobilité et modes de vie: entre aspirations et contraintes

Cet article est extrait d’une recherche exploratoire de l’INRETS, commandée par la « Mission Transports » de la Direction de la Recherche et des Affaires Scientifiques et Techniques du Ministère de l’Equipement (DRAST), intitulée « Mobilité urbaine et déplacements non motorisés : situation actuelle, évolution, pratiques et choix modal« .

L’auteur de ce travail est Vincent Kaufmann, chercheur à l’Institut polytechnique fédéral de Lausanne. Lire la suite…

Des mobilités à la mobilité

Cet article est extrait d’une recherche exploratoire de l’INRETS, commandée par la « Mission Transports » de la Direction de la Recherche et des Affaires Scientifiques et Techniques du Ministère de l’Equipement (DRAST), intitulée « Mobilité urbaine et déplacements non motorisés : situation actuelle, évolution, pratiques et choix modal« .

L’auteur de ce travail est Vincent Kaufmann, chercheur à l’Institut polytechnique fédéral de Lausanne. Lire la suite…

Pics de pollution à répétition sur Paris

IL FAUT INTERDIRE DE CIRCULER, PAS DE RESPIRER !

Paris connaît aujourd’hui son premier jour d’alerte à la pollution des beaux-jours et en connaîtra d’autres compte-tenu du plein soleil prévu au moins jusqu’à jeudi. Il est inacceptable que les seules mesures prisent pour lutter contre ce risque sanitaire majeur restent, du côté de la Mairie, la gratuité du stationnement résidentiel et, de la Préfecture de police de simples invitations à ne pas prendre sa voiture, à réduire sa vitesse et à « conduire propre » (!). Lire la suite…

L’écologie de l’automobile

Compte rendu de l’ouvrage de Peter Freund et George Martin: The Ecology of the Automobile. Montréal, New York : Black Rose Books, 1993, 213 p.

Ecrit par Pierre Blouin

«À l’aube de la Dépression, Henry Ford affirmait que l’assurance-chômage ne servirait qu’à perpétuer le chômage; qui plus est, le fait d’être sans emploi n’était pas une si mauvaise chose. “Eh bien quoi, c’est bien la meilleure éducation du monde pour ces garçons que d’avoir à se déplacer comme cela un peu partout!”, déclara Ford. En quelques mois de ce régime, ils acquièrent plus d’expérience qu’ils ne le feraient en plusieurs années d’école».

David Olive, «Le temps des purs : les nouvelles valeurs de l’entreprise», Éditions de l’Homme, 1989, p. 75. Lire la suite…

Trafic automobile et interactions sociales

Ce graphique est tiré d’une étude sur trois quartiers résidentiels à San Francisco, réalisée en 1969 par Applyard et Lintell. Il montre le pouvoir de la mobilité motorisée, du trafic automobile, pour miner la vie de la communauté. Quand le trafic le long des voies résidentielles augmente, le nombre de personnes essayant de traverser les rues baisse, et le nombre de personnes qui connaissent leurs voisins de l’autre côté de la rue baisse aussi. Lire la suite…

Les coûts cachés de l’automobile

Pour les économistes, les coûts externes sont «les coûts, non pris en considération dans une opération de marché et qui devront tôt ou tard être engagés par suite des impacts des activités, produits et services de celle-ci sur l’environnement.» Par exemple, le prix du carburant n’intègre pas le surcoût engendré pour la Sécurité sociale des suites de la pollution de l’air des villes. Lire la suite…

Sans voiture, sans chemise et sans pantalon…

Sans voiture, sans chemise et sans pantalon…

Presse Canadienne | Le 18 février 2005 – 19:01

Un militant écologiste inculpé pour attentat à la pudeur après une manifestation à vélo en tenue d’Adam est arrivé tout nu cette semaine au tribunal d’Auckland en Nouvelle-Zélande… mais s’est toutefois rhabillé avant d’entrer dans la salle d’audience.

L’informaticien Simon Oosterman, 24 ans, avait organisé dimanche dernier la promenade cycliste et nudiste d’Auckland pour dénoncer la dépendance de la société actuelle vis à vis de la voiture. Il avait été arrêté lors de la balade par la police, alors que d’autres participants s’étaient prestement couverts pour éviter une interpellation.

Jeudi, Simon Oosterman et trois autres militants, deux hommes et une femme, se sont présentés dans le plus simple appareil devant le tribunal en tenant une banderole qui proclamait « arrêter l’exposition indécente aux émissions des véhicules ». Le jeune homme est ensuite entré dans le palais de justice, toujours dénudé, a emprunté l’escalier mécanique et attendu d’être devant la salle d’audience pour enfiler des vêtements.

Source:
http://www.matin.qc.ca/

À bas la voiture…vive le vélo !

À bas la voiture…vive le vélo !
Par Caroline Granier

La voiture n’est pas simplement un moyen de locomotion, comme certaines personnes particulièrement naïves pourraient le penser. L’invention de la voiture n’a pas non plus été un pas de géant sur le chemin du progrès, comme les publicitaires voudraient nous le faire croire.

Non, la voiture est un instrument de pouvoir et de destruction. Elle est l’ennemie des hommes : non seulement parce qu’elle les tue (piétons imprudents, passants distraits, victimes des meurtriers ordinaires, les chauffards), mais aussi parce qu’elle les déforme, les défigure, les nie : un homme au volant n’est plus un être humain.

Prenez un homme ordinaire, pacifique, réservé et habituellement calme. Mettez-lui entre les mains un volant et sous les pieds une pédale. Jetez-le dans un embouteillage, mettons par exemple le périphérique à six heures du soir. Regardez-le… Vous ne le reconnaissez plus ? Et pourtant c’est lui, cette brute inhumaine, le teint livide, interpellant les autres automobilistes à coup d’insultes obscènes et hargneuses… Il vous fait peur ? Ajoutez-lui un portable, vous multipliez par trois son pouvoir de tuer. C’est comme si vous donnez un revolver à quelqu’un… Rares sont ceux qui vont refuser de s’en servir.

Réjean Ducharme, un écrivain québécois, a particulièrement bien analysé ce processus qui transforme l’humain en automobiliste. D’ailleurs, il propose de ne plus dire automobiliste, mais automobile, tant il est vrai que tout conducteur fait corps avec son véhicule :

« Quand je dis automobiles, je veux dire automobilistes ; l’automobile et l’automobiliste font partie d’une seule et même chose : l’automobile. »

« On n’a pas une automobile ; on est une automobile. »

« On ne peut pas naître automobile : on devient automobile, tout à coup. »

(Extraits de : Le Nez qui voque, NRF, Gallimard, 1967)

Pour finir, voici un poème que compose le narrateur du roman de Ducharme :

Les automobiles

Sur le chemin des édicules,

Passent des hommes et des femmes

Greffés avec des véhicules

Qui éteignent le sang et l’âme.

Il passent en automobile,

Ces hommes fous, ces femmes folles.

Et ils se croient, hélas, habiles

De ne vivre que de pétrole.

Ils ne parlent pas, ils klaxonnent.

Et ils ne marchent pas : ils roulent.

Vu qu’à deux jambes, je fonctionne,

Ils rient ; ils me traitent de poule.

Ils sont jaunes, ou verts, ou noirs.

Entre eux, point de ségrégation :

Ils bougent entre les trottoirs

Côte à côte et à l’unisson.

Soyons vigilants !

Mais que faire, me demanderez-vous, si nous ne voulons pas devenir, à notre tour, des « automobiles » ?

La réponse est simple : soyons des cyclistes ! Le cycliste est le contraire de l’ « automobile » : même sur son vélo il conserve tout son libre-arbitre, il peut s’arrêter lorsqu’il le veut, se garer où bon lui semble… Il ne menace pas constamment la vie de ses voisins. Il est à l’écoute du dehors : au lieu de se blinder peureusement en s’entourant de tôle, il se plonge courageusement dans son environnement – qu’il évite par ailleurs de polluer. Il perd rarement le contrôle de soi, et se laisse guider par deux principes : la liberté et le respect d’autrui.

On voit donc que le choix d’un moyen de transport est avant tout un choix de vie : un état d’esprit.

Refuser la voiture, c’est refuser un mode de vie qui nous rend dangereux (pour nous-mêmes, pour les autres et pour l’environnement), c’est vouloir une vie autre que celles que nous proposent les publicitaires et que nous impose la société moderne.

Ce n’est pas seulement avec des mots qu’on change la société…

À tous ceux qui prônent l’individualisme, le communisme, l’écologisme… etc…

… je réponds : le cyclisme !

Caroline Granier

L’aberration automobile

L’automobiliste, doublement maltraité, lui qui travaille pour aller travailler, est directement contrôlé par la police dans ses moindres agissements. La voirie est son immense camp de travail soumis à l’arbitraire vexatoire de corps spécialisés de répression. Lire la suite…