AutoCars 2

Eh oui… chauffons les moteurs, préparons-nous parce qu’arrive cette nouvelle production cinématographique. Des voitures qui brillent, qui foncent à toute vitesse sur des autoroutes complètement droites… ces voitures rugiront, déraperont sur les routes et feront des compétitions avec d’autres voitures brillantes, qui fonceront à toute vitesse… bref, encore une fois, et c’est la partie qui m’inquiète le plus, des millions d’enfants vont voir comment les voitures sont les acteurs principaux de la vie dans un monde complètement adapté à y rouler. Lire la suite…

Variations motorisées : des voitures, de la mécanique et des fluides


« Dis à ma copine qu’il faut que je l’oublie, que je préfère m’acheter un nouveau carburateur [1]. »
Queen, « I’m in love with my car »

« Des voitures, partout des voitures, et nulle part la moindre issue. » Ce pauvre crétin d’Herman, personnage principal de Car [2] – livre dément du non moins dément Harry Crews, auteur notamment du jouissif Body – rêve, et ce n’est pas folichon. Des bolides parcourent son corps et déroulent leurs courses le long de ses membres, klaxonnent au carrefour de ses poumons, s’introduisent dans chaque partie de son anatomie ; «  jusqu’au moment où, des pieds à la tête », il n’est plus « qu’un énorme embouteillage ». Le périph aux heures de pointe s’invitant dans ton organisme, vision d’horreur. Certes, lui ne va pas tarder à se réveiller, en sueur, cerveau troublé par l’invasion motorisée. Mais ce rêve-là n’est pas anodin pour Herman, cinglé puissance 100 (chevaux-moteur). Depuis sa plus tendre enfance, sa vie se déroule à l’ombre de la chose carrossée, baigne dans l’agressive odeur des pots d’échappement et dans le culte de la mécanique bien huilée. Un enfant des pistons et des carburateurs. Comme nous, en pire. Lire la suite…

L’étalement urbain trouve ses « climato-sceptiques »… à la Banque Mondiale

L’étalement urbain trouve ses « climato-sceptiques »… à la Banque Mondiale
Los Angeles, symbole de la ville étalée américaine : ici sans voiture point de salut pour naviguer dans une ville sans densité s’étendant sur plus de 200 km

On connaissait les climato-sceptiques, ces scientifiques qui n’hésitent pas, pour un juteux projet de recherche chez Shell, Total… ou pour un peu de visibilité médiatique, à contester l’origine anthropique du réchauffement climatique. On connaissait moins les scientifiques qui réfutent les ravages environnementaux de l’étalement urbain. Ça a un peu changé ces dernières semaines. La Banque Mondiale en a en effet offert fin janvier une tribune inespérée au Lincoln Institute of Land Policy pour qui visiblement l’avenir est aux suburbs de « quatre-façades » à perte de vue… Lire la suite…

Ce que nous retenons d’une vie sans voiture, témoignage

Pour compléter mon dernier article sur la réduction de la place de la voiture en ville, voici maintenant le témoignage d’une famille américaine qui a abandonné sa voiture… Bien sûr tout n’est pas transposable mais il donne un éclairage sur la question. Remarque : la société américaine est encore plus « automobile » que la nôtre, avec des distances énormes pour aller travailler… Lire la suite…

« Josh Fox, seul contre tous » ou « le terroriste anti-gaz de schiste »

Bon, le titre est de la pure paraphrase et le sous-titre de l’article traduit toute l’ironie de l’histoire. Avec pour inspiration le titre français du film américain de Steven Soderbergh, « Erin Brockovich, seule contre tous » [1], nous verrons que Josh Fox a commencé son combat bien seul. Au passage, le susdit film est tiré d’une histoire vraie, Erin Brockovich a existé, son combat aussi [2] ; cette dame luttait aussi dans une affaire de pollution des eaux « potables » (eaux qui n’étaient plus autant potables, du coup). Lire la suite…

Pendant que la planète flambe, 50 gestes simples pour continuer à nier l’évidence

Traduit de l’américain As the world burns, 50 simple things you can do to stay in denials, cet album met en scène deux jeunes filles, un bobo-ecolo, des animaux, des patrons de multinationale verreux, un président des Etats-Unis prêt à tout pour de l’or, des membres d’ONG, un psy et des extraterrestres venus dévorer la planète terre. Au premier abord, le style graphique peut paraître minimaliste. Mais passées les dix premières pages – sur un album qui en compte 222 – on prend rapidement goût aux velléités pamphlétaires du récit. Tout part d’une discussion entre deux amies, la première s’enthousiasmant des petits gestes du quotidien pour réduire les émissions de C02, la seconde étant davantage branchée par le démantèlement de l’économie industrielle. Lire la suite…

Whodunnit ?

Quand il s’agit de faire de la pub pour promouvoir le vélo, difficile d’arriver à la cheville des anglo-saxons… vous avez peut-être déjà vu la campagne lancée il y a quelque temps par la ville de New York qui était carrément marquante (ci-dessus). Lire la suite…

Paris, l’Arabie Saoudite et le frère de Patrick Balkany

Faut suivre, parce que ça va très vite. Le Bassin Parisien, c’est l’Arabie Saoudite. Sérieux. Citons pour une fois Le Figaro (le 17/12/10) : « 60 à 100 milliards de barils de pétrole dorment sous le Bassin parisien. Soit l’équivalent de 70 à 120 années de production du Koweït ! Cette estimation réalisée par l’Institut français des pétroles (IFP) suscite la convoitise ». Un homme admirable est déjà sur le coup, auquel Charlie veut rendre hommage avant tout le monde. Dans la famille Balkany, pour une fois, on ne demandera pas le maire de Levallois, Patrick, le héros moral que Sarkozy entraîne dans ses déplacements africains. Mais le frère, le jeune demi-frère de 30 ans à peine, Julien. Ce champion des fonds spéculatifs est installé aux Etats-Unis, où il fait des merveilles. Où il dit qu’il fait des merveilles. Lire la suite…

Le peak travel

On a appris récemment que le pic de pétrole a été atteint en 2006. Une étude révèle qu’un autre pic a été atteint dans le monde industrialisé, le nombre de kilomètres parcourus par habitant, après avoir grimpé en flèche au 20ème siècle, stagne dans la première décennie du 21ème. Lire la suite…