Vélo et politique


Camarade cycliste, choisis ton camp!

Le vélo urbain est un combat politique quotidien. A la suite du camarade vélorutionnaire Lénine, chaque cycliste peut choisir l’orientation politique de son choix en fonction de sa pratique du vélo et de ses tendances cyclo-politiques:

– le cycliste marxiste-léniniste : vélo tous les jours (en théorie);
– le cycliste trotskyste : vélo tous les jours, au milieu de la route, pour forcer les voitures à tomber;
– le cycliste stalinien : avec des esclaves qui le poussent dans la côte;
– le cycliste brejnévien : en disant haut et fort qu’il fait le trajet en 5 minutes alors qu’en réalité il prend sa voiture;
– le cycliste stakhanoviste : allers-retours tous les jours en vélo, plus les escaliers, les courses et pour le plaisir, un détour de 30 km;
– le cycliste capitaliste: avec un vélo haute technologie, à moteur pour les côtes, et quand il ne pleut pas;
– le cycliste écologiste: tous les jours avec un vélo de récup, des sacoches pour les produits bio et une charrette pour les enfants;
– le cycliste socialiste: un jour sur deux, en tandem, pour les partisans du oui et du non à la constitution européenne;
– le cycliste royaliste: en tandem 7 places pour toute la famille et une voiture avec chauffeur pour transporter les affaires;
– le cycliste anarchiste: de temps en temps, roule sur les trottoirs avec un vélo volé pendant une manif;
– le cycliste umpéiste: avec un vélo de fonction, une fois par an, devant les caméras;
– le cycliste souverainiste: avec un vélo gitanes uniquement avec des pièces d’origine.

Si vous connaissez d’autres tendances cyclo-politiques, n’hésitez pas à poster un commentaire en bas de ce message.

La Vélorution est en route!

Mobilisation générale contre l’automobile

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Un appel à la mobilisation générale contre l’automobile

« La voiture pollue, fait du bruit, blesse et tue, consomme de l’énergie fossile non renouvelable et occupe la quasi-totalité de l’espace public, au détriment d’autres modes de déplacement comme le vélo ou les transports en commun. » Le ton est donné. Pour en savoir plus, rendez-vous sur cet espace aussi original qu’engagé. Il s’en prend au mythe faisant de l’auto un vecteur de liberté, dénonce le scandale du salage de la voie publique, condamne l’agressivité des automobilistes et prône davantage de respect pour les autres usagers de la route.

http://antivoitures.free.fr/

SVM Hors-Série « Le guide du weblog », avril-mai 2005.

Propagande anti-automobile

Cette affiche est un détournement, trouvé sur le site de CarFree Seattle, d’une affiche de propagande américaine de 1940 dont la légende originale était: « When you ride alone, you ride with Hitler » (Quand vous conduisez seul, vous conduisez avec Hitler). L’objectif était déjà à l’époque de pousser les gens au co-voiturage! Afin de soutenir l’effort de guerre contre les nazis, le gouvernement américain souhaitait utiliser « au mieux » le pétrole disponible… Lire la suite…

La caravane du Réseau Vert

Le plan du Réseau Vert parisien a été réalisé par des habitants de chaque arrondissement de Paris. Maillant sans rupture le territoire, il permet au marcheur et au cycliste de franchir aisément des distances significatives dans toutes les directions. Lire la suite…

Le mythe de « l’indispensable automobile »

Beaucoup de gens, parfois très critiques par rapport à l’automobile et à ses nuisances, pensent malgré tout qu’elle reste indispensable dans de nombreux cas, et en particulier pour faire ses courses au supermarché ou à l’épicerie du coin. L’argument semble imparable: « tu comprends, comment je fais pour ramener mes courses chez moi sans ma voiture? ». En gros (je traduis), le vélo c’est sympa, mais cela ne permet pas de faire les sacro-saintes courses du samedi à l’hyper, situé bien évidemment en périphérie.

Et pourtant, faire ses courses journalières ou hebdomadaires en vélo, c’est possible! Moyennant un peu de bricolage (première activité de loisir des Français!), il est tout à fait possible d’adapter son vélo pour pouvoir porter de lourdes charges.

velo_courses

Voici tout d’abord un exemple de vélo tout simple (70€) transformé en « vélo de facteur », et qui permet de porter des charges déjà relativement lourdes, permettant d’assurer un ravitaillement complet 2 ou 3 fois par semaine. (remarquez la double béquille à l’avant pour assurer la stabilité de l’engin en charge)

La méthode pour adapter le vélo se trouve sur le blog cyclurbain.

Si on a une grande famille et si on est vraiment bricoleur, voici carrément le cartbike, qui n’est rien d’autre qu’un croisement entre le vélo et le caddie! Cette idée me plait assez car il s’agit d’une récupération du caddie, le symbole de la société de consommation, au profit du vélo.

cartbike

Sur internet, il est possible de trouver les explications détaillées de montage d’un tel engin. (malheureusement en anglais, mais c’est quand même relativement simple)

Ces solutions pour faire ses courses sans voiture sont-elles complétement utopiques? A mon humble avis, non! Si la deuxième solution paraît quelque peu folklorique (j’aimerais bien voir la tête des automobilistes croisant un cartbike…), elle n’en est pas moins tout à fait réalisable. Quant à la première solution, elle me paraît tout à fait adaptée au mode de vie urbain.

Pourquoi des engins de ce type ne sont-ils pas en vente dans le commerce? Oups! c’est vrai, j’oubliais, prendre sa voiture pour aller faire les courses, c’est quand même BEAUCOUP moins fatiguant…!

Source: vélogistique, le livre !

Sans voiture, sans chemise et sans pantalon…

Sans voiture, sans chemise et sans pantalon…

Presse Canadienne | Le 18 février 2005 – 19:01

Un militant écologiste inculpé pour attentat à la pudeur après une manifestation à vélo en tenue d’Adam est arrivé tout nu cette semaine au tribunal d’Auckland en Nouvelle-Zélande… mais s’est toutefois rhabillé avant d’entrer dans la salle d’audience.

L’informaticien Simon Oosterman, 24 ans, avait organisé dimanche dernier la promenade cycliste et nudiste d’Auckland pour dénoncer la dépendance de la société actuelle vis à vis de la voiture. Il avait été arrêté lors de la balade par la police, alors que d’autres participants s’étaient prestement couverts pour éviter une interpellation.

Jeudi, Simon Oosterman et trois autres militants, deux hommes et une femme, se sont présentés dans le plus simple appareil devant le tribunal en tenant une banderole qui proclamait « arrêter l’exposition indécente aux émissions des véhicules ». Le jeune homme est ensuite entré dans le palais de justice, toujours dénudé, a emprunté l’escalier mécanique et attendu d’être devant la salle d’audience pour enfiler des vêtements.

Source:
http://www.matin.qc.ca/

L’Homme qui tuait des voitures

par Eric le Braz.

On l’appelle l’écolotueur, le cyclokiller, le tueur de conducteurs… Mobile et furtif, sur sa monture à deux roues, il sème ses poursuivants et se fond dans la nuit de Paris. Pour quel motif le grand Nicolas s’en prend-il aux voitures ? Est-ce un vengeur ? Un justicier ? Un monstre ? Lire la suite…

À bas la voiture…vive le vélo !

À bas la voiture…vive le vélo !
Par Caroline Granier

La voiture n’est pas simplement un moyen de locomotion, comme certaines personnes particulièrement naïves pourraient le penser. L’invention de la voiture n’a pas non plus été un pas de géant sur le chemin du progrès, comme les publicitaires voudraient nous le faire croire.

Non, la voiture est un instrument de pouvoir et de destruction. Elle est l’ennemie des hommes : non seulement parce qu’elle les tue (piétons imprudents, passants distraits, victimes des meurtriers ordinaires, les chauffards), mais aussi parce qu’elle les déforme, les défigure, les nie : un homme au volant n’est plus un être humain.

Prenez un homme ordinaire, pacifique, réservé et habituellement calme. Mettez-lui entre les mains un volant et sous les pieds une pédale. Jetez-le dans un embouteillage, mettons par exemple le périphérique à six heures du soir. Regardez-le… Vous ne le reconnaissez plus ? Et pourtant c’est lui, cette brute inhumaine, le teint livide, interpellant les autres automobilistes à coup d’insultes obscènes et hargneuses… Il vous fait peur ? Ajoutez-lui un portable, vous multipliez par trois son pouvoir de tuer. C’est comme si vous donnez un revolver à quelqu’un… Rares sont ceux qui vont refuser de s’en servir.

Réjean Ducharme, un écrivain québécois, a particulièrement bien analysé ce processus qui transforme l’humain en automobiliste. D’ailleurs, il propose de ne plus dire automobiliste, mais automobile, tant il est vrai que tout conducteur fait corps avec son véhicule :

« Quand je dis automobiles, je veux dire automobilistes ; l’automobile et l’automobiliste font partie d’une seule et même chose : l’automobile. »

« On n’a pas une automobile ; on est une automobile. »

« On ne peut pas naître automobile : on devient automobile, tout à coup. »

(Extraits de : Le Nez qui voque, NRF, Gallimard, 1967)

Pour finir, voici un poème que compose le narrateur du roman de Ducharme :

Les automobiles

Sur le chemin des édicules,

Passent des hommes et des femmes

Greffés avec des véhicules

Qui éteignent le sang et l’âme.

Il passent en automobile,

Ces hommes fous, ces femmes folles.

Et ils se croient, hélas, habiles

De ne vivre que de pétrole.

Ils ne parlent pas, ils klaxonnent.

Et ils ne marchent pas : ils roulent.

Vu qu’à deux jambes, je fonctionne,

Ils rient ; ils me traitent de poule.

Ils sont jaunes, ou verts, ou noirs.

Entre eux, point de ségrégation :

Ils bougent entre les trottoirs

Côte à côte et à l’unisson.

Soyons vigilants !

Mais que faire, me demanderez-vous, si nous ne voulons pas devenir, à notre tour, des « automobiles » ?

La réponse est simple : soyons des cyclistes ! Le cycliste est le contraire de l’ « automobile » : même sur son vélo il conserve tout son libre-arbitre, il peut s’arrêter lorsqu’il le veut, se garer où bon lui semble… Il ne menace pas constamment la vie de ses voisins. Il est à l’écoute du dehors : au lieu de se blinder peureusement en s’entourant de tôle, il se plonge courageusement dans son environnement – qu’il évite par ailleurs de polluer. Il perd rarement le contrôle de soi, et se laisse guider par deux principes : la liberté et le respect d’autrui.

On voit donc que le choix d’un moyen de transport est avant tout un choix de vie : un état d’esprit.

Refuser la voiture, c’est refuser un mode de vie qui nous rend dangereux (pour nous-mêmes, pour les autres et pour l’environnement), c’est vouloir une vie autre que celles que nous proposent les publicitaires et que nous impose la société moderne.

Ce n’est pas seulement avec des mots qu’on change la société…

À tous ceux qui prônent l’individualisme, le communisme, l’écologisme… etc…

… je réponds : le cyclisme !

Caroline Granier

Vélorution

Les Vélorutionnaires dénoncent le stationnement sauvage

Samedi 6 novembre 2004, à l’occasion de leur «balade revendicative» mensuelle, les Vélorutionnaires dénonceront l’utilisation abusive des maigres aménagements cyclables existants par les automobilistes. Ayant choisi le vélo pour que tout un chacun respire mieux, le collectif revendique davantage de bandes cyclables sécurisées et une répression accrue en matière de stationnement sauvage. Lire la suite…