Le spectacle du cyclo-voyageur

Celui qui a pour habitude d’effectuer ses déplacements quotidiens à bicyclette ne sera pas étranger à cet étonnement que le cycliste suscite presque spontanément chez ceux qui usent de la voiture – ou moins souvent du transport en commun – comme moyen principal de déplacement: « ah, tu as du courage », « bravo, moi, je ne pourrais pas », « félicitations »… outre que leurs congratulations ont souvent comme le goût de la chose qu’on adore pour les autres mais surtout pas pour soi, elles naissent d’un étonnement qui révèle lorsqu’on s’y arrête un instant la structure idéologique emmuraillée dans laquelle se trouve celui qui s’étonne, et donc qu’il est plus sain pour nous de s’étonner de leur étonnement que de nous sentir « étrangers », anormaux face à leur norme:  l’usager « est incapable d’imaginer les avantages apportés par l’abandon de l’automobile et le recours à la force musculaire de chacun. L’usager ne voit pas l’absurdité d’une mobilité fondée sur le transport. Sa perception traditionnelle de l’espace, du temps et du rythme propre a été déformée par l’industrie. Il a perdu la liberté de s’imaginer dans un autre rôle que celui d’usager du transport(1) ». Lire la suite…

Contre le despotisme de la vitesse

En 1991, l’ « Alliance pour l’opposition à toutes les nuisances » s’efforçait de fédérer les résistances menées aux quatre coins de la France contre les aménagements autoritaires (autoroutes, lignes TGV, grands barrages sur la Loire, carrières, décharges…). Cette agitation, « terrain d’un redéploiement de la critique sociale », a réinsufflé une critique radicale de l’aliénation engendrée par la toute-puissance de l’économie. Le « relevé provisoire de nos griefs contre le despotisme de la vitesse » constitue un uppercut direct, pour réveiller les consciences face à la « démence organisée ». Lire la suite…

Ce que le langage nous dévoile sur notre époque


L’air est devenu une matière première. La forêt est devenue un réservoir. Dans la mer, il y a des « stocks » de thons. À l’A.N.P.E. – devenue le « Pôle Emploi » (plus de deux millions d’euros pour changer le logo) – les « conseillers » « gèrent » aussi des « stocks » ainsi que des « lots » de « D.E. ». Chacun a un « portefeuille de D.E. » (prononcez dé-euh, qui signifie « demandeur » d’emploi). Les futurs professeurs qui passent le C.A.P.E.S. découvrent, dans le programme de pédagogie, que les élèves sont en fait des « apprenants ». Et le meilleur pour la fin, les gentils agriculteurs soucieux de leur gentil petit troupeau de moutons mignons font des « prélèvements » de loups. Donc les loups ne meurent ni ne sont tués. Ils sont prélevés. Prélevés sur un fonds disponible. C’est-à-dire, selon le Petit Robert de l’édition 1970 : « pris, ôtés, extraits, retenus, retranchés », mais pour être mis ailleurs. Où donc ? Dans le joli paradis des loups, dans lequel chacun aurait soixante-dix jolies moutonnes vierges et tendres ? Prélever signifie aussi « prendre (une part d’un total, d’une masse) avant un partage » Ce qui signifie que ladite part ne disparaît pas comme par magie. La part va d’un endroit à un autre. Elle ne passe pas de l’être au non-être, ni de la vie à la mort. Donc les loups ne sont pas tués, ils ne sont pas morts. Pourquoi en faire tout un fromage ? Écolos de merde, va… Lire la suite…

Concours photo : « itinéraire libre »

L’association lyonnaise Pignon sur rue organise cet été un concours photo sur le thème « itinéraire libre ». Le vélo est un moyen de transport urbain mais pas seulement… Il peut être le compagnon de nos libertés, il nous transporte partout où nous le souhaitons, au coin de la rue, quelque part en France… ou au bout du monde. Lire la suite…

Et si on allait à Berlin à vélo ?

Fondé en 1996, CyclotransEurope a pour objet de contribuer à la réalisation d’une grande véloroute TransEuropéenne unissant les grandes villes d’Europe: Paris-Liège-Berlin-Varsovie-Vilnius-Riga-Tallin-St-Pétetersbourg-Moscou. Cette année, la rando de la TransEuropéenne reliera Paris à Berlin en passant par Bruxelles, du 3 au 31 juillet 2010. Lire la suite…

Altertour 2010

L’Altertour 2010, c’est un parcours en relais de 45 étapes constituées chacune de chaînons d’environ 15 km, formant au total un circuit de plus de 2000 km auquel s’accrochent des boucles de découverte d’un terroir (billes rouges sur la carte), le tout entre le 3 juillet et le 15 août 2010. Lire la suite…

Etron à quatre roues

Je viens de recevoir par la poste le livre de Pierre Thiesset, « Deux-roues, libres! » (merci à lui au passage!) et je commence aussitôt la lecture de cet ouvrage qui décrit son périple à vélo à travers l’Europe du Nord sur 6.250 km. Dès la page 16, j’éclate de rire face à ce qui constitue sans doute une des meilleures descriptions littéraires de l’automobile… Lire la suite…

Viens pédaler pour la justice climatique !

Nous n’avons que faire des nuages de cendres volcaniques se trouvant sur notre chemin: Nous irons du nord du Yorkshire (Royaume-Uni) à Cologne (Allemagne) à vélo, en passant par Leeds, Bristol, Caen, Le Havre, Calais, Ostende et Bruxelles. Notre itinéraire de 1700 km sera établi autour de mobilisations pour la Justice Climatique et il nous faudra plus de deux mois pour le parcourir: du 25 juin au 31 août 2010. Lire la suite…

Planète D: 2 années et demi autour du monde, l’oeil et l’objectif grands ouverts…

planete-d

Planète D est le nom donné à l’aventure de Delphine Million et Damien Artero, un jeune couple dynamique et sensible, parti plus de deux ans pour un tour de la planète avec Buzz le tandem et Bob la remorque. Ces Voyageurs-Vidéastes ont développé un art de vivre sur les routes du monde… Lire la suite…