{"id":23347,"date":"2014-09-04T08:34:48","date_gmt":"2014-09-04T07:34:48","guid":{"rendered":"http:\/\/carfree.fr\/?p=23347"},"modified":"2018-04-13T09:17:03","modified_gmt":"2018-04-13T08:17:03","slug":"les-services-de-location-de-velos-urbains-doivent-ils-viser-lindependance-financiere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/2014\/09\/04\/les-services-de-location-de-velos-urbains-doivent-ils-viser-lindependance-financiere\/","title":{"rendered":"Les services de location de v\u00e9los urbains doivent-ils viser l&rsquo;ind\u00e9pendance financi\u00e8re?"},"content":{"rendered":"<p>Il n\u2019est sans doute pas surprenant que les services de location de v\u00e9los soient n\u00e9s dans l\u2019un des pays les plus prolifiques en mati\u00e8re d\u2019innovation dans les syst\u00e8mes de transport. La France a donn\u00e9 au monde les \u00e9l\u00e9gantes voitures des ann\u00e9es 1960, les TGV, les avions de ligne Airbus \u2013 et les v\u00e9los en libre-service. <!--more--><\/p>\n<p>Il y a 40 ans, la ville fran\u00e7aise de La Rochelle a lanc\u00e9 V\u00e9los Jaunes, souvent consid\u00e9r\u00e9 comme le premier service de location de v\u00e9los ayant \u00e9t\u00e9 couronn\u00e9 de succ\u00e8s. \u00c9tonnamment, l\u2019usage des v\u00e9los \u00e9tait gratuit \u00e0 l\u2019origine. 30 ans plus tard, la ville de Lyon lan\u00e7ait le premier service de location de v\u00e9los d\u2019envergure, utilisant des stations de location informatis\u00e9es nouvelle g\u00e9n\u00e9ration ainsi que des cartes d\u2019adh\u00e9rent.<\/p>\n<p>Plus de 500 villes du monde entier ont d\u00e9sormais leur propre syst\u00e8me de location de v\u00e9los, et la plupart rencontrent un vif succ\u00e8s en termes de p\u00e9n\u00e9tration du march\u00e9 et de taux d\u2019utilisation. En fait, nous y sommes litt\u00e9ralement accros!<\/p>\n<p>Le syst\u00e8me de la ville de New York, Citibike, a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 cette ann\u00e9e et le programme a d\u00e9j\u00e0 gagn\u00e9 100 000 adh\u00e9rents en seulement quelques mois. Mais au-del\u00e0 du seul nombre d\u2019usagers, la majorit\u00e9 de ces syst\u00e8mes rencontrent des probl\u00e8mes financiers, au grand dam des autorit\u00e9s locales. Les v\u00e9los en libre-service peuvent-ils (ou doivent-ils) \u00eatre financi\u00e8rement ind\u00e9pendants?<\/p>\n<p>Certains rappellent que tr\u00e8s peu de syst\u00e8mes de transport public arrivent \u00e0 recouvrer leurs d\u00e9penses \u00e0 travers le seul prix des billets, et que tous b\u00e9n\u00e9ficient de subventions gouvernementales. Dans certains cas, comme celui du New York City Transit, le prix des billets ne permet m\u00eame pas de recouvrer la moiti\u00e9 des d\u00e9penses.<\/p>\n<p>Bien que nous ne souhaitions pas parler de leurs avantages sociaux, sanitaires et environnementaux dans cet article, il est pourtant clair que les syst\u00e8mes de location de v\u00e9los contribuent au bien-\u00eatre public. Ils font partie du paysage urbain au m\u00eame titre que trottoirs et parcs. Mais pourquoi ne les traitons-nous pas avec la m\u00eame g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 avec laquelle nous traitons les autres \u00ab biens \u00bb communs?<\/p>\n<p>La r\u00e9ponse tient peut-\u00eatre \u00e0 une dette publique croissante, au n\u00e9oliberalisme et au d\u00e9clin des id\u00e9aux collectivistes. Peut-\u00eatre. Peut-\u00eatre aussi les v\u00e9los ne sont-ils pas consid\u00e9r\u00e9s comme des moyens de transport \u00ab s\u00e9rieux \u00bb, mais bien plut\u00f4t comme un loisir \u2013 et non pas comme un \u00e9l\u00e9ment contribuant au succ\u00e8s \u00e9conomique d\u2019une ville.<\/p>\n<p>Quelle que soit la r\u00e9ponse, les villes du monde entier tentent d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment de faire des v\u00e9los en libre-service une source de profit, et non une initiative pesant sur les cordons de la bourse publique.<\/p>\n<p>Si profitabilit\u00e9 et durabilit\u00e9 financi\u00e8re sont les objectifs \u00e0 atteindre, alors Paris est la grande gagnante. V\u00e9lib (un jeu de mot construit sur une contraction des mots \u00ab v\u00e9lo \u00bb et \u00ab libert\u00e9 \u00bb) a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 en 2007, et est d\u00e9sormais le syst\u00e8me de location de v\u00e9los le plus important si l\u2019on met la Chine de c\u00f4t\u00e9. Il compte plus de 16 000 v\u00e9los et 1 200 stations de location \u2013 des chiffres \u00e9tourdissants.<\/p>\n<p>Non seulement est-ce l\u2019un des syst\u00e8mes de location de v\u00e9los les plus fructueux du monde en terme de taux d\u2019usage (avec 20 millions d\u2019utilisations au cours de la premi\u00e8re ann\u00e9e), mais c\u2019est aussi le seul \u00e0 g\u00e9n\u00e9rer des rentr\u00e9es d\u2019argent consid\u00e9rables pour la ville, \u00e0 hauteur de 30 millions de dollars (20 millions d\u2019euros) par an.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-full wp-image-23349\" src=\"http:\/\/carfree.fr\/img\/2014\/09\/velib.jpg\" alt=\"velib\" width=\"600\" height=\"398\" \/><\/p>\n<p>Il faut comparer ces chiffres au syst\u00e8me Bicing de Barcelone, \u00e9galement lanc\u00e9 en 2007 mais affichant aujourd\u2019hui un d\u00e9ficit annuel autour de 12 millions d\u2019euros. Le syst\u00e8me de Londres a perdu 21 millions de dollars en 2012, et on estime qu\u2019il co\u00fbtera les revenus de parrainage disponibles multipli\u00e9s par cinq au cours des deux prochaines ann\u00e9es. Citibike, le syst\u00e8me new-yorkais op\u00e9r\u00e9 par le secteur priv\u00e9, peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un flop financier et requiert des dizaines de millions de dollars d\u2019investissement. Celui de Montr\u00e9al, Bixi \u2013 qui s\u2019est export\u00e9 aupr\u00e8s de deux douzaines de villes du monde entier telles que Toronto, New York, Melbourne, Londres et Washington \u2013 est en faillite et dans l\u2019attente d\u2019\u00eatre ressuscit\u00e9. Et il n\u2019est pas le seul \u00e0 avoir disparu.<\/p>\n<p>Quel est donc le secret du succ\u00e8s du V\u00e9lib?<\/p>\n<p>Le concept qui se cache derri\u00e8re son succ\u00e8s financier est peut-\u00eatre ouvertement capitaliste, mais il est aussi incroyablement cr\u00e9atif. La ville s\u2019est offerte les services d\u2019une agence de publicit\u00e9, JCDecaux, afin de construire et g\u00e9rer le syst\u00e8me pour dix ans, en \u00e9change d\u2019un droit exclusif sur 50% (c\u2019est-\u00e0-dire 800) des panneaux d\u2019affichage de la ville.<\/p>\n<p>Si JCDecaux couvre les co\u00fbts, la ville empoche la totalit\u00e9 des revenus, y compris un cachet annuel de 3 millions d\u2019euros \u2013 pour un total de 20 million d\u2019euros chaque ann\u00e9e.\u00a0On ne peut que supposer que cet arrangement profite \u00e0 JCDecaux, puisqu\u2019ils sont demeur\u00e9s fid\u00e8les au programme et ont \u00e9tendu ce mod\u00e8le \u00e0 d\u2019autres villes du globe (bien qu\u2019aucune de ces r\u00e9pliques ne soit aussi importante que V\u00e9lib).<\/p>\n<p>Si certains syst\u00e8mes de location de v\u00e9los ne sont accessibles qu\u2019aux r\u00e9sidents, V\u00e9lib a tir\u00e9 profit de la fr\u00e9quentation touristique (Paris re\u00e7oit environ 44 millions de touristes par an), qui a sans aucun doute permis son succ\u00e8s.<\/p>\n<p>Mais V\u00e9lib a \u00e9galement d\u00fb faire face \u00e0 des obstacles. Il est estim\u00e9 que 80% des v\u00e9los originels ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truits ou vol\u00e9s, et beaucoup ont fini dans la Seine ou \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. La ville a r\u00e9cemment accept\u00e9 de payer les 4 millions d\u2019euros que repr\u00e9sentent les co\u00fbts annuels de remplacement et r\u00e9paration des v\u00e9los vandalis\u00e9s, ce qui a entam\u00e9 ses b\u00e9n\u00e9fices. Des universitaires ont attribu\u00e9 le vandalisme aux in\u00e9galit\u00e9s qui caract\u00e9risent la ville, et ces actes ont \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9s \u00e0 une jeunesse en col\u00e8re qui consid\u00e8re V\u00e9lib comme le symbole d\u2019une classe moyenne privil\u00e9gi\u00e9e.<\/p>\n<p>JCDecaux, de son c\u00f4t\u00e9, s&rsquo;est montr\u00e9 progressiste et a diminu\u00e9 ses co\u00fbts propres. Dans le cas de Bicing, \u00e0 Barcelone, le d\u00e9placement par camion des v\u00e9los depuis la partie basse de la ville jusqu\u2019aux quartiers en hauteur (o\u00f9 les stations de v\u00e9lo tendent \u00e0 se vider) engendre des co\u00fbts importants. V\u00e9lib, en revanche, encourage les gens \u00e0 ramener les v\u00e9los vers la colline de Montmartre en leur offrant du cr\u00e9dit gratuit.<\/p>\n<p>La ville a aussi tir\u00e9 parti d\u2019une image de marque \u00ab cool \u00bb en vendant des produits d\u00e9riv\u00e9s inspir\u00e9s par V\u00e9lib : des tasses \u00e0 espresso aux bo\u00eetiers iPhone, en passant par des parapluies et sacs de shopping \u00e0 la mode orn\u00e9s de croquis color\u00e9s repr\u00e9sentant les v\u00e9los argent et leurs paniers. Tous ces articles sont en vente sur le site de V\u00e9lib.<\/p>\n<div><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-full wp-image-23350\" src=\"http:\/\/carfree.fr\/img\/2014\/09\/citibike.jpg\" alt=\"citibike\" width=\"600\" height=\"400\" \/><\/div>\n<p>Le prix des abonnements \u00e0 l\u2019ann\u00e9e est \u00e9galement demeur\u00e9 incroyablement bas. Un abonnement annuel \u00e0 V\u00e9lib co\u00fbte seulement 29 euros pour un adulte, contre 90 livres sterling \u00e0 Londres, 100 dollars \u00e0 Toronto, 95 dollars \u00e0 New York, et 48 euros \u00e0 Barcelona. Certaines de ces villes ont en outre fait l\u2019exp\u00e9rience de, ou envisag\u00e9, des prix annuels accrus afin de recouvrer les co\u00fbts croissants associ\u00e9s au besoin de d\u00e9placer, r\u00e9parer ou remplacer les v\u00e9los, et de maintenir le syst\u00e8me dans son ensemble.\u00a0V\u00e9lib est \u00e9galement l\u2019option la moins ch\u00e8re pour les touristes, puisqu\u2019une journ\u00e9e revient \u00e0 1,70 euros seulement et une semaine \u00e0 8 euros seulement.<\/p>\n<p>Ces co\u00fbts bas pour les usagers expliquent en partie une importante p\u00e9n\u00e9tration du march\u00e9 et des taux d\u2019usage tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9s, mais la durabilit\u00e9 du syst\u00e8me doit \u00eatre attribu\u00e9e \u00e0 un partenariat public-priv\u00e9 cr\u00e9atif entre la ville et JCDecaux.<\/p>\n<p>Il est difficile de savoir si la ville pourrait augmenter ses rentr\u00e9es d\u2019argent en vendant davantage d\u2019espaces d\u2019affichage et en utilisant ces recettes afin de financer V\u00e9lib. L\u2019accord actuel appara\u00eet cependant triplement gagnant \u2013 capital priv\u00e9 satisfait, fonds disponibles pour la ville de Paris qui peut ensuite utiliser ses recettes pour financer d\u2019autres projets urbains, et une alternative en mati\u00e8re de transport peu co\u00fbteuse pour les habitants qui peuvent ainsi profiter d\u2019un mode de vie et d\u2019une qualit\u00e9 de l\u2019air plus sains.<\/p>\n<p>Dans ce cas, les villes d\u00e9pendant uniquement des contributions des usagers afin de g\u00e9n\u00e9rer un profit sont-elles vou\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9chec ? Encore faut-il examiner si l\u2019ind\u00e9pendance financi\u00e8re \u2013 si tel est notre objectif \u2013 peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e en augmentant les contributions des usagers.<\/p>\n<p>Et V\u00e9lib est-il un mod\u00e8le \u00e0 suivre? Les jeux sont en quelque sorte faits. JCDecaux n\u2019a pas perdu de temps \u2013 ni d\u2019argent \u2013 pour se jeter \u00e0 l\u2019eau, et l\u2019entreprise est discr\u00e8tement devenue une partenaire de choix pour qui souhaite rentabiliser des programmes de prime abord peu profitables. Le g\u00e9ant des m\u00e9dias g\u00e8re d\u00e9sormais des syst\u00e8mes de partage de v\u00e9los dans un portefeuille de 26 villes dans toute la France, mais aussi en Autriche, Espagne, Japon, Irlande, Australie et d\u2019autres pays.<\/p>\n<p>Il est \u00e9galement clair que JCDecaux ne s\u2019engage que lorsque les termes d\u2019un contrat sont en phase avec ses objectifs financiers. De r\u00e9centes n\u00e9gociations avec Helsinki en Finlande ont tourn\u00e9 court car le nombre d\u2019espaces d\u2019affichage offerts \u00e9taient insuffisants aux yeux de JCDecaux. La ville c\u00f4ti\u00e8re s\u2019est vue priv\u00e9e de v\u00e9los en libre-service en 2010, lorsque son syst\u00e8me de location a fait faillite.<\/p>\n<p>Alors doit-on accepter une ville placard\u00e9e de larges panneaux d\u2019affichage \u2013 et contredisant les avantages environnementaux de la location de v\u00e9los en promouvant la consommation de voitures et d\u2019autres produits nuisibles \u00e0 la plan\u00e8te Terre \u2013 en \u00e9change d\u2019un syst\u00e8me de location de v\u00e9los ?<\/p>\n<p>Il existe plusieurs alternatives quant aux moyens de financement possibles, qui pr\u00e9serveraient l\u2019environnement \u2013 par exemple, demander aux conducteurs d\u2019automobiles de financer le syst\u00e8me par l\u2019interm\u00e9diaire de p\u00e9ages ou d\u2019une augmentation du prix du parking dans les centres-villes. Mais il semblerait bien qu\u2019en fin de compte, la plupart des villes veulent avoir leurs v\u00e9los en libre-service, et veulent pouvoir les utiliser!<\/p>\n<p><em>Pierre Herman professeur, \u00e9crivain et \u00e9tudiant (Master en Villes Durables \u00e0 King\u2019s College London).\u00a0<\/em><\/p>\n<p><em>Article provenant du site web des villes durables\u00a0<a title=\"http:\/\/thisbigcity.net\" href=\"http:\/\/thisbigcity.net\" target=\"_blank\">This Big City<\/a>.<\/em><\/p>\n<p><em>Cr\u00e9dits photographiques: (toutes les photos sont publi\u00e9es sous licence Creative Commons). Homme sur un V\u00e9lib: Jean-Fran\u00e7ois Gornet. Station V\u00e9lib dans la rue: LW Yang. Citibike: Robyn Lee<\/em><\/p>\n<p><em>Traduit de l\u2019anglais par Elsa Burzynski<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il n\u2019est sans doute pas surprenant que les services de location de v\u00e9los soient n\u00e9s dans l\u2019un des pays les plus prolifiques en mati\u00e8re d\u2019innovation dans les syst\u00e8mes de transport. <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/2014\/09\/04\/les-services-de-location-de-velos-urbains-doivent-ils-viser-lindependance-financiere\/\">Lire la suite&#8230;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1509,"featured_media":39540,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[4,7],"tags":[473,16,1711,439,462,532,106,86,210,984,1664,317],"views":8920,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23347"}],"collection":[{"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1509"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=23347"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23347\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/39540"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=23347"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=23347"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=23347"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}