{"id":27040,"date":"2015-02-16T08:53:03","date_gmt":"2015-02-16T07:53:03","guid":{"rendered":"http:\/\/carfree.fr\/?p=27040"},"modified":"2023-03-09T15:06:57","modified_gmt":"2023-03-09T14:06:57","slug":"ecoquartiers-sommes-nous-dans-les-annees-60","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/2015\/02\/16\/ecoquartiers-sommes-nous-dans-les-annees-60\/","title":{"rendered":"\u00c9coquartiers: sommes-nous dans les ann\u00e9es 60?"},"content":{"rendered":"<p>Matin\u00e9e au Colloque sur la \u00ab\u00a0Nature en Ville\u00a0\u00bb, organis\u00e9 par NatureParif. L&rsquo;occasion de d\u00e9couvrir le projet urbain \u00ab\u00a0Les Rives du Bohrie\u00a0\u00bb. Un \u00e9coquartier initi\u00e9 en 2002, qui sera install\u00e9 \u00e0 proximit\u00e9 du tramway de Strasbourg, sur des terrains servant jusque-l\u00e0 \u00e0 la culture du ma\u00efs. <!--more--><\/p>\n<p>Le projet est ambitieux : environ 1200 logements, des \u00ab\u00a0\u00e9quipements\u00a0\u00bb (cr\u00e8che et \u00e9cole), des espaces publics, des jardins partag\u00e9s : le B-A Ba de l&rsquo;\u00e9coquartier. Avec une sp\u00e9cificit\u00e9 toutefois : plus de 60% des surfaces consacr\u00e9es \u00e0 la \u00ab\u00a0nature\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Pas n&rsquo;importe quelle nature : <b>un paysage de marais sera recr\u00e9\u00e9<\/b> sur la base de quelques esp\u00e8ces animales et v\u00e9g\u00e9tales existant sur le site. Lors de la pr\u00e9sentation, le mot \u00ab\u00a0nature\u00a0\u00bb fut prononc\u00e9 abondamment.<\/p>\n<p>Pourtant, m\u00eame si le r\u00e9sultat est flatteur, <b>nous avons affaire \u00e0 une cr\u00e9ation, une image de nature<\/b>. Une image tr\u00e8s r\u00e9ussie qui, du fait de son fonctionnement en \u00e9cosyst\u00e8me, demande peu d&rsquo;entretien (cet aspect peu entretenu, auquel les futurs habitants ne sont pas habitu\u00e9s, demandera un peu de p\u00e9dagogie pour \u00eatre accept\u00e9), mais une image quand m\u00eame, une topographie invent\u00e9e, \u00e0 l&rsquo;instar de ces fantasmagories paysag\u00e8res que sont les parcs Montsouris et des Buttes-Chaumont \u00e0 Paris.<\/p>\n<p>Pour le reste, on retrouve les grands classiques : jardins partag\u00e9s, noues, \u00ab\u00a0petit collectif\u00a0\u00bb ou individuel en bande, et les d\u00e9fauts plus ou moins prononc\u00e9s de ces \u00ab\u00a0\u00e9coquartiers\u00a0\u00bb gagn\u00e9s sur la campagne :<\/p>\n<h3>Un programme d\u00e9faillant<\/h3>\n<p><b>Des logements, des \u00e9quipements, et puis pas grand&rsquo;chose d&rsquo;autre.<\/b> A mes doutes sur la pertinence du programme, il fut r\u00e9pondu : \u00ab\u00a0il y avait d\u00e9j\u00e0 des locaux professionnels \u00e0 proximit\u00e9, nous avons jug\u00e9 inutile d&rsquo;en rajouter\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le probl\u00e8me, c&rsquo;est que si un caf\u00e9 s&rsquo;installe dans une telle zone, il n&rsquo;aura pas de clients dans la journ\u00e9e, seulement le soir.<\/p>\n<p>Le probl\u00e8me c&rsquo;est qu&rsquo;inversement, dans une zone de\u00a0 bureaux, faute de client\u00e8le, les caf\u00e9s, quand ils existent, doivent fermer t\u00f4t.<\/p>\n<p>Le probl\u00e8me, c&rsquo;est que des quartiers mono-fonctionnels sont vides la moiti\u00e9 du temps et partant, <b>leurs espaces publics sont sous-utilis\u00e9s<\/b> et potentiellement anxiog\u00e8nes, pour ne pas dire facteurs d&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n<p>Jane Jacobs l&rsquo;avait d\u00e9j\u00e0 dit dans \u00ab\u00a0<em>Death and Life of Great American Cities<\/em>\u00ab\u00a0(1961): <b>les quartiers mono-fonctionnels sont facteurs de d\u00e9litement social, d&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9, et surtout tr\u00e8s inefficaces.<\/b><\/p>\n<h3>Une desserte en impasse<\/h3>\n<p>Et puis des cul-de-sac. Un v\u00e9ritable festival de ramifications. <b>Desserte n&rsquo;est pas r\u00e9seau.<\/b> Un plan de ville en r\u00e9seau permet de faire des boucles, de ne pas prendre \u00e0 l&rsquo;aller le m\u00eame chemin qu&rsquo;au retour. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;on incite le r\u00e9sidant \u00e0 utiliser ses pieds plut\u00f4t que sa voiture, \u00e0 fl\u00e2ner. Le plan d&rsquo;Ostwald \u00e9tant truff\u00e9 d&rsquo;impasses avec demi-tour, les habitants ne devraient pas \u00eatre d\u00e9pays\u00e9s, mais peut-on parler de progr\u00e8s?<\/p>\n<h3>Une conception d\u00e9courageante<\/h3>\n<p>Il y a des jardins partag\u00e9s, qui seront g\u00e9r\u00e9s par une association. Ainsi tout habitant du quartier qui en fera la demande, pourra se voir attribuer un lopin de terre sur une parcelle d\u00e9tach\u00e9e des logements. Par contre les pieds d&rsquo;immeuble, l\u00e0-m\u00eame o\u00f9 il aurait \u00e9t\u00e9 possible d&rsquo;installer des jardins individuels en prolongement des logements, sont \u00e9trangement laiss\u00e9s publics. Pourtant, voir son jardin de sa fen\u00eatre, pouvoir y passer en rentrant du boulot, aller y chercher des herbes pour un plat, sont des plaisirs de tous les jours qui motivent \u00e0 entretenir.<\/p>\n<p>Pour lutter contre la d\u00e9motivation intrins\u00e8que \u00e0 ces plans panoptiques, o\u00f9 le flou entre priv\u00e9 et public tient lieu de morale du \u00ab\u00a0vivre-ensemble\u00a0\u00bb, on a invent\u00e9 la \u00ab\u00a0sensibilisation\u00a0\u00bb, la \u00ab\u00a0p\u00e9dagogie\u00a0\u00bb, et enfin, le graal : les chartes. Puisque les habitants ne sont pas fiables, puisqu&rsquo;ils ne comprennent pas le comment du pourquoi\u00a0 c&rsquo;est pour leur bien, on va les faire s&rsquo;engager. Certes, je suis partisan de donner \u00e0 tout nouvel habitant un mode d&#8217;emploi de son nouveau logement, afin qu&rsquo;il ait \u00e0 port\u00e9e de main les outils de sa qualit\u00e9 de vie. Mais <b>une charte n&rsquo;est pas une r\u00e9ponse \u00e0 des d\u00e9fauts de conception.<\/b><\/p>\n<h3>Des ressources agricoles compens\u00e9es?<\/h3>\n<p>J&rsquo;ai pos\u00e9 la question de<b> la capacit\u00e9 agricole initiale, celle des cultures de ma\u00efs,<\/b> en demandant si elle pouvait \u00eatre restitu\u00e9e quelque part. \u00c9videmment mon intention n&rsquo;\u00e9tait pas de voir une culture intensive de ma\u00efs remplac\u00e9e \u00e0 l&rsquo;identique. Pr\u00e8s des zones urbaines, du fait que ses produits sont fragiles et \u00e0 haute valeur ajout\u00e9e, et du fait de son intensit\u00e9 en main d\u2019\u0153uvre, le mara\u00eechage est bien plus pertinent.<\/p>\n<p>Cependant la r\u00e9ponse a laiss\u00e9 \u00e0 d\u00e9sirer. Le projet comprend effectivement du mara\u00eechage mais pas sous une forme professionnelle. Ce sont des associations qui s&rsquo;occuperont de ces terres, avec une rentabilit\u00e9 al\u00e9atoire. Alors que la professionnalisation permettrait de garantir de v\u00e9ritables emplois et non des \u00ab\u00a0parcours d&rsquo;insertion\u00a0\u00bb ou des occupations de loisirs, elle est souvent regard\u00e9e d&rsquo;un dr\u00f4le d&rsquo;air par les am\u00e9nageurs. Pourtant les exemples ne manquent pas aux Etats-Unis, d&rsquo;agriculture urbaine productive et rentable. <b>La Brooklyn Grange Farm emploie des salari\u00e9s \u00e0 cultiver, r\u00e9colter et vendre ses produits<\/b>, sans aucune aide publique.<\/p>\n<h3>Une densit\u00e9 insuffisante?<\/h3>\n<p>Une ville peu dense peut avoir des avantages, \u00e0 condition de combiner \u00e9troitement agriculture, industrie, artisanat, tertiaire, logements et commerce&#8230; et d&rsquo;\u00eatre <b>marchable<\/b>. Mais elle s&rsquo;appuie sur des transports publics et priv\u00e9s relativement l\u00e2ches et peu co\u00fbteux.<\/p>\n<p>Ici c&rsquo;est le tramway, infrastructure lourde, qui relie directement ce quartier aux autres de l&rsquo;agglom\u00e9ration de Strasbourg. Ces investissements cons\u00e9quents impliquent une haute fr\u00e9quentation pour \u00eatre justifi\u00e9s. Or Ostwald et ses pavillons sont loin de faire le poids. Avec sa faible densit\u00e9, ce projet urbain ne corrige pas la tendance. Le tramway se retrouve dans une situation \u00e9trange, plac\u00e9 au milieu d&rsquo;une \u00ab\u00a0avenue rurale\u00a0\u00bb bord\u00e9e de b\u00e2timents \u00e9pars. <b>Une faible densit\u00e9 d\u00e9motivante pour le fl\u00e2neur, un paysage pas assez bucolique pour le randonneur.<\/b><\/p>\n<p>Une armature aussi puissante que le tram aurait d\u00fb s&rsquo;accompagner d&rsquo;un am\u00e9nagement tr\u00e8s dense, des hauteurs d&rsquo;immeubles qui justifient la pr\u00e9sence des arr\u00eats*. <b>Ainsi le transport public aurait pu jouer son r\u00f4le de d\u00e9pollueur.\u00a0<\/b><\/p>\n<h3>Un symbole<\/h3>\n<p>Le quartier des \u00ab\u00a0Rives du Bohrie\u00a0\u00bb est h\u00e9las un projet parmi des dizaines, qui tous p\u00e2tissent des m\u00eames d\u00e9fauts : l&rsquo;absence de vision d&rsquo;ensemble, de prise en compte des effets collat\u00e9raux, de vision sociale. <b>On a beau clamer partout une approche \u00ab\u00a0syst\u00e9mique\u00a0\u00bb, seule une face de l&rsquo;enjeu est trait\u00e9e, et de mani\u00e8re morcel\u00e9e.<\/b><\/p>\n<p><b>Sommes-nous sortis de la vision \u00ab\u00a0moderne\u00a0\u00bb qui pr\u00e9valait, nous dit-on, jusqu&rsquo;\u00e0 la fin des ann\u00e9es 70 ?<\/b> Elle semble survivre toujours malgr\u00e9 les impr\u00e9cations et les couches de peinture verte, la teigne, avec ses zonages, ses plans en espalier, ses s\u00e9parations de fonctions, ses espaces publics dilu\u00e9s, son philantropisme intrusif.<\/p>\n<p>Elle survit toujours, car son supporter le plus fid\u00e8le reste intouchable, tabou. Dans les ann\u00e9es 20, <b>deux innovations <\/b>repr\u00e9sentaient pour Le Corbusier la planche de salut des villes : le b\u00e9ton arm\u00e9, qui permettrait selon lui de \u00ab\u00a0lib\u00e9rer\u00a0\u00bb les fa\u00e7ades de toute contrainte structurelle, et la voiture, qui lib\u00e9rerait l&rsquo;homme et partant, le plan des villes.<\/p>\n<p><b>La lib\u00e9ration du plan des villes par la voiture a \u00e9t\u00e9 synonyme de paresse intellectuelle<\/b>, de refus de penser la complexit\u00e9, pour pr\u00e9f\u00e9rer tout traiter s\u00e9par\u00e9ment, y compris le besoin de jardiner. Une ville pens\u00e9e par un moteur diesel.<\/p>\n<p><b>La lib\u00e9ration de l&rsquo;Homme a abouti \u00e0 une ali\u00e9nation par la propri\u00e9t\u00e9 du char<\/b>. Une fois acquis pour r\u00e9pondre \u00e0 un besoin, il fallut l&rsquo;amortir, et l&rsquo;utiliser, m\u00eame lorsque cela n&rsquo;\u00e9tait pas pertinent. Voiture un jour, voiture toujours.<\/p>\n<h3>Que faire?<\/h3>\n<p>Puisqu&rsquo;apr\u00e8s avoir d\u00e9nonc\u00e9, il serait bien dommage de ne rien proposer, je me lance:<\/p>\n<p>Peut-on r\u00e9glementer la ville pour la plier \u00e0 des objectifs \u00e9cologiques? On obtient alors des lois tr\u00e8s complexes, auxquelles on ajoute des dispositions visant \u00e0 contrecarrer leurs effets pervers. Si cela ne suffit pas, des circulaires pr\u00e9ciseront l&rsquo;application en fonction des sites. Et voil\u00e0 comment le bottin l\u00e9gislatif cro\u00eet, aggravant la fracture entre ceux qui en ma\u00eetrisent les arcanes, et le bas-peuple, qui n&rsquo;a pas les moyens d&rsquo;un conseil juridique, sans qu&rsquo;on ait touch\u00e9 au c\u0153ur du probl\u00e8me.<\/p>\n<p><b>Puisqu&rsquo;un am\u00e9nagement d\u00e9faillant proc\u00e8de de la pr\u00e9sence de la voiture, pourquoi ne pas toucher directement la cause?<\/b><\/p>\n<p>Alors je fais une proposition iconoclaste, concr\u00e8te:<\/p>\n<p><b>Il faut ralentir, et vite!<\/b><\/p>\n<p>En ralentissant, la voiture retrouve sa place, celle de transport de marchandises, et de personnes \u00e0 mobilit\u00e9 r\u00e9duite.<\/p>\n<p><b>Dans un territoire bien con\u00e7u, une personne valide et sans bagages ne devrait pas avoir besoin de voiture.<\/b><\/p>\n<p>En ralentissant, la voiture r\u00e9duit triplement son empreinte:<br \/>\n&#8211; Elle consomme moins d&rsquo;essence au km<br \/>\n&#8211; Elle consomme moins d&rsquo;espace en longueur, en r\u00e9duisant exponentiellement les distances de s\u00e9curit\u00e9<br \/>\n&#8211; Elle consomme moins d&rsquo;espace en largeur, car moins la vitesse est \u00e9lev\u00e9e, moins la route doit \u00eatre large.<\/p>\n<p><b>En ralentissant, la voiture c\u00e8de la place \u00e0 nos pieds, \u00e0 nos v\u00e9los, et \u00e0 nos transports en commun, notamment ferr\u00e9s.<\/b><\/p>\n<p>Pourquoi la voie ferr\u00e9e est-elle si importante ? Parce que par sa desserte ponctuelle (les gares), elle est la seule capable de g\u00e9n\u00e9rer de la densit\u00e9 ponctuelle, \u00e0 petite \u00e9chelle, permettant \u00e0 tous de rester \u00e0 distance r\u00e9duite de la campagne. Au contraire, la voiture favorise un am\u00e9nagement d&rsquo;autant plus diffus qu&rsquo;elle pourra aller vite.<\/p>\n<p>Comment faire ralentir? Je vois d\u00e9j\u00e0 deux moyens:<\/p>\n<p><b><i>L&rsquo;am\u00e9nagement<\/i><\/b><br \/>\n&#8211; Les dos-d&rsquo;\u00e2ne et autres chicanes sont la pr\u00e9histoire. Laissons les pi\u00e9tons envahir les espaces publics, r\u00e9pandons les principes du \u00ab\u00a0shared space\u00a0\u00bb, un espace sans signalisation, sans feux tricolores, sans marquage. Un espace libre pour le pi\u00e9ton, responsabilisant pour l&rsquo;automobiliste.<br \/>\n&#8211; En milieu rural, rendons les routes plus \u00e9troites, moins \u00e9videntes.<\/p>\n<p><i><b>La loi<\/b><\/i><br \/>\n&#8211; Passons progressivement \u00e0 70, 60, puis 50 km\/h comme norme sur les routes.<\/p>\n<p><b>Il est facile d&rsquo;imaginer que du fait de temps de trajet accrus, les campagnes pourraient devenir moins attractives.\u00a0<\/b><\/p>\n<p>Je fais le pari du contraire. <b>Les campagnes n&rsquo;ont jamais \u00e9t\u00e9 aussi pleines qu&rsquo;au temps de la lenteur<\/b>, car il aurait \u00e9t\u00e9 impossible pour un supermarch\u00e9 d&rsquo;atteindre autant de consommateurs \u00e9parpill\u00e9s. La lenteur rendra nos routes et nos villages plus s\u00fbrs, villages qui deviendront plus denses et mieux \u00e9quip\u00e9s en commerces, par n\u00e9cessit\u00e9.<\/p>\n<p>Des emplois na\u00eetront au plus pr\u00e8s des travailleurs par le biais d&rsquo;une agriculture renouvel\u00e9e, plus productive et plus demandeuse en main d\u2019\u0153uvre.<\/p>\n<p>Voil\u00e0 la v\u00e9ritable r\u00e9volution \u00e9cologique qu&rsquo;il faudrait mener pour remettre nos territoires d&rsquo;aplomb. Cela demande une \u00ab\u00a0inversion du regard\u00a0\u00bb bien plus importante qu&rsquo;un \u00ab\u00a0\u00e9coquartier\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Un peu l\u00e9ger comme programme, me direz-vous. Et quel rapport avec l&rsquo;\u00e9coquartier?<\/p>\n<p>En passant en revue toutes les questions que j&rsquo;ai soulev\u00e9es, vous constaterez le lien \u00e9troit qu&rsquo;elles ont (hormis peut-\u00eatre la situation des jardins partag\u00e9s), avec la pr\u00e9sence de la voiture.<\/p>\n<p>La voiture permet qu&rsquo;on s\u00e9pare ainsi les fonctions. Sa vitesse permet qu&rsquo;on raisonne par desserte et non par r\u00e9seau, et qu&rsquo;on en reste \u00e0 une faible densit\u00e9, tout \u00e0 fait tol\u00e9rable si l&rsquo;on a acc\u00e8s \u00e0 un moyen de la court-circuiter.<\/p>\n<p>Enfin, la voiture permet d&rsquo;habiter loin de son travail, loin des commerces, loin des lieux de sociabilit\u00e9.<\/p>\n<p>Entravez la voiture et vous lib\u00e9rez la ville et sa conception.<\/p>\n<p>Martin Lucas<br \/>\n*merci \u00e0 Bertrand Deladerri\u00e8re, Paysagiste, pour avoir pos\u00e9 la question de la densit\u00e9 lors du colloque<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Matin\u00e9e au Colloque sur la \u00ab\u00a0Nature en Ville\u00a0\u00bb, organis\u00e9 par NatureParif. L&rsquo;occasion de d\u00e9couvrir le projet urbain \u00ab\u00a0Les Rives du Bohrie\u00a0\u00bb. 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