{"id":3859,"date":"2009-07-28T06:50:02","date_gmt":"2009-07-28T05:50:02","guid":{"rendered":"http:\/\/carfree.fr\/?p=3859"},"modified":"2016-09-23T12:45:25","modified_gmt":"2016-09-23T11:45:25","slug":"deplacements-une-question-de-couts","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/2009\/07\/28\/deplacements-une-question-de-couts\/","title":{"rendered":"D\u00e9placements : une question de co\u00fbts ?"},"content":{"rendered":"<p>Cet article a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 sur le site <a href=\"http:\/\/www.mountainwilderness.fr\">Mountain Wilderness<\/a> le 14 mai 2009. On y trouve une comparaison du co\u00fbt des transports publics et de la voiture en r\u00e9gion Grenobloise. Une \u00e9tude tr\u00e8s int\u00e9ressante&#8230;<\/p>\n<p>D&rsquo;abord y sont d\u00e9finis les \u00ab\u00a0co\u00fbts externes\u00a0\u00bb (= cach\u00e9s pour l&rsquo;usager) pour \u00e9valuer ensuite le co\u00fbt r\u00e9el du transport automobile et public. Le tout de mani\u00e8re tr\u00e8s claire.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>L&rsquo;utilisation des voitures individuelles a un fort impact sur l&rsquo;environnement ainsi que sur l&rsquo;approche du milieu. Nous nous effor\u00e7ons de promouvoir d&rsquo;autres moyens de d\u00e9placements en montagne et de r\u00e9duire la place de la voiture individuelle en montagne.<\/p>\n<p>Dans le dossier \u00ab\u00a0Changez d&rsquo;aproche\u00a0\u00bb, paru dans la brochure n\u00b075 de Mountain Wilderness (juin 2008), un comparatif des co\u00fbts de transports \u00e9tait paru afin de donner une premi\u00e8re estimation du co\u00fbt des transports voiture\/transports en commun. Cet article doit \u00eatre compl\u00e9t\u00e9 par d&rsquo;autres informations pour avoir une vision globale du co\u00fbt r\u00e9el de ces transports.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\"><span style=\"text-decoration: underline;\"><strong>Les co\u00fbts externes<\/strong><\/span><\/h2>\n<p style=\"text-align: left;\">Tout d&rsquo;abord, il est important d&rsquo;insister sur les co\u00fbts externes engendr\u00e9s par la circulation automobile.<\/p>\n<ul>\n<li><strong>D\u00e9finition des co\u00fbts externes<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p>L&rsquo;\u00e9valuation des co\u00fbts externes est difficile puisque, par d\u00e9finition, ces co\u00fbts ne sont pas imm\u00e9diatement visibles sur le march\u00e9. Ce sont les co\u00fbts non pris en compte dans la d\u00e9finition du prix de march\u00e9 mais support\u00e9s par d&rsquo;autres acteurs. Dans le domaine des transports, il s&rsquo;agit de la pollution de l&rsquo;air, de l&rsquo;eau et des sols, des accidents, de la contribution au r\u00e9chauffement climatique ou encore du bruit&#8230;<\/p>\n<p>Par exemple, les automobilistes causent du bruit, mais ce sont les communes et les particuliers qui doivent investir de l&rsquo;argent (des imp\u00f4ts) pour assainir les routes, pour prot\u00e9ger la population contre la pollution sonore ou encore pour entretenir les fa\u00e7ades d&rsquo;immeubles en ville, d\u00e9grad\u00e9es par la pollution.<\/p>\n<p>Ces co\u00fbts, bien que \u00ab cach\u00e9s \u00bb pour l&rsquo;utilisateur de la voiture ou du bus, n&rsquo;en sont pas moins r\u00e9els et sont \u00e0 la charge de la soci\u00e9t\u00e9. Cela revient \u00e0 une subvention du transport routier, aussi bien de marchandises que de voyageurs, au d\u00e9triment d&rsquo;autres moyens de locomotion.<\/p>\n<p>Dans un communiqu\u00e9 du 26 janvier 2008, la Commission Europ\u00e9enne a annonc\u00e9 pr\u00e9parer une communication sur l&rsquo;internalisation des co\u00fbts externes g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par les transports pour juin 2008. Pour se faire, une s\u00e9rie d&rsquo;\u00e9tudes a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e sur les co\u00fbts externes des transports.<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Co\u00fbts externes en montagne : quelques chiffres<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p>Pr\u00e9par\u00e9 par plusieurs instituts de recherche (fran\u00e7ais, allemands, n\u00e9erlandais, suisses) sur les transports, un rapport pr\u00e9liminaire[1] accorde une section particuli\u00e8re aux transports en milieu alpin. Il confirme les effets amplifiants du milieu alpin sur les pollutions li\u00e9es aux transports.<br \/>\nAltitude et topographie renforcent les \u00e9missions, l&rsquo;impact et la concentration des polluants. Les conditions m\u00e9t\u00e9orologiques (inversions de temp\u00e9rature et r\u00e9flexion) amplifient les nuisances sonores. Les co\u00fbts externes de la pollution de l&rsquo;air (en particulier des oxydes d&rsquo;azote et de souffre) et de la pollution sonore sont 5 fois sup\u00e9rieurs en montagne qu&rsquo;en plaine, comme pour les co\u00fbts d&rsquo;infrastructures.<br \/>\nQuant aux co\u00fbts compar\u00e9s des diff\u00e9rents moyens de transport, le dernier rapport de l&rsquo;Agence Europ\u00e9enne de l&rsquo;\u00c9nergie (EEA)[2] donne un r\u00e9capitulatif des \u00e9quivalents en CO2 pour diff\u00e9rents types de transport. M\u00eame les meilleures voitures (en terme d&rsquo;\u00e9missions r\u00e9duites de CO2) se situent au-dessus des \u00e9missions des bus et au mieux dans la moyenne des \u00e9missions du transport par train.<\/p>\n<p>Si l&rsquo;on consid\u00e8re le \u00ab prix cach\u00e9 \u00bb du CO2 en France, avec l&rsquo;ann\u00e9e 2001 comme r\u00e9f\u00e9rence, \u00e0 savoir 27 \u20ac \/ tonne de CO2, on obtient, uniquement pour les \u00e9missions de dioxyde de carbone, un co\u00fbt externe entre 2,70\u20ac et 13,50\u20ac par kilom\u00e8tre pour la voiture contre 1,20 \u00e0 2,10 \u20ac par kilom\u00e8tre pour le bus. Les co\u00fbts externes pour les utilisateurs de la voiture sont donc de 2 \u00e0 6 fois sup\u00e9rieurs \u00e0 ceux des passagers d&rsquo;un bus.<\/p>\n<p>A titre d&rsquo;information, selon cette m\u00eame \u00e9tude, publi\u00e9e par Thierry Chambolle, pr\u00e9sident de la Commission \u00ab Environnement \u00bb de l&rsquo;Acad\u00e9mie des Technologies[3], le \u00ab prix cach\u00e9 \u00bb du CO2 en France passera de 27 \u20ac \/ tonne (32 \u20ac pour la valeur corrig\u00e9e en 2008) \u00e0 100 \u20ac \/ tonne en 2030.<\/p>\n<p><span style=\"color: #808080;\"><span style=\"text-decoration: underline;\"><strong>En d&rsquo;autres termes, si vous voulez pr\u00e9servez la montagne aussi bien que votre porte monnaie, choisissez la mobilit\u00e9 douce!<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\"><span style=\"text-decoration: underline;\"><strong>Co\u00fbts r\u00e9els des transports en commun<\/strong><\/span><\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Co\u00fbts des transports publics : exemple du Conseil G\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;Is\u00e8re<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p>Les transports en commun sont en grande partie financ\u00e9s par les collectivit\u00e9s locales, donc par le contribuable.<br \/>\nDepuis 2001, le Conseil G\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;Is\u00e8re a multipli\u00e9 les initiatives pour mettre sur pied le r\u00e9seau de cars le plus attractif et performant de France : lancement de 5 lignes express, tarification zonale, multiplication desserte et points d&rsquo;arr\u00eat, cr\u00e9ation de voie de bus sur autoroutes&#8230;<br \/>\nEn 8 ans, son budget transport en commun a doubl\u00e9 soit 150 millions par an pour un r\u00e9seau de 596 lignes[4].<\/p>\n<p>Sur 1\u20ac investi par le Conseil G\u00e9n\u00e9ral, 21 centimes sont d\u00e9di\u00e9s au carburant, 31,5 centimes pour le salaire du conducteur, 47,5 centimes pour les frais d&rsquo;entretien et et le co\u00fbt de l&rsquo;entreprise de transport.<\/p>\n<p>Selon Michel Ba\u00efetto, (vice pr\u00e9sident du conseil G\u00e9n\u00e9ral, charg\u00e9 des transports et des d\u00e9placements) les transports en commun sont la priorit\u00e9 n\u00b01 du Conseil G\u00e9n\u00e9ral. Jusqu&rsquo;en 2019, un programme est men\u00e9 avec comme projet la mise en place de l&rsquo;intermodalit\u00e9 avec un seul abonnement pour tous les transports existants dans le d\u00e9partement.<br \/>\nIl insiste \u00e9galement sur le fait qu&rsquo;il faut \u00ab \u00eatre raisonnable dans ce qu&rsquo;on engage avec les imp\u00f4ts des Is\u00e9rois \u00bb et songer \u00e0 mettre en place d&rsquo;autres solutions de d\u00e9placement, comme le covoiturage et les transports \u00e0 la demande, qui co\u00fbtent moins d&rsquo;argent notamment dans les zones les moins peupl\u00e9es de l&rsquo;Is\u00e8re.<\/p>\n<p>Le Conseil G\u00e9n\u00e9ral finance aussi les transports collectifs des communes, \u00e0 hauteur de 43,7 millions d&rsquo;euros pour les collectivit\u00e9s qui ont leur propre r\u00e9seau. Cela permet \u00e0 l&rsquo;usager de ne payer que 20 \u00e0 30 % du co\u00fbt r\u00e9el de son trajet sur les r\u00e9seaux urbains.<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Le co\u00fbt pay\u00e9 par l&rsquo;usager, quelle r\u00e9alit\u00e9?<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p>L&rsquo;usager de transport en commun ne paie en moyenne que 10% du co\u00fbt du trajet. Les usagers ne paient pas le co\u00fbt r\u00e9el mais un tarif social qui ne correspond pas \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9conomique du transport public.<\/p>\n<p>Les transports collectifs sont subventionn\u00e9s par les collectivit\u00e9s, en France comme \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, except\u00e9 le TGV et l&rsquo;avion qui facturent au client le co\u00fbt complet de fonctionnement. Rapellons le : les transports locaux sont financ\u00e9s \u00e0 plus de 70% par l&rsquo;imp\u00f4t. C&rsquo;est donc le contribuable qui paie le d\u00e9ficit des transports en commun locaux, r\u00e9gionaux.<\/p>\n<p>Les transports publics sont donc par nature d\u00e9ficitaires, \u00e0 l&rsquo;exception en Is\u00e8re des cars express Voiron\/Grenoble\/Crolles qui fr\u00f4lent l&rsquo; \u00e9quilibre financier car leur financement est assur\u00e9 \u00e0 84 % par la vente des billets. (1 ligne sur 596 dans le d\u00e9partement)<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #808080;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Ainsi, un ticket de car transis\u00e8re pay\u00e9 par l&rsquo;usager co\u00fbte en r\u00e9alit\u00e9 6 \u00e0 10 fois plus.<\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p>En Is\u00e8re, les recettes provenant de la vente de billets s&rsquo;\u00e9l\u00e8vent \u00e0 8 millions \u20ac soit 10 fois moins que ce qu&rsquo;il faudrait pour \u00e9quilibrer financi\u00e8rement le r\u00e9seau de cars du d\u00e9partement.<\/p>\n<p>Exemple de ce que co\u00fbte r\u00e9ellement la ligne de TC Villard de Lans-Grenoble :<\/p>\n<p>nombre de km = 390 000 km\/an<br \/>\nfr\u00e9quentation = 772 usagers par jour<br \/>\nco\u00fbt de fonctionnement = 1,6 millions par an<br \/>\nsoit 2000 euros par passager par an.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\"><span style=\"text-decoration: underline;\"><strong>Co\u00fbt r\u00e9el de la voiture individuelle<\/strong><\/span><\/h2>\n<p style=\"text-align: left;\">Lorsque vous payez 8,40 \u20ac de carburant pour effectuer 100 km (7l \/ 100 km avec du gazole \u00e0 1,20 \u20ac), en r\u00e9alit\u00e9, votre d\u00e9placement en voiture vous co\u00fbte 46 \u20ac les 100 km, soit 0,46 \u20ac le km (les r\u00e9sultats publi\u00e9s par l&rsquo;ADEME indiquent 0,45 \u20ac le km pour une voiture de type Clio<em> (co\u00fbt de 0,49 \u20ac par km en 2009, NDLR)<\/em>). En effet, au prix du carburant (qui ne repr\u00e9sente que 17 \u00e0 19 % du prix total) s&rsquo;ajoute celui de l&rsquo;assurance (environ 10 %), de l&rsquo;entretien (13 \u00e0 20 %) et surtout de l&rsquo;achat (environ 40 %). Ces chiffres concernent une voiture roulant avec un seul passager.<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\"><strong><span style=\"color: #808080;\">Il appara\u00eet donc que, ramen\u00e9 au passager sur une distance donn\u00e9e, la voiture est de loin le moyen transport qui g\u00e9n\u00e8re le plus de co\u00fbt pour la collectivit\u00e9[5].<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p>Pour allier int\u00e9r\u00eat \u00e9conomique et int\u00e9r\u00eat \u00e9cologique, il est dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de tous d&rsquo;utiliser au maximum les transports en commun, ce qui n&rsquo;est pas encore le cas. Une autre solution avantageuse est le covoiturage, \u00e9conomique autant pour les usagers que pour les finances publiques. Cependant, le transport public collectif reste pr\u00e9f\u00e9rable dans une logique de protection de l&rsquo;environnement mais il a un co\u00fbt sup\u00e9rieur \u00e0 ce que l&rsquo;on croit.<\/p>\n<p>Plus de renseignements aupr\u00e8s des GART (Groupement des Autorit\u00e9s Responsables des Transports) ou sur le site de l&rsquo;ADEME ( Agence de l&rsquo;Environnement et de la Ma\u00eetrise de l&rsquo;Energie)<\/p>\n<p>[1]\u00ab Handbook on estimation of external costs in the transport sector \u00bb, CE Delft 2008<\/p>\n<p>[2]\u00ab Climate for a transport change \u00bb, EEA report no 1\/2008<\/p>\n<p>[3]\u00ab The shadow price of carbon in France \u00bb, Thierry Chambolle, Strategic Analysis Center, d\u00e9cembre 2008<\/p>\n<p>[4]Article Is\u00e8re Mag, mars 2009, n\u00b099<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">[5]La vie apr\u00e8s le p\u00e9trole, Jean-Luc WIGERT<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">ont particip\u00e9 \u00e0 cet article : Olivier Bello, C\u00e9cile Draperi et Laurent Kammerer<\/p>\n<p align=\"center\">\u00a9 <a href=\"http:\/\/www.mountainwilderness.fr\">Mountain Wilderness<\/a>, association de protection de la montagne d\u00e9clar\u00e9e d&rsquo;utilit\u00e9 publique<\/p>\n<p align=\"center\"><span style=\"color: #808080;\"><em><strong><br \/>\n<\/strong><\/em><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cet article a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 sur le site Mountain Wilderness le 14 mai 2009. On y trouve une comparaison du co\u00fbt des transports publics et de la voiture en r\u00e9gion <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/2009\/07\/28\/deplacements-une-question-de-couts\/\">Lire la suite&#8230;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":104,"featured_media":37714,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[4,6,124,8],"tags":[14,290,57,56,60,55,68,1663,16,333,683,47,131],"views":6837,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3859"}],"collection":[{"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/104"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3859"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3859\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/37714"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3859"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3859"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3859"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}