{"id":43315,"date":"2020-09-09T07:26:24","date_gmt":"2020-09-09T06:26:24","guid":{"rendered":"http:\/\/carfree.fr\/?p=43315"},"modified":"2020-09-09T07:47:43","modified_gmt":"2020-09-09T06:47:43","slug":"le-camion-amenage-un-bonheur-non-negociable","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/2020\/09\/09\/le-camion-amenage-un-bonheur-non-negociable\/","title":{"rendered":"Le camion am\u00e9nag\u00e9: un bonheur non n\u00e9gociable?"},"content":{"rendered":"<p>Notre monde tourne autour de la bagnole: travail, loisirs, courses, mobilit\u00e9 du quotidien ou des vacances, seul, en famille ou avec les amis, on y \u00e9coute la musique qu\u2019on veut, confortablement install\u00e9 dans notre petite bulle. On y est tellement bien, et tellement habitu\u00e9, qu\u2019on oublie en g\u00e9n\u00e9ral les cons\u00e9quences du fait de se d\u00e9placer individuellement dans une tonne de m\u00e9tal. A Grenoble et sa cuvette, comme dans toutes les villes o\u00f9 le tout-voiture a r\u00e9gn\u00e9 pendant des d\u00e9cennies, la bagnole reste omnipr\u00e9sente, dans les rues, dans les pratiques et dans les imaginaires, avec son cort\u00e8ge de nuisances. Malgr\u00e9 des efforts pour diminuer la pression automobile, bien rares sont celles et ceux qui envisagent de se passer de bagnole. Ne pas en poss\u00e9der serait sacrifier une partie de sa libert\u00e9, de son bonheur et se vouer \u00e0 une mise au ban de la soci\u00e9t\u00e9. La mode des camions am\u00e9nag\u00e9s, tr\u00e8s en vogue parmi les jeunes parents grenoblois, illustre le chemin \u00e0 parcourir, dans les mentalit\u00e9s et dans les pratiques, pour arriver \u00e0 une ville, et une vie, sans voiture&#8230; <!--more--><\/p>\n<p><strong>De quoi le tout-bagnole est-il le nom ? <\/strong><\/p>\n<p>C&rsquo;est un fait qui colle \u00e0 nos basques comme le goudron en p\u00e9riode de canicule: nos villes et nos vies se sont construites et organis\u00e9es pour la bagnole, et par la bagnole. Nous travaillons afin de l&rsquo;acheter, l&rsquo;entretenir, remplir son r\u00e9servoir. Nous d\u00e9pendons d&rsquo;elle pour aller travailler, pour consommer, et m\u00eame pour nos loisirs. Et, indirectement, nous soutenons une industrie automobile o\u00f9, comme d&rsquo;autres fili\u00e8res, le chantage \u00e0 l&#8217;emploi permet d&rsquo;\u00e9viter de poser la question de l&rsquo;utilit\u00e9 de ce qu&rsquo;on produit. Or, si la voiture satisfait bon nombre de nos besoins, elle tra\u00eene \u00e9galement un sacr\u00e9 paquet de casseroles, que ce soit \u00e0 l&rsquo;autre bout du monde avec la destruction des \u00e9cosyst\u00e8mes pour pomper les nappes d&rsquo;hydrocarbures et autres schistes bitumeux, ou avec les guerres des \u00e9tats imp\u00e9rialistes et leurs multinationales pour contr\u00f4ler l&rsquo;or noir et les autres ressources min\u00e9rales. Plus proche de nous, les chiffres font \u00e9galement mal, avec les 3000 tu\u00e9s chaque ann\u00e9e sur les routes fran\u00e7aises ou encore l&rsquo;encrassement des poumons des citadins et son cort\u00e8ge de maladies chroniques. Moins dramatique en apparence, l&rsquo;extension urbaine et ses zones d&rsquo;activit\u00e9s coll\u00e9es aux \u00e9changeurs autoroutiers ont pour corollaire la disparition des terres cultivables autour des centres urbains et l\u2019absence de commerces et de vie sociale dans ces derniers&#8230; Passons sur l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 que fait r\u00e9gner la voiture partout o\u00f9 elle passe, ou encore sur son r\u00f4le de marqueur de classe au sein d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 obs\u00e9d\u00e9e par les apparences et la vitesse, et arr\u00eatons-nous sur des chiffres, en nous int\u00e9ressant aux r\u00e9sultats de la derni\u00e8re Enqu\u00eate M\u00e9nage D\u00e9placement (EMD) effectu\u00e9e, en 2010, dans la \u00ab\u00a0Grande r\u00e9gion grenobloise\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Sur ce territoire de 800.000 habitant.e.s r\u00e9parti.e.s sur plus de 300 communes, ce sont presque 3 millions de d\u00e9placements qui sont (ou \u00e9taient, puisque les donn\u00e9es datent un peu, m\u00eame si on sait, des pr\u00e9c\u00e9dentes enqu\u00eates notamment, qu\u2019elles \u00e9voluent lentement&#8230;) effectu\u00e9s quotidiennement, dont 54 % sur une distance inf\u00e9rieure \u00e0 3 km (82 % de ces d\u00e9placements correspondent \u00e0 des d\u00e9placements inf\u00e9rieurs \u00e0 10 km). De ce total, presque 60 % correspondent \u00e0 des d\u00e9placements en voiture: selon un constat qui n&rsquo;est pas propre \u00e0 une agglom\u00e9ration comme Grenoble et ses communes, la bagnole domine donc largement les autres modes de d\u00e9placement. Pour le reste des d\u00e9placements quotidiens, 25 % s&rsquo;effectuent par la marche, 11 % en transports en commun et seulement 5 % \u00e0 v\u00e9lo. Si on revient maintenant aux trajets de moins de 3 km, ceux correspondant donc grosso modo \u00e0 la moiti\u00e9 des 3 millions de trajets quotidiens de la Grande r\u00e9gion grenobloise, on constate que 75 % d&rsquo;entre eux se font en bagnole&#8230; Trois kilom\u00e8tres, c&rsquo;est en gros la distance qui relie le pont de Catane au campus universitaire de Saint-Martin-d&rsquo;H\u00e8res, ou encore entre Pont-de-Claix et Grand Place ou le campus de Saint-Martin-d&rsquo;H\u00e8res \u00e0 Inovall\u00e9e, sur Meylan et Montbonnot.<\/p>\n<p>M\u00eame si ce panorama a n\u00e9cessairement \u00e9volu\u00e9 depuis 2010, et qu&rsquo;il faut esp\u00e9rer que la nouvelle EMD (qui a d\u00e9marr\u00e9 d\u00e9but 2020 pour la grande r\u00e9gion grenobloise) r\u00e9v\u00e9lera la tendance \u00e0 une diminution de l&rsquo;usage de la voiture au profit des TC et des modes doux, il n&rsquo;en reste pas moins que parler d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 du tout-bagnole reste largement d&rsquo;actualit\u00e9&#8230; y compris pour la cuvette grenobloise. Car des efforts ont beau \u00eatre faits, et largement relay\u00e9s m\u00e9diatiquement, pour d\u00e9courager l\u2019usage de la voiture et diminuer sa \u00ab\u00a0part modale,\u00a0\u00bb le \u00ab\u00a0taux d\u2019\u00e9quipement automobile des m\u00e9nages\u00a0\u00bb augmente plus vite que la population. Et des d\u00e9penses somptuaires, comme les 400 M\u20ac investis par AREA, l&rsquo;Etat et les collectivit\u00e9s pour \u00e9largir, d&rsquo;ici 2023, l&rsquo;autoroute A480, ou encore les 230 M\u20ac pour construire le centre commercial de Neyrpic, \u00e0 Saint-Martin-d&rsquo;H\u00e8res, pr\u00e9vu pour 2022, ne peuvent que renforcer les craintes que la sortie du tout-bagnole reste un lointain r\u00eave\u2026 <\/p>\n<p><strong>Loisirs motoris\u00e9s ou climat, il faut choisir<\/strong><\/p>\n<p>Or, cette logique du tout-bagnole se fonde pr\u00e9cis\u00e9ment sur des r\u00eaves, et, au d\u00e9part, ceux de nos parents et grands-parents, qui, au sortir de la 2nde guerre mondiale, ont go\u00fbt\u00e9 au parfum enivrant de cette libert\u00e9 nouvelle de parcourir \u00e0 l&rsquo;envie leur r\u00e9gion ou le pays et d&rsquo;en d\u00e9couvrir les moindres recoins. Profitant des cong\u00e9s pay\u00e9s, ils et elles ont forg\u00e9 un imaginaire du temps libre et des loisirs fond\u00e9 sur des d\u00e9placements rapides, autonomes et confortables. Et les infrastructures ont suivi: les champs, les chemins et les rues se sont goudronn\u00e9es, les parkings et les autoroutes ont pouss\u00e9 et l&rsquo;urbanisme s&rsquo;est pli\u00e9 \u00e0 ce nouveau dogme, symbole de progr\u00e8s et de prosp\u00e9rit\u00e9, selon lequel il faut adapter la ville \u00e0 l&rsquo;automobile, comme le d\u00e9clarait Pompidou en 1971&#8230; <\/p>\n<p>Cet imaginaire associant automobile et libert\u00e9 individuelle a \u00e9t\u00e9 largement exploit\u00e9 et propag\u00e9, et continue \u00e0 l\u2019\u00eatre, par les constructeurs automobiles et l\u2019ensemble de la fili\u00e8re, \u00e0 grands coups de centaines de millions d\u2019\u20ac pour la publicit\u00e9, le sponsoring d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements, de courses automobiles, de salon de la voiture&#8230; Quand on sait qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9chelle de la France, en 2017, 30\u00a0% des \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre \u00e9taient li\u00e9s au secteur des transports (1), et qu\u2019\u00e0 Paris, la moiti\u00e9 de l\u2019espace public est d\u00e9volue \u00e0 la bagnole (2), que ce soit pour la stationner ou la faire circuler, on se dit que la remise en cause profonde du tout-voiture pourrait devenir un objectif \u00e0 lui seul d\u2019un programme politique ambitieux\u2026<\/p>\n<p>Un des r\u00e9sultats de cette \u00e9volution de nos soci\u00e9t\u00e9s, o\u00f9 tout est fait \u00ab\u00a0<em>pour que l&rsquo;automobile reste toujours un plaisir,<\/em>\u00a0\u00bb est que, pour nombre d&rsquo;entre nous, il serait impensable de vivre sans bagnole: ne pas la poss\u00e9der serait l&rsquo;assurance d&rsquo;une vie fade car immobile, et pauvre car probablement sans boulot, sans vie sociale et sans loisirs. Concernant ce dernier aspect, on pourrait penser qu\u2019il est plus facile de changer ses pratiques de mobilit\u00e9s lorsqu\u2019elles sont destin\u00e9es aux loisirs et au temps libre, par comparaison avec celles li\u00e9es au travail, o\u00f9, pour beaucoup, il n\u2019y a pas, ou peu, de marge de man\u0153uvre pour s\u2019en passer. Or, si on prend le cas de la vogue des camions am\u00e9nag\u00e9s, de plus en plus pris\u00e9s par les citadins grenoblois, on se rend bien compte qu\u2019on peut tr\u00e8s bien participer aux manifs climat et souhaiter un monde d\u00e9carbon\u00e9 et une ville sans bagnoles d\u2019un cot\u00e9, et de l\u2019autre continuer \u00e0 cramer du gasoil le week-end, pour le simple plaisir de s\u2019a\u00e9rer et d\u2019oublier la ville pollu\u00e9e et satur\u00e9e de bagnoles dans laquelle on vit. <\/p>\n<p>Ce grand \u00e9cart, cette \u00ab\u00a0<em>dissonance cognitive<\/em>,\u00a0\u00bb est un h\u00e9ritage de d\u00e9cennies de modelage de notre imaginaire et de nos pratiques dans une soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 le tout-voiture est la norme: je vais o\u00f9 je veux, quand je veux, d\u2019autant plus facilement que routes et pistes permettent d\u2019acc\u00e9der \u00e0 moindre peine \u00e0 des endroits d\u00e9paysants. Je suis d\u2019autant plus satisfait de mon excursion en camion que je peux en causer \u00e0 d\u2019autres qui ont une pratique de loisir similaire \u00e0 la mienne. Je m\u2019arrange d\u2019autant mieux avec ma conscience \u00e9colo que tout le reste de la semaine, je vais \u00e0 v\u00e9lo au boulot, faire mes courses ou au cin\u00e9\u2026 <\/p>\n<p>Mais comment ne pas se rendre compte que la motivation m\u00eame, le besoin initial qu\u2019on cherche, l\u00e9gitimement, \u00e0 satisfaire ici sont fond\u00e9s sur l\u2019imaginaire du tout-bagnole? En faisant d\u00e9pendre ses loisirs et son bonheur de sa bagnole, on renforce non seulement cet imaginaire, mais on milite aussi activement contre les alternatives possibles. En effet, en l\u2019\u00e9tat actuel, la bagnole domine dans la pratique et dans les t\u00eates, et les autres modes de transport, collectifs ou actifs, ne sont pas (encore) capables de satisfaire des besoins qui ont, de toute fa\u00e7on, \u00e9t\u00e9 dimensionn\u00e9s par, et pour, la bagnole. Il est donc urgent de d\u00e9voiturer nos vies si on veut sortir du tout-bagnole.<\/p>\n<p><strong>Vers un droit \u00e0 vivre sans bagnole<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est un fait, les camions am\u00e9nag\u00e9s des citadins fleurissent dans les rues de Grenoble, et, en fin de semaine, envahissent les vall\u00e9es des montagnes qui nous environnent, propageant au passage l\u2019id\u00e9e qu\u2019il faut \u00eatre motoris\u00e9 pour \u00eatre heureux. D\u2019un autre cot\u00e9, les bagnoles des p\u00e9ri-urbains et des ruraux affluent en semaine sur la ville, pour bosser, consommer ou se distraire, r\u00e2lant contre les embouteillages, les difficult\u00e9s de stationnement ou contre la faible connexion en transports en commun de leur campagne avec la ville. Entre ces deux situations, les incapables-de-conduire, comme les trop-vieux, les trop-jeunes ou les personnes en situation de handicap et toutes celles et ceux qui n\u2019ont pas de bagnole gal\u00e8rent pour leurs mobilit\u00e9s du quotidien. Ne parlons pas des habitants des campagnes recul\u00e9es qui ne veulent ou ne peuvent pas conduire, ils et elles n&rsquo;ont plus qu&rsquo;\u00e0 faire du stop pour descendre au bourg acheter leur baguette et leur journal, une fois rat\u00e9 le seul bus Transis\u00e8re de la journ\u00e9e&#8230;<\/p>\n<p>Assez logiquement, une \u00ab\u00a0solution\u00a0\u00bb pour sortir de cette orni\u00e8re semble passer, d\u2019une part, par une diminution des besoins de mobilit\u00e9, notamment en recentrant les lieux de vie et d\u2019activit\u00e9 ainsi qu\u2019en am\u00e9liorant la qualit\u00e9 de vie des centres urbains, et d\u2019autre part par une am\u00e9lioration substantielle des offres de transport en commun et de modes actifs de telle sorte qu\u2019on puisse facilement se passer de bagnole pour vivre. Un objectif certes ambitieux, mais n\u00e9cessaire, et qu\u2019il faudrait adosser \u00e0 un droit \u00e0 vivre sans bagnole, qui garantirait que \u00ab\u00a0<em>les avantages de ne pas poss\u00e9der de voiture soient au moins \u00e9gaux aux avantages de poss\u00e9der une voiture<\/em>.\u00a0\u00bb (3)<\/p>\n<p>Une ville sans voiture, qui laisserait de l\u2019espace pour l\u2019humain, le v\u00e9g\u00e9tal et l\u2019animal: quelle perspective plus inspirante, pour faire face \u00e0 un futur qu\u2019on nous promet chaud, que de remplacer les places de stationnement par des champs de plantes comestibles, des arbres fruitiers ou des for\u00eats urbaines? Quel spectacle plus r\u00e9jouissant qu\u2019une rue o\u00f9 l\u2019on peut s\u2019asseoir \u00e0 l\u2019ombre d\u2019un arbre, o\u00f9 les enfants peuvent traverser o\u00f9 bon leur semble et o\u00f9 le gazouillis des oiseaux berce nos r\u00eaveries v\u00e9lorutionnaires?<\/p>\n<p>(1) L\u2019environnement en France &#8211; Rapport sur l\u2019\u00e9tat de l\u2019environnement, Minist\u00e8re de la Transition \u00e9cologique et solidaire.<br \/>\n(2) Pierre Breteau, A Paris, la moiti\u00e9 de l\u2019espace public est r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 l\u2019automobile, Le Monde, 30 novembre 2016.<br \/>\n(3) Propositions pour une ville moins motoris\u00e9e, 22 juin 2008, Carfree France.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Notre monde tourne autour de la bagnole: travail, loisirs, courses, mobilit\u00e9 du quotidien ou des vacances, seul, en famille ou avec les amis, on y \u00e9coute la musique qu\u2019on veut, <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/2020\/09\/09\/le-camion-amenage-un-bonheur-non-negociable\/\">Lire la suite&#8230;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1680,"featured_media":38026,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[4,52,73,70],"tags":[376,103,333,736,279,378],"views":9619,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/43315"}],"collection":[{"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1680"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=43315"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/43315\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/38026"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=43315"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=43315"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=43315"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}