{"id":45181,"date":"2022-11-17T11:07:38","date_gmt":"2022-11-17T10:07:38","guid":{"rendered":"http:\/\/carfree.fr\/?p=45181"},"modified":"2022-11-17T11:07:38","modified_gmt":"2022-11-17T10:07:38","slug":"la-societe-nucleaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/2022\/11\/17\/la-societe-nucleaire\/","title":{"rendered":"La soci\u00e9t\u00e9 nucl\u00e9aire"},"content":{"rendered":"<p>Voici un extrait d\u2019un ouvrage r\u00e9dig\u00e9 en 2011 par <a href=\"https:\/\/planka.nu\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Planka.nu<\/a>, un r\u00e9seau d\u2019organisations locales su\u00e9doises qui se mobilisent pour la gratuit\u00e9 des transports publics. Cet extrait, traduit par le site <a href=\"https:\/\/lundi.am\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">lundi.am<\/a>, met en avant, \u00e0 partir de l\u2019analyse de l\u2019usage g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 de l\u2019automobile au sein des soci\u00e9t\u00e9s modernes, diff\u00e9rentes pistes pour interroger \u00e0 la fois notre d\u00e9pendance au p\u00e9trole et au nucl\u00e9aire. <!--more--><\/p>\n<p>Ici, il est question de mettre en lumi\u00e8re les configurations socio-\u00e9conomiques profondes qui d\u00e9terminent notre rapport \u00e0 la question \u00e9nerg\u00e9tique et \u00e0 la technique, loin les d\u00e9bats sur la \u00ab crise de l\u2019\u00e9nergie \u00bb et des impasses d\u2019une prise de position strictement technophobe.<\/p>\n<p>Fond\u00e9 en 2001 \u00e0 Stockholm par des militants de l\u2019Association de la Jeunesse Syndicaliste de Su\u00e8de, le r\u00e9seau g\u00e8re la \u00ab P-kassa \u00bb, un fonds de solidarit\u00e9 couvrant les amendes pour les personnes commun\u00e9ment appel\u00e9es \u00ab fare-dodgers \u00bb, bien qu\u2019il soit plus appropri\u00e9 de les d\u00e9crire comme des passagers des transports publics engag\u00e9s dans une gr\u00e8ve contre la tarification (ou tout simplement comme des grugeurs.)<\/p>\n<p><strong>LA SOCI\u00c9T\u00c9 NUCL\u00c9AIRE<\/strong><br \/>\nou pourquoi les questions \u00e9nerg\u00e9tiques et techniques sont d\u2019abord politiques<br \/>\n<em>Texte de <a href=\"https:\/\/planka.nu\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Planka.nu<\/a> traduit par <a href=\"https:\/\/lundi.am\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/lundi.am<\/a><\/em><\/p>\n<p>L\u2019avenir des transports est presque toujours discut\u00e9 sous un vernis de neutralit\u00e9 technologique. Deviennent secondaires les d\u00e9bats sur la mani\u00e8re de nous transporter et ceux sur l\u2019\u00e9nergie n\u00e9cessaire \u00e0 nos trains et \u00e0 nos voitures. Nous n\u2019imaginons pas un futur sans expansion ni croissance, ces derni\u00e8res \u00e9tant \u00e9videmment continues et acc\u00e9l\u00e9r\u00e9es. Bien s\u00fbr, quelques mots sur la n\u00e9cessit\u00e9 de respecter le climat \u00e9mergent dans le d\u00e9bat. Trancher entre les diff\u00e9rents types de transport et de carburant ne semble toutefois pas \u00eatre une question prioritaire. Choisir quelles technologies utiliser pour nous transporter est pourtant indispensable si nous voulons pouvoir choisir la soci\u00e9t\u00e9 de demain car la technologie est politique d\u00e8s sa conception : certaines technologies promeuvent le droit des forts (la voiture) tandis que d\u2019autres postulent une soci\u00e9t\u00e9 centralis\u00e9e (l\u2019\u00e9nergie nucl\u00e9aire, le p\u00e9trole). Herbert Marcuse notait dans L\u2019Homme unidimensionnel que<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab compte tenu des tendances totalitaires de la soci\u00e9t\u00e9, le discours traditionnel sur la \u2019neutralit\u00e9\u2019 de la technologie ne peut plus \u00eatre accept\u00e9. La technologie en tant que telle ne peut \u00eatre isol\u00e9e de son utilisation. \u00bb<br \/>\nHerbert Marcuse, L\u2019Homme unidimensionnel, 1964.<\/p><\/blockquote>\n<p>L\u2019industrie p\u00e9troli\u00e8re a habilement su exploiter la nature politique de la technologie et le fait que le choix d\u2019une technique nous engage sur le long terme. Andr\u00e9 Gorz a d\u00e9crit ce coup de g\u00e9nie dans son article L\u2019id\u00e9ologie sociale de la bagnole [1]:<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0Les magnats du p\u00e9trole per\u00e7urent les premiers le parti que l\u2019on pourrait tirer d\u2019une large diffusion de l\u2019automobile : si le peuple pouvait \u00eatre amen\u00e9 \u00e0 rouler en voiture \u00e0 moteur, on pourrait lui vendre l\u2019\u00e9nergie n\u00e9cessaire \u00e0 sa propulsion. Pour la premi\u00e8re fois dans l\u2019histoire, les hommes deviendraient tributaires pour leur locomotion d\u2019une source d\u2019\u00e9nergie marchande. Il y aurait autant de clients de l\u2019industrie p\u00e9troli\u00e8re que d\u2019automobilistes \u2014 et comme il y aurait autant d\u2019automobilistes que de familles, le peuple tout entier allait devenir client des p\u00e9troliers. La situation dont r\u00eave tout capitaliste allait se r\u00e9aliser : tous les hommes allaient d\u00e9pendre pour leurs besoins quotidiens d\u2019une marchandise dont une seule industrie d\u00e9tiendrait le monopole.\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>La d\u00e9pendance \u00e0 la voiture \u2014 et par extension au p\u00e9trole \u2014 nous a rendu.es totalement d\u00e9pendant.es de l\u2019industrie p\u00e9troli\u00e8re, c\u2019est \u00e0 dire de quelques entreprises oligopolistiques. Une technologie bas\u00e9e sur le p\u00e9trole est une technologie centralis\u00e9e car son extraction n\u00e9cessite l\u2019imbrication de capitaux et de puissances \u00e9tatiques. Lorsque l\u2019on parle du p\u00e9trole, on \u00e9voque g\u00e9n\u00e9ralement ses \u00e9missions de dioxyde de carbone ou son pic \u00e0 venir. Plus rarement son caract\u00e8re centralis\u00e9 qui est pourtant une tout aussi bonne raison de s\u2019en d\u00e9barrasser. La question est alors de savoir par quoi le remplacer.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9nergie nucl\u00e9aire est souvent sugg\u00e9r\u00e9e pour pouvoir maintenir une consommation d\u2019\u00e9nergie \u00e9gale voire sup\u00e9rieure \u00e0 celle d\u2019aujourd\u2019hui. Le fait que l\u2019uranium soit une ressource finie (tout comme les combustibles fossiles qu\u2019il est cens\u00e9 remplac\u00e9) est \u00e9videmment ignor\u00e9. Sont \u00e9galement mises sous le tapis la haute dangerosit\u00e9 de l\u2019\u00e9nergie nucl\u00e9aire et la question des d\u00e9chets. Autrement dit, rien de quoi constituer une base solide pour une soci\u00e9t\u00e9 durable.<\/p>\n<p>Dans les ann\u00e9es 1970, un \u00e9conomiste de premier plan d\u2019EDF a \u00e9crit un livre sur l\u2019\u00e9nergie nucl\u00e9aire dans lequel il d\u00e9crivait la soci\u00e9t\u00e9 nucl\u00e9aire comme une soci\u00e9t\u00e9 pleine de flics. Il a \u00e9t\u00e9 licenci\u00e9 quelques jours plus tard. [2]<\/p>\n<p>Il expliquait que l\u2019enfermement dans l\u2019\u00e9nergie nucl\u00e9aire nous prive d\u2019autonomie. \u00c0 ce propos, l\u2019auteur et activiste Chris Carlsson a fait un jour la remarque suivante, pleine d\u2019amertume: les coop\u00e9ratives anarchistes sont une id\u00e9e fantastique mais qui voudrait leur laisser les clefs d\u2019une centrale nucl\u00e9aire?<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9nergie nucl\u00e9aire est une forme d\u2019\u00e9nergie qui a des cons\u00e9quences colossales sur la soci\u00e9t\u00e9. Malgr\u00e9 cela, elle est principalement d\u00e9battue sur le plan de la technique, et non du politique. D\u00e8s la simple discussion, on fait valoir qu\u2019elle est techniquement trop complexe pour \u00eatre comprise par les profanes. Le choix de s\u2019appuyer sur des centrales nucl\u00e9aires est donc incompatible avec l\u2019id\u00e9e de d\u00e9mocratie. Pourtant, l\u2019\u00e9nergie nucl\u00e9aire ne repose pas sur un choix technique. C\u2019est un choix hautement politique et id\u00e9ologique : un choix de forme de soci\u00e9t\u00e9. Sous ses dehors techniques, l\u2019\u00e9nergie nucl\u00e9aire rec\u00e8le une id\u00e9ologie sp\u00e9cifique. Le physicien am\u00e9ricain Alvin Weinberg a compar\u00e9 l\u2019\u00e9nergie nucl\u00e9aire \u00e0 un pacte faustien dans lequel l\u2019humanit\u00e9 dispose d\u2019une \u00e9nergie \u00ab in\u00e9puisable \u00bb en contrepartie d\u2019une vigilance \u00e9ternelle. L\u00e0 est pr\u00e9cis\u00e9ment l\u2019id\u00e9ologie cach\u00e9e de l\u2019\u00e9nergie nucl\u00e9aire. [3]<\/p>\n<p>Elle cr\u00e9e une soci\u00e9t\u00e9 qui requiert une stabilit\u00e9 \u00e9ternelle, int\u00e9grant la logique sociale du pr\u00e9sent dans tout d\u00e9veloppement futur.<\/p>\n<p>Le probl\u00e8me n\u2019est donc pas seulement que le p\u00e9trole et l\u2019\u00e9nergie nucl\u00e9aire sont dangereux. Il s\u2019agit aussi du type de soci\u00e9t\u00e9 qu\u2019ils engendrent. Il existe actuellement un certain nombre de fa\u00e7ons de produire de l\u2019\u00e9nergie qui sont plus d\u00e9centralis\u00e9es et a minima plus respectueuses de l\u2019environnement. Mais la possibilit\u00e9 de bifurquer vers ces \u00e9nergies pr\u00e9suppose que nous r\u00e9duisions radicalement notre consommation. Lorsque nous discutons de l\u2019avenir des transports, nous ne devons pas nous contenter d\u2019exiger qu\u2019ils soient aliment\u00e9s par des \u00e9nergies vertes. Nous devons \u00e9galement appr\u00e9hender dans quelles conditions cette \u00e9nergie est produite : si elle n\u00e9cessite une centralisation et un pouvoir confi\u00e9 \u00e0 des expert.es, ou bien si elle peut fonctionner de mani\u00e8re d\u00e9centralis\u00e9e et d\u00e9mocratique.<\/p>\n<p>La plus grande crise \u00e9nerg\u00e9tique \u00e0 laquelle nous sommes confront\u00e9.es n\u2019est peut-\u00eatre pas celle du p\u00e9trole ou d\u2019une autre ressource, mais plut\u00f4t notre rapport m\u00eame \u00e0 l\u2019\u00e9nergie. Comme l\u2019\u00e9crit Ivan Illich dans son livre \u00c9nergie et \u00e9quit\u00e9 [4]:<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab \u00c0 la paralysie de la soci\u00e9t\u00e9 moderne, on donne le nom de crise de l\u2019\u00e9nergie ; on ne peut la vaincre en augmentant l\u2019input d\u2019\u00e9nergie. Pour la r\u00e9soudre, il faut d\u2019abord \u00e9carter l\u2019illusion que notre prosp\u00e9rit\u00e9 d\u00e9pend du nombre d\u2019esclaves fournisseurs d\u2019\u00e9nergie dont nous disposons. \u00c0 cet effet, il faut d\u00e9terminer le seuil au-del\u00e0 duquel l\u2019\u00e9nergie corrompt, et unir toute la communaut\u00e9 dans un processus politique qui atteigne ce savoir et fonde sur lui une auto-limitation. \u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>Dans le domaine des transports et de l\u2019agriculture, nous avons d\u00e9j\u00e0 d\u00e9pass\u00e9 le niveau au-dessus duquel la consommation d\u2019\u00e9nergie devient nuisible. Le professeur en \u00e9cologie humaine Alf Hornborg a montr\u00e9 comment l\u2019agriculture moderne, si l\u2019on tient compte de toute l\u2019\u00e9nergie qu\u2019elle utilise et pas seulement du nombre d\u2019heures de travail que l\u2019agriculteur.e y consacre, est beaucoup moins \u00e9conome en \u00e9nergie que l\u2019agriculture pr\u00e9industrielle. Il y a vingt ans d\u00e9j\u00e0, on constatait par exemple que la production de lait en Angleterre ne permettait d\u2019obtenir que 37% de l\u2019\u00e9nergie consomm\u00e9e. [5]<\/p>\n<p>Il en va de m\u00eame pour les d\u00e9placements en voiture puisque la vitesse moyenne r\u00e9elle d\u2019une voiture n\u2019est pas sup\u00e9rieure \u00e0 environ huit kilom\u00e8tres par heure. [6]<\/p>\n<p>Prendre conscience de la n\u00e9cessit\u00e9 de r\u00e9duire drastiquement notre consommation d\u2019\u00e9nergie n\u2019a rien \u00e0 voir avec de la technophobie. Elle se fonde sur la r\u00e9alit\u00e9 de la crise \u00e9nerg\u00e9tique \u00e0 venir et sur le constat qu\u2019aucune technologie n\u2019est neutre. Certaines technologies sont mauvaises en elles-m\u00eames. Nos choix technologiques sont une responsabilit\u00e9 collective et non un choix individuel. Il est grand temps de d\u00e9manteler la soci\u00e9t\u00e9 polici\u00e8re et de d\u00e9truire les technomasses qui nous d\u00e9truisent.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/planka.nu\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Planka.nu<\/a><br \/>\nSource: <a href=\"https:\/\/lundi.am\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/lundi.am<\/a><\/p>\n<p>[1] Andr\u00e9 Gorz, \u00ab <a href=\"http:\/\/carfree.fr\/index.php\/2008\/02\/02\/lideologie-sociale-de-la-bagnole-1973\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">L\u2019id\u00e9ologie sociale de la bagnole<\/a> \u00bb, Le Sauvage, 1973.<br \/>\n[2] Andr\u00e9 Gorz, \u00c9cologie et Politique, 1975<br \/>\n[3] Andr\u00e9 Gorz, \u00c9cologie et Politique, 1975.<br \/>\n[4] Ivan Illich, <a href=\"http:\/\/carfree.fr\/index.php\/2008\/02\/03\/energie-et-equite-1973\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00c9nergie et \u00e9quit\u00e9<\/a>, 1973.<br \/>\n[5] Erik Berg, \u00ab Det ekologiskt oj\u00e4mna utbytet \u00bb, Approximation, 2009. Accessible sur <a href=\"https:\/\/approximationer.blogspot.com\/2009\/12\/det-ekologiskt-ojamna-utbytet.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/approximationer.blogspot.com\/2009\/12\/det-ekologiskt-ojamna-utbytet.html<\/a><br \/>\n[6] Bianca Mugyenyi &amp; Yves Engler, Stop Signs : Cars and Capitalism on the Road to Economic, Social and Ecological Decay, RED Publishing et Fernwood, 2011, p.17.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voici un extrait d\u2019un ouvrage r\u00e9dig\u00e9 en 2011 par Planka.nu, un r\u00e9seau d\u2019organisations locales su\u00e9doises qui se mobilisent pour la gratuit\u00e9 des transports publics. Cet extrait, traduit par le site <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/2022\/11\/17\/la-societe-nucleaire\/\">Lire la suite&#8230;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1560,"featured_media":45185,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[73,6],"tags":[139,11,68,382,81,694,45,287,19,150,363],"views":14140,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/45181"}],"collection":[{"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1560"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=45181"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/45181\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/45185"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=45181"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=45181"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=45181"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}