{"id":719,"date":"2005-12-12T13:19:49","date_gmt":"2005-12-12T12:19:49","guid":{"rendered":"http:\/\/carfree.fr\/index.php\/2005\/12\/12\/la-tyrannie-de-leconomie-petroliere\/"},"modified":"2023-11-13T16:56:05","modified_gmt":"2023-11-13T15:56:05","slug":"la-tyrannie-de-leconomie-petroliere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/2005\/12\/12\/la-tyrannie-de-leconomie-petroliere\/","title":{"rendered":"La tyrannie de l\u2019\u00e9conomie p\u00e9troli\u00e8re"},"content":{"rendered":"<p>Selon le classement des Nations unies, le Nigeria et l&rsquo;Angola, les deux principaux producteurs africains de p\u00e9trole se trouvent actuellement au rang des nations les plus pauvres, plus pr\u00e9cis\u00e9ment les plus appauvries par trois d\u00e9cennies d&rsquo;exploitation p\u00e9troli\u00e8re. Au Nigeria, le PNB\/hab \u00e9tait de 1000 $, en 1970. Il n&rsquo;\u00e9tait plus que de 320 $ en 1996. <!--more--><\/p>\n<p>L&rsquo;ensemble des Etats rentiers (qu\u2019ils exploitent du p\u00e9trole ou une autre ressource naturelle) pr\u00e9sentent des caract\u00e9ristiques communes. Vivant exclusivement de la rente et de sa redistribution, ils peuvent se permettre, par exemple :<\/p>\n<p>&#8211; de ne pas \u00e9tablir de relations avec les acteurs \u00e9conomiques et sociaux,<br \/>\n&#8211; de ne pas d\u00e9velopper une production propre dans d&rsquo;autres secteurs.<\/p>\n<p>Ils jouissent donc d&rsquo;une tr\u00e8s grande autonomie par rapport \u00e0 leur population, puisqu&rsquo;ils sont capables de fonctionner et de renforcer leurs services sans recourir \u00e0 l&rsquo;imp\u00f4t. L&rsquo;essentiel du jeu \u00e9conomique et socio-politique consiste d\u00e8s lors \u00e0 s\u2019approprier les fruits de la rente et \u00e0 d\u00e9terminer quel est le groupe qui en b\u00e9n\u00e9ficiera le plus largement au d\u00e9triment du reste de la population. Face \u00e0 cette situation, on assiste ces vingt derni\u00e8res ann\u00e9es \u00e0 une radicalisation des demandes li\u00e9es \u00e0 la redistribution de la manne p\u00e9troli\u00e8re. Les troubles se sont multipli\u00e9s et sont de plus en plus violents (voir la situation au Nig\u00e9ria, au Congo&#8230; ), opposant tant\u00f4t des communaut\u00e9s ethniques entre elles, tant\u00f4t face \u00e0 l\u2019Etat, tant\u00f4t face aux multinationales.<\/p>\n<p>Comment les pays africains affectent-ils la rente ? Plusieurs mod\u00e8les ont coexist\u00e9.<\/p>\n<p>\u2022 Au Nigeria : \u00ab le mod\u00e8le d\u2019investissement de la rente \u00bb dans les secteurs industriels soutenus par le p\u00e9trole (raffinerie, sid\u00e9rurgie, &#8230; ) pr\u00e9domine. La manne p\u00e9troli\u00e8re fait aussi l&rsquo;objet d&rsquo;une consommation par les \u00e9lites urbaines et de placements \u00e0 l\u2019\u00e9tranger (fuites des capitaux).<\/p>\n<p>\u2022 Au Congo : \u00ab Le mod\u00e8le de consommation de la rente \u00bb par les \u00e9lites pr\u00e9domine. La manne p\u00e9troli\u00e8re sert aussi \u00e0 l&rsquo;entretien d&rsquo;entreprises publiques qui r\u00e9gulent le ch\u00f4mage. La fuite des capitaux est importante.<\/p>\n<p>\u2022 Au Cameroun : \u00ab Le mod\u00e8le de l\u2019\u00e9pargne \u00bb occupe la premi\u00e8re place. Pendant vingt ans, les revenus du p\u00e9trole n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 budg\u00e9tis\u00e9s car il fallait, selon le gouvernement \u00ab mettre de l\u2019argent de c\u00f4t\u00e9 pour pr\u00e9parer l\u2019avenir \u00bb (fuites massives de capitaux).<\/p>\n<p>Si l&#8217;emploi de la rente est diff\u00e9rent selon les pays, deux utilisations de cette manne sont communes \u00e0 tous les \u00e9tats analys\u00e9s.<\/p>\n<p>&#8211; La rente nourrit la rente : les capitaux engrang\u00e9s gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;extraction du p\u00e9trole servent \u00e0 entretenir \u00ab l\u2019appareil de capture \u00bb de la rente.<\/p>\n<p>&#8211; La rente alimente la dette : Les Etats p\u00e9troliers font partie des Etats les plus endett\u00e9s d&rsquo;Afrique. Pour \u00ab rem\u00e9dier \u00bb \u00e0 cette situation, ils ont d\u00fb accepter des plans d&rsquo;ajustement structurel entra\u00eenant par exemple des d\u00e9valuations massives, une lib\u00e9ralisation du commerce et la privatisation d&rsquo;une grande partie des entreprises publiques ou parapubliques. Ces politiques impos\u00e9es par le FMI et la Banque mondiale, n&rsquo;ont pas eu les r\u00e9sultats escompt\u00e9e (aggravation de l&rsquo;endettement). De plus, elles ont mis en \u00e9vidence I\u2019existence d&rsquo;un ph\u00e9nom\u00e8ne de privatisation de l&rsquo;\u00e9conomie bien avant l&rsquo;imposition des plans d&rsquo;ajustement. La plupart des entreprises d&rsquo;Etat appartenaient \u00e0 des proches du pouvoir qui les ont ensuite \u00ab officiellement \u00bb acquises. Ces acquisitions ont favoris\u00e9 la corruption. Ces firmes servaient et servent souvent de paravent \u00e0 des activit\u00e9s illicites (blanchiment d&rsquo;argent, r\u00e9partition des licences d&rsquo;exportation&#8230;).<\/p>\n<p>Dans leurs activit\u00e9s en Afrique, les multinationales du p\u00e9trole illustrent clairement un processus de socialisation des pertes et de privatisation et capitalisation des profits.<\/p>\n<p>Profitant des faiblesses des r\u00e9glementations sociales, environnementales et \u00e9conomiques (notamment sur le partage des b\u00e9n\u00e9fices), r\u00e9glementations qu&rsquo;elles ont d&rsquo;ailleurs soin d&rsquo;influer, les multinationales du p\u00e9trole peuvent se permettre diff\u00e9rents comportements :<\/p>\n<p>\u2022 n&rsquo;appliquer aucun des standards requis dans les pays industrialis\u00e9s quant aux technologies utilis\u00e9es et aux mesures d&rsquo;impact sur l&rsquo;environnement ;<\/p>\n<p>\u2022 \u00e9chapper aux obligations de provisionner des fonds pour indemniser les populations victimes en cas d&rsquo;accidents industriels ;<\/p>\n<p>\u2022 renvoyer constamment les responsabilit\u00e9s du priv\u00e9 vers le public, des compagnies p\u00e9troli\u00e8res vers les Etats Africains (comme l&rsquo;illustre le projet du consortium Esso, Shell, et Elf au Tchad et au Cameroun).<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/carfree.fr\/img\/2005\/12\/oleocene.gif\" alt=\"\" width=\"71\" height=\"84\" class=\"alignnone size-full wp-image-40227\" \/><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: bold;\"><br \/>\nLe prix du p\u00e9trole<\/span><\/p>\n<p>L&rsquo;histoire du prix du p\u00e9trole est l&rsquo;histoire d&rsquo;un rapport Nord-Sud, ajust\u00e9 par les Etats-Unis. Si dans les ann\u00e9es 60, les membres de l&rsquo;OPEP ont pu imposer une revalorisation du prix du baril, c&rsquo;est que cette exigence rencontrait les int\u00e9r\u00eats strat\u00e9giques de Washington, \u00e0 savoir limiter les importations am\u00e9ricaines d&rsquo;or noir et prot\u00e9ger les investissements d\u00e9j\u00e0 engag\u00e9s en Alaska.<\/p>\n<p>Dans les ann\u00e9es 80, les contre-chocs p\u00e9troliers correspondaient eux aussi \u00e0 l&rsquo;expression d&rsquo;un revirement de la politique \u00e9nerg\u00e9tique am\u00e9ricaine : la s\u00e9curit\u00e9 des approvisionnements ne passant plus par une augmentation de la production nationale, mais par la signature d&rsquo;accords bilat\u00e9raux avec certains pays (Venezuela &#8230; ) et par un contr\u00f4le politique et militaire renforc\u00e9 des principales r\u00e9serves de production. Les prix ont chut\u00e9.<\/p>\n<p>La pr\u00e9sence des Etats-Unis en Afrique allait s&rsquo;accro\u00eetre dans les ann\u00e9es 90, avec l&rsquo;arriv\u00e9e des \u00ab majors \u00bb p\u00e9troliers am\u00e9ricains dans le Golfe de Guin\u00e9e.<\/p>\n<p>Les deux chocs p\u00e9troliers (73-74 et 79-82) ont quant \u00e0 eux permis aux multinationales de rentabiliser un p\u00e9trole jusqu&rsquo;alors fort cher, celui de la Mer du Nord ou de l&rsquo;Alaska. Les firmes internationales ont ainsi progressivement acquis l&rsquo;avantage technologique qui allait leur permettre de s&rsquo;imposer en Afrique, au d\u00e9but des ann\u00e9es 90. Les nations productrices, elles, perdaient l&rsquo;avantage que leur avait conc\u00e9d\u00e9 la r\u00e9cup\u00e9ration de la propri\u00e9t\u00e9 fonci\u00e8re de leurs champs p\u00e9troliers (mouvements de d\u00e9colonisation et de nationalisation).<\/p>\n<p><span style=\"font-weight: bold;\">Restructuration du secteur p\u00e9trolier dans les ann\u00e9es 1990<\/span><\/p>\n<p>En Afrique, on assiste \u00e0 un retour en force des compagnies dans les activit\u00e9s de prospection et d&rsquo;exploitation. Quelques chiffres refl\u00e8tent leur \u00ab engouement \u00bb pour le continent noir, illustrant ce que le CODESRIA \u00e0 Dakar appelle l&rsquo;insertion renti\u00e8re de l&rsquo;Afrique dans la mondialisation. En 1997,. l&rsquo;Afrique repr\u00e9sentait 14% des exportations mondiales de p\u00e9trole brut. De 1987 \u00e0 1997, ces exportations ont augment\u00e9 de 43% alors que la moyenne mondiale se situait autour des 17%.<\/p>\n<p>Aux dires des p\u00e9troliers eux-m\u00eames, l&rsquo;Afrique sera dans les dix, vingt prochaines ann\u00e9es \u00ab le champ de bataille le plus chaud, dans la r\u00e9partition des nouveaux march\u00e9s p\u00e9troliers \u00bb. D&rsquo;autant plus que les co\u00fbts de production y sont tr\u00e8s bas et que les soci\u00e9t\u00e9s p\u00e9troli\u00e8res peuvent esp\u00e9rer les faire encore baisser, gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;utilisation massive d&rsquo;une technologie de pointe. Cette insertion renti\u00e8re de l&rsquo;Afrique dans la mondialisation ne se passe pas sans conflits portant sur la redistribution de la rente ou le mod\u00e8le de (non) d\u00e9veloppement qu&rsquo;elle impose.<\/p>\n<p>En effet, on assiste \u00e0 une multiplication et \u00e0 une radicalisation des troubles dans plusieurs pays (Nigeria, Congo&#8230;). Question ouverte : la concurrence f\u00e9roce que se livrent les Fran\u00e7ais et les Am\u00e9ricains dans la \u00ab course aux gisements \u00bb offre-t-elle une chance aux Etats africains de multiplier le nombre de leurs partenaires et de ne plus se retrouver seuls face une compagnie omnipuissante et omnipr\u00e9sente (Shell, Elf&#8230;) ?<\/p>\n<p>Actuellement, le rapport de force entre pays producteurs africains et compagnies p\u00e9troli\u00e8res internationales reste toujours favorable \u00e0 ces derni\u00e8res car :<\/p>\n<p>\u2022 la situation d&rsquo;endettement des Etats africains les oblige \u00e0 recourir \u00e0 la technologie et aux capitaux \u00e9trangers (voir Alg\u00e9rie, Congo&#8230;) ;<\/p>\n<p>\u2022 les groupes p\u00e9troliers am\u00e9ricains et europ\u00e9ens ont, depuis les ann\u00e9es 1980, fortement diversifi\u00e9 leurs investissements en Afrique vers les minerais \u00e9nerg\u00e9tiques comme l&rsquo;uranium et non \u00e9nerg\u00e9tiques comme le cuivre. L&rsquo;exploitation des gisements miniers et p\u00e9troliers se r\u00e9alise de plus en plus en consortium, alliances strat\u00e9giques momentan\u00e9es associant des concurrents aux portefeuilles d&rsquo;activit\u00e9s diversifi\u00e9es. Par cette nouvelle forme de concentration intersectorielle, les multinationales ont acquis dans les n\u00e9gociations une capacit\u00e9 \u00ab d\u2019encercler \u00bb les Etats, \u00e0 la merci de la rente qui leur est servie.<\/p>\n<p>Une des questions qui se pose maintenant est de savoir si l&rsquo;\u00e9volution des formes juridiques des contrats (abandon du syst\u00e8me des joint-ventures au profit de contrats de partage de production) va permettre aux pays producteurs africains de se lib\u00e9rer de la tyrannie p\u00e9troli\u00e8re et d&rsquo;investir dans de nouveaux champs d&rsquo;activit\u00e9 (agriculture, produits manufactur\u00e9s&#8230;).<\/p>\n<p>En ce qui concerne l&rsquo;impact des activit\u00e9s des multinationales du p\u00e9trole en Afrique sur les r\u00e9sistances populaires, les constats sont aigus. On assiste \u00e0 :<\/p>\n<p>\u2022 un muselage de l&rsquo;acteur syndical en Afrique (comme l&rsquo;illustrent les lois de pouvoirs sp\u00e9ciaux contre les syndicats au Nigeria au milieu des ann\u00e9es 1990) ;<\/p>\n<p>\u2022 une privatisation de l&rsquo;Etat. Au Nigeria, les manifestations contre Shell ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9prim\u00e9es par des policiers \u00e9quip\u00e9s (armes, voitures&#8230;) par la compagnie p\u00e9troli\u00e8re ;<\/p>\n<p>\u2022 une privatisation des normes environnementales. Le pr\u00e9sident du groupe de r\u00e9flexion \u00ab Vision 2000 \u00bb qui \u00e9tudie les orientations futures de l&rsquo;industrie p\u00e9troli\u00e8re au Nigeria est un ancien PDG de Shell-Nigeria.<\/p>\n<p><span style=\"font-weight: bold;\">Les strat\u00e9gie de r\u00e9sistances au Sud et au Nord <\/span><\/p>\n<p>\u2022 Au Sud : les r\u00e9sistances populaires sont multiples. Citons par exemple les r\u00e9sistances paysannes qui luttent pour une reconnaissance de leurs droits sur les terres ou pour une indemnisation de leur outil de travail quand celui-ci est d\u00e9vast\u00e9 par l&rsquo;activit\u00e9 p\u00e9troli\u00e8re&#8230; Ces luttes ont engrang\u00e9 quelques succ\u00e8s face aux \u00ab strat\u00e9gie de division \u00bb (\u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur et entre les communaut\u00e9s) d\u00e9velopp\u00e9es par les multinationales.<\/p>\n<p>Dans le Delta du Niger au Nigeria, dans le bassin de Doba au Tchad, des coalitions de mouvements paysans, associations \u00e9cologistes, groupes de citoyens mobilis\u00e9s contre les politiques d&rsquo;ajustement structurel impos\u00e9es pour s&rsquo;acquitter de la dette, s&rsquo;unifient sur la revendication d&rsquo;un \u00ab moratoire \u00bb quant \u00e0 la poursuite des activit\u00e9s p\u00e9troli\u00e8res. Ce moratoire devrait permettre aux peuples de red\u00e9finir souverainement la place du p\u00e9trole dans le d\u00e9veloppement et les conditions impos\u00e9es aux firmes priv\u00e9es pour son exploitation.<\/p>\n<p>\u2022 Au Nord : l&rsquo;appui apport\u00e9 par les organisations du Nord aux divers mouvements du Sud sont de trois types :<\/p>\n<p>&#8211; expertises et contre-expertises ;<br \/>\n&#8211; achats d&rsquo;actions de transnationales par des groupes progressistes ; cette approche est tr\u00e8s utilis\u00e9e au Canada et aux Etats-Unis. Elle permet de participer aux AG&rsquo;s des groupes et d&rsquo;essayer un \u00ab contr\u00f4le \u00bb sur ses orientations futures<br \/>\n&#8211; les codes de conduite.<br \/>\nCe dernier type d&rsquo;appui est-il cr\u00e9dible lorsque l\u2019on sait<br \/>\n&#8211; que les majors de l&rsquo;industrie p\u00e9troli\u00e8re continuent de museler l\u2019acteur syndical et de contourner les conventions collectives ;<br \/>\n&#8211; que ces codes de conduite servent souvent de paravent \u00e0 des activit\u00e9s qui restent \u00e9minemment destructrices ;<br \/>\n&#8211; que les soci\u00e9t\u00e9s internationales se sont syst\u00e9matiquement oppos\u00e9es aux travaux de la CNUCED en vue de r\u00e9diger \u00ab un code de conduite sur les transnationales \u00bb ;<br \/>\n&#8211; que l&rsquo;intervention des ONG dans la r\u00e9daction de ces codes traduit peut-\u00eatre une tentative de noyautage des associations citoyennes par les multinationales.<\/p>\n<p><span style=\"font-weight: bold;\">Source:<\/span> Les multinationales du p\u00e9trole en Afrique<br \/>\nS\u00e9minaire organis\u00e9 par l&rsquo;AITEC, le GRESEA et IRENE, 17 et 18 mai 1999<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.globenet.org\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.globenet.org\/<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Selon le classement des Nations unies, le Nigeria et l&rsquo;Angola, les deux principaux producteurs africains de p\u00e9trole se trouvent actuellement au rang des nations les plus pauvres, plus pr\u00e9cis\u00e9ment les <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/2005\/12\/12\/la-tyrannie-de-leconomie-petroliere\/\">Lire la suite&#8230;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":38,"featured_media":42098,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[6],"tags":[1848,284,60,403,198,81,45,154,287,116,117,358,19],"views":5913,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/719"}],"collection":[{"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/38"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=719"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/719\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/42098"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=719"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=719"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/carfree.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=719"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}